Thématiques d’investissement


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Ne pas oublier le défi de l’utilisation efficace des ressources en eau !

Par Marc-Olivier Buffle Senior Product Specialist chez Pictet AM

Le 4 octobre 2021

 

À l’heure de la raréfaction des ressources et de la prise de conscience croissante des questions environnementales, les entreprises ne peuvent plus se contenter de réduire leur empreinte carbone. Elles doivent également freiner leur consommation d’eau.

Le monde prend conscience du besoin de protéger l’environnement pour les générations futures. La réduction des émissions de CO2 est un pas dans la bonne direction, un élément sur lequel les entreprises doivent de plus en plus rendre des comptes, aussi bien aux autorités de réglementation, qu’aux consommateurs ou aux actionnaires. Ce n’est cependant pas la seule avancée qu’il faut obtenir. L’utilisation efficace des ressources en eau est un autre front de la lutte pour le développement durable.

 

Vers une pénurie d’eau

 

Ressources mondiales renouvelables d’eau potable (en m³)

Source: Our World In Data, Banque mondiale

 

La priorité numéro un consiste à mesurer et à comparer la consommation d’eau dans les différents secteurs. Le cadre des limites planétaires peut constituer un point de départ. Ce modèle établit des seuils quantifiables aux neuf phénomènes environnementaux les plus nuisibles pour la planète, depuis le changement climatique et l’utilisation de l’eau douce jusqu’à la perte de la biodiversité et l’utilisation des sols.

 

Mis au point par le Stockholm Resilience Center, ce cadre laisse entendre que l’on peut consommer de façon durable jusqu’à 4.000 milliards de mètres cubes d’eau douce par an, ce qui correspond au niveau d’utilisation actuel selon certaines estimations. Mais d’ici à 2030, la demande mondiale en eau pourrait atteindre 6.900 milliards de mètres cubes, soit bien plus que les ressources accessibles et fiables1.

 

Environ 20% de la consommation d’eau est issue de l’industrie, ce qui signifie que les entreprises ont un rôle clé à jouer dans la redéfinition de l’utilisation et du recyclage de cette ressource précieuse. Pour que le monde reste dans des limites durables, les recherches montrent que les entreprises ne doivent pas consommer plus de 52.915 mètres cubes d’eau pour chaque million de dollars de revenus générés2.

 

Les sociétés qui limitent ainsi leur utilisation profitent d’économies et d’une réduction du risque d’exposition à des chocs hydriques. Elles sont plus à même de susciter l’approbation de consommateurs et d’autorités de plus en plus au fait des questions environnementales.

 

Comparer ce qui est comparable

 

Tout comme dans la lutte pour limiter les émissions de CO2, le rôle joué par les investisseurs est essentiel. Ils peuvent encourager les sociétés dans lesquelles ils investissent à améliorer l’efficacité de leur utilisation des ressources en eau et rechercher de façon active des entreprises qui affichent un niveau d’innovation et de progrès particuliers en la matière.

 

Le Ceres, un groupe de recherche et de défense axé sur les questions de développement durable, a lancé une boîte à outils pour aider les investisseurs à comprendre les risques liés à l’eau et à les intégrer à leur processus d’allocation d’actifs grâce à l’identification des secteurs par niveau d’exposition (élevé, moyen ou faible) aux menaces qui pèsent sur les ressources hydriques. Le groupe installé à Boston propose également que les investisseurs mènent des efforts concertés pour exercer leur influence sur les sociétés en matière de risque hydrique au travers de leur engagement en tant qu’actionnaires.

 

Parallèlement, les Nations Unies ont créé le CEO Water Mandate et, au travers des objectifs de développement durable (ODD), plaident pour un accès universel à une eau et un assainissement sûrs. De grands noms comme Coca Cola, Nestlé, Unilever et Siemens sont impliqués dans ces initiatives. Les investisseurs ont la possibilité d’encourager les sociétés dans lesquelles ils investissent à suivre le mouvement.

 

L’ONU met l’accent sur une mesure qu’elle a baptisée utilisation efficiente de l’eau (UEE). Celle-ci calcule l’activité économique à valeur ajoutée brute par unité d’eau consommée par un pays, un secteur ou une société.

 

Avant de pouvoir utiliser les scores UEE pour justifier les décisions en matière d’investissement, il faut qu’elles soient comparables et reflètent fidèlement l’exposition de chaque société. Ce que l’on ne peut pas affirmer à l’heure actuelle. Les résultats en matière d’UEE varient fortement d’une société à l’autre, même au sein de chaque sous-secteur, sans parler des secteurs.

