5 tendances majeures dans les investissements durables

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Par Deutsche Bank Belgique

Dans quelques années, tout investissement ne sera-t-il pas nécessairement ‘durable’ ? Analyse des tendances d’aujourd’hui et des réalités de demain…

  1. Bon pour la planète. Bon pour le portefeuille.

Jadis, l’investissement durable était considéré comme une œuvre de bienfaisance financière, dans le registre : « Bravo pour ce noble geste, mais n’en attendez pas de rendement digne de ce nom ». Depuis lors, les choses ont changé. Des chercheurs ont épluché 2.250 études universitaires consacrées aux investissements durables depuis les années 70. Leur conclusion? L’investissement durable offre souvent un rendement identique – voire supérieur – à un investissement non durable1.

  1. Attentif au rendement. Attentif aussi à l’impact.

L’investissement durable peut se faire selon différentes stratégies :

  • Best-in-class

Vous investissez exclusivement dans des entreprises affichant un score ESG (potentiel) supérieur à la moyenne du secteur. Le ‘score ESG’ exprime la performance de l’entreprise dans 3 domaines : Environnemental, Sociétal et Gouvernance (d’où l’acronyme ESG). Le constructeur automobile A score mieux en termes de diversité, d’empreinte carbone, de rémunération équitable… que ses concurrents B et C ? C’est dans ce constructeur A que vous investissez.

  • Thématique

Vous investissez dans un domaine bien défini. Ces thématiques sont multiples : approvisionnement en eau, énergies renouvelables, éthique de la chaîne alimentaire…

  • Impact investing

Via votre investissement, vous visez un impact – environnemental et/ou sociétal – précis. Citons par exemple les entreprises qui cherchent à réduire l’empreinte des emballages, à généraliser la disponibilité de l’eau potable, etc.

Depuis quelque temps, l’impact investing recueille de plus en plus de suffrages. Les investisseurs voient cet angle d’investissement comme une manière de générer un impact concret sur des enjeux qui leur tiennent à cœur : le réchauffement climatique, l’injustice sociale… Le choix d’un type d’impact plutôt qu’un autre n’est pas une question de performance, mais de sensibilité personnelle.

Dans un portefeuille, ces trois stratégies peuvent être combinées. Elles ne sont pas antagonistes, mais complémentaires. L’impact investing peut notamment se faire via un fonds ou un produit structuré.

  1. L’investissement durable n’est pas seulement ‘vert’

Dans quel domaine ESG anticipez-vous le plus grand potentiel de rendement : dans les investissements liés à l’environnement (E), aux enjeux sociétaux (S) ou à la gouvernance (G)?

Si vous répondez ‘l’environnement’, vous rejoignez d’innombrables autres investisseurs pour lesquels les enjeux écologiques sont la priorité des priorités. Dans une optique de diversification et de potentiel de rendement, ne négligez cependant pas pour autant le sociétal et la gouvernance. Un exemple ? Il paraît logique d’investir dans une entreprise spécialisée dans le photovoltaïque ou l’éolien, mais peut-on encore parler d’investissement responsable lorsque cette société s’approvisionne en matières premières auprès d’entreprises qui maltraitent leur personnel, ou qui soudoient les pouvoirs publics locaux ? Sur le long terme, c’est en combinant le ‘E’, le ‘S’ et le ‘G’ que l’on obtiendra un impact maximal.

  1. Les actions, et aussi d’autres actifs

Pour l’instant, les stratégies d’investissement durables sont les plus développées dans les actions. Les autres classes d’actifs évoluent aussi dans cette direction, comme le marché obligataire. Une évolution illustrée par la popularité des green bonds (obligations ‘vertes’). Ces obligations financent des projets très concrets : la construction d’abris pour vélos, de parcs éoliens, d’immeubles sobres en énergie, etc. Bien qu’elles ne représentent pour l’instant que 1% du marché des obligations, les green bonds ne cessent de progresser et de se diversifier. Sans oublier l’éventail de fonds obligataires ESG, lui aussi en pleine progression.

  1. Les investisseurs exigent de la transparence. À juste titre.

Qui détermine si un investissement est durable, éthique ou éco-responsable ? Tous les produits étiquetés ‘durables’ ne le sont pas nécessairement. Pour garantir davantage de transparence, diverses initiatives ont été prises ces dernières années, tant par le secteur bancaire que par les instances publiques. Quelques exemples :

  • Un nombre croissant de maisons de fonds font appel à des agences de certification externes pour assurer la supervision de leurs fonds.
  • Les acteurs financiers sont de plus en plus nombreux à adhérer aux Principes pour l’Investissement responsable des Nations Unies.
  • Les investisseurs institutionnels encouragent de plus en plus les entreprises et les pouvoirs publics à rendre leurs activités plus durables et plus responsables. Climate Action 100+, par exemple, est un collectif de gestionnaires de fonds (plus de 35.000 milliards USD de fonds en gestion) qui met la pression sur les 100 entreprises émettant le plus de CO2 au monde.

1 Friede G., Bush T. & Bassen A. – ESG and Financial Performance : aggregated evidence from more than 2000 empirical studies – 2015.

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