Comment expliquer le rebond des actions cette année ?

img_1068Par Daniel Morris, Senior Investment Strategist, BNP Paribas IP

Pour bien se positionner aujourd’hui sur les actions, il est important de comprendre les raisons qui expliquent le  rendement des marchés actions depuis le début de l’année.

Une des théories avancées est la reprise cyclique de la croissance mondiale réelle ou perçue comme telle par les investisseurs (le rebond des prix des matières premières illustre cette tendance). Si cette théorie se vérifie, cela signifie que ce sont les valeurs cycliques qui ont généré les plus-values. Le risque de marché serait alors  de voir cette confiance dans la dynamique de reprise déçue, déclenchant une correction des marchés à grande échelle. