Assurances décès : tous concernés par le déficit de protection ?

Par AG

Assurer son véhicule est déjà un réflexe pour la plupart des ménages. Il n’en va cependant pas de même lorsqu’il s’agit de se protéger soi et ses proches. Un décès peut pourtant bouleverser l’équilibre financier d’une famille.

Alors que les frais quotidiens continuent à s’accumuler, il faudra désormais compter sur un seul salaire. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit d’un travailleur indépendant, un décès inopiné peut également menacer la survie de l’activité professionnelle.

C’est exactement ce dont il s’agit lorsque l’on parle de « déficit de protection » ou de « protection gap ». En clair, il s’agit du montant nécessaire afin que les proches de l’assuré puissent maintenir leur niveau de vie en cas de décès. Dans le cas d’une activité professionnelle, l’objectif est notamment de limiter l’impact financier en cas de décès du travailleur indépendant.

Se protéger en tant que particulier

 

Quels besoins ?

 

  • Rembourser tout prêt (hypothécaire) en cours.
  • Assurer le niveau de vie des proches de l’assuré en optant pour une couverture qui leur permettra d’assumer les différents frais quotidiens et de mener à bien leurs projets actuels et à venir :
    • Factures d’énergie
    • Primes d’assurance (auto, incendie, familiale, etc.)
    • Abonnements internet, TV et téléphone
    • Abonnement de transports en commun
    • Plein d’essence
    • Mutualité
    • Études des enfants
    • Activités extrascolaires
    • Vacances

 

  • Protéger une donation mobilière non enregistrée : une assurance décès peut garantir le versement d’un capital en cas de décès afin de couvrir d’éventuels droits de succession sur tout montant donné qui n’aurait pas été soumis aux droits de donation au préalable.

 

Exemple 1

 

Un couple de jeunes, parents de deux enfants opte pour deux assurances solde restant dû (couverture de 100 %) pour couvrir leur prêt hypothécaire. Dans ce cas, ce ménage a-t-il besoin d’une couverture décès supplémentaire sachant que leur crédit hypothécaire sera intégralement remboursé en cas de décès de l’un des partenaires ?  Serait-il par exemple confronté à un déficit de protection si l’un des partenaires venait à décéder ?

La réponse ne fait aucun doute. Après un décès, le partenaire survivant pourrait, par exemple, éprouver des difficultés dans la gestion des dépenses courantes, des frais scolaires des enfants ainsi que de leurs activités extrascolaires. Une couverture décès additionnelle visant à maintenir le niveau de vie de la famille et à assurer sa sérénité financière en cas de décès inopiné peut représenter une solution adéquate.

 

Se protéger en tant que chef d’entreprise indépendant

 

Quels besoins ?

 

  • ​Assurer la continuité de son entreprise
    Privée de l’un de ses membres clés, l’entreprise pourrait être contrainte de refuser certains projets et ainsi voir sa pérennité menacée.
  • ​Assurer le remboursement des crédits professionnels en cours
    Pour les mêmes raisons, faire face au remboursement des différents crédits professionnels représenterait un véritable fardeau pour l’entreprise et les éventuels associés ou proches du défunt.
  • Protéger l’actionnariat de son entreprise
    Si un de l’actionnaires venait à décéder, les héritiers auraient droit à un pourcentage des parts de l’entreprise. Les héritiers deviendraient actionnaires de la société sans avoir les capacités opérationnelles nécessaires. La continuité de l’entreprise pourrait par conséquent être incertaine.

 

Exemple 2

 

Deux amis se lancent dans un projet entrepreneurial en tant qu’associés. À deux, ils disposent de toutes les compétences nécessaires afin de gérer tous les aspects de leur société de A à Z. Cependant, en cas de décès de l’un des associés, ses parts seraient automatiquement léguées à sa succession. Les héritiers deviendraient alors co-actionnaires, sans pour autant disposer des compétences nécessaires au bon déroulement des activités de l’entreprise.

L’associé restant pourrait bien entendu racheter les parts de son partenaire décédé. Pour ce faire, encore faut-il qu’il dispose du budget nécessaire. Dans ce contexte également, il est donc question de déficit de protection.

Pour couvrir ce déficit, il est possible de souscrire une assurance décès dite « croisée » sur la tête des deux associés. En cas de décès de l’un d’entre eux, un capital décès sera versé au 2e associé. Ce dernier pourrait dès lors utiliser ce montant afin de racheter les parts de son partenaire.

Chaque situation présente des subtilités propres aux besoins de chaque assuré. Bénéficier des conseils d’un professionnel reste la meilleure option afin de se diriger vers une solution adaptée.

 

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