 

L’exemple de la bière

 

Penchons-nous sur la production de bière, une activité qui consomme beaucoup d’eau. De manière générale, ce secteur produit quelque 1,9 milliard d’hectolitres par an3, et consomme au moins 60 fois plus d’eau si l’on prend en compte l’ensemble du processus, depuis la culture des céréales jusqu’au consommateur4. Toutefois, la facture d’eau varie énormément d’un brasseur à un autre. Un brasseur international, par exemple, a indiqué que le score UEE de son activité économique était de 1.850 dollars de valeur ajoutée brute par mètre cube d’eau consommée, alors qu’il n’est que de 270 dollars pour un de ses concurrents.

Le problème est que, même si le brasseur mieux noté a déjà une avance évidente dans la course à l’utilisation efficace de l’eau, il est difficile, à l’heure actuelle, de mener des comparaisons dans de bonnes conditions, car de grandes disparités existent entre les méthodes de calcul.

 

Vision complète

 

Quantité moyenne d’eau nécessaire pour un t-shirt et étapes impliquées

 

Source: Institut pour l’éducation relative à l’eau IHE-Delft, Pictet Asset Management.

 

Pour que ces données aient un sens, les entreprises doivent tenir compte de leur consommation d’eau tout au long de la chaîne de production, ce que beaucoup ne font pas à l’heure actuelle. Aucune enseigne d’habillement, par exemple, n’utilise en elle-même beaucoup d’eau. C’est toutefois oublier que la production du coton, la matière première des vêtements, est très gourmande en eau. Ne prendre en compte qu’une activité de façon isolée, indépendamment de sa chaîne d’approvisionnement, minimise le rôle qu’une entreprise peut jouer dans l’efficacité hydrique globale (dans ce cas, en abordant le sujet avec ses fournisseurs). Cela fragilise aussi sa situation en cas d’éventuel problème d’approvisionnement en eau.

 

Le caractère local des problèmes d’eau est un autre élément qui vient encore compliquer la situation. De grandes réserves présentes dans un pays ne peuvent être efficacement transférées pour gérer la sécheresse dans un autre. L’emplacement d’une société peut donc fortement affecter la probabilité qu’elle soit soumise à un risque lié à l’eau ainsi que le niveau de priorité qu’elle doit accorder à l’utilisation efficace de cette ressource.

 

Les investisseurs peuvent contribuer à la création de normes et à la promotion de la responsabilité. C’est dans l’intérêt de tous ! Les entreprises qui ignorent la problématique de l’efficacité hydrique s’exposent non seulement à une augmentation des risques de pénurie d’eau, mais aussi à des problèmes entraînés par des changements de législation et par la prise de conscience croissante des consommateurs pour les questions environnementales. Tout comme l’empreinte carbone devient aujourd’hui un critère pour la construction de portefeuille, l’eau peut devenir, demain, un élément important.

 

Une approche circulaire

 

L’utilisation efficace de la ressource en eau signifie non seulement baisser la consommation, mais aussi recycler davantage. Les secteurs les plus en pointe à travers le monde adoptent déjà une approche économique circulaire. Autrement dit, ils considèrent les eaux usées comme une ressource plutôt que comme un déchet. Alors que, dans nos sociétés, des responsables politiques jusqu’aux consommateurs, tous prennent de plus en plus conscience des défis environnementaux, les entreprises qui sont en mesure d’appliquer une approche circulaire de l’utilisation de l’eau bénéficieront d’une meilleure image et d’un risque de réputation réduit.

 

La soif est de toute évidence plus importante dans certains secteurs que dans d’autres. Les marges de manœuvre sont ainsi plus grandes pour faire accepter ce changement et tirer profit des avantages qui en découlent. Ce sont les entreprises de l’agroalimentaire qui viennent immédiatement à l’esprit. Dans certaines régions, on note également une volonté de changement plus forte que dans d’autres, en raison de l’état de la ressource à l’échelle locale.

 

Ce problème est toutefois général. Tout le monde utilise de l’eau et, dans un monde de plus en plus interdépendant et interconnecté, pratiquement toutes les entreprises sont exposées aux risques de pénurie à un niveau ou un autre de leurs activités. Les investisseurs qui bénéficient d’informations précises sur l’utilisation de l’eau et l’efficacité disposent des atouts nécessaires pour identifier les risques et les opportunités masqués.

 

Une bonne gestion environnementale est un indicateur utile pour repérer une entreprise correctement dirigée. Cette vérité s’applique aux émissions de CO2, mais aussi à l’utilisation efficace des ressources en eau.

 

[1] 2030 Water Resources Group, «Charting Our Water Future»
[2] «Towards defining an environmental investment universe within planetary boundaries», C.Butz et al, 2018
[3] Barth Report Hops 2018-9
[4] «Water Futures», WWF, SABMiller, GTZ, 2010

 


Une vie épanouie comme objectif d’investissement

Le 1er septembre 2021

 

Les loisirs, l’éducation et les soins jouent un rôle majeur dans une vie épanouie. Ce sont également des domaines d’investissement prometteurs, auxquels peut répondre une stratégie d’investissement.

