Comment investir en ces temps de plus grande volatilité ?

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Par Deutsche Bank Belgique

Grâce aux fonds mixtes flexibles, l’investisseur ne doit pas choisir entre les investissements en actions ou en obligations. Acheter ou vendre, maintenant ou plus tard… Ces choix, il les laisse à un gestionnaire professionnel. Une volatilité accrue, des investisseurs passant rapidement de l’optimisme au pessimisme, l’incertitude sur l’évolution de la pandémie, des tensions géopolitiques (pétrole, conflit commercial USA – Chine…) : c’est le scénario par excellence où les gestionnaires de fonds mixtes flexibles peuvent révéler leurs talents. En passant rapidement d’un investissement plus ou moins risqué à un autre en fonction de l’évolution des conditions du marché, ils peuvent prouver leur valeur ajoutée. Les fonds mixtes flexibles méritent certainement leur place dans un portefeuille d’investissement bien diversifié. 

  1. Vous avez dit ‘fonds mixtes flexibles’ ?

Les fonds d’actions investissent dans des actions et les fonds d’obligations dans des obligations. Dans le cas d’un fonds mixte flexible, cette contrainte ne s’applique pas : le gestionnaire professionnel du fonds décide d’accorder plus ou moins de poids aux actions, aux obligations ou aux liquidités. Si le gestionnaire de fonds craint des turbulences sur les marchés d’actions, il est donc libre de réduire ses positions en actions et d’augmenter ses liquidités. Voilà pour l’approche des fonds mixtes flexibles.

D’autre part, il existe aussi des fonds mixtes ‘classiques’. Ils investissent à la fois en actions et en obligations, mais selon des pondérations fixes : par exemple 50% en actions et 50% en obligations.

  1. Quels en sont les avantages ?

Avec un fonds mixte flexible, l’investisseur n’a pas à se soucier de savoir quand ni combien investir dans des actions ou des obligations. Et encore moins décider quelles actions ou obligations choisir. Il confie cette gestion à un expert qui prend pour lui les décisions de manière rationnelle. Dans un contexte de volatilité accrue, cette approche représente une vraie valeur ajoutée. 

  1. Existe-t-il différents types de fonds mixtes flexibles ?

Oui, il existe plusieurs catégories de fonds mixtes flexibles. Les principales sont les suivantes : 

  • Fonds mixtes flexibles défensifs.

Ces fonds ont eu une volatilité historique relativement faible. Ces fonds possèdent un indicateur synthétique de risque et de rendement (SRRI3) inférieur ou égal à 3 depuis leur lancement ou définissent dans leur politique d’investissement un objectif clair de préservation du capital. 

  • Fonds mixtes flexibles modérés.

Ces fonds ont une stratégie équilibrée visant à faire croître le capital investi à long terme tout en prenant un risque moyen. Le SRRI3 de ces fonds a été inférieur ou égal à 4 depuis leur lancement. 

  • Fonds mixtes flexibles dynamiques.

Les gestionnaires de ces fonds se concentrent également sur le profil baissier, mais ont pour mandat de prendre plus de risques. L’exposition aux actions peut atteindre jusqu’à 100%. Le SRRI3 le plus élevé de ces fonds depuis leur lancement est supérieur ou égal à 5. 

  • Fonds mixtes flexibles générateurs de revenus (Income).

Ces fonds ont une stratégie dynamique visant tout d’abord à générer des revenus réguliers et ensuite à bénéficier de la croissance potentielle de certains marchés, tout en acceptant un risque moyen à relativement élevé. Le SRRI3 de ces fonds a été inférieur ou égal à 5 depuis leur lancement. 

  1. Quelle place l’investisseur peut-il réserver aux fonds mixtes flexibles dans son portefeuille ?

Tout dépend de son Financial ID, c’est-à-dire de son profil d’investisseur. Eu égard à leur vaste diversification, les fonds mixtes flexibles sont généralement considérés comme la base idéale d’un portefeuille d’investissement. Au-delà de ce socle de fonds mixtes flexibles, l’investisseur peut opter pour des fonds d’actions ou d’obligations géographiques (pays émergents, États-Unis, Japon, etc.) ou thématiques (climat, robotique, sécurité…). 

  1. Les fonds mixtes flexibles présentent-ils des inconvénients ?

Les fonds mixtes flexibles ne constituent pas une solution miracle. Le gestionnaire d’un fonds mixte flexible peut aussi commettre des erreurs. Entre le fonds mixte le plus performant et le moins performant, on peut parfois observer un écart de rendement de 10% sur un an. Un mandat plus flexible élargit les opportunités, mais augmente aussi le risque de se tromper de temps à autre. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de diversifier ses fonds mixtes flexibles au moment de constituer son portefeuille. Garnir son portefeuille avec 11 fonds mixtes flexibles offensifs équivaut à installer 11 attaquants dans une équipe de football, en oubliant les milieux de terrain, les défenseurs ou le gardien de but.

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