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Future makers

Cette rubrique est animée par BNP Paribas Asset Management

Critiques sur les problématiques ESG : que répondre ?

Le 5 janvier 2023

 

L’investissement ESG fait régulièrement face à un certain nombre de critiques. Passons en revue certaines de ces critiques. Elles vont souvent trop loin et méritent d’être examinées de plus près sur la base des éléments suivants :

 

  • L’ESG a permis d’attirer l’attention, et non de la détourner. Les efforts d’intégration des critères ESG ont mis en lumière des questions telles que le risque climatique et la diversité. Ils ont probablement permis d’accélérer les actions prises par les entreprises et les pouvoirs publics plutôt que de les freiner.
  • Quelle est l’analyse contrefactuelle ? Il est vrai que de nombreux indicateurs environnementaux et sociaux se sont détériorés au cours des 20 dernières années. Mais l’environnement et la société se porteraient-ils mieux si le secteur de la gestion d’actifs avait ignoré les problématiques ESG comme c’était largement le cas avant 2004 ? C’est peu probable.
  • Les indicateurs ESG ne sont que des données. Au niveau le plus élémentaire, les indicateurs ESG transmettent des informations objectives sur la gestion de l’entreprise qui peuvent avoir un impact significatif sur les résultats. Il est vrai que les données sont souvent peu divulguées, rarement auditées et diversement interprétées. Pour les investisseurs avertis, des données correctement analysées peuvent véhiculer des informations importantes qui peuvent contribuer à générer de la surperformance.
  • Les frais ne sont pas le problème. Certaines critiques affirment que les problématiques ESG ne sont qu’un prétexte pour facturer davantage. Si cela peut être le cas pour certains fonds passifs et leurs équivalents ESG, les données ne confirment pas cette affirmation pour la majorité des fonds ESG gérés activement. Dans la plupart des cas, les frais des fonds ESG sont similaires à ceux des fonds standard équivalents.
  • Les enjeux ESG ne se limitent pas aux émissions. Si le changement climatique peut être considéré comme le principal risque systémique à l’échelle mondiale, il n’est pas le seul. Par exemple, si nous parvenons à réduire les émissions, mais que nous exacerbons les inégalités, nous ne faisons qu’échanger un risque systémique contre un autre.

 

Une étape nécessaire pour la finance

 

Avant la dénomination ESG, on parlait d’investissement socialement responsable. L’ISR était dédié à la création d’un système économique juste et durable. Avec l’avènement des PRI (principes de l’investissement responsable), les facteurs ESG sont devenus la priorité. Les notions de responsabilité et d’irresponsabilité ont été supprimées pour laisser la place aux résultats, ainsi qu’aux risques et avantages financiers liés à la prise en compte de ces facteurs.

 

Le succès du mouvement ESG a ouvert la voie à un élargissement des débats sur l’avenir de la finance. Nous bouclons la boucle, en nous éloignant d’une approche purement financière de l’intégration des facteurs ESG pour reconnaître que les investisseurs ont un impact réel sur le monde, et que leur capacité à générer des performances durables dépend de la santé de la planète et de sa population. Plus de 270 gestionnaires d’actifs, en charge de quelque 61.000 milliards de dollars d’encours, se sont engagés à atteindre la neutralité carbone au sein de leurs portefeuilles d’ici 2050 en signant l’initiative « Net Zero Asset Managers »[1].

Sans les efforts des PRI et d’autres regroupements internes au secteur, les questions ESG ne seraient pas aujourd’hui à l’ordre du jour de la plupart des conseils d’administration et aucune mesure ne serait prise pour assurer la transparence ESG et encourager les investissements dans des solutions en faveur du développement durable. On constate également que le monde n’a pas fait suffisamment de progrès pour mettre en place une économie à bas carbone, écologiquement durable et inclusive, dont nous avons collectivement besoin pour garantir des performances à long terme. Cela signifie qu’il y a encore beaucoup à faire, en espérant qu’il soit encore temps.

 

 

[1] L’initiative « Net Zero Asset Managers » publie les objectifs initiaux de 43 signataires, tandis que le nombre de gestionnaires d’actifs s’engageant à atteindre la neutralité carbone s’élève désormais à 273 – L’initiative « Net Zero Asset Managers »


La corrélation croissante entre les crypto-monnaies et les actions pourrait être contagieuse

Par Chi Lo, BNP Paribas AM

Le 26 décembre 2022

 

Avant la pandémie, l’univers des crypto-monnaies semblait relativement isolé des marchés financiers. Les performances du bitcoin et les autres crypto-instruments [1]étaient en effet faiblement corrélées avec celles des actions. Les crypto-actifs étaient même jugés utiles pour diversifier les risques et se protéger des fluctuations d’autres classes d’actifs.

 

Cependant, depuis la crise sanitaire, la corrélation entre ces actifs et les actions a fortement augmenté, ce qui tend à montrer que le secteur financier pourrait ne pas être immunisé des futures vicissitudes des crypto-actifs. Ces tendances renforcent également les arguments favorables à la création de monnaies numériques de banque centrale (MNBC) afin d’encadrer le marché des crypto-monnaies et de mieux gérer les risques associés.

 

Une corrélation en hausse constante

 

Selon des travaux de recherche [2], entre 2017 et 2019, le coefficient de corrélation entre les variations quotidiennes du marché du bitcoin et l’indice boursier S&P 500 n’était que de 0,01. Toutefois, ce chiffre s’est établi à 0,36 entre 2020 et 2021. Une augmentation tout aussi marquée de la correction a été observée entre la performance de l’indice MSCI Emerging Markets et le bitcoin, qui a atteint 0,34 en 2020-21 contre seulement 0,02 les années précédentes.

 

Le trading de crypto-monnaies a explosé depuis la pandémie, car des millions de personnes confinées ont cherché à s’engouffrer dans la brèche du trading numérique. La faiblesse des taux d’intérêt et les conditions de financement favorables ont également accentué les flux d’investissement vers le marché des crypto-monnaies. Enfin, les aides financières distribuées par les États pour lutter contre la pandémie ont également contribué à cette tendance.

 

La contagion des crypto-monnaies

 

C’était sans compter la volatilité intrinsèque du marché des crypto-monnaies. La capitalisation du marché mondial des crypto-monnaies a été multipliée par 20 entre juin 2020 et décembre 2021 pour atteindre 3.000 milliards de dollars, selon le Fonds monétaire international. Elle s’est ensuite brusquement évaporée, pour retomber à moins de mille milliards de dollars en juin 2022, lorsque les banques centrales ont commencé à durcir leur politique monétaire pour lutter contre l’inflation.

La corrélation accrue entre les marchés des crypto-actifs et des actions renforce la possibilité d’un effet de contagion d’un marché à l’autre. Une telle contagion pourrait se propager si les investisseurs individuels ou institutionnels détenant à la fois des crypto et des actifs et passifs financiers traditionnels venaient à subir des pertes importantes en raison de la volatilité des marchés crypto-actifs. Le moindre rééquilibrage des portefeuilles des investisseurs pourrait entraîner une plus grande volatilité des marchés financiers, voire des défauts sur les passifs financiers traditionnels.

 

Les principaux marchés de crypto en Asie comprennent l’Inde, le Vietnam et la Thaïlande, qui ont tous enregistré une forte hausse de la corrélation crypto/actions. Cette interconnexion croissante entre les crypto-actifs et les marchés actions renforce la transmission des chocs susceptibles de déstabiliser l’ensemble du système financier.

 

Certaines banques centrales asiatiques, sensibles à ce risque croissant et désireuses de mieux le gérer, ont imposé des réglementations sur le marché des crypto-monnaies et créé leur propre monnaie numérique.

 

La Chine est allée jusqu’à interdire complètement le trading, le minage et les transactions sur bitcoins en 2021 et a créé la première MNBC au monde, le « Digital Currency Electronic Payment » (DCEP) dotée d’un système de contrôle centralisé, en 2014 [3]

 

Monnaies numériques de banque centrale

 

Selon l’Atlantic Council [4], le nombre de pays envisageant d’adopter une MNBC est passé de 35 en 2020 à plus de 105, soit plus de 95 % du PIB mondial. Cet intérêt s’explique par la volonté croissante d’améliorer l’accès et l’inclusion financière et de faciliter les paiements et les règlements. [5]

 

Jusqu’à présent, la plupart des projets de MNBC sont concentrés dans les pays émergents, dont la moitié en Asie. La Chine est à la pointe de l’initiative, puisque 23 villes participent désormais à l’expérience DCEP.

