Comment gérer son portefeuille : seul ou se faire conseiller ?

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Lorsque l’on dispose d’un portefeuille de valeurs mobilières, la question qui se pose est de savoir s’il vaut mieux gérer son portefeuille seul s’il faut plutôt se faire conseiller. La réponse à cette question est nuancée et va dépendre d’un ensemble de facteurs.

Le premier facteur est le montant du portefeuille en question. S’il est important (au-delà de 250.000 euros), un conseil sera sans doute recommandé. Un autre point à analyser est le niveau de risque que l’investisseur est prêt à prendre. Est-il capable de bien cerner le risque des produits en portefeuille ? C’est alors que doit se poser le constat concernant ses connaissances en matière financière. Car c’est souvent là que le bât blesse. En effet, on remarque que les connaissances de l’investisseur belge en matière de placement sont assez limitées. Dans ce cas, il sera sans doute plus prudent de demander conseil à son banquier. Il faut aussi analyser l’horizon de placement. Pour un horizon très court, le conseil en placement s’avérera sans doute moins utile.

On oublie souvent que le recours à un conseil en investissement peut se faire de différentes façons. Pour des montants faibles ou pour des personnes ayant déjà un bon niveau de connaissances financières, le recours aux fonds de placements (sicav) peut s’avérer être une bonne alternative. Après avoir défini son profil de risque, l’investisseur peut se tourner vers une sicav patrimoniale qui lui permettra de bénéficier d’une bonne diversification, d’une gestion professionnelle à partir de faibles montants et avec des frais de gestion acceptables. Dans un fonds global, mixte ou patrimonial, le gestionnaire établit la répartition des actifs en fonction du profil de risque de l’investisseur et de l’évolution des marchés. Il investit donc dans différentes classes d’actifs : actions, obligations, placements monétaires. Dans une sicav globale, le gestionnaire peut, en cas de mauvaise situation sur les marchés d’actions, par exemple, arbitrer ses avoirs vers les obligations ou les actifs monétaires. Après avoir défini son profil de risque, l’investisseur peut s’orienter vers le fonds patrimonial qui lui convient le mieux : défensif, neutre ou agressif. S’il s’agit de son premier investissement en actions il optera pour une sicav de type défensif qui investit plus en obligations qu’en actions.

Pour les montants plus conséquents, l’investisseur peut se tourner vers la gestion professionnelle : gestion-conseil ou gestion discrétionnaire. Dans le cadre de la gestion-conseil, le conseiller peut anticiper et proposer des opérations mais il n’effectue aucune opération sans un accord écrit de la part de l’investisseur. Toutes les opérations financières sont décidées par l’investisseur qui reste le « maître du jeu ». Par contre, dans la gestion discrétionnaire, l’investisseur délègue la gestion à son banquier privé. Après la signature d’un contrat de gestion et la délimitation de ce mandat en fonction du profil de risque, de l’horizon d’investissement, des besoins du client, le banquier gèrera le portefeuille sans demander l’accord du client préalablement à chaque opération. Ce service a bien sûr un coût auquel l’investisseur devra être attentif. En général, la gestion discrétionnaire s’envisage à partir d’un portefeuille de 500.000 euros.

A noter qu’un professionnel de la gestion dispose d’une expertise et d’un accès aux informations sur les marchés. Son aide peut être précieuse et constituer un bon outil dans une démarche de recherche de rendement et surtout de gestion du risque. Cependant, en cas de changement de gestionnaire, il faudra être attentif aux frais de transferts et aux taxes.

En marge de la gestion discrétionnaire classique, une nouvelle offre émerge sur le marché : la gestion discrétionnaire en ligne à partir de montants beaucoup plus faibles (25.000 ou 10.000 euros). Ces offres sont simples, avec des coûts moindres et donnent accès à un service de gestion à partir de montants assez bas. Ces offres se basent sur des portefeuilles de fonds de placements ou sur des trackers (fonds indiciels ou ETF).

Quel que soit le mode de gestion choisi, l’investisseur doit toujours respecter quelques principes de base. Il doit veiller à diversifier ses avoirs, avoir un horizon à long terme s’il investit en actions. Il doit également suivre son portefeuille même s’il est en gestion discrétionnaire et ne pas se laisser dominer par ses émotions… Mais ça c’est une autre histoire !

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Aborder la problématique de l’épargne requiert une approche structurée. Il s’agit de se poser les bonnes questions et de cheminer vers le choix optimal en fonction des réponses données.

Dans la directive Mifid , le régulateur européen prévoit qu’une institution qui conseille en matière financière doit tenir compte de la situation financière de l’investisseur, de sa connaissance et de son expérience en matière d’investissements, des objectifs poursuivis et de son attitude face au risque.

Il faut donc, avant toute démarche, établir son profil d’investisseur.

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