Comment mesurer la durabilité d’un fonds ?

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Nous avons déjà abordé dans les pages de ce blog les conseils pour bien choisir son fonds ISR. Tous les conseils repris dans cet article sont évidemment toujours d’actualité. 

Mais une fois que l’on a défini son investissement, comment mesurer sa performance dans son aspect ISR (ou ESG) dans le temps? La question qui est abordée ici concerne donc l’impact que ces fonds ont sur l’environnement, les conditions sociales ou l’amélioration de la gouvernance des entreprises.

Ne nous voilons pas la face : il est très difficile de mesurer quels sont les impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance de nos investissements. Pour l’instant, il n’existe pas vraiment d’outils de mesure adéquats qui soient assez précis pour mesurer, par exemple, l’impact que notre investissement aurait sur l’empreinte carbone ou sur la création d’emplois.

Mais il existe cependant des pistes pour mesurer la qualité ISR ou ESG de ces fonds à travers le temps. Ce domaine est très délicat et pointu et l’investisseur doit donc déléguer cette analyse à des experts.

La première façon est de se référer aux labels qui sont octroyés par des organismes reconnus tels qu’Ethibel ou Vigeo. En France, on trouve le label ISR créé et soutenu par le Ministère des Finances pour les produits ISR destinés aux épargnants français et européens.  Si le fonds a ce type de labels, c’est déjà un gage de qualité.

On peut aussi se référer aux listes et scores qui sont établis par des organismes reconnus qui publient des listes des fonds qualifiés avec des scores. Bien que très orthodoxe, la méthodologie utilisée par Financité permet de se faire une idée plus précise de la qualité des fonds ISR. 

Sur le site de la BEAMA (Belgian Asset Manager Association) on trouve également une méthodologie pour classer ces fonds ISR. La firme Morningstar a également développé un outil qui permet de mesurer le degré de « soutenabilité » des fonds. Cette méthodologie doit cependant être encore affinée.

Au-delà des méthodologies qui existent, l’investisseur doit aussi être vigilant et ne doit pas hésiter à poser des questions sur les sociétés qui se trouvent en portefeuille. « Pourquoi avez-vous mis cette société dans le portefeuille ? Sur quelle base l’y avez-vous mise ? » Les réponses qui sont fournies sont parfois édifiantes et permettent assez rapidement de se faire une idée sur la qualité ISR de certains fonds.

Quelle que soit la piste qui sera privilégiée pour analyser la durabilité d’un fonds, il faut garder à l’esprit que l’éthique des uns n’est pas l’éthique des autres et que, dans la plupart des fonds, il faudra faire des concessions. Il reste à déterminer jusqu’où l’on est prêt à faire ces concessions, mais ça c’est une affaire très personnelle !

Consultez aussi:

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La catégorie la finance éthique

 

 


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