Quelle protection financière pour les proches d’un indépendant en cas de décès ?

Par AG

Il n’est pas rare pour un indépendant de contracter un, voire plusieurs emprunt(s) au lancement de son activité. Ces crédits, parfois élevés, nécessitent indéniablement une protection financière, et donc une assurance.

Mais qu’en est-il du niveau de vie des proches du travailleur indépendant en cas de décès ? Passons en revue les différentes possibilités.

 

 

Pourquoi souscrire une assurance décès pour le volet privé en tant qu’indépendant ?

 

En cas de décès, le ménage du travailleur indépendant devra se passer d’une source de revenus pour faire face à ses dépenses fixes et exceptionnelles, le cas échéant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces dépenses sont loin de se limiter au remboursement d’un éventuel emprunt hypothécaire en cours :

 

  • Les coûts d’énergie : gaz, eau, électricité, etc.
  • Les abonnements : TV, internet, etc.
  • Les (futures) études des enfants
  • Les activités extrascolaires des enfants
  • Les loisirs de la famille au sens large (vacances, hobbies, sorties culturelles, etc.)
  • D’éventuels frais médicaux
  • Une panne soudaine (voiture, électroménager, etc.)

 

Sans une protection financière adéquate, le niveau de vie de la famille ainsi que ses différents projets pourraient être mis en péril. Il est cependant tout à fait possible d’éviter ce cas de figure en optant pour la bonne couverture.

 

Pour quelle solution opter ?

 

La PLCI, l’EIP et la CPTI, également connus sous le nom de « pension du deuxième pilier », sont généralement considérées comme des outils de choix pour tout indépendant souhaitant se constituer une pension, tout en bénéficiant de certains avantages fiscaux.  Mais ce n’est pas tout ! Ces produits permettent généralement de souscrire une garantie complémentaire en cas de décès afin d’assurer la sérénité d’esprit du travailleur indépendant ainsi que le niveau de vie de ses proches s’il venait à décéder.

 

Attention cependant, le statut du travailleur indépendant (en personne physique ou en société) a un impact sur les solutions qui s’offrent à lui :

 

  • Indépendant en personne physique ou dirigeant d’entreprise indépendant : PLCI
  • Dirigeant d’entreprise indépendant : EIP (en complément à la PLCI)
  • Indépendant en personne physique : CPTI (en complément à la PLCI)

 

Comment cela fonctionne en pratique ?

 

En ce qui concerne les produits dits du « deuxième pilier » (PLCI, EIP, CPTI), la réserve constituée dans le contrat sera automatiquement versée à l’assuré (l’indépendant) lors de son départ à la pension. En cas de décès en cours de contrat, le capital sera versé aux bénéficiaires du travailleur indépendant. Il s’agit généralement de sa famille.

 

Toutefois, le montant que l’indépendant peut épargner via ces solutions de pension est souvent limité à un plafond légal. En clair, le montant couvert ne sera pas toujours suffisant. La solution ? En fonction du capital à couvrir, une assurance décès à part entière, en plus de la couverture complémentaire via une assurance pension du deuxième pilier, peut représenter une solution intéressante.

 

Dans ce cas de figure, il sera possible d’adapter le montant de la couverture au cas par cas, selon les besoins de chaque indépendant et de sa situation. À l’inverse des produits du deuxième pilier, le capital sera versé uniquement en cas de décès du travailleur indépendant.

 

En résumé

 

  • EIP (dirigeant d’entreprise) : cette solution permet au dirigeant d’entreprise indépendant de financer les primes d’assurance via sa société tout en désignant ses proches en tant que « bénéficiaires en cas de décès ».
  • CPTI (sans société) : l’indépendant prend lui-même en charge le financement des primes.
  • PLCI (avec ou sans société) : l’indépendant prend lui-même en charge le financement des primes.
  • Assurance décès (avec ou sans société) : l’indépendant prend lui-même en charge le financement des primes. Une subtilité existe cependant pour les indépendants en société, qui ont la possibilité de souscrire une assurance décès via la fiscalité EIP. Cela signifie que les primes pourront être financées directement par la société de l’indépendant.

 

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