Marché US : il faut se fier aux faits plutôt qu’aux gros titres !

Par Matt Slootsky, Senior Portfolio Manager BNP Paribas IM

Ces trois derniers mois ont été à la fois passionnants et éprouvants, prometteurs et décourageants, mais avant tout, riches en gros titres. Le risque événementiel sur les marchés revient sur le devant de la scène. Les investisseurs sont prudents, le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans restant cantonné dans une fourchette assez étroite de 25 pb, après une légère hausse post-élection. Les marchés nous indiquent qu’ils ne s’attendent pas à des changements importants et que les taux d’intérêt sont voués à rester assez bas. Les attentes concernant la mise en place par le président Trump d’un changement en matière de politique budgétaire sont sans cesse reportées en raison de son approche agressive du leadership.

Gros titres et volatilité du marché

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Ceci n’est pas un « bear market »

IMG_0346Par J.P. Morgan AM

En Belgique, nous sommes peut-être plus habitués qu’ailleurs dans le monde à une certaine forme de surréalisme. Toutefois, il faut reconnaître que bien qu’ayant grandis dans le berceau de ce courant artistique, rien ne nous avait préparé au surréalisme des marchés qui, en ce début 2016, nous plongent une nouvelle fois dans un flou artistique.

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Quels sont les différents marchés boursiers américains?

DSCN1778A l’image de l’importance des Etats-Unis dans l’économie mondiale, les bourses américaines occupent une place prépondérante dans la finance. La capitalisation boursière des actions américaines représentait à fin novembre 2015 près de 26 000 milliards de dollars, soit plus de 38% de la valeur totale de l’ensemble des actions cotées dans le monde (soit environ 68 000 milliards de dollars).

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Comment mieux comprendre la finance? Cours pour débutantes

Afin de compléter sa mission en matière d’éducation financière, MoneyStore.be a décidé d’élargir son offre didactique en lançant un nouveau programme de cours pour débutantes.

A partir de septembre 2013, MoneyStore.be organisera une nouvelle session avec des séances d’initiation et de formation aux placements et à l’économie dédiées exclusivement aux femmes.

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New-York : de gens et d’argent !

New-York, décembre 2011. Douze sociétés belges sont présentes à Wall Street pour une opération de charme auprès des investisseurs américains. Lors de ce « Belgian Day » organisé comme chaque année par NYSE Euronext Bruxelles, quelques représentants des sociétés du BEL 20 viennent se présenter aux financiers de New-York. Il s’agit de nouer ou de renouer des contacts avec des investisseurs en vue d’élargir la base de l’actionnariat pour financer des opérations futures. Dans ce centre de la finance, bâti à l’image d’un temple grec, large, solide et massif, il s’agit donc de se montrer. Costume-cravate, chaussures bien cirées, discours préparés, ces dirigeants sont à la recherche d’argent pour financer leur activité. La situation n’est pas facile, on parle de crise de l’euro et il faut espérer que grâce à la diminution des valorisations, les gestionnaires reviennent investir en Belgique, pays de moyennes et petites capitalisations. Ici se joue le jeu ancestral du libéralisme, de l’offre et de la demande dans la certitude d’un système établi depuis plus de deux siècles. Ce sont les financiers.

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De « California dreaming » à « California screaming »

Nous sommes dimanche après-midi et j’attends patiemment mon vol pour Miami au terminal 8 de l’aéroport JFK, à New York. Je me suis longuement promené hier dans les rues de Manhattan, avec un passage obligé par le quartier de Wall Street et une visite de Ground Zero, situé un peu plus loin. La police était présente en force en raison de la tenue d’une manifestation contre le capitalisme. « Glass-Steagall in, Obama out ! » scandaient les manifestants. La loi de Glass-Steagall (également connue sous le nom de Banking Act) est une loi des années 30, abolie en 1999, qui instaurait une incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d’investissement. La statue mythique du taureau de Wall Street était carrément entourée de barrières Nadar. Peut-on imaginer une image plus révélatrice pour illustrer un marché d’actions qui ne sait plus dans quelle direction aller ? Demain, à Miami, je participerai à un débat organisé dans le cadre du Foundations and Endowments Summit de l’IMN (il s’agit pour ainsi dire d’un rassemblement d’investisseurs institutionnels). Je donnerai ensuite un exposé sur la diversification internationale qui, vu leur « home bias » particulièrement marqué, devrait inspirer les investisseurs américains présents. Enfin, espérons-le ! Je me suis par ailleurs porté volontaire auprès du modérateur du débat pour parler de la crise dans la zone euro. Je m’attends d’ores et déjà à ce que l’on me pose les questions classiques, avec en tête celle concernant l’éventualité qu’un pays quitte la zone euro. Je qualifie ces questions de « classiques » car il est ressorti d’une enquête menée auprès d’économistes par le Wall Street Journal qu’un répondant sur deux pense qu’au moins un pays quittera la zone euro dans les deux années à venir. Pour choisir ce terme, je me base également sur les questions qui m’ont été adressées après la présentation intitulée « The debt of nations » (ce qui peut être traduit par « L’endettement des nations ») que j’ai donnée jeudi passé lors d’un congrès sur les fonds de pension au Canada : les participants y voyaient également la zone euro comme très complexe et donc à fuir. Continuer la lecture sur Moneystore de « De « California dreaming » à « California screaming » »