Hit-Parade des fonds : Les obligations ont assuré la sécurité

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Selon les données fournies par Quantalys les fonds obligataires sont la classe d’actifs qui a le mieux performé depuis le début de l’année 2020. Avec une performance de 6,28% à fin février, les fonds investis en obligations libellées en dollars se distinguent dans ce tableau. Les fonds investis en actions ont, quant à eux, enregistré des baisses assez impressionnantes en février.

Amortisseurs de risque

On peut donc affirmer que les obligations ont bien rempli leur rôle d’amortisseur de baisse dans les portefeuilles en ce début d’année. « Il faut dire que les taux d’intérêt américains à dix ans ont atteint un record absolu à la baisse. Ils sont plus bas que durant la crise de 2008. Et l’on s’attend à de nouvelles baisses si l’épidémie de coronavirus devait se prolonger », note Xavier Servais, Administrateur chez Delande. Existe-t-il encore de la marge pour une baisse ultérieure de ces taux d’intérêt ? Il semblerait que oui. La Fed pourrait encore renforcer les mesures de quantitative easing en menant les taux à des niveaux proches ou en-dessous de zéro. « Ce n’est certainement pas raisonnable mais cela traduit une réelle méfiance pour le futur », concède Xavier Servais. Cette baisse des taux d’intérêt a mené la valeur des fonds obligataires à la hausse alors que les marchés d’actions souffraient.

Taux de change

Au-delà des taux d’intérêt, certains taux de change ont aussi été affectés. On a ainsi assisté à un renforcement de l’euro. Le real brésilien a alors perdu 12% par rapport à l’euro et le rand sud-africain près de 9%. On constate que les pays producteurs de matières premières ont subi de plein fouet la baisse des marchés boursiers. En effet, la Chine est un moteur important de la croissance mondiale. Cette économie est grande consommatrice de matières premières. Avec la crise du coronavirus et le gel de  l’économie chinoise, la demande pour ces matières a fortement chuté. Les pays émergents souffrent davantage aujourd’hui car le poids de la Chine y est important. A terme, ils pourraient cependant bénéficier de la baisse des taux d’intérêt en dollar.

Baisse brutale et rapide

Les marchés actions ont, quant à eux, subi de lourdes pertes en février. « Nous n’avions plus connu une telle baisse aussi rapide et brutale depuis 1987. Durant l’année 2008, les baisses ont été plus étalées dans le temps. C’était plus progressif. C’est la rapidité et l’ampleur de la baisse qui ont surpris en ce début d’année », note Xavier Servais. Il reste à savoir si cette baisse sera durable. On constate que, pour certaines valeurs, la chute des cours n’est pas toujours justifiée. On comprend les baisses dans des secteurs comme l’aviation, les croisières et les voyages. Elles sont cependant plus difficilement compréhensibles pour des valeurs comme CFE ou Solvay, par exemple. « Il faut dire que cette baisse est survenue juste après des records à la hausse. Nous sommes aujourd’hui revenus aux mêmes niveaux qu’il y a un an. C’est pour cela que la réaction récente des marchés paraît excessive », estime Xavier Servais. Il est vrai que 2019 avait connu un fort engouement pour les valeurs technologiques.

Prudence

Dans beaucoup de secteurs, on préfère aussi jouer la prudence. Bloomberg montre ainsi dans un tableau que 320 sociétés du S&P 500 invoquent un impact possible du coronavirus sur leur activité. Cet impact peut se faire sentir à court ou à moyen terme. « Les dirigeants préfèrent jouer la prudence en annonçant des impacts négatifs et revenir peut-être ensuite avec de meilleures nouvelles ».  Il est vrai aussi que le coronavirus peut être assimilé à un cygne noir. Il n’était pas envisagé dans les prévisions pour l’année 2020 par les stratégistes !

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