 

De quoi a-t-on vraiment besoin dans la vie ? La réponse à cette question a changé pour beaucoup de personnes en 2020. Lorsque le virus Covid-19 s’est rapidement propagé au printemps 2020, l’accent a été mis principalement sur les produits de première nécessité. Il suffit de repenser aux images des étagères vides des rayons d’épicerie et de papier toilette des supermarchés. Un garde-manger bien garni est une condition préalable, mais ne garantit pas une vie agréable.

Thématique d’investissement

Lorsque l’on pense aux besoins humains, on pense rapidement à la nourriture, à la boisson et à un toit au-dessus de sa tête. Mais des choses moins tangibles comme sa famille et des amis sont tout aussi importantes. On ne se sent vraiment heureux que lorsque l’on est apprécié et que l’on a l’espace nécessaire pour se développer dans toutes sortes de domaines. Une stratégie d’investissement « Human » peut répondre à la vaste gamme d’activités et de services qui permettent d’apporter du bonheur et de la satisfaction aux humains.

 

Formation tout au long de notre vie

 

De nombreux développements au sein de ce thème d’investissement ont été accélérés par le Covid-19. Les changements dans l’éducation en sont un bon exemple.

Dans le monde, 1,4 milliard d’écoliers et d’étudiants1 ont été touchés par les fermetures d’écoles en 2020. Les services vidéo permettent souvent de suivre sa formation. Mais la technologie qui permet aux étudiants de collaborer en ligne ou de passer des tests n’en est qu’à ses débuts. L’essor de la classe numérique n’est pas le seul changement dans le monde de l’éducation. La structure de vie traditionnelle de l’école, du travail et de la retraite est dépassée. Les différentes phases sont de plus en plus imbriquées. Par exemple, il est tout à fait normal de continuer à apprendre pendant sa vie professionnelle.

Outre l’éducation, on peut se concentrer également sur les soins et les loisirs.

 

Les mégatendances comme moteurs de la croissance

 

Ce n’est pas une coïncidence si tous ces changements se produisent en même temps et de manière similaire. Ils sont poussés par un certain nombre de grandes tendances. Les tendances démographiques telles que le vieillissement de la population, le fait de fonder une famille à un âge plus avancé et de travailler plus longtemps en sont des exemples. Un autre exemple de mégatendance est le rôle croissant des biens immatériels dans nos vies. Dans les années 1930, les fabricants d’électronique, en particulier, ont profité de la demande croissante de radios. Mais, dans la vague actuelle, l’essor d’Internet a déplacé l’accent de la rentabilité au sein de la chaîne vers des sociétés de services telles que Spotify. La même tendance conduit dans de nombreux pays à l’émergence de nouvelles solutions pour la garde d’enfants et l’accueil extrascolaire, entre autres.

Une stratégie « Human » répond très spécifiquement à la demande croissante de services qui rendent la vie plus facile, plus agréable et plus intéressante. Cela va des entreprises dans le domaine de la garde d’enfants et de l’éducation numérique et aux services vidéo etc. Le flux de revenus prévisible et croissant rend souvent ces entreprises attrayantes pour les investissements.

[1] United Nations, UNESCO: 1.37 billion students now home as COVID-19 school closures expand, ministers scale up multimedia approaches to ensure learning continuity – 24-3-2020
[2] Bloomberg, Pictet Asset Management – 30-09-2020

 


Comment le thème du numérique a-t-il évolué par rapport à 2020?

Par Anjali Bastianpillai, Senior Product Specialist chez Pictet Asset Management

Le1er  août 2021

 

Plusieurs études semblent indiquer qu’après la pandémie, les gouvernements, les entreprises et les consommateurs ne réduiront pas leur utilisation des services numériques interactifs. Cette utilisation a déjà fortement augmenté pendant les confinements.

 

Thématiques

 

Les logiciels qui facilitent la collaboration au sein des entreprises, les consultations médicales en ligne, les paiements numériques, le commerce électronique, l’enseignement à distance… Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses applications de la technologie numérique qui ont pris de l’ampleur au cours de l’année écoulée. Elles sont désormais devenues la norme. Au milieu de ce flot de solutions innovantes, il n’est toutefois pas facile d’identifier les opportunités d’investissement intéressantes.

 

Investir avec discipline et expertise

 

Dans le secteur technologique, on assiste aujourd’hui à des valorisations absurdes, où des soi-disant concept tech stocks, à savoir des actions d’entreprises sans modèle économique ni bénéfice avéré, vaudraient des milliards de dollars. L’investisseur doit impérativement garder la tête froide et ne pas se laisser emporter par le momentum ou l’enthousiasme excessif du marché.

