Obligations vertes : Allier impact et rendement

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Par NNIP

 L’année 2020 pourrait bien s’avérer être un tournant pour l’investissement responsable. Une année où le Covid-19 nous a amené à rétablir nos priorités et à nous concentrer sur la sécurisation de l’avenir de notre planète. Les effets du confinement ont également eu un impact positif tangible sous la forme d’un ciel clair, d’une eau plus propre, d’une baisse sans précédent des émissions de carbone et d’une réduction de la pression sur les écosystèmes naturels. Autant de tendances environnementales bénéfiques à préserver dans un monde post-pandémique.

 

 

Lutter contre le changement climatique à tous les niveaux

 

La réalisation en moins d’une décennie des objectifs climatiques ambitieux fixés par l’Accord de Paris et par les objectifs de développement durable des Nations Unies nécessitera un financement vert d’une ampleur qui dépasse de loin ce que nous avons vu jusqu’à présent. La crise a ramené le climat tout en haut de l’ordre du jour. Elle a clairement montré que si nous voulons atteindre ces objectifs, une action doit être entreprise aux niveaux national et international, par le biais de programmes et d’initiatives de haut niveau. La cible et la taille du marché de la dette publique en font l’enceinte idéale pour s’attaquer aux problèmes climatiques.

 

Les obligations vertes, avec leur structure claire d’utilisation des recettes, peuvent cibler des projets liés au climat. Elles peuvent avoir un impact direct sur l’environnement. Les émetteurs sont des organismes supranationaux, des gouvernements et des entités liées au gouvernement ainsi que des entreprises, permettant aux investisseurs de financer un impact concret dans le monde réel et à tous les niveaux. Cela peut aller des plans de dépenses vertes à l’échelle européenne de l’Union européenne et des systèmes de transport public nationaux plus durables, aux projets d’entreprise individuels relatifs aux véhicules à faibles émissions ou les nouveaux parcs éoliens.

 

Les nouvelles réglementations, l’émission d’obligations vertes planifiée par l’Union européenne et l’essor du marché souverain devraient accroître la transparence et la publication d’informations, stimuler la liquidité et la diversité sur le marché et encourager un plus large éventail d’entreprises émettrices à passer au vert.

 

Obligations avec des avantages verts pour chaque investisseur en obligations

 

Les obligations vertes sont devenues un segment à revenu fixe courant que chaque investisseur obligataire devrait prendre en compte lors de la construction de son portefeuille. En plus de mettre l’accent sur l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ces changements, ces placements liquides et diversifiés offrent des caractéristiques similaires à celles d’obligations traditionnelles et un profil risque-rendement attrayant.

 

La demande d’obligations vertes devrait continuer de croître fortement en suivant la croissance du marché. En raison de ces perspectives positives et de l’émission d’obligations vertes plus importante que prévu depuis le début de l’année 2021, les émissions d’obligations vertes devraient atteindre les 400 milliards d’euros pour l’ensemble de l’année. Le marché mondial des obligations vertes devrait nettement dépasser la barre du billion d’euros d’ici fin 2021, contre 700 milliards d’euros à la fin de 2020.

 

Au cours des deux prochaines années, le marché devrait continuer de croître rapidement, dépassant le seuil de deux billions d’euros d’ici la fin de l’année 2023.

 

Figure 1: Emission globale d’obligations vertes (en EUR)

 

 

 

 

 

Source : NN Investment Partners

 

Relever la barre pour les rapports d’impact

 

Les investisseurs exigent de plus en plus de preuves tangibles que leur argent fait une différence positive dans le monde et que des mesures sont prises pour résoudre les problèmes environnementaux. Cette tendance est soutenue par de nouvelles réglementations et incitants climatiques qui auront un impact énorme sur le paysage de l’investissement. La norme sur les obligations vertes et la taxonomie de l’UE, qui font toutes les deux partie du plan d’action sur la finance durable, doivent être mises en œuvre en 2021-2022. Ces mesures amélioreront la transparence et l’établissement de rapports, réduiront la probabilité de greenwashing et contribueront à rationaliser davantage les investissements verts. Investir en obligations vertes permet aux investisseurs de générer un impact environnemental positif sans sacrifier la liquidité et les rendements.

 

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