En investissant durablement, votre impact est 27 fois plus grand !

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Par Deutsche Bank Belgique

Depuis quelques mois, le Covid-19 a évincé le changement climatique de la une de l’actualité. Cette problématique reste cependant plus essentielle que jamais. Selon l’étude du gestionnaire de patrimoine Nordea Group Sustainable Finance, l’impact de l’investissement durable est infiniment supérieur à celui d’autres mesures : écourter sa douche, manger moins de viande, remplacer l’auto par le vélo…2 Que vous cherchiez à accroître votre impact ou à optimiser votre rendement potentiel, vous êtes toujours gagnant en ‘investissant vert’.

Depuis quelques mois, le corona a supplanté le climat à la une de l’actualité. Le défi climatique n’a cependant rien perdu de son urgence. La lutte contre le virus mobilise toutes les énergies, mais les chocs climatiques et les événements météorologiques extrêmes ne s’atténuent pas. Au contraire ! Or, une des grandes leçons de la pandémie n’est-elle pas qu’il vaut mieux se préparer à une crise avant qu’elle se déclenche ?

 

À quelque chose malheur est bon. Pour longtemps ?

En raison de la réduction des émissions résultant indirectement de la pandémie, nous respecterons probablement en 2020 l’objectif de limitation du réchauffement à 1,5°C à l’horizon 2050. Seul hic, il n’est pas envisageable, pour atteindre durablement cet objectif, de placer définitivement l’économie sous respirateur. Pour prévenir la crise climatique, nous devrons modifier fondamentalement la manière dont nous produisons l’énergie, gérons les matières premières et protégeons notre environnement.

Investir, mais comment ?

Depuis quelques années, les conseils ‘durables’ se multiplient. Moins de voiture, davantage d’isolation. Moins de viande, davantage de sacs réutilisables. Moins de chaudières à mazout, davantage de produits locaux. Bien sûr, ces changements de comportement sont importants pour lutter contre la mutation climatique. Trop souvent cependant, ces bonnes résolutions ne sont pas, ou très peu, concrétisées dans la pratique. C’est un constat, pas une condamnation.

Le gestionnaire de patrimoine scandinave Nordea a chiffré l’impact concret de ces « changements de comportement ». Pour ce faire, il s’est basé sur Sven, un adulte suédois fictif à qui il reste encore 42 ans à vivre. Voici la réduction de l’empreinte de Sven en 42 ans :

  • Écourter sa douche = -1 tonne de CO2
  • Ne manger de la viande qu’une fois par semaine = -19 tonnes de CO2
  • Prendre 1 vol international de moins par an = -27 tonnes de CO2
  • Prendre le train plutôt que la voiture = 36 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère.

Parallèlement, Nordea a calculé l’impact climatique de l’investissement, par ce même Sven, de son épargne-pension pendant ces mêmes 42 années dans un fonds1 spécialisé dans les solutions climatiques et satisfaisant aux critères ESG (Environnement, Sociétal et Gouvernance).

Le résultat de cette comparaison ? En investissant ‘vert’, Sven économise 27 fois plus de CO2 qu’en combinant toutes les autres mesures. Autrement dit, tous les efforts que l’on peut faire au quotidien, si louables soient-ils, sont 27 fois moins efficaces que l’investissement durable et responsable, et ce d’après les calculs de Nordea2.

Nordea s’empresse de préciser que les changements de comportement sont essentiels, et qu’il n’est pas question d’en minimiser l’importance. Le but de la démonstration est de prouver que les actifs financiers doivent être inclus dans le calcul de l’empreinte environnementale, car les choix en matière d’investissements ont également un impact majeur sur la transition vers un avenir durable et viable.

Pourquoi s’intéresser aux critères ESG ?

Certains investisseurs optent délibérément pour un fonds ESG parce qu’ils souhaitent que leurs actifs aient un impact, et contribuent ainsi à la solution globale. D’autres choisissent les fonds ESG parce qu’ils sont convaincus que ces fonds génèrent un rendement potentiel supérieur, car ils tiennent compte d’autres risques financiers. Quels que soient les gestionnaires et objectifs des fonds, tout le monde serait gagnant avec les critères ESG.

Les gestionnaires de fonds ESG n’ont rien de fanatiques ni d’activistes climatiques. Ils n’encouragent pas les jeunes à descendre dans la rue et ne vous dictent pas la durée de votre douche. Leur mission consiste à détecter les investissements performants en termes économiques, écologiques et sociétaux, et qui sont conformes aux principes de bonne gouvernance. Autrement dit, des investissements qui sont bénéfiques pour l’humain, pour l’environnement et pour la collectivité, tout en générant un rendement potentiel.

Le coronavirus dope l’ESG

Malgré les multiples coups de boutoir qu’encaisse actuellement l’économie, l’investissement ESG3 permettra de stabiliser le navire, et pourrait même être un des moteurs de la relance.

Le confinement n’a pas annihilé l’investissement durable, au contraire. Au cours du premier semestre 2020, les fonds ESG ont remarquablement tenu le coup. Le total des avoirs investis en actifs durables a même battu tous les records : 1.061,5 milliards de dollars au 30 juin 2020, en augmentation de 23% par rapport au trimestre précédent4.

 

1 Le concept de “fonds“ est l’appellation commune pour un organisme de placement collectif (OPC), qui peut exister sous le statut d’OPCVM (UCITS) ou d’OPCA (non-UCITS). Un OPC peut se composer de compartiments. Les fonds sont exposés à des risques. Leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse et il est possible que les investisseurs ne récupèrent pas le montant de leur investissement.
2 L’étude peut être consultée ici.
3 Découvrez les critères utilisés par Deutsche Bank.
4 Source : Morningstar – Global Sustainable Fund Flows, juillet 2020.

 

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