Quels secteurs privilégier dans le contexte de marché actuel ?

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Par Deutsche Banque Belgique

En résumé :

  • La pandémie de coronavirus a fait souffler un vent de panique sur les places financières mondiales.
  • Elle a également provoqué une augmentation spectaculaire de la volatilité boursière.
  • Sur quels secteurs convient-il de mettre l’accent dans cet environnement de marché hautement incertain ?

La propagation du coronavirus à l’échelle planétaire a provoqué des secousses d’une violence extrême sur les marchés d’actions mondiaux. Après avoir bouclé le premier trimestre 2020 sur des pertes historiques, les grands indices boursiers ont repris de la hauteur depuis le début du printemps mais ils restent dans le rouge depuis le début de l’année.

Se montrer sélectif

Dans ce contexte de marché chahuté, il est plus que jamais essentiel de se montrer sélectif dans ses choix d’investissements. Cette recommandation vaut également pour les secteurs sur lesquels miser. Deux secteurs paraissent particulièrement attrayants : le secteur des soins de santé et le secteur de la technologie.

Les soins de santé au premier plan

Le secteur des soins de santé est logiquement au centre de toutes les attentions en ce moment, non seulement évidemment en raison des soins prodigués aux patients atteints du COVID-19, mais aussi au vu de la course contre la montre engagée dans la recherche d’un traitement et d’un vaccin contre le coronavirus.

Il peut cependant aussi compter sur de nombreux autres catalyseurs qui vont au-delà de la crise actuelle. Le vieillissement de la population, et l’augmentation structurelle des dépenses de santé qui est liée à cette tendance démographique, constitue notamment un facteur de soutien majeur.

Des fondamentaux qui restent solides

De plus, le secteur des soins de santé est bien placé pour profiter d’une innovation continue et du développement de nouvelles technologies. Sur le plan fondamental, il se caractérise aussi par des bilans riches en liquidités. Ceci devrait permettre à de nombreuses entreprises du secteur d’une part de maintenir leurs dividendes ou leurs rachats d’actions propres et, d’autre part, de poursuivre des opérations de croissance externe.

Par ailleurs, l’évolution des revenus et des bénéfices du secteur des soins de santé est relativement peu sensible à l’évolution de la conjoncture. Ce côté non-cyclique constitue un atout alors que la pandémie de coronavirus affecte très sévèrement la croissance économique et les résultats des sociétés. Malgré ses qualités défensives, les valorisations restent intéressantes, le secteur des soins de santé se négociant avec une prime inférieure à sa moyenne à long terme par rapport au marché global.

Last but not least, le secteur ne se limite pas aux seuls grands groupes pharmaceutiques, puisqu’il comprend également la biotechnologie, les équipementiers médicaux ou encore les fournisseurs de services de soins de santé. Il offre donc de ce fait une vaste diversification.

Le secteur technologique tire son épingle du jeu

Le secteur de la technologie a pour sa part étonné positivement par sa surperformance depuis le 1er janvier 2020, certains géants technologiques évoluant même franchement dans le vert. Il se pose aussi comme l’un des principaux bénéficiaires d’une reprise de l’activité économique à moyen et long terme.

Le secteur de la technologie pourrait dans ce cadre profiter de l’augmentation des dépenses d’investissement IT, qui ont été inférieures à la tendance depuis plusieurs années, ainsi que des mesures de relance budgétaires. Le secteur peut également se targuer d’afficher des fondamentaux robustes :

  • Les bilans y regorgent de liquidités et les taux d’endettement restent relativement faibles.
  • En règle générale, les modèles d’entreprises sont aussi résilients et très rentables.

Les valorisations du secteur, sans être bon marché, sont revenues à des niveaux plus raisonnables. Enfin, le secteur technologique devrait profiter de façon encore plus manifeste des tendances structurelles imposées par la crise du COVID-19 à l’économie mondiale.

La digitalisation devrait encore s’accélérer

Nous devrions ainsi observer un recours accru à la digitalisation – par exemple dans des domaines comme les soins de santé ou le télétravail – ainsi qu’au commerce en ligne. D’autres activités à fort potentiel comme le cloud computing (la fourniture de services informatiques via Internet) et l’intelligence artificielle devraient pour leur part également poursuivre leur essor et rester des moteurs de croissance structurelle pour le secteur technologique.

Pour conclure, rappelons que ces deux secteurs – qui ont entre autres en commun de receler de nombreuses entreprises à la santé financière robuste – ne sont évidemment pas à l’abri en cas de regain des turbulences boursières.

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