Ode au long terme

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Par Peter de Coensel, CIO taux fixes, DPAM

Il est peut-être temps de s’intéresser aux obligations à long terme, car elles pourraient profiter d’une victoire démocrate aux élections américaines. Les rendements nominaux à long terme des obligations peuvent, en théorie, être calculés à partir des taux réels à court terme auxquels s’ajoute la prime de terme. Cette dernière sert, pour l’essentiel, à rémunérer les investisseurs pour le risque qu’ils prennent en détenant une obligation à échéance lointaine. Lorsque l’inflation est stable, la prime de terme varie en fonction de l’augmentation attendue des taux courts. Ainsi, la hausse du rendement du 30 ans américain, qui est passé de 2,10 à 3,45% entre juillet 2016 et novembre 2018 a résulté, pour l’essentiel, des perspectives de hausse des taux courts, la Fed ayant alors normalisé ses taux directeurs dans un contexte d’inflation systématiquement inférieure aux attentes. 

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Qu’est-ce que la règle de Taylor ?

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Depuis la crise de 2008, les banques centrales interviennent davantage pour soutenir l’économie et les marchés. Elles interviennent sous forme de politiques monétaires qualifiées d’accommodantes. On parle de « quantitative easing » ou « assouplissement quantitatif » car, à l’instrument habituel des banques centrales, à savoir la fixation du taux d’intérêt officiel à court terme, s’est ajouté un gonflement du bilan des banques centrales. L’objectif a été de faire baisser les taux d’intérêt aussi à long terme.

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Qui pilote l’économie et les marchés ?

Nous connaissons la pire récession de l’après-guerre. La porte de sortie est liée à la découverte d’un vaccin. La crise sanitaire et la récession économique qui a suivi, sont arrivées de façon très brutale. A quoi devons-nous nous attendre à court et moyen terme ? Philippe Ledent, Senior Economist chez ING Belgique et Vincent Juvyns, Stratégiste chez J.P. Morgan AM ont apporté leur éclairage sur ces sujets lors de la conférence-débat en ligne organisée ce jeudi par La Libre et le blog MoneyStore.be.

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L’or, c’est de l’argent

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Par Bert Flossbach, Flossbach von Storch

Après tout, le très grand crash de la crise du Corona n’a pas encore eu lieu. Les programmes d’aide et de relance économique des gouvernements ont empêché l’économie de s’effondrer. Mais le prix à payer pour cela est gigantesque. Dans le monde entier, les mesures fiscales affectant le budget s’élèvent à plus de cinq mille milliards de dollars, qui sont complétés par des garanties d’État s’élevant à environ 3 700 milliards de dollars.

Si nécessaire, les États fourniront des fonds supplémentaires, qui peuvent être financés à coût zéro compte tenu du faible niveau des taux d’intérêt. La conséquence est une augmentation rapide de la dette publique qui atteint des niveaux records. Les banques centrales sont donc prisonnières de leur politique de taux d’intérêt ultra-libre. Elles sont condamnées à fournir à l’infini de l’argent bon marché au monde et à intervenir en cas d’urgence pour apporter leur soutien. Continuer la lecture sur Moneystore de « L’or, c’est de l’argent »

Hit-Parade des fonds : L’or, encore du potentiel pour demain ?

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Selon les données fournies par Quantalys, au 31 juillet 2020, on constate, sans surprise, que les fonds investis dans les actions sectorielles sur l’or ont réalisé de très belles performances. En effet, depuis le début de l’année ces fonds ont affiché une croissance de 42%. Valeur-refuge par excellence, le métal jaune a encore démontré ses capacités à entrer dans le jeu en période d’incertitude. Continuer la lecture sur Moneystore de « Hit-Parade des fonds : L’or, encore du potentiel pour demain ? »

La crise du Covid-19 renforce les vérités inéluctables

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Keith Wade, chef économiste chez Schroders

La crise du Covid-19 exerce un effet multiplicateur sur différentes tendances qui se dessinaient déjà avant l’apparition du virus. Les investisseurs devront encore se montrer plus habiles. Il convient de tenir à l’oeil quatre vérités inéluctables : la faiblesse des taux, l’augmentation du coût des soins de santé, l’émergence du populisme et l’accélération des changements technologiques.

L’impact économique de la crise du Covid-19 est énorme. Le confinement a mis fin brutalement à la plus longue expansion économique aux Etats-Unis. Elle a précipité l’économie mondiale dans sa plus grande chute depuis la Grande Dépression. L’influence du coronavirus se fera également sentir à long terme.  Continuer la lecture sur Moneystore de « La crise du Covid-19 renforce les vérités inéluctables »