 

Pour ces raisons, il vaut mieux investir dans des entreprises numériques financièrement robustes, dotées d’un modèle d’entreprise durable et d’une vision à long terme. Le gérant d’actifs doit noter les entreprises en fonction d’éléments tels que les flux de trésorerie, la rentabilité et la croissance de la part de marché. De cette façon, on peut dissocier la croissance spéculative de la croissance réelle et fondée. Il ne faudrait pas non plus être des suiveurs de tendance passifs comme un ETF ou un fonds indiciel. Il faut appliquer une discipline de fer pour prendre des bénéfices sur les actions qui montent trop et trop vite. Une longue expérience et une expertise approfondie aident à repérer les actions sous-valorisées et offrant un fort potentiel de hausse.

 

Des tendances numériques irréversibles

 

Malgré les valorisations actuellement tendues du marché technologique au sens large, on continue d’entrevoir un énorme potentiel dans l’univers sélectionné des entreprises innovantes dont les modèles d’affaires sont basés sur l’Internet. Les bénéfices de ces entreprises ont augmenté régulièrement depuis des années, ce qui justifie les valorisations. Bien sûr, des corrections peuvent survenir sur certains cours de bourse mais cela ne compromet pas la poursuite de l’avancée de la société connectée.

 

L’essor continu de la société numérique connectée est une tendance puissante et irréversible qui crée de grandes opportunités pour les entreprises et les investisseurs.

La pandémie du Covid-19 a donné un coup de fouet à la numérisation. Cet effet se poursuivra en 2021, même une évolution importante est prévisible. Pendant les confinements, on a observé une nette accélération de l’essor de l’intelligence artificielle, de la 5G, de la blockchain, du cloud computing et de l’Internet des objets (IoT). Une véritable révolution numérique qui a touché de nombreux domaines, notamment la FinTech, les RH et la médecine. Cette tendance reste forte. En outre, cette année, les entreprises se concentrent manifestement sur la manière dont elles peuvent tirer de ces technologies numériques des gains de productivité et des économies de coûts.

 

2021 et au-delà

 

L’innovation technologique fulgurante restera une mégatendance particulièrement puissante qui soutiendra le secteur de la numérisation dans les années à venir. Un puissant Wi-Fi en 5G accroît la connectivité à la maison comme au travail et rend l’IoT plus stable et plus rapide. Cela génère une quantité massive de données qui, grâce à une puissance de calcul accrue, sont disponibles pour des analyses prédictives et commercialement utiles. En traitant ces données en temps réel, les entreprises gagneront encore en efficacité. L’intelligence artificielle et les algorithmes d’auto-apprentissage joueront un rôle clé à cet égard. Tous ces nouveaux développements créent évidemment aussi pour les investisseurs des opportunités très intéressantes, que les gérants expérimentés suivent de près.

 

 


Alimentation : les leçons à tirer de la crise sanitaire

Par Mayssa Al Midani, gérante du fonds Pictet Nutrition chez Pictet AM

Le 8  juillet 2021

 

Circuits logistiques trop longs, sécurité alimentaire à revoir, effets de la malnutrition sur la résistance au virus… la crise sanitaire nous en dit long sur la façon dont nous nous alimentons. Voici les quelques leçons à en tirer, et les opportunités d’investissement qui en découlent.

 

La crise sanitaire nous rappelle, plus que jamais, l’importance de préserver sa santé. La plupart des malades qui ont succombé au virus affichaient des facteurs de comorbidité, tels que l’obésité, le diabète ou d’importants problèmes cardiovasculaires [1].

L’amélioration de la santé de tous passe par une meilleure alimentation, plus saine et plus équilibrée. Cela implique de consommer des produits de meilleure qualité nutritive.

Autre phénomène mis en avant par la crise liée au confinement, la chaîne d’approvisionnement est fragile. Nous avons pris conscience de certaines aberrations.

 

Nous devons nous approvisionner à proximité immédiate des grandes villes

 

Aux Etats-Unis par exemple, il faut jusqu’à onze mois entre le moment où une pomme est cueillie et celui où elle est effectivement consommée. Entretemps, la chaîne de conservation, de logistique et de distribution est nécessairement trop longue. Cette façon de consommer les produits les plus simples est non seulement énergivore (il faut stocker, réfrigérer et déplacer les produits), mais elle présente aussi des risques importants pour la sécurité des aliments. Plus le nombre d’intervenants est élevé dans cette chaîne, plus le risque de défaillance, à un moment ou à un autre, est élevé.

 

Nous avons compris, plus que jamais, la nécessité de nous approvisionner non pas au bout du monde, mais plutôt à la sortie immédiate des grandes agglomérations. Ceci implique de privilégier les circuits les plus courts possible, mais aussi les fermes verticales. Ces centres de production de fruits et de légumes, au lieu d’avoir une emprise au sol forte et d’utiliser un trop grand nombre de ressources en terres cultivables, sont disposés sur plusieurs étages. Cette technique permet de cultiver à proximité immédiate des grandes villes.

 

Il faut viser une meilleure qualité nutritive

 

Indépendamment de cette période de crise qui a accentué les prises de conscience, on estime que les besoins en alimentation vont croître de 50% au cours des trente prochaines années [2]. Dans le même temps, le défi climatique que nous connaissons fait diminuer les surfaces cultivables, et les ressources en eau sont limitées. De même que nous devons limiter les déperditions d’énergie, nous devons trouver une voie vers l’efficacité alimentaire, avec moins de pertes, tout en cherchant toujours une meilleure qualité nutritive.

 

Pour le moment, un tiers de la production alimentaire est gaspillée chaque année.

La quantité produite est en outre mal répartie. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), une personne sur cinq, dans les pays émergents, souffre de sous-alimentation chronique, et deux milliards de personnes sont carencées en micro-nutriments. Dans le même temps, les pays les plus riches font face à un fort taux de diabète, et le nombre de personnes en surpoids est élevé : 32% des plus de 20 ans aux Etats-Unis…

 

Et pour les investissements ?

 

Le secteur alimentaire devrait être en croissance permanente dans les prochaines années, en raison des besoins grandissants mais aussi de la nécessité de se nourrir plus sainement, avec des produits de meilleure valeur. En outre, ce secteur a un caractère défensif très fort. Il n’est que peu soumis aux cycles économiques puisqu’il répond à un besoin essentiel. Et les sociétés du secteur affichent, en règle générale, un ratio d’endettement moins fort que celles des autres marchés. Elles ont également davantage de liquidités et sont souvent plus profitables que la moyenne du MSCI World All Countries.

 

L’essentiel à retenir

 

  • Les besoins en produits alimentaires augmentent alors même que les ressources s’épuisent. Il faut donc une meilleure efficacité de la production.
  • Nombreuses sont les sociétés qui misent également sur une meilleure qualité nutritive des aliments, pour renforcer le système immunitaire et limiter les risques sur la santé.
  • Il est possible d’en faire un thème d’investissement fort, en privilégiant l’efficacité, et la logistique alimentaire et les aliments de qualité.

[1] Organisation Mondiale de la Santé, janvier 2021: https://www.who.int/westernpacific/emergencies/covid-19/information/high-risk-groups#

[2] Pictet Asset Management, janvier 2021

 


Comment l’industrie forestière se met-elle au service de la durabilité ?

Par Christoph Butz, gérant de la stratégie Bois de Pictet Asset Management

 

Le 10 juin 2021

 

L’industrie forestière s’implique activement dans le développement de nouvelles technologies d’utilisation du bois. On pourrait même aller jusqu’à dire que tout ce qui peut aujourd’hui être fabriqué à partir de matériaux fossiles pourra demain être fabriqué à partir d’un arbre.

Bien que ce développement soit tout récent, plusieurs entreprises européennes se sont déjà lancées dans la production d’une grande variété de nouveaux produits. A titre d’exemple, Stora Enso a mis sur pied une usine pilote pour la production de cathodes de carbone faites de lignine (sous-produit du processus de fabrication de la pâte de bois) à des fins de stockage d’énergie. La société finlandaise prévoit également de fabriquer des fibres de carbone, ainsi que plusieurs types de liants biosourcés.

 

Nouveaux matériaux, nouveaux produits

 

L’industrie forestière développe de nombreux autres projets visant à fabriquer de nouveaux matériaux et produits biosourcés qui ont jusqu’à présent été fabriqués à partir de matériaux extraits de ressources fossiles. L’entreprise finlandaise UPM investit, par exemple, dans la production de produits biochimiques, tels que le biomonoéthylène glycol (BioMEG) et les charges fonctionnelles renouvelables à base de lignine. Sa toute nouvelle bioraffinerie, dont la matière première principale sera le bois, produira également du biomonopropylène glycol (BioMPG) et des sucres industriels. Selon UPM, ces produits biochimiques pourront être intégrés dans la chaîne de production de divers produits de consommation. Plus écologiques, ils conviennent à une grande variété d’applications. En voici quelques exemples : textiles, bouteilles en PET, emballages, liquides de dégivrage, matériaux composites, produits pharmaceutiques, cosmétiques, détergents et charges fonctionnelles pouvant remplacer le carbone noir dans diverses applications du caoutchouc.

 

Carburants renouvelables

 

Les carburants renouvelables dans les transports constituent un autre emploi pleinement fonctionnel. UPM possède une bioraffinerie à Lappeenranta qui produit environ 100.000 tonnes de diesel et de naphta renouvelables, en utilisant comme matière première un sous- produit de la fabrication de la pâte à papier. Il est important de noter que, contrairement à la fabrication des biodiesels à partir de denrées alimentaires ou d’aliments pour animaux, la production de biodiesel à partir du bois n’entre pas en concurrence avec la chaîne alimentaire humaine.

La liste de produits ci-dessus n’est en aucun cas exhaustive, et elle ne fera probablement que s’allonger avec les innovations technologiques des prochaines années, qui multiplieront les types de produits pouvant être fabriqués à partir du bois.

