Cinq idées reçues sur l’épargne-pension

Par AG

 

Pour maintenir son niveau de vie après la retraite, l’épargne-pension est généralement présentée en tant que solution incontournable. Toutefois, bien préparer sa pension commence par s’informer correctement. Faisons le point sur les idées reçues les plus courantes au sujet de l’épargne-pension.

 

 

Le montant de la pension légale est largement suffisant

 

Pour éviter de surestimer le montant de sa pension légale, consulter le site mypension.be permet généralement de se faire une idée plus précise et d’anticiper au mieux les efforts d’épargne à fournir dans les années à venir.

 

En Belgique, la pension se compose de « 4 piliers » dont la pension légale constitue le premier. Afin de compléter ce montant, 3 autres piliers existent.

  • Le deuxième pilier
    Ce sont tous les capitaux de pension complémentaire que les travailleurs se constituent au cours de leur carrière professionnelle, en tant que salarié ou indépendant.
  • ​Le troisième pilier
    Il s’agit de contrats individuels que l’épargnant conclut de sa propre initiative dans le but de se constituer un capital de pension complémentaire tout en bénéficiant d’un avantage fiscal, par exemple dans le cadre de l’épargne-pension ou de l’épargne à long terme.
  • ​Le quatrième pilier
    Ce pilier rassemble toutes les économies réalisées en vue de la pension sans avantage fiscal. Les possibilités sont larges puisque l’épargnant peut opter – selon ses préférences – pour des fonds de placement, des assurances de la branche 21 ou 23 ou encore l’immobilier, pour ne citer que quelques exemples.

 

Le montant de la pension légale est basé sur le dernier salaire du travailleur

 

Le montant que chaque citoyen reçoit dépend à la fois de son statut, de son salaire, de sa situation familiale et du nombre d’années de carrière. Le salaire est donc loin d’être le seul élément pris en compte dans le calcul.

 

Il est inutile de commencer à épargner pour sa pension trop tôt

 

Au contraire, il n’est jamais trop tôt pour commencer à épargner pour sa pension. Par ailleurs, il est possible de souscrire un contrat d’épargne-pension dès l’âge de 18 ans. De façon plus réaliste, un premier emploi est généralement un moment clé afin de souscrire un contrat et de commencer à bénéficier de l’avantage fiscal dès que possible.

Les salaires élevés bénéficieront d’une pension en ligne avec leur dernier salaire

Le calcul de la pension légale prévoit un plafond salarial. Ce plafond est fixé à 60 % du dernier salaire maximum, peu importe le montant. L’excédent ne sera pas pris en compte dans le calcul de la pension légale.

Par conséquent, même les revenus les plus élevés ont tout intérêt à combler cet écart de pension en se constituant un capital complémentaire.

 

La population active actuellement cotise pour sa propre pension

 

En Belgique, la population active verse des cotisations afin de financer, entre autres, la pension légale des retraités. En clair, les travailleurs d’aujourd’hui sont solidaires vis-à-vis des travailleurs d’hier. Les pensions futures seront à leur tour financées par la génération qui sera active à ce moment-là.

Cependant, le vieillissement de la population s’accompagne inévitablement d’un nombre croissant de pensionnés. Le financement des pensions représente donc un défi pour les années à venir.

 

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Une réponse sur “Cinq idées reçues sur l’épargne-pension”

  1. Les cotisations sociales sur le deuxième pilier.

    Pour faire bref, lorsque de la prise de votre pension, vous recevez un capital asssurance-goupe, ce capital fait l’objet à la source outre de la retenue fiscale, d’une retenue sociale AMI de 3,55% et d’une retenue de solidarité de 0% à 2%.
    Mais ce n’est pas tout…
    Lorsque vous percevez votre pension mensuelle, le SFP (Service Fédéral des Pensions) prélève encore sur votre pension mensuelle :
    1) une cotisation de solidarité de 0% à 2% en vérifiant si vous dépassez ou non les plafonds définis par l’article 68 de la loi du 30 mars 1994 en tenant compte d’une rente fictive mensuelle (conversion du capital sous réserve de progressivité § 2, alinéa 2 de la loi citée). Cette cotisation finance la sécurité sociale.
    2) une cotisation AMI de 3,55% en vérifiant les plafonds définis par l’article 4 de la loi du 13 mars 2013 en tenant compte d’une rente fictive mensuelle (conversion du capital sous réserve de progressivité : ceci n’est pourtant défini nulle part dans la loi !!!)… à tel point que les pensionnés recevant une pension mensuelle déjà en dessous des plafonds se voient encore prélever une cotisation AMI de 3,55% contrairement aux paragraphes 1 et 6 de l’arrêté royal du 8 décembre 2013. Cette cotisation AMI de 3,55% finance l’INAMI…
    Si vous êtes dans ce cas vous êtes le dindon de la farce car le SFP ne veut rien entendre; idem pour le Médiateur des Pensions qui voit sa rémunération défalquée des comptes de l’INAMI. (conflit d’intérêts ?)

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