Comment se protéger d’une incapacité de travail en tant qu’indépendant ?

Par AG

C’est la réalité des travailleurs indépendants : ils gèrent chaque aspect de leur carrière de A à Z. Et si cette liberté s’accompagne de nombreux avantages, il convient de ne pas sous-estimer les conséquences éventuelles d’une maladie ou d’un accident sur leurs revenus.

 

Alors, comment un travailleur indépendant peut-il se protéger dès le début de sa carrière jusqu’à sa pension ? Faisons le point.

 

Pourquoi se protéger contre l’incapacité de travail est incontournable pour un indépendant ou un entrepreneur ?

 

Si les revenus de l’indépendant ou de l’entrepreneur disparaissent (y compris temporairement) en raison d’une incapacité de travail, cela peut avoir de sérieuses conséquences pour lui, mais également pour sa famille et son activité. Les charges fixes de la famille, les crédits privés et professionnels, la survie de l’entreprise, etc. peuvent être sérieusement mis en péril sans un revenu de remplacement suffisant.

 

Passons 3 axes essentiels à la loupe : la vie privée, la continuité de l’entreprise et les crédits professionnels, à la fois pour un indépendant en personne physique et un chef d’entreprise.

 

Vie privée

 

Dans certains cas, l’activité du travailleur indépendant représente la principale source de revenus de son ménage. Si ce revenu disparait (temporairement), l’impact en sera d’autant plus considérable !

 

Continuité de l’entreprise (indépendants en société)

 

De nombreux dirigeants d’entreprise choisissent de répartir leurs revenus. Ils s’attribuent une partie à titre de rémunération, et conservent le reste dans la trésorerie de l’entreprise. Le chef d’entreprise est généralement la personne clé qui permet d’assurer le bon déroulement de l’activité. En cas d’incapacité de travail, son absence peut fortement impacter le chiffre d’affaire. C’est la raison pour laquelle il est important de sécuriser à la fois le revenu professionnel du dirigeant et le chiffre d’affaire de la société.

 

Crédits professionnels

 

Au début de leur carrière, les indépendants ont souvent recours à des crédits, dans certains cas importants, pour lancer leur activité. Or, à ce stade, ils disposent rarement d’un capital suffisant pour absorber le choc financier​ que cela peut représenter en cas d’accident ou de maladie.

 

Les période​s d’incapacité de travail, qui réduisent drastiquement les revenus du travailleur indépendant, représentent généralement​​ un poids conséquent pour sa société. La charge des emprunts professionnels se poursuit, peu importe la situation du dirigeant d’entreprise.

 

Concrètement, que prévoit la loi pour un indépendant en cas d’incapacité de travail ?

 

Depuis le 1er juillet 2019, le système de protection légal a été adapté. Le délai d’attente pour percevoir l’indemnité forfaitaire de l’INAMI a en effet disparu. Un indépendant inapte au travail touche désormais une indemnité à compter du premier jour, à condition que l’incapacité de travail dure plus de 7 jours.

Malgré cette avancée, le montant de cette indemnité reste limité et bien insuffisant pour supporter les dépenses quotidiennes.

 

Quelles solutions pour se protéger en tant qu’indépendant ?

 

  1. Opter pour une couverture complémentaire « incapacité de travail » via un produit de pension du 2e pilier.

 

 

Cette assurance protège le revenu de l’indépendant et sa famille pendant sa période d’incapacité de travail. En optant pour cette solution, le travailleur indépendant (en personne physique ou en société) peut combiner protection et constitution de pension. Il existe deux formules :

 

  • Assurance complémentaire ACCRI via une assurance de pension 2e pilier :

En cas d’incapacité de travail due à une maladie ou un accident, le travailleur indépendant perçoit un revenu de remplacement, qui vient compléter l’allocation légale.

 

  • Assurance ACCRI via une assurance de pension 2e pilier : remboursement de la prime.

Durant une période d’incapacité de travail, l’assureur prend en charge les primes d’assurance dues (assurance principale « pension » et assurances complémentaires), ​proportionnellement au degré d’incapacité de travail.  Cette option permet à l’indépendant de continuer à épargner pour sa pension, y compris pendant la période d’incapacité de travail.

 

  1. Souscrire une assurance Revenu garanti à part entière

 

Avec une assurance Revenu garanti classique, l’indépendant protège son revenu et celui de sa famille, et perçoit un revenu complémentaire à l’allocation légale. Par ailleurs, cette assurance peut également protéger le chiffre d’affaire et la charge d’emprunt d’une société. Pour un indépendant en société, il peut par conséquent s’avérer utile de souscrire une assurance complémentaire via une solution du 2e pilier ainsi qu’une assurance chiffres d’affaire afin de protéger les volets vie privée et vie professionnelle de façon optimale.

 

Quels points communs entre les assurances ACCRI et Revenu garanti ?

 

  • L’indépendant a la possibilité de choisir le type de rente et la période de carence durant laquelle il ne reçoit pas encore de rente. Ces choix influencent le montant de la prime. D’autres éléments sont également à prendre en compte tels que l’âge du travailleur, sa profession et son état de santé.
  • Qu’il s’agisse d’une assurance Revenu garanti à part entière ou d’une assurance complémentaire contre l’incapacité de travail via le 2e pilier (à l’exception du contrat INAMI), les primes de ces assurances sont déductibles en tant que charges professionnelles.

 

Se tourner vers un professionnel reste la meilleure solution afin de bénéficier d’une solution sur mesure et adaptée à ses besoins.

 

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