Quand privilégier la gestion active ou la gestion passive ?

@Pexels

Dans un portefeuille, le maître-mot est la diversification. Cette diversification porte aussi sur les types de gestion. Il est bon de combiner à la fois la gestion passive et la gestion active. Mais le choix entre l’un ou l’autre type de gestion doit se faire de façon judicieuse. Quand peut-on privilégier l’une ou l’autre apporche? 

Quand opter pour la gestion passive ?

La gestion passive présente de nombreux avantages. Le premier avantage est le coût. En général, les fonds indiciels chargent des coûts nettement moindres que les fonds actifs. Le deuxième point qui joue en faveur des fonds indiciels est la transparence. Outre le fait qu’il sait à tout moment dans quelles valeurs il investit, l’investisseur bénéficie aussi d’une transparence sur les coûts. Un autre avantage non négligeable de la gestion indicielle est la performance. Selon une étude réalisée par Lyxor sur près de 7.000 fonds actifs domiciliés en Europe, on remarque que, sur une période de 10 ans, seulement 36% des fonds actifs arrivent à surperformer leur indice de référence sur une moyenne annuelle. Sur les 36% de fonds qui ont ainsi surperformé leur indice de référence sur une année, seulement 15% y arrivent encore l’année suivante. Difficile donc de battre le marché de façon systématique au fil des ans.

Les ETF sont d’excellents instruments qui ont leur place dans les portefeuilles, en particulier dans les catégories d’actifs plus liquides telles que les actions de base ou de grande capitalisation. Dans ce segment de marché, la liquidité n’est pas un problème pour ces fonds.

Marchés moins liquides

Toutefois, les ETF qui investissent dans des parties moins liquides du marché des actions peuvent connaître des difficultés. Dans ces segments, on peut retenir les petites et moyennes capitalisations et les marchés périphériques. Récemment, ces  marchés ont été confrontés à des contraintes de liquidité difficiles en raison de la nature de leurs instruments sous-jacents. « Par exemple, un ETF qui suit le marché philippin, se négociait récemment avec une décote de 18% par rapport à sa valeur liquidative (valeur d’actif net). Cela signifie que les investisseurs étaient prêts à vendre à des prix inférieurs d’un cinquième à ceux des actifs sous-jacents », notent les spécialistes de Pictet AM. Mais qu’est-ce qui, fait le succès d’une approche active sur les marchés d’actions ? « D’une part, un gestionnaire actif a du succès si ses actions conduisent à une amélioration du ratio de Sharpe. En d’autres termes, lorsqu’il y a un excédent de rendement pour chaque unité de risque prise. D’autre part, le succès obtenu doit être à la fois durable et reproductible, même dans des conditions de marché modifiées », estime Michael Blümke de chez Ethenea. Pour y parvenir, les gestionnaires de portefeuille doivent donc posséder un certain niveau de capacité de prévision.

Marchés obligataires

Un autre segment de marché peut aussi être problématique pour la gestion passive. Il s’agit de l’investissement dans des ETF à revenu fixe (obligations). « Les dettes à haut rendement ont un taux de défaillance de 5 à 6 % en moyenne. Cela signifie que dans un panier d’ETF exposé à l’ensemble de ce segment de marché, les investisseurs acceptent un taux de défaillance de 5% dans leur investissement », ajoute Pictet AM. De plus, dans les titres à revenu fixe, les gains sont plafonnés par le coupon (paiement des intérêts). Or, les investissements peuvent descendre jusqu’à zéro en cas de défaillance. Ainsi, lorsque les taux de défaut commencent à augmenter, cela peut présenter de réels défis et des pertes importantes. C’est là qu’une approche active de la sélection est avantageuse. L’autre problème avec la réplication de l’indice des titres à revenu fixe c’est qu’elle donne aux investisseurs une plus grande exposition aux émetteurs les plus endettés. En effet, ce sont ces débiteurs les plus endettés qui composent la part la plus importante de l’indice. Or, en période de tensions sur les marchés, il est important d’éviter ces émetteurs. En obligations, l’approche en gestion active ou en lignes individuelles sera alors privilégiée.

Consultez également sur MoneyStore :

Gestion active, gestion passive : le meilleur choix est une combinaison des deux

MiFID II : Une aubaine pour la gestion passive ?

Qu’est-ce que la gestion passive ?


Pour en savoir plus sur ce sujet et sur le monde financier et économique, abonnez-vous gratuitement à la newsletter hebdomadaire ici
Nous n’avons que des produits de courrier électronique concernant la newsletter, des flashs actu ou l’invitation à des événements que nous organisons. C’est pour recevoir ce type d’informations que les lecteurs s’inscrivent. Nous ne recueillons et ne traitons que vos adresses électroniques. Veuillez noter qu’en vertu de GDPR, vous aurez le droit de nous demander à tout moment de recevoir une copie de vos données personnelles traitées, de demander la suppression de vos données personnelles. Nos newsletters contiennent un lien pour mettre fin à votre abonnement immédiatement ou le modifier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *