Les «villes intelligentes» sont-elles la solution au problème du changement climatique?

Par Schroders

Près d’un quart de la population mondiale vit dans des villes. D’après les prévisions, ce pourcentage pourrait doubler à l’horizon 2030. L’évolution technologique et les mégadonnées («big data») permettent aux villes de gérer plus intelligemment cette problématique (environnementale). Selon la dernière actualisation en date du classement Global Cities, c’est Los Angeles qui occupe la première place des métropoles mondiales, suivie assez étonnamment par Londres, en forte progression.

Le rôle des universités dans le succès des villes semble bien être énorme. C’est pourquoi la présence d’universités performantes sur le territoire des villes est devenue un nouveau facteur pris en compte dans l’évaluation annuelle de ces dernières. 

La connectivité est la clé

L’urbanisation et la croissance démographique mondiale font subir aux villes une pression considérable causée par le trafic routier, la pollution, la pauvreté et la surpopulation. Les villes sont dès lors un facteur important de la politique climatique. Avec leur réseau de personnes qui fournit une quantité énorme de données, les villes intelligentes offrent des possibilités en termes d’amélioration de l’efficacité et d’avantages technico-environnementaux. La connectivité est une clé. Les villes intelligentes représentent 40% des avantages économiques de l’Internet des objets. Le transport, l’énergie, la gestion des données et l’infrastructure sont les principaux terrains sur lesquels des changements vont s’opérer. 

Pour faire face à l’augmentation de la population, on a besoin d’une infrastructure de transport plus efficace. Des investissements sont nécessaires dans l’infrastructure et les services. Les véhicules électriques jouent un rôle dans la réduction de la pollution atmosphérique, mais ils requièrent un vaste réseau de points de chargement. Les systèmes énergétiques intelligents rendent l’approvisionnement en énergie plus respectueux de l’environnement, un des grands défis restant d’arriver à faire correspondre l’offre et la demande.

Nouvelles villes, nouvelles opportunités

Une grande partie de la hausse de la démographie mondiale se concentrera dans des nouvelles villes. Plus de 100 nouvelles villes de plus d’un million d’habitants verront le jour au cours des dix prochaines années. Ce développement offre de belles opportunités de redessiner l’infrastructure énergétique mondiale en tenant compte des objectifs climatiques à long terme. Les marchés émergents seront pionniers en la matière. Il est en effet plus facile d’intégrer des technologies intelligentes dans des villes nouvelles que d’adapter des villes existantes à ces technologies. 

Le marché mondial pour ces applications pourrait atteindre la barre des 400 milliards de dollars en 2020. C’est donc un marché porteur d’opportunités pour les investisseurs qui sauront profiter de cette expansion.

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