La Banque populaire de Chine (PBoC) a notamment lancé le projet Multiple CBDC Bridge (ou mBridge) à Hong Kong en 2021 en collaboration avec la Banque des règlements internationaux, l’Autorité monétaire de Hong Kong, la Banque centrale de Thaïlande (BOT) et la Banque centrale des Émirats arabes unis.

 

Ce projet cherche à exploiter le potentiel des monnaies numériques et de la technologie des registres distribués (distributed ledger technology – DLT) afin de contribuer à des paiements et des règlements transfrontaliers en temps réel, moins chers et plus sûrs. Il pourrait se poser en concurrent du système SWIFT [6], basé sur le dollar.

 

Remise en cause des ruptures introduites par les crypto-monnaies

 

Certains pays sont plus prudents. L’Autorité monétaire de Hong Kong, par exemple, étudie les applications d’une MNBC depuis plus de cinq ans, mais n’identifie pas de besoin pressant pour une MNBC destinée aux particuliers. D’autres, notamment en Europe et aux États-Unis, s’inquiètent des implications des MNBC, notamment en matière de sécurité des données et de respect de la vie privée.

 

L’avènement des crypto-monnaies pourrait bouleverser le système financier mondial, mais le développement des MNBC fera probablement office de contrainte réglementaire à leur croissance. La politique anti-crypto de la Chine remet clairement en cause les ruptures introduites par le processus de développement des crypto-monnaies.

Références

[1] Nous doutons du statut d’« actif » conféré aux crypto-monnaies, comme le bitcoin, même s’il est possible d’y investir. Cf. What is the problem with cryptocurrency (bitcoin)?

[2] Iyer, Tara (2022), « Cryptic Connections: Spillovers between Crypto and Equity Markets », Global Financial Stability Notes, Monetary and Capital markets, FMI, janvier. Source : https://www.imf.org/en/Publications/global-financial-stability-notes/Issues/2022/01/10/Cryptic-Connections-511776

[3] Lire « Chi Time : Crypto-Renminbi to Challenge the US Dollar », mai 2020, « Chi on China : The Crypto-Renminbi’s Disruption to the Market, Economic Growth and Policy », août 2020, et « Chi on China : The Inherent Risks of Cryptocurrencies – When Bitcoin Meets CBDC », mai 2021.

[4] « Central Bank Digital Currency Tracker », Atlantic Council. Source : https://www.atlanticcouncil.org/cbdctracker/

[5] « Chi on China: The Crypto-Renminbi’s Disruption to the Market, Economic Growth and Policy », août 2020

[6] Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT)

 


Tokenisation des obligations : quelles opportunités ?

Par Stefan Brinaru, BNP Paribas Asset Mangement

Le 3 novembre 2022

 

La blockchain, et notamment la tokenisation, est susceptible de changer la donne en matière de financement et de négociation des titres non cotés. La technologie de la blockchain peut simplifier, faciliter et accélérer les transactions. Elle peut s’employer pour toutes les classes d’actifs, y compris pour les actifs durables sur le plan environnemental, comme, par exemple, des actions ou des obligations émises par une société de production d’énergie solaire.

 

Définition et potentiel

 

La tokenisation est la conversion des droits attachés à un actif (action, obligation, actif immobilier, etc.) en un cyberjeton. Dans l’écosystème de la blockchain, l’information et la valeur contenues dans un jeton peuvent être transférées, stockées et vérifiées de manière efficace et sécurisée.

 

Pour saisir le potentiel de la tokenisation, il faut garder à l’esprit qu’aujourd’hui, l’achat d’un actif financier (par exemple, une action ou une obligation) engage divers processus qui peuvent allonger le délai de livraison contre paiement (delivery versus payment ou DVP) jusqu’à quatre jours ouvrés, en fonction du type d’actifs.

 

Au contraire, la tokenisation pourrait simplifier et accélérer le mécanisme de DVP. Les actifs peuvent être transférés 24 h/24 et 7 j/7. Leur fractionnement est également possible.[1] Cela améliore la liquidité et facilite la négociation. En outre, il est possible d’avoir accès à une gamme de « nouveaux » types d’actifs.

La tokenisation permet aussi de structurer des données relatives à un actif, qu’il s’agisse de données relatives à un projet, de données financières ou relatives aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), en une source unique de données. Elle permet ainsi d’homogénéiser et de faciliter les différents processus de diligence raisonnable (technique, financière, ESG et juridique).

