Hit-parade des fonds : L’or a repris des couleurs

Selon les données fournies par Quantalys, les fonds investis en actions sectorielles sur l’or ont le mieux performé en juin 2019 (+16,64%). Ces fonds ont réalisé une performance de 23,12% depuis le début de l’année. Comment explique-t-on cette remontée ? Le point avec Erik Joly, CIO chez ABN AMRO Belgique.

Comment explique-t-on cette performance des valeurs aurifères ?

Deux facteurs sont essentiellement déterminants dans l’évolution du cours de l’once d’or. Il s’agit de l’évolution du cours du dollar et de l’évolution des taux d’intérêt. Or, la Fed a clairement laissé sous-entendre sa volonté de baisser ses taux directeurs. En marge de cette baisse de taux d’intérêt, le dollar s’est affaibli.

D’autres facteurs entrent-ils aussi en ligne de compte ?

Les enjeux géopolitiques sont moins présents dans cette évolution qu’auparavant. On pense aujourd’hui aux tensions entre l’Iran, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Il faut souligner que depuis 2004 le marché de l’or a fortement évolué. En effet, il est devenu plus accessible au grand public avec les trackers et les futures notamment. De valeur-refuge, l’or est devenu aussi un instrument d’investissement à part entière. Certains acteurs investissent en or en souhaitant profiter de son évolution à court terme.

Comment appréhender l’or en portefeuille ?

A court terme, nous avions comme objectif un cours de 1.400 dollars l’once à fin 2019. Or, nous y sommes déjà. Les cours de l’once d’or avaient déjà anticipé la baisse des taux d’intérêt américains. Cependant, si la Fed décidait de revoir ses positions, les investisseurs pourraient revendre leurs positions avec bénéfice. Nous estimons donc qu’aujourd’hui l’once d’or est un peu chère. Nous sommes donc vendeurs à courte échéance.

Et à moyen terme ?

A moyen terme, l’or pourrait encore monter. Nous estimons que l’once pourrait dépasser le cap des 1.500 dollars à fin 2020. En effet, les taux d’intérêt sont partis pour rester bas et les obligations gouvernementales présentent de plus en plus souvent des rendements négatifs. Tous ces facteurs sont favorables pour le métal jaune. De plus, on constate que les banques centrales achètent davantage d’or. En 2018, elles ont acquis 615 tonnes d’or, ce qui représente une progression de 74% par rapport à 2017. Aujourd’hui, les banques centrales détiennent environ 36.000 tonnes d’or. C’est le montant le plus élevé depuis 1967.

Quelle proportion peut-on détenir en or dans un portefeuille ?

Dans un portefeuille bien diversifié, le métal jaune peut prendre une place de l’ordre de 3 à 5%. Ces placements peuvent se faire en or physique ou sous forme d’ETF (trackers) sur l’or.

Consultez également sur MoneyStore :

Cinq éléments à prendre en compte si l’on investit en or

 

Pourquoi et comment faut-il diversifier ses placements ?

 

Quel avenir pour l’or bleu ?

 


Pour en savoir plus sur ce sujet et sur le monde financier et économique, abonnez-vous gratuitement à la newsletter hebdomadaire ici
Nous n’avons que des produits de courrier électronique concernant la newsletter, des flashs actu ou l’invitation à des événements que nous organisons. C’est pour recevoir ce type d’informations que les lecteurs s’inscrivent. Nous ne recueillons et ne traitons que vos adresses électroniques. Veuillez noter qu’en vertu de GDPR, vous aurez le droit de nous demander à tout moment de recevoir une copie de vos données personnelles traitées, de demander la suppression de vos données personnelles. Nos newsletters contiennent un lien pour mettre fin à votre abonnement immédiatement ou le modifier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *