Infographie du mois : Quelle est la consommation d’énergie du Bitcoin ?

Les cryptomonnaies et, plus spécifiquement le Bitcoin, remportent de plus en plus de succès auprès du grand public. Le prix du Bitcoin a ainsi atteint des sommets ces derniers mois avant de redescendre. Cette cryptomonnaie est volatile et risquée.

Pour rappel, le Bitcoin est une monnaie virtuelle, décentralisée, sans contrôle étatique, sans sous-jacents, avec inscription des transactions dans un livre comptable virtuel consultable par tout le monde et dont la valeur est celle qu’on veut bien lui donner. Toutes les transactions en Bitcoin sont authentifiées par la technique du « minage ». Un ensemble d’ordinateurs répartis dans le monde calculent les clefs d’authentification pour chaque transaction en Bitcoin. On a parfois tendance à oublier à quel point cette monnaie virtuelle est grande consommatrice d’énergie.

 

Comment ça marche ?

 

Lorsque quelqu’un « extrait » des Bitcoins, il met à jour le registre des transactions en Bitcoins, sur base d’une « blockchain ». Pour ce faire, les mineurs doivent résoudre des énigmes numériques dont la solution à 64 chiffres est appelée « hash ». Ces mineurs peuvent être récompensés par des Bitcoins, mais, uniquement, s’ils parviennent à la solution avant les autres. C’est pour cette raison que des installations de minage de Bitcoins sont mises en place sous forme d’énormes entrepôts remplis d’ordinateurs.  Ces installations permettent aux mineurs d’augmenter leur taux de hachage, c’est-à-dire le nombre de hachages produits chaque seconde.

 

Enorme consommation

 

De telles infrastructures sont des grandes consommatrices d’énergie. Un taux de hachage plus élevé nécessite de plus grandes quantités d’électricité et, dans certains cas, peut même surcharger les infrastructures locales. Pour mettre cette énorme consommation en perspective, le site Visual Capitalist a utilisé les données du Bitcoin Electricity Consumption Index (CBECI) de l’Université de Cambridge. On a ainsi pu comparer la consommation d’électricité du Bitcoin avec celle de divers pays et entreprises.

 

 

« Si le bitcoin était un pays, il se classerait à la 29ème place sur un total théorique de 196 pays, dépassant de peu la consommation de la Norvège (124 TWh). Comparée à des pays plus grands comme les États-Unis (3 989 TWh) et la Chine (6 543 TWh), la consommation d’énergie de la cryptomonnaie est relativement légère. À titre de comparaison, le réseau Bitcoin consomme 1 708 % d’électricité de plus que Google, mais 39 % de moins que tous les centres de données du monde, qui représentent ensemble plus de 2 000 milliards de gigaoctets de stockage », peut-on lire sur le site de Visual Capitalist.

 

Provenance de l’énergie

 

Mais d’où provient toute cette énergie ?  Dans un rapport publié en 2020 par l’Université de Cambridge, des chercheurs ont constaté que 76 % des cryptomonnaies ont recours à un certain degré d’énergie renouvelable pour alimenter leurs opérations. Il reste cependant des progrès à faire, car les énergies renouvelables ne représentent que 39 % de la consommation totale d’énergie des cryptomonnaies. Cependant, Visual Capitalist souligne que « l’énergie du charbon joue encore un rôle important dans la région Asie-Pacifique. C’est la seule source qui égale l’hydroélectricité en termes d’utilisation. Cela peut être largement attribué à la Chine, qui est actuellement le plus grand consommateur de charbon au monde ».

On peut cependant avancer qu’au fur et à mesure que les cryptomonnaies se généraliseront, il est probable que les gouvernements et autres organismes de réglementation s’intéresseront à l’empreinte carbone du secteur. Dans ce cadre, un regroupement des installations de cryptomining près des projets d’énergie renouvelable pourrait être étudié.

 

 

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