Jérôme Truyens, hockeyeur et homme d’argent

_dsc8813Il est médaillé d’argent aux jeux olympiques de Rio et gestionnaire de fonds actions chez Puilaetco Dewaay. Ce hockeyeur au regard franc et direct, c’est Jérôme Truyens 29 ans, papa d’une petite fille et bientôt d’un garçon. Mais comment fait-on pour mener trois vies de front : celle de gestionnaire, de hockeyeur de haut niveau et de père ? « Avant Rio, toute l’équipe a dû faire un trait sur ses autres activités pendant un an pour s’entraîner. Dans l’équipe, j’étais le seul à travailler et mon employeur m’a accordé une pause-carrière d’un an », explique Jérôme Truyens.

Quand il commence à jouer au hockey, Jérôme a six ans. Ce n’est pourtant pas un sport que l’on pratique dans la famille mais le jeune garçon va gravir les échelons et intégrer finalement l’équipe nationale des Red Lions qui remportera la médaille d’argent aux jeux olympiques de Rio. « Je suis toujours resté dans le même club, le Royal Racing Club de Bruxelles qui est sponsorisé par … Puilaetco Dewaay. Et c’est donc naturellement que j’ai postulé auprès de cette banque privée après mes études à Solvay », avoue Jérôme Truyens. Pour pouvoir combiner une carrière internationale de hockey avec un métier dans la finance, il fallait convaincre un employeur à la fois sur le plan professionnel mais aussi sur le plan sportif. Au début, le jeune homme travaillera sur base d’un horaire à 90%. Les entraînements se déroulaient les lundi toute la journée et les mardi matin. « Mais très vite j’ai dû passer à un 4/5 parce que les entraînements se poursuivaient le mardi toute la journée. Ensuite, avant les jeux olympiques, nous nous sommes entraînés quatre jours par semaine et j’ai donc pris une pause carrière d’un an », ajoute le hockeyeur.

Et demain ? Comment Jérôme entrevoit il son avenir ? Après 12 ans passés chez les Red Lions, trois jeux olympiques et une médaille d’argent, le jeune homme a décidé de mettre fin à sa carrière de hockeyeur en équipe nationale. « Je veux recommencer à travailler, reprendre ma vie normale en tant que papa. En équipe nationale, j’étais parti trois mois par an. Toute cette vie demande une discipline et une organisation strictes. Pour moi tout est accompli : j’arrête le hockey au niveau national dans de belles conditions mais je continuerai à jouer dans mon club. Il faudra bien sûr que le corps, l’envie et les qualités physiques suivent », reconnaît le gestionnaire de portefeuille. Cette expérience du hockey a modelé la personnalité de Jérôme. Il a dû suspendre durant un mois les cours pendant l’école secondaire. Durant son cursus à la VUB (Vrije Universiteit Brussel), il a pu bénéficier du statut de sportif lui permettant de passer ses examens avec un horaire adapté. « Cela m’a obligé à étudier pour réussir et pouvoir partir en stage. C’est une discipline à développer pour mettre la priorité sur l’entraînement au top niveau. Il y avait l’entraînement physique et le travail intellectuel à gérer de front tant à la VUB qu’à l’ULB ensuite pour mon master». Sa carrière dans le hockey lui a fait mettre la barre très haut, le jeune homme est exigeant pour lui-même et aussi dans son travail. Les performances du fonds qu’il gère doivent être les meilleures !

Ni regrets ni nostalgie, tels sont les sentiments de Jérôme Truyens aujourd’hui. Au début, ce sera sans doute difficile de voir les Red Lions poursuivre leur trajectoire sans lui mais ce ne sont pas des regrets que ce champion gardera de son passage en équipe nationale mais plutôt de beaux souvenirs. C’est une nouvelle vie qui s’ouvre à lui avec des défis de taille : le métier de gestionnaire dans l’environnement actuel est exigeant et le rôle de papa de deux petits enfants s’annonce aussi rempli de joies et de surprises !

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