 

Une nouvelle dynamique

 

La tendance à la réduction des émissions de CO2 au niveau mondial se traduira très probablement par un recours accru aux applications traditionnelles et nouvelles du bois en tant que matière première durable et renouvelable pouvant réduire l’utilisation de matières premières d’origine fossile.

Une fois que cette dynamique se sera répercutée sur les bénéfices, la valorisation des forêts gérées de manière durable devrait aussi augmenter. Les sociétés industrielles qui utilisent le bois pour fabriquer de nouveaux produits pourraient ainsi voir leur multiple de valorisation considérablement augmenter en raison d’une meilleure rentabilité et d’une croissance plus forte.

 

Recette durable

 

Tous les ingrédients sont réunis pour opérer un changement de cap durable dans l’utilisation des ressources en employant toujours plus de matériaux renouvelables à la place des matières fossiles. Et les entreprises de l’industrie forestière ont la recette d’un succès durable. Les efforts entrepris par de nombreuses entreprises pour chercher et créer de nouveaux produits et de nouvelles sources de revenus sont encourageants. Il reste certes encore beaucoup de chemin à parcourir. Ces nouveaux produits ne représentent aujourd’hui encore qu’un faible pourcentage du chiffre d’affaires des entreprises qui les fabriquent, mais ils ne cessent de se développer, et rapidement.

 

Nous ne pouvons aujourd’hui dire avec certitude qui seront les gagnants, mais les acteurs de la chaîne de valeur sylvicole en feront presque certainement partie, qu’il s’agisse des propriétaires forestiers, des développeurs de technologies ou encore des consommateurs finaux, qui obtiendront des produits respectueux de l’environnement fabriqués à partir d’arbres cultivés de manière durable.

 

 


Qu’est-ce que les marques de prestige ? Comment y investir ?

Par Pictet AM

Le 3 mai 2021

Les marques de prestige affichent une solide résistance à la crise économique. C’est historiquement durant les années post-crises (2009, 2010 et 2012) que ces valeurs montrent leur résistance. L’année 2021 pourrait être celle du rattrapage du luxe et des marques de prestige. Mais qu’entend-on par marque de prestige ?

 

Un concept d’excellence

 

On peut définir une marque de prestige selon les critères suivants :

Le concept de marque de prestige repose sur l’excellence des marques, c’est-à-dire :

  • Des produits différenciéset issus d’un savoir-faire bien établi qui permet une certaine authenticité de la marque.
  • Une expérience inspirante pour les clients, dans la sphère réelle et digitale, via un marketing innovant.
  • Des marques innovantes et créativesau travers de produits personnalisés.
  • Ces sociétés sont souvent centenaires et ont prouvé leur résilience dans des situations économiques complexes (crises, guerres, etc.).

 

On peut distinguer dans ces marques trois grands domaines :

 

 

 

Grandes tendances

 

Voici les grandes tendances qui soutiennent le thème des marques de prestige :

 

  • L’enrichissement des populations émergentes. La classe moyenne chinoise représente 9% de la population, en progression de 28% par an sur les cinq prochaines années d’après les prévisions.
  • L’importance de l’identité visuelle des nouvelles générations,véhiculée principalement au travers des réseaux sociaux.
  • La quête de satisfaction et de plaisir,notamment dans les secteurs du sport et des cosmétiques. Les consommateurs se dirigent vers des produits plus innovants, plus performants, et dont les ingrédients sont révolutionnaires et/ou naturels.

 

Les perspectives pour 2021

 

Voici les facteurs qui devraient soutenir la reprise de la consommation :

 

  1. Le déploiement des vaccins à travers le monde devrait permettre un retour progressif à la vie normale, la reprise du tourisme et la réouverture des boutiques, des restaurants et des bars (favorables aux spiritueux).On s’attend également à un effet de surconsommation des clients en 2021, en compensation de l’année 2020.

La Chine et les Etats-Unis, portés par les ventes en ligne, sont des marchés très profitables pour les marques de prestige, en forte croissance, et qui bénéficient d’un effet de base favorable. Le rebond en Europe ne devrait arriver qu’au deuxième semestre 2021, avec le retour du tourisme en fin d’année.

Les politiques monétaires et fiscales à travers le monde sont toujours très favorables au secteur de la consommation.

 

On prévoit une forte ré-accélération des ventes, couplée d’une hausse des marges opérationnelles, qui devraient avoir un impact positif sur la croissance des résultats nets.

 

  1. Les opérations capitalistiques :

Les OPA seront également un moteur de performances en 2021. Les marques plus faibles ou en besoin de liquidités auront recours aux marques dominantes.

 

  1. Le renforcement des tendances longues :

Les tendances long terme sortent renforcées de la crise de la Covid-19 :

  • Recherche de « plus de qualité » au détriment de « plus de quantité ».
  • Besoin renforcé de communiquer son identité et ses valeurs à travers les réseaux sociaux.
  • Recherche de bien-être et d’authenticité dans les produits.

 

  1. Les valorisations

 

Le secteur du luxe a toujours traité avec une prime d’environ 30%. Les performances des valeurs du luxe sont rarement liées aux niveaux de valorisation, à l’image de Ferrari et Hermès dont les cours sont en forte progression depuis plusieurs années malgré des valorisation très élevées.

Actuellement, les multiples (P/E, P/Sales) sont supérieurs aux multiples historiques.

On peut estimer que le consensus est trop conservateur. À titre d’exemple, les ventes et les marges anticipées de Kering et LVMH en 2021 sont encore inférieures à celles de 2019. La base de référence des résultats est sous-appréciée car elle porte sur 2020.

Les révisions de résultats à la hausse seront clés pour 2021, ainsi que la capacité des marques à ré-accélérer leurs ventes et leur profitabilité.


Qu’est-ce que l’énergie basée sur l’hydrogène ?

Le  14 avril 2021

Compte tenu de l’augmentation de la production et de la baisse des coûts, il semblerait qu’on puisse compter sur l’hydrogène à l’avenir. L’hydrogène est l’élément le plus ancien, le plus léger et le plus abondant de l’univers.

Mais ce n’est qu’en 1766 que le monde a pris conscience de son potentiel en tant que source d’énergie.

Dans le cadre d’une expérience révolutionnaire, le scientifique anglais Henry Cavendish a isolé le gaz en mélangeant le métal et l’acide pour obtenir ce qu’il appelait alors de «l’air inflammable», dont la combustion produit de l’eau. Malheureusement, les plus grands esprits de ce monde n’ont pas beaucoup progressé depuis. Les efforts déployés pour transformer l’hydrogène en source d’énergie propre ont régulièrement été entravés par les coûts implicites. Ce gaz était en effet très cher à produire, à stocker et à transporter. De nombreux experts l’ont donc écarté des alternatives viables aux combustibles fossiles.

 

Evolutions récentes

 

Les évolutions récentes indiquent cependant que ce point de vue n’a plus lieu d’être.

De l’Europe à l’Asie et au Pacifique, les gouvernements et les entreprises (producteurs d’électricité et de gaz, services publics et constructeurs automobiles) intensifient leurs investissements dans le développement de nouvelles technologies reposant sur l’hydrogène. Ces efforts ne sont pas à prendre à la légère. Ils témoignent des avancées qui permettent de penser que les coûts de production de l’hydrogène pourraient bientôt chuter aussi vertigineusement que ceux de l’énergie éolienne et solaire.

 

Les nombreuses couleurs de l’hydrogène

 

Si l’hydrogène est le gaz le plus abondant de la planète, il n’existe pas sous sa forme pure dans l’atmosphère. Il n’existe que peu de techniques pour l’extraire, toutes complexes et coûteuses. À l’heure actuelle, environ 95% de l’hydrogène est «brun» ou «gris» et extrait via un procédé qui consiste à l’isoler du charbon ou du gaz naturel par reformation de méthane ou de l’hydrocarbure. Ces procédés industriels génèrent jusqu’à 11 kg de dioxyde de carbone sous forme d’émissions indirectes pour seulement 1 kg d’hydrogène produit.

 

C’est là qu’intervient l’hydrogène «bleu», dont l’empreinte carbone est beaucoup plus faible. Dans un premier temps, le procédé utilisé pour produire l’hydrogène bleu est le même que pour l’hydrogène gris. La différence réside dans l’ajout d’une étape supplémentaire destinée à réduire les émissions de CO2 associées à la production de l’hydrogène. Elle met en œuvre la technologie de captage et de stockage du carbone (CSC), qui consiste à enfouir le bi-produit carbone dans des réservoirs souterrains. Cette technologie n’est pas bon marché. Elle n’est pas non plus totalement neutre en termes d’émissions.

L’hydrogène bleu devient compétitif à partir d’un prix du carbone (taxe demandée aux pollueurs) d’environ 60 à 70 euros par tonne de CO2 et à condition que le secteur intensifie la technologie commerciale de CSC.

 

Rendre l’hydrogène plus vert

Compte tenu des lacunes environnementales présentées par l’hydrogène brun, gris et bleu, c’est peut-être l’hydrogène «vert» qui offre la solution la plus durable.

L’hydrogène vert provient de l’électrolyse de l’eau, un procédé qui décompose l’eau en oxygène et en hydrogène, en utilisant un courant électrique généré par des sources renouvelables telles que l’énergie éolienne ou solaire. Ce procédé ne produit aucune émission de carbone, d’où sa qualification «verte».

À l’échelle de la planète, la capacité de l’hydrogène vert est passée de 1 MW en 2010 à 25 MW en 2019 selon l’AIE, grâce à une baisse spectaculaire des coûts des énergies renouvelables.

