Où peut-on encore trouver du rendement ?

Par Deutsche Bank Belgique

Les investissements traditionnels (épargne, bons de caisse, etc.) ne rapportent presque plus rien. Quelles sont les alternatives ?

En résumé :

      • Le taux d’intérêt du compte d’épargne est à un plancher historique. Sans amélioration en vue.
      • Rendement famélique également pour les obligations de qualité en euros avec coupons fixes. Les obligations en dollars sont un peu plus intéressantes.
      • Pour générer un rendement digne de ce nom, il faut investir en actions. Tout en sachant qu’un surcroît de rendement potentiel va toujours de pair avec un risque accru.

  1. Le compte d’épargne

Dans presque toutes les banques, les taux des comptes d’épargne classiques flirtent avec le minimum légal. Une embellie s’annonce-t-elle à court terme ? Hélas non.

La Banque centrale européenne (BCE) n’augmentera certainement pas son taux directeur avant juin 2020. Ce n’est qu’après qu’elle normalisera éventuellement peu à peu ses taux, mais sachant que le taux de dépôt est de -0,40%, il ne faut pas s’attendre à grand-chose non plus. Au contraire, la probabilité d’une baisse de 0,1% (de -0,40% à -0,50%) en septembre 2019 a même sensiblement augmenté.

Cette évolution de la politique monétaire et des anticipations de marché se reflète également dans les taux d’intérêt à long terme : le taux allemand à 10 ans est tombé en juillet 2019 à -0,40% et ne devrait pas augmenter fortement pour l’instant. Les taux d’intérêt à long terme et à court terme devraient rester faibles, voire négatifs, surtout en euros.

Les investisseurs qui souhaitent rester liquides n’ont donc aucune solution et ne doivent pas espérer du rendement. En outre, la valeur réelle de leur capital diminue. Depuis 2010, l’inflation est sensiblement supérieure au taux d’intérêt des comptes d’épargne.

2.Les obligations en euros

Les obligations sont une solution, à condition de privilégier le rendement et la sécurité, sans avoir un besoin immédiat de son argent. À l’échéance, l’investissement est en effet remboursé à sa valeur nominale (sauf en cas de faillite de l’émetteur). Il faut cependant savoir qu’à l’instar des comptes d’épargne, le rendement des obligations est étroitement lié à l’évolution des taux d’intérêt, majoré d’un supplément qui rémunère le risque de crédit lié à l’émetteur. En d’autres termes, lorsqu’il s’agit d’obligations de qualité à coupons fixes et libellées en euros, le rendement est faible.

Parmi les alternatives aux obligations, épinglons les produits structurés dont le rendement est lié à la performance d’un indice d’actions ou d’un fonds d’investissement sous-jacent. Le coût d’opportunité de ces produits est assez faible. Si vous souhaitez une protection de capital en euros (sauf en cas de faillite ou défaut de l’émetteur) en visant malgré tout un certain rendement, les produits structurés sont une piste à envisager.

3. Les obligations en dollars

Les obligations libellées en dollars offrent davantage de rendement qu’en euros. Il s’agit par exemple d’obligations d’entreprises américaines de qualité, de durée relativement courte. Si vous acceptez davantage de risques, vous pourriez opter pour les obligations des pays émergents. Elles offrent davantage de rendement, mais au prix d’un risque accru. Leur rapport risque-rendement reste toutefois correct.

Lorsque vous investissez en dollars, vous devez toujours tenir compte du risque de change. Selon les perspectives (juillet 2019), le dollar devrait évoluer dans une fourchette restreinte au cours des 12 prochains mois. Autrement dit, vous ne devez pas vous attendre à un rendement additionnel substantiel, mais les prévisions n’annoncent pas non plus de perte notable.

  1. Les actions

Pour obtenir du rendement, mieux vaut se tourner vers les actions. À une condition cependant : avoir conscience que l’investissement en actions comporte toujours une part de risque, et que les actions doivent être considérées comme des investissements à long terme. Pourquoi ? Parce que le long terme lisse les fluctuations propres à cette classe d’actifs.

Le contexte économique reste favorable (juillet 2019). La croissance a dépassé son sommet, mais reste robuste. Les États-Unis, qui servent de locomotive à la croissance mondiale, continuent à mieux se comporter que la moyenne. Et quand le premier de cordée montre l’exemple, les autres régions du monde en profitent.

Les perspectives en termes de bénéfices des entreprises restent positives, bien qu’en léger recul par rapport à 2018. Par ailleurs, les banques centrales ont assoupli leur politique monétaire, ce qui a souvent un impact positif sur les bourses

Comment investir en actions ?

Si vous décidez d’investir directement en actions ou en fonds d’actions, il convient de privilégier la diversification dans différentes thématiques d’investissement, plutôt que la diversification géographique. Les actions thématiquesgarantissent non seulement davantage de diversité, mais elles ne calquent pas nécessairement leur évolution sur les cycles économiques classiques. Parmi les thèmes envisageables, citons la sécurité, le vieillissement de la population, l’intelligence artificielle et le développement durable.

Une autre stratégie consiste à ne pas investir exclusivement en actions, mais à opter pour des fonds mixtes flexibles. Les gestionnaires de ces fonds veillent à y intégrer des ‘pare-chocs’ censés protéger le fonds contre tout excès de volatilité, mais il faut savoir que le capital n’est pas protégé. Bien entendu, il vous est toujours loisible d’opter pour la gestion discrétionnaire, une formule par laquelle vous déléguez la gestion de votre argent à un gestionnaire de portefeuille professionnel. Cet expert adapte alors l’exposition aux risques en fonction de votre profil d’investisseur.

Consultez aussi le corner « les bons conseils » 


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