En attendant les “profit warnings”…

Alors que les indicateurs avancés se détérioraient rapidement entre mars et juin 2011, les analystes financiers continuaient d’être optimistes. Depuis, le contexte macro économique s’est fortement dégradé, les analystes financiers ont révisé en baisse leurs estimations de bénéfices mais ils restent néanmoins trop optimistes.

Le consensus des analystes « sell side » continue d’attendre une croissance des bénéfices de 7 % pour cette année et de 13 % pour 2012. Ces hypothèses apparaissent irréalistes en l’état. Elles apparaissent d’autant moins crédibles que les hypothèses de marges opérationnelles sont encore plus optimistes avec une attente d’amélioration de la marge opérationnelle de 0,50 % alors qu’elles sont déjà très élevées. Une croissance organique anémique entraine un effet de levier opérationnel négatif.

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European Rating Agency : Une agence de notation européenne et … indépendante !

Les consultants Roland Berger Strategy développe une initiative novatrice en matière de rating : la création et le développement d’une agence européenne de rating indépendante. Actuellement, les agences de notation anglo-saxonnes (S&P, Moody’s et Fitch) constituent un véritable monopole qui dicte sa loi sur les marchés. On se souviendra que, durant la crise de 2008, elles n’ont pas décelé le problème lié à Lehman Brothers. Aujourd’hui, elles jouent un rôle prépondérant sur les marchés financiers en publiant des notations sur les dettes souveraines et les institutions financières européennes. En marge de cette position oligopolistique, ces sociétés sont très souvent amenées à donner des notations sur des sociétés qui les financent ou à octroyer des notations sur des produits pour lesquels elles ont participé à la conception.

Une réglementation européenne avait déjà tenté d’assainir le secteur et, aujourd’hui, c’est une initiative concrète qui voit le jour. Continuer la lecture sur Moneystore de « European Rating Agency : Une agence de notation européenne et … indépendante ! »

Risques et opportunités sur les marchés obligataires

Surprise pour certains depuis quelques semaines : la valeur nette d’inventaire de leurs fonds obligataires a chuté, parfois fortement. Comment est-ce possible ?

Les placements en obligations sont certes plus sûrs que les investissements en actions, cependant ils renferment plusieurs risques :

  • Risque crédit (aussi appelé risque émetteur ou risque de défaut) :
    Il s’agit du risque que l’émetteur de l’obligation se retrouve en incapacité de rembourser la dette qu’il a envers le détenteur de cette obligation à l’échéance (vous avez dit Grèce ?). Ce risque s’évalue parfois sur base de la notation crédit attribuée à l’émetteur par des agences telles que Moody’s, Fitch ou S&P. On peut également avoir une idée du risque de défaut en vérifiant le prix à payer sur les marchés spécialisés pour se couvrir contre ce risque via une « assurance » (CDS ou credit default swaps). Traditionnellement, les obligations des gouvernements (sur les marchés développés) sont estimées plus sûres que les obligations d’entreprises ou les obligations émergentes – ces dernières offrant alors généralement un rendement plus important pour compenser le risque.
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Qu’est-ce que les PIGS ?

En anglais, « pig » signifie cochon. Mais ce terme a envahi la presse économique après la crise de 2008. Que signifie-t-il ? « PIGS » est un acronyme de Portugal, Irlande, Grèce et Spain (Espagne). Cet acronyme reprend les pays du Sud de l’Europe qui connaissent des problèmes concernant leur dette souveraine. Assimiler ces pays à des pigs revient aussi à dire que leur situation économique est catastrophique.

Chacun de ces pays est confronté à un problème d’endettement important. Le Portugal (P), comme l’Irlande (I) et la Grèce (G) sont confrontés à une dette élevée, d’importants déficits budgétaires et une croissance économique faible. En Irlande, il faut encore ajouter le problème lié au système bancaire et en Espagne (S) on assiste à une crise du crédit suite à l’effondrement de son marché immobilier.

Compte tenu de leur situation, ces pays doivent emprunter de l’argent à des taux très élevés, ce qui aggrave encore leur état de faiblesse. Il s’agit d’un véritable cercle vicieux. Quelles sont les solutions à ce problème qui pourrait entraîner ces pays hors de la zone euro ?

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Qu’est-ce que la Branche 23 ?

L’encaissement de la Branche 23 a été de 1,9 milliards d’euros en Belgique en 2010. Il s’agit donc d’un marché important qu’il convient cependant de ne pas confondre avec celui des sicav. Bien que se présentant pratiquement sous le même aspect, ces deux produits sont très différents.

Les produits de la Branche 23, lancés pour la première fois en 1993, sont des contrats d’assurance nominatifs avec un preneur, un assuré et un bénéficiaire. Ils sont habituellement  distribués par l’intermédiaire des courtiers ou par les bureaux bancaires des compagnies. Les législations et obligations imposées aux fonds de la Branche 23 ne sont pas identiques à celles imposées aux sicav.

En signant un tel contrat, le souscripteur doit être attentif au fait que les actifs des fonds d’investissement appartiennent à l’entreprise d’assurance. Par le biais de la signature de son contrat en Branche 23, le preneur d’assurance a une créance sur l’entreprise d’assurance à concurrence de sa part dans le fonds d’investissement exprimée en nombre d’unités.

Ces contrats d’assurance sont généralement composés de sicav de différents gestionnaires. On peut donc les assimiler à des fonds de fonds. La gamme en Branche 23 proposée par les assureurs est assez étoffée. On y trouve des fonds mixtes investis en actions et en obligations ainsi que des fonds européens, mondiaux ou sectoriels.

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Qu’est-ce qu’un fonds éthique, durable ou ISR ?

Initiés dans les années 30 par des groupes religieux américains, les fonds éthiques ont parcouru un long chemin. Dans la religion catholique, être riche est plutôt assimilé à une tare. Par contre, chez les protestants, la richesse favorise la charité. Dans les pays anglo-saxons, il est donc permis (et bien vu !) de gagner beaucoup d’argent car cela permet d’en donner davantage ! Traditionnellement, la culture anglo-saxonne est favorable au capitalisme et la détention d’actions par les épargnants est entrée rapidement dans les mœurs. Historiquement, des grands groupes religieux, tels que les Quakers, par exemple, détenaient des fonds importants. Dans les années trente, ces groupes se sont dit qu’il serait bon d’investir ces capitaux dans des entreprises qui n’enfreignaient pas certaines règles morales. L’investissement éthique était né.

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