La Revue : Ralentissement ou Récession ?

Selon les définitions, on parle de récession, lorsque le taux de croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) diminue durant deux à trois trimestres consécutifs. Si l’on enregistre une baisse de croissance durant un trimestre suivie d’une reprise, on ne parle pas de récession mais plutôt de ralentissement de l’économie.

Durant l’été, contrairement aux prévisions, la conjoncture internationale s’est ralentie. L’arrêt de la croissance du commerce international et de la production industrielle en sont des signes évidents. En Europe, la France et l’Allemagne connaissent une stagnation de leur activité alors que la Belgique réalise une petite prouesse avec une croissance de 2,8 %. La croissance américaine s’avère quant à elle plus faible que prévu.

Alors, aujourd’hui, doit-on s’attendre à une récession ou plutôt à un ralentissement de l’économie ? Sur cette question, les avis sont partagés.

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Qu’est-ce que bear et bull : les animaux symboles des marchés ?

On entend souvent dire que les marchés sont « bullish » ou « bearish » ou de marchés « bear » ou « bull ». Qu’entend-on par là ?

« Bear » signifie « ours » en anglais et « bull » signifie « taureau ». Pourquoi faire allusion en bourse à ces deux animaux plutôt qu’à d’autres? Ces deux emblèmes des marchés boursiers représentent des tendances. L’ours attaque du haut vers le bas, il est donc le symbole de marchés baissiers. Par contre, le taureau attaque du bas vers le haut, il est donc le représentant des marchés haussiers.

Cette terminologie est utilisée depuis le XVIII ème siècle. Quand un marché baisse depuis plusieurs mois, on parle de « bear market ». C’est ce qui s’est passé au début des années 1990. Il faut que la baisse soit persistante sur une certaine période. Une baisse temporaire ne caractérise pas un marché « bearish ». Un « bear market » peut aussi débuter par un krach boursier.

Dans les stratégies boursières, être « bear » signifie que l’on pense que les marchés vont baisser. Ces anticipations vont engendrer des prises de position sur les marchés, des prises de position qui peuvent amplifier les phénomènes attendus.

L’or, un bon placement ?

L’or atteint des sommets. Est-ce un bon investissement ? Un investissement en or est stratégique. Il permet de diversifier son portefeuille et offre une bonne couverture contre le risque devises. C’est un placement qui est décorrélé des autres types de placements. L’or est un placement sûr en période de troubles sur les marchés et il permet de se couvrir contre l’inflation. Le métal jaune est aussi considéré comme une valeur refuge dans le cas de tensions géopolitiques. Au niveau tactique, il évolue en fonction des fondamentaux de l’industrie de l’or, de l’offre et de la demande du métal, des stocks et des perspectives des différents gisements dans le monde. La valeur de l’or s’exprime traditionnellement en dollar (USD) et sur base d’une once d’or soit l’équivalent de 31,1035 grammes. Le prix de l’or étant fixé en dollars sur les marchés mondiaux, cela implique un risque devises pour les investisseurs des zones hors-dollar.

De 1980 à 2000, l’or a connu un marché plutôt vendeur si l’on fait exception des quelques épisodes comme celui de la guerre du Golfe, par exemple. Au début des années 80, le kilo d’or valait environ 800.000 francs belges (soit l’équivalent de 20.000 euros). Il y a cinq ans, il était à un niveau de 11.000 euros et aujourd’hui, il atteint plus de 41.000 euros. Les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques représentent les principales sources qui entrainent le prix de l’or à la hausse. En 2011, les éléments qui ont soutenu le prix de l’once d’or ont été nombreux : les craintes relatives à l’inflation poussées par la faiblesse du dollar, la hausse des prix pétroliers encouragée par les événements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la crise de la dette européenne, les craintes d’un atterrissage forcé de l’économie chinoise et la baisse de la production d’or après un pic en 2004. Continuer la lecture sur Moneystore de « L’or, un bon placement ? »

Les agences de notation sont-elles réglementées ?

Les agences de notation sont apparues au XIXème  siècle et ont, en quelque sorte, toujours fait partie du paysage financier. Elles ont eu une importance accrue dans les années 2000 où elles sont devenues un élément incontournable des émissions obligataires. On se souviendra que ces agences ont été au cœur de la crise en 2008. En effet, elles ont été une des causes de la crise des subprimes en ayant mal évalué le risque Lehman Brothers. Cette société avait un rating triple A, ce qui en faisait un des meilleurs débiteurs de la place. Malheureusement, la mauvaise gestion de cette société l’a conduite à la faillite entrainant dans son sillage de nombreux épargnants qui s’étaient basés sur les bons ratings des agences de notation pour y investir en toute confiance. Malgré cette défaillance, qui a été un des éléments ayant entraîné les marchés dans une crise d’envergure, les agences de notation n’ont jamais fait l’objet de recours en justice. Pourquoi ?

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Qu’est-ce qu’une obligation ?

Une obligation est un titre qui représente une partie d’une dette à long terme d’une entreprise, d’un Etat, d’un établissement de crédit (le bon de caisse) ou d’un organisme privé ou public. En rétribution de ce titre obligataire, son détenteur perçoit un intérêt calculé à un taux défini au départ ou parfois à un taux variable. En Belgique, les intérêts des obligations sont généralement soumis à un précompte mobilier de 25 %. Les obligations sont remboursées à une échéance fixée lors de l’émission. Lorsqu’il détient une obligation, l’investisseur est donc dans la position d’un créancier vis-à-vis de l’émetteur. Cette dette se trouve au passif du bilan de l’émetteur dans la partie  « dettes à long terme ».

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« Reality Ignored » remet en question certains principes!

La lecture de « Reality Ignored », de Kenneth M. Davidson est indispensable pour comprendre comment une croyance non prouvée en l’efficience des marchés a conduit l’économie mondiale au bord du gouffre. Kenneth M. Davidson démontre comment Milton Friedman et la célèbre école d’économie de Chicago  a miné les institutions américaines et mis en danger l’économie globale. Sur base du principe simple qui affirme que « le marché a toujours raison », les autorités américaines ont introduit une dérégulation massive, quasiment sans débat parlementaire! Et le reste du monde a suivi… Le passé récent a clairement démontré les limites de l’exercice. Continuer la lecture sur Moneystore de « « Reality Ignored » remet en question certains principes! »