Les principales régions participent toutes à la croissance de l’économie mondiale

Par Guy Wagner, chief investment officer de BLI – Banque de Luxembourg Investments

Toutes les principales régions participent actuellement à la croissance de l’économie mondiale. Aux Etats-Unis, le PIB a augmenté de 3% en rythme annualisé au troisième trimestre par rapport au trimestre antérieur, principalement à cause d’une augmentation des stocks et une amélioration de la balance commerciale. Dans la zone euro, la conjoncture demeure robuste et les risques politiques contenus dans l’expectative des élections législatives italiennes au début de l’année prochaine.

Au Japon, la large victoire de Shinzo Abe aux élections anticipées plaide pour le maintien d’une politique monétaire et fiscale extrêmement expansive. Le renforcement du pouvoir du président Xi Jinping, dont le nom a été inscrit dans la constitution du parti communiste lors du 19ème congrès national, devrait assurer la poursuite d’une croissance économique robuste de l’économie chinoise.

La plupart des indices boursiers sont restés favorablement orientés en octobre

En octobre, la plupart des indices boursiers sont restés favorablement orientés. La publication de nouvelles économiques positives et de bons résultats d’entreprises soutient les marchés des actions, qui continuent de se caractériser par une progression extrêmement régulière et peu volatile. Le principal élément négatif est le niveau élevé des valorisations boursières. Bien que ces dernières réduisent considérablement le potentiel de rendement à long terme des actions, elles ont rarement été un bon signal de l’imminence d’une correction éventuelle.

La BCE annonce la réduction de son programme d’assouplissement monétaire quantitatif

Conformément aux attentes, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé la réduction de son programme d’assouplissement monétaire quantitatif à partir de janvier 2018. Le volume mensuel des titres de créances rachetés passera de 60 milliards d’euros actuellement à 30 milliards d’euros l’année prochaine. Le programme de rachat s’étendra au minimum jusqu’en septembre 2018 et pourra être prolongé au-delà de cette date. Le président de la BCE Mario Draghi a également répété que les taux d’intérêt directeurs de la BCE resteraient à leurs niveaux actuels pendant une période prolongée, et bien au-delà de l’horizon fixé pour les achats nets d’actifs. Dès lors, les taux directeurs européens ne devraient guère augmenter avant 2019. Aux Etats-Unis, les autorités monétaires ont laissé inchangés leurs taux directeurs lors de leur réunion au début du mois de novembre. La nomination de Jerome Powell comme successeur de Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale à partir de février 2018 plaide pour la poursuite d’une politique monétaire peu restrictive dans les années à venir.

Les marchés obligataires demeurent peu attrayants

Dans la zone euro, les rendements obligataires ont légèrement reculé. Le non-engagement de Mario Draghi sur une date précise de sortie définitive du programme d’assouplissement monétaire quantitatif a soutenu les marchés obligataires européens en fin de mois. Ainsi, le rendement de l’emprunt d’Etat à 10 ans a baissé en Allemagne, en Italie et en Espagne. Aux Etats-Unis, les taux longs ont légèrement remonté, suite à l’avancement du projet de réforme fiscale de l’administration Trump. D’une manière générale, les marchés obligataires demeurent peu attrayants.

L’euro plus faible en octobre

Après la force de l’euro depuis le début de l’année, la monnaie européenne a cédé du terrain en octobre. Le flou concernant la fin définitive du programme d’assouplissement monétaire quantitatif de la BCE a pesé sur la monnaie commune qui a reculé de 1,18 à 1,16 dollar sur l’ensemble du mois. L’avancement de la réforme fiscale aux Etats-Unis semble être une condition nécessaire pour une éventuelle poursuite de l’appréciation du dollar dans les semaines à venir.

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