Construire un portefeuille d’investissement : Quelles règles suivre?

Pour construire un portefeuille d’investissement, trois étapes sont à entreprendre :

–                se fixer des règles prudentielles

–                adopter une méthode de composition du portefeuille

–                prévoir un outil de mesure de la performance de gestion

Cet article se consacrera à la première étape : pourquoi se fixer des règles prudentielles ?
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Focus sur la courbe des taux

Nous allons ce mois-ci nous concentrer sur la courbe des taux. A quoi fait-elle référence et quelle est son utilité?

La courbe des taux permet de comparer rapidement les rendements offerts par des obligations de même nature mais qui ont des échéances différentes. Vous pouvez la tracer vous-même : pour une obligation donnée (par exemple une OLO : obligation d’Etat belge), il suffit de chercher dans un journal ou un site financier les taux offerts aujourd’hui pour ces obligations pour diverses échéances (1 mois, 1 an, 2 ans… 30 ans…). Si vous reportez ces points sur un graphique, et que vous rejoignez ces points par une ligne, vous obtenez la courbe des taux en vigueur aujourd’hui pour cette obligation (par exemple les obligations d’Etat belges). Continuer la lecture sur Moneystore de « Focus sur la courbe des taux »

Trois Bêtas et un Alpha : la gestion dans un contexte d’incertitude

J’ai participé récemment à une table ronde d’environ deux heures organisée par un magazine financier néerlandais et au cours de laquelle, le mot « incertitude » a été prononcé un nombre incalculable de fois, et à juste titre. La situation que nous vivons actuellement est assez exceptionnelle et place les investisseurs dans une position assez inconfortable. Les références historiques manquent. Au cours d’un cycle économique traditionnel, les périodes passées peuvent contribuer à anticiper l’évolution future. Il en va de même pour les « cycles » de marché (J’utilise les guillemets car je voudrais éviter de donner l’impression que ces cycles sont déterministes). La reprise actuelle est lente et les craintes d’un retour en récession sont récurrentes. La politique monétaire est jusqu’à présent inefficace, rendant nécessaires des mesures exceptionnelles, telles que le QE2 ou l’Opération Twist aux États-Unis. En ce qui concerne les cycles de marché, il semble que nous soyons dans un régime permanent de volatilité élevée/corrélation élevée où les actifs risqués sont appréciés sur la base d’un taux sans risque « à redéfinir ». En bref, l’incertitude est grande. En référence à l’illustre économiste Frank Knight, il n’existe pas de références pour gérer l’incertitude, les distributions statistiques manquent et il est insensé d’utiliser le mot «probabilité » pour évaluer des issues incertaines (par opposition à des issues risquées). Continuer la lecture sur Moneystore de « Trois Bêtas et un Alpha : la gestion dans un contexte d’incertitude »

Le marché est-il devenu trop dangereux pour les investisseurs privés ? (1)

Par Pierre Nothomb, Deminor

Nous présentons ici une chronique en plusieurs volets de Pierre Nothomb, Deminor.

Qui garantira l’intérêt général quand les Etats seront devenus plus faibles que les opérateurs ? Si la crise financière nous a appris quelque chose, c’est que les états souverains ont perdu une partie du pouvoir qui leur permettait de réguler les marchés. Leur endettement d’une part, mais aussi la sophistication des marchés financiers globalisés d’autre part, les placent maintenant sous le joug des agences de notation, celles-là même qui ont largement contribué à créer cette crise.

Cette faiblesse des états est évidemment une mauvaise nouvelle, dans la mesure où ils étaient les derniers à incarner la notion d’intérêt général. Leur faiblesse momentanée donne plus de marge de manœuvre aux opérateurs financiers, leur permettant de maximiser leur intérêt personnel, parfois en perdant de vue l’intérêt de l’ensemble du marché et de la société.

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Cohabitants: pensez à l’impact de votre état civil

Cohabitation légale ou cohabitation de fait

Depuis le 1er janvier 2000, deux personnes, du même sexe ou non, qui souhaitent vivre ensemble, peuvent opter pour le statut de la cohabitation légale. Pour ce faire, il leur faudra remettre une déclaration de cohabitation légale à l’officier de l’état civil de l’administration de leur commune de résidence. Décrit dans les articles 1475 à 1479 du Code civil, cette définition est d’application dans les trois régions.

Dans le cadre de la cohabitation de fait, deux ou plusieurs personnes habitent ensemble de facto, sans avoir fait une déclaration de cohabitation légale. Remarquez que, contrairement à la cohabitation légale, la cohabitation de fait est possible entre plus que deux personnes.

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Le prix de la crise

Par Etienne de Callataÿ, Chargé de cours invité à l’UCL et aux Facultés de Namur et Senior Fellow de l’Itinera Institute

La double crise, du système financier et du financement des Etats, induit une perte de bien-être matériel pour la collectivité, une perte qu’il convient de répartir au mieux. Préciser les causes de cet appauvrissement et réfléchir à la moins mauvaise des répartitions, telle est le double objet de ce qui suit.

Pourquoi la crise appauvrit

Le premier coût de la crise financière a été celui de la récession qui a suivi son éclatement. A l’échelle belge, chaque point de pourcentage perdu en matière de croissance économique coûte près de 4 milliards d’euro en amputation du PIB, c’est-à-dire à la fois en perte de valeur ajoutée créée dans l’économie et de revenu pour les habitants. Quand la croissance s’affiche pour une année donnée à -3% au lieu du 2% habituel, cela fait donc un différentiel de revenu de près de EUR 20 milliards, un coût partagé entre entreprises, individus et secteur public.

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