Problème: ce procédé représente moins de 0,1% de la production totale d’hydrogène actuelle2. Cependant, avec l’augmentation des investissements dans cette technologie, la situation pourrait considérablement évoluer dans les dix ans à venir.

L’Union Européenne, qui affiche un objectif de réduction de CO2 ambitieux, prévoit d’installer 6 GW de capacités de production d’hydrogène vert, d’un coût estimé entre 5 et 9 milliards d’euros et compte atteindre 80 GW d’ici 2030 (valeur de l’investissement : 44 milliards d’euros).

Les investissements cumulés dans l’hydrogène renouvelable en Europe pourraient atteindre 470 milliards d’euros d’ici 2050, ce qui porterait la part de l’hydrogène dans le mix énergétique européen à 13-14% d’ici 2050, contre moins de 2% aujourd’hui3.

L’hydrogène vert peut aussi être une solution viable et durable à grande échelle pour stocker l’excédent de la production d’énergie renouvelable. Il pourrait représenter un enjeu croissant dans les décennies à venir compte tenu du remplacement progressif des combustibles fossiles dans le mix énergétique.

 

Solution de stockage

 

L’hydrogène peut aussi être utilisé pour capter l’excédent d’énergie renouvelable. Les électrolyseurs peuvent être utilisés 24 heures sur 24 pour produire de l’hydrogène vert avec l’énergie renouvelable excédentaire pour éviter le «curtailment». L’hydrogène peut être stocké sous forme gazeuse ou liquide dans un réservoir haute pression ou à très basse température prêt à être déployé. Si de nombreux progrès sont encore nécessaires pour rendre le stockage de l’hydrogène compétitif, il peut s’agir d’une niche importante pour l’hydrogène dans le mix énergétique.

 

Voitures à hydrogène en circulation

 

Les mandats et les politiques actuels (une cinquantaine dans le monde) se concentrent principalement sur l’introduction de l’hydrogène vert dans le secteur des transports. C’est tout à fait compréhensible. Le transport représente environ un cinquième des émissions annuelles et constitue la principale cause de pollution dans les villes.

Dans ce domaine, les progrès en matière de piles à combustible, qui fonctionnent comme des batteries mais n’ont pas besoin d’être rechargées, sont cruciaux pour l’accélération de l’utilisation de l’hydrogène dans les véhicules.

C’est là qu’il convient de modérer l’optimisme des défenseurs de l’hydrogène. Les piles à combustible convertissent généralement le carburant hydrogène en électricité, qui alimente ensuite les véhicules. Cependant, leur efficacité énergétique, mesurée par la quantité d’électricité finale qu’elles peuvent extraire pour 100 unités d’énergie renouvelable, se situe à un faible 26% contre 69% pour les batteries (les piles à combustible font toutefois mieux que les moteurs à combustion interne, qui affichent une efficacité de 13%4).

Les piles à combustible sont désavantagées par la perte de puissance subie pendant les processus de conversion (transmission, électrolyse et transport) ainsi que par le moteur électrique et les applications mécaniques.

Pour autant, les coûts du système de piles à combustible s’effondrent grâce au perfectionnement de la technologie et aux économies d’échelle. Ce facteur pourrait favoriser une plus large utilisation de ces piles dans certains types de véhicules, pour lesquels les batteries ne peuvent pas rivaliser en raison de la durée des temps de charge.

Il y a quelques années de cela, la production d’un seul kilowatt de puissance avec des piles à combustible à hydrogène coûtait plus de 1 000 dollars. En 2019, ce coût était tombé à 53 dollars selon le département américain de l’énergie.

On s’attend à ce que les véhicules à pile à combustible à hydrogène, utilisés dans des segments de niche de poids moyens et lourds tels que les bus et les camions, puissent atteindre la parité du coût total de possession avec le diesel d’ici 2028-2033.

 

Il faut aussi développer les infrastructures

 

Fin 2019, 470 stations de ravitaillement en hydrogène étaient en service dans le monde, soit une progression de plus de 20% par rapport à 2018.

On peut tabler sur une poursuite de cette croissance, notamment en Asie. Le Japon dispose de la plus vaste infrastructure d’alimentation en hydrogène au monde, avec 113 stations de ravitaillement. Le gouvernement japonais fait un énorme pari sur l’avenir de l’hydrogène, menant une politique industrielle et réalisant des investissements ambitieux dans ce domaine.

En Chine, le nombre de stations de ravitaillement a triplé en 2019 pour atteindre 61. Les autorités chinoises explorent de nouvelles possibilités pour le rail alimenté à l’hydrogène après un programme pilote réussi en 2019.

L’hydrogène a souvent fait l’objet d’attentes déçues. Mais la course féroce au développement de nouvelles technologies, soutenue par les investissements importants des gouvernements, change la donne. La lutte contre le changement climatique par la décarbonisation est un défi qui doit mobiliser toutes les forces. L’hydrogène devrait bientôt jouer un rôle considérable dans cette transition.

 


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