Souvenez-vous de la tulipe!

La tulipe, dont on plante avec optimisme les bulbes à l’automne pour les voir fleurir au printemps, a plus d’une leçon à nous donner. Une leçon de confiance d’abord ! En effet, en livrant ces bulbes à la terre, le jardinier fait confiance à la nature qui lui promet une belle floraison deux saisons plus tard. Mais cette liliacée a aussi une belle leçon d’économie et de prudence à nous donner.

C’était en… 1593 ! Un dénommé Carolus Clusius arrive à Leiden (Pays-Bas) muni d’une importante collection de bulbes de tulipes. Les tulipes de Clusius étaient rares mais, élément ignoré à l’époque, elles étaient atteintes d’un virus. Ces fleurs tant convoitées avaient donc une durée de vie relativement courte. L’offre de tulipes était limitée et il était difficile d’accroître rapidement cette offre car de la graine à la fleur, il fallait compter entre 6 et 7 ans à une époque où la durée de vie moyenne de la population était de 40 ans. Parallèlement à cette offre limitée, la demande s’enflammait en provenance de toutes les couches de la population : riches propriétaires, marchands et même ouvriers qui avaient bénéficié de la hausse des salaires due à l’étroitesse du marché du travail provoquée par une épidémie de peste bubonique. Contraction de l’offre face à une demande croissante : tous les ingrédients étaient réunis pour une flambée spectaculaire des prix des bulbes de tulipes.

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Qu’est-ce que l’inflation et l’érosion monétaire d’un placement ?

La hausse des prix due à l’inflation entraîne une perte du pouvoir d’achat. Cela signifie, par exemple, que si l’on reçoit un salaire de 100 et que l’inflation est de 3%, ce salaire ne permettra plus d’acheter que pour 97 sur le marché local car le prix des denrées y aura augmenté.

Cette perte de pouvoir d’achat n’est pas la seule conséquence de l’inflation. En raison de l’inflation, la valeur réelle du principal d’une obligation, d’un compte à terme ou d’un bon de caisse, par exemple, aura diminué lors de son remboursement à l’échéance. Cette érosion sera fonction à la fois de la durée du placement et du taux d’inflation.

Plus le taux d’inflation sera élevé et plus la durée du placement sera longue, plus grande sera son érosion monétaire. Pour un capital de 100 investi au départ, si l’inflation est de 3 % par an, le placement ne permet plus d’acheter 100 mais 97 l’année suivante, et ainsi de suite.

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L’or, un bon placement ?

L’or atteint des sommets. Est-ce un bon investissement ? Un investissement en or est stratégique. Il permet de diversifier son portefeuille et offre une bonne couverture contre le risque devises. C’est un placement qui est décorrélé des autres types de placements. L’or est un placement sûr en période de troubles sur les marchés et il permet de se couvrir contre l’inflation. Le métal jaune est aussi considéré comme une valeur refuge dans le cas de tensions géopolitiques. Au niveau tactique, il évolue en fonction des fondamentaux de l’industrie de l’or, de l’offre et de la demande du métal, des stocks et des perspectives des différents gisements dans le monde. La valeur de l’or s’exprime traditionnellement en dollar (USD) et sur base d’une once d’or soit l’équivalent de 31,1035 grammes. Le prix de l’or étant fixé en dollars sur les marchés mondiaux, cela implique un risque devises pour les investisseurs des zones hors-dollar.

De 1980 à 2000, l’or a connu un marché plutôt vendeur si l’on fait exception des quelques épisodes comme celui de la guerre du Golfe, par exemple. Au début des années 80, le kilo d’or valait environ 800.000 francs belges (soit l’équivalent de 20.000 euros). Il y a cinq ans, il était à un niveau de 11.000 euros et aujourd’hui, il atteint plus de 41.000 euros. Les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques représentent les principales sources qui entrainent le prix de l’or à la hausse. En 2011, les éléments qui ont soutenu le prix de l’once d’or ont été nombreux : les craintes relatives à l’inflation poussées par la faiblesse du dollar, la hausse des prix pétroliers encouragée par les événements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la crise de la dette européenne, les craintes d’un atterrissage forcé de l’économie chinoise et la baisse de la production d’or après un pic en 2004. Continuer la lecture sur Moneystore de « L’or, un bon placement ? »

Les agences de notation sont-elles réglementées ?

Les agences de notation sont apparues au XIXème  siècle et ont, en quelque sorte, toujours fait partie du paysage financier. Elles ont eu une importance accrue dans les années 2000 où elles sont devenues un élément incontournable des émissions obligataires. On se souviendra que ces agences ont été au cœur de la crise en 2008. En effet, elles ont été une des causes de la crise des subprimes en ayant mal évalué le risque Lehman Brothers. Cette société avait un rating triple A, ce qui en faisait un des meilleurs débiteurs de la place. Malheureusement, la mauvaise gestion de cette société l’a conduite à la faillite entrainant dans son sillage de nombreux épargnants qui s’étaient basés sur les bons ratings des agences de notation pour y investir en toute confiance. Malgré cette défaillance, qui a été un des éléments ayant entraîné les marchés dans une crise d’envergure, les agences de notation n’ont jamais fait l’objet de recours en justice. Pourquoi ?

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L’épargnant ignore ce que la banque fait de son épargne

Une étude réalisée à la demande de la Banque Triodos en avril 2011, révèle que le Belge ignore ce que la banque fait de son épargne et où son argent est investi. Finalement, peu de gens savent comment fonctionne une banque. Pourtant, les dépôts sur les livrets d’épargne ne cessent d’augmenter et ont atteint 200 milliards d’euros en mai 2011. Il ressort de cette étude que deux personnes sur trois ne savent pas si leur épargne est affectée au financement de projets écologiques, sociaux ou culturels ou s’il est affecté à des placements en bourse ou à payer des bonus. Par contre, une information que les Belges veulent obtenir concerne le rendement de leur épargne. En effet, 69 % des personnes interrogées veulent savoir quel est le rendement exact de leur épargne alors que 57 % veulent savoir si ce rendement est attractif par rapport aux rendements offerts par d’autres banques.

Doc. Source : « ‘Mon épargne’, une étude de Fé. pour le compte de la Banque Triodos »

Plus de temps pour un frigo que pour un placement !

Avez-vous remarqué combien de temps les gens passent à choisir un frigo dans un magasin d’électroménager ? Ils ont d’abord pris les mesures de l’appareil pour être certains que leur future acquisition entrera dans l’emplacement prévu à cet effet dans leur cuisine. Ils interrogent le vendeur sur les spécificités de l’engin, sur sa consommation électrique, sur ses différentes fonctions, sur les justifications de prix entre des appareils apparemment semblables, sur les qualités de la marque, sur les différences entre marques. Parfois, ils prennent le temps d’aller voir dans un autre magasin et de comparer les prix ou alors ils consultent les prix en ligne pour pouvoir les comparer. Quand le choix s’est enfin porté sur ce qu’ils considèrent comme l’appareil leur convenant le mieux, ils prennent congé pour recevoir l’installateur et se penchent sur le manuel d’utilisation. Aujourd’hui, un frigo a une durée de vie moyenne de 10 ans.  Continuer la lecture sur Moneystore de « Plus de temps pour un frigo que pour un placement ! »