banques centrales – MoneyStore

Plus vite, plus haut, plus fort

Par Clément Inbona, gérant de fonds d’investissement, La Financière de l’Echiquier.

La devise olympique caractérise à merveille le défi auquel la Banque Centrale Européenne (BCE) est actuellement confrontée. 

Plus vite, car il y a urgence à freiner l’activité économique afin d’éviter qu’une surchauffe pérenne des prix finisse par s’auto-alimenter. Plus haut, car, après 10 années de taux faibles voire négatifs, les taux directeurs atteignent des niveaux inexpérimentés depuis plus d’une décennie. Plus fort, enfin, car l’amplitude des hausses annoncées ces derniers mois est inédite en si peu de temps : 50 points de base en juillet, puis 75 lors de la réunion du 8 septembre, soit +1,25% en à peine deux mois, bien au-delà des directives annoncées en juin dernier.

Prédestination et oracle des marchés

Par Thomas Planell, Analyste-Gérant chez DNCA

Le voyage dans le temps a toujours fasciné. Il commence chez Sophocle. Œdipe rencontre l’Oracle de Delphes qui lui prédit l’avenir. Ayant vu le futur, c’est en tentant de le changer qu’Œdipe réalise son funeste destin : inceste et parricide. La notion de boucle temporelle ou prédestination apparaît : le futur détermine le passé, l’homme, quoi qu’il fasse ne parvient à y échapper. Heureusement, selon Stephen Hawking, « le fait qu’aucun touriste du futur ne soit venu nous visiter nous prouve que le voyage dans le temps n’existe pas ». Nous sommes donc libres… Mais cela ne signifie pas pour autant que le futur n’est pas sans effet sur le présent…

Continuer la lecture sur Moneystore de « Prédestination et oracle des marchés »

Hit-Parade des Fonds : Obligations américaines, le miroir aux alouettes ?

Selon les données fournies par Quantalys au 30 avril, on constate que ce sont les obligations américaines qui ont le mieux performé en avril de cette année. Comment explique-t-on cette performance assez inattendue ? Les performances publiées le sont en euros. On assiste donc ici, essentiellement, à un effet devises.

En effet, le dollar s’est fortement redressé par rapport à l’euro. « En réalité, les investisseurs qui auraient simplement été investis en dollars auraient encore mieux performé. C’est une excellente année pour le dollar américain. Ce ne sont donc pas les obligations qui performent bien mais la devise sous-jacente », explique Alex Goldwasser, Administrateur chez Goldwasser Exchange (société de bourse). Cette bonne performance des obligations en avril serait donc un miroir aux alouettes.

Continuer la lecture sur Moneystore de « Hit-Parade des Fonds : Obligations américaines, le miroir aux alouettes ? »

Crise du Covid 19 : quel est le coût de la normalisation ?

Par Gilles Moëc, Chef économiste du groupe AXA et Head of Research chez AXA IM

 

 

 

 

 

Depuis le début de la pandémie, chaque vague a été moins coûteuse que la précédente en termes d’impact sur l’activité économique. Cela reflète à la fois une meilleure adaptation des entreprises et des consommateurs et la montée progressive de restrictions sanitaires dépendantes du statut vaccinal des individus qui a permis d’éviter la fermeture totale de secteurs entiers. Omicron s’est inscrit dans cette tendance, et les prévisions de croissance n’ont pas été revues à la baisse : on attend 3.9% en 2022 dans la zone euro et 3.5% aux États-Unis.

Continuer la lecture sur Moneystore de « Crise du Covid 19 : quel est le coût de la normalisation ? »

Pourquoi faut-il se préoccuper de la taille du bilan des banques centrales ?

Depuis la crise financière de 2008, les bilans des banques centrales ont fortement augmenté. En effet, elles ont appliqué des politiques monétaires qualifiées de non conventionnelles. Les banques centrales disposent de deux types d’outils pour mener leur politique monétaire : les taux d’intérêt directeurs et les programmes d’achats d’actifs.

Avec la pandémie du Covid-19, les programmes d’achats nets d’actifs par les banques centrales ont encore augmenté. La taille des bilans de ces institutions est donc en expansion. Mais cela pourrait se stabiliser et la taille de ces bilans pourrait même être amenée à décroître. En quoi la diminution de la taille des bilans des banques centrales pourrait être préoccupante ?

Continuer la lecture sur Moneystore de « Pourquoi faut-il se préoccuper de la taille du bilan des banques centrales ? »

Quel bilan pour l’année 2021 ?

Par AXA IM

La pandémie de la COVID-19 est restée un sujet dominant en 2021. Les campagnes de vaccination ont permis de sortir du « stop-and-go » des confinements au 2ème trimestre, malgré l’apparition du variant Delta, et d’autoriser une reprise plus large de l’activité économique. Toutefois, la pandémie ressurgissait à l’automne et le risque s’accentuait fin novembre avec l’émergence du variant Omicron, doté d’une capacité de transmission bien plus élevée. En fin d’année, nombre de pays avaient mis en place des restrictions pour contrer cette nouvelle flambée du virus, sans atteindre globalement tout de même le niveau de contrainte des premières vagues.

Continuer la lecture sur Moneystore de « Quel bilan pour l’année 2021 ? »

Et si la Chine naviguait vers une inflation plus élevée ?

Par Agnieszka Gehringer, du Flossbach von Storch Research Institute

 

 

La plupart des pays développés, mais aussi certaines parties du monde en développement, ont récemment connu une flambée de l’inflation. En Chine, l’inflation est encore modérée, mais les récents développements suggèrent que cela pourrait bientôt changer. Quelles sont alors les options politiques dont dispose le gouvernement chinois pour stabiliser les pressions inflationnistes ?

Continuer la lecture sur Moneystore de « Et si la Chine naviguait vers une inflation plus élevée ? »

2022 : « Annus horribilis » pour les épargnants !

Par Vincent Juvyns, Stratégiste chez JP Morgan AM

A l’heure de s’interroger sur les perspectives économiques et financières pour 2022, une chose semble certaine c’est que le calvaire des épargnants devrait perdurer. 2022 pourrait même être un véritable « annus horribilis » pour ces derniers.

 

En effet, en 2022, cela fera 10 ans que, pour lutter contre la déflation, la BCE a abaissé son taux de dépôt à 0 % (et 8 ans que celui-ci est négatif) obligeant les banques commerciales de la zone euro à refléter cette réalité dans la rémunération des dépôts de leurs clients.

Continuer la lecture sur Moneystore de « 2022 : « Annus horribilis » pour les épargnants ! »