 

Combler le déficit

 

Afin de soumettre la tokenisation à un test « grandeur nature », on a pu récemment investir pour la première fois dans une obligation dite tokenisée émise dans le but de refinancer un projet d’énergie solaire de petite envergure, financé par EDF ENR, une entreprise française spécialiste des solutions énergétiques durables.

 

Les investisseurs sur les marchés financiers estiment souvent que ces types de projets sont trop petits et trop spécifiques pour être développés. En effet, ces projets connaissent souvent un déficit de financement. Ils sont trop gros pour être financés de manière individuelle par les banques de détail, et trop petits pour intéresser les investisseurs institutionnels qui cherchent à financer un nombre restreint d’opérations de grande ampleur.

 

En rationalisant le processus de diligence raisonnable, la tokenisation se qualifie comme une solution potentielle pour y remédier. En effet, celle-ci devrait abaisser le seuil de financement de ces projets, en les rendant plus disponibles au financement par l’intermédiaire d’émissions d’obligations ou d’autres instruments financiers.

 

Un élément qui change la donne sur un marché en plein essor

 

La production d’électricité solaire devrait doubler d’ici 2025 dans l’Union européenne. Près de la moitié des financements de plusieurs milliards d’euros se rapportent à des projets de taille réduite. Cest pourquoi la tokenisation pourrait être source d’importantes opportunités pour les investisseurs.

 

Plus généralement, Boston Consulting Group et d’autres spécialistes du secteur estiment que la totalité du marché des actifs tokenisés pour toutes les classes d’actifs pourrait atteindre 10 % du PIB mondial, soit quelques 16.000 milliards de dollars, d’ici 2030.

Si les systèmes traditionnels de négociation d’actifs peuvent afficher le même type de données, la transparence totale est intrinsèque à la technologie de la blockchain et à la tokenisation puisque les données sont directement intégrées dans un jeton.

 

Cette transparence peut apporter aux investisseurs une granularité bien plus fine dans les rapports d’investissement et la vérification de l’impact ESG de l’investissement. Par exemple, dans l’obligation tokenisée du projet test sont intégrées les coordonnées GPS des panneaux solaires financés, simplifiant la localisation de l’investissement.

 

La réglementation se durcit rapidement en matière de divulgation, d’évaluation et de publications d’informations sur les impacts ESG, par exemple :

 

  • la Directive sur les marchés d’instruments financiers (MiFID) exige déjà des investisseurs qu’ils définissent leurs préférences en matière de développement durable
  • le Règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers(SFDR) entrera en vigueur le 1er janvier 2023
  • la Directive sur la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD) renforcera les exigences en matière de rapports ESG à compter de 2024.

 

La tokenisation, et notamment la granularité des informations intégrées dans les jetons, peut représenter une solution très efficace pour répondre à ces nouvelles exigences.

 


Quel est l’impact de l’évolution démographique sur les placements ?

Le 5 octobre 2022

Une enquête menée par Coalition Greenwich pour BNPP AM en mai 2022 démontre la manière dont les changements démographiques influencent les stratégies d’investissement et d’allocation d’actifs.

  • Sur 135 investisseurs institutionnels et distributeurs interrogés en Europe, en Asie et aux États-Unis, 74 % indiquent que l’évolution démographique a déjà eu un impact sur leurs décisions d’allocation d’actifs.
  • 95 % d’entre eux considèrent les nouvelles technologies comme un changement sociétal important qui façonne leurs stratégies d’investissement, suivies de près par le vieillissement de la population (91 %).
  • 60 % des investisseurs estiment que les tendances démographiques constituent une opportunité d’investissement.

Influence certaine des facteurs démographiques

Au cours des dix prochaines années, l’industrie de la gestion d’actifs va connaître une période de profonde mutation, où plusieurs forces structurelles majeures vont opérer simultanément.  Outre les enjeux liés au développement durable, la disruption technologique et le contexte géopolitique, l’évolution démographique et ses impacts constituent une tendance qui peut véritablement influencer les stratégies d’investissement. Quels sont les comportements et les perspectives des investisseurs face aux grandes tendances démographiques et sociétales, telles que le vieillissement de la population dans les pays développés, la montée en puissance d’une jeune génération d’investisseurs ou encore l’essor d’une classe moyenne dans les marchés émergents ?

Les résultats de l’étude indiquent qu’au cours des trois dernières années, le changement démographique a impacté les décisions d’allocation d’actifs des trois quarts des investisseurs (74 %), bien que cette opinion diffère selon les zones géographiques : seulement 42 % des investisseurs nord-américains partagent cette affirmation, contre 78 % en Europe et 83 % en Asie. Les distributeurs sont également plus nombreux à le penser (86 %) que les investisseurs institutionnels (69%). Cependant, les perspectives font l’unanimité avec presque tous les investisseurs (95 %) prévoyant une plus grande influence des tendances démographiques au cours de la prochaine décennie.

Quels changements démographiques et sociétaux  et quels secteurs privilégier ?

Parmi les différents aspects de l’évolution démographique et sociétale, quasiment tous les investisseurs interrogés (95 %) ont cité l’accélération des nouvelles technologies comme un changement important qui influence leurs stratégies d’investissement, suivie de près par l’impact du vieillissement de la population (91 %), les changements dans les habitudes de consommation (89 %) et la croissance de la population dans les marchés émergents (86 %).

En conséquence, plusieurs secteurs d’activités sont susceptibles de bénéficier de ces évolutions. Parmi les plus attractifs, le secteur de la santé a été identifié par une grande majorité des investisseurs (91 %), suivi par la technologie (84 %), l’énergie (67 %), l’agroalimentaire (63 %), les loisirs et le tourisme (60 %) et l’immobilier (59 %).

Différences régionales

Plusieurs différences régionales sont à souligner :

  • La santé est considérée comme un secteur d’investissement attractif en Europe et en Asie (chacun 95 %) contre 75% aux États-Unis. La technologie est quant à elle davantage plébiscitée en Asie (93 %) par rapport à l’Europe (81 %) et aux États-Unis (75 %).
  • Pour les investisseurs asiatiques, la croissance de la population au sein des marchés émergents est perçue comme un aspect « extrêmement important » du changement démographique par la moitié des répondants (51 %), contre 21 % en Europe et 15 % aux États-Unis.
  • Le vieillissement de la population y est également prépondérant en matière de stratégie d’investissement, avec 70% d’investisseurs asiatiques pour qui il s’agit d’un élément « extrêmement important » (contre 39% en Europe et 40% aux Etats-Unis).
  • Aux Etats-Unis, l’accent sur la diversité et l’égalité est davantage considéré comme un aspect « extrêmement important » des évolutions démographiques et sociétales (30 %), contre 24 % en Asie et 17 % en Europe.

Quelles classes d’actifs sont les plus susceptibles d’en bénéficier ?

Les investisseurs institutionnels ont indiqué que les actions (52 %), l’immobilier (50 %) et les infrastructures (47 %) étaient les classes d’actifs les plus susceptibles de bénéficier des stratégies d’allocations du fait de l’évolution démographique, tandis que pour les distributeurs, l’investissement thématique est en tête (63 %), suivi par les actions (53 %) et les infrastructures (47 %).
Le choix entre stratégies actives versus passives est réparti équitablement puisqu’aucune préférence ne se distingue et ce, dans toutes les régions.

Evolution démographique : risque ou opportunité ?

Le changement démographique a été identifié comme une opportunité d’investissement par près de 60 % des investisseurs interrogés et comme un risque par 20 % d’entre eux. Sur le long terme, les préférences en matière de prises de risques d’investissement sont variables, avec une prédominance pour des stratégies moins risquées en Asie (39 %), et plus risquées aux Etats-Unis et en Europe (tous deux 17%).

Ces enseignements montrent également dans quelle mesure les évolutions démographiques et les décisions d’allocation sont intimement liées à l’essor toujours plus rapide de la technologie et à l’importance accordée à la durabilité. Une profonde transformation de l’industrie de la gestion d’actifs et la réallocation fondamentale du capital sont nécessaires pour répondre aux enjeux liés au financement des retraites, ou à la mise en place d’un mode d’investissement plus digital.

Bien que les tendances démographiques présentent des défis certains, elles créent également de nouvelles opportunités. L’identification des secteurs prêts à affronter ces défis avec succès et le choix des stratégies pertinentes peuvent permettre d’identifier des opportunités d’investissement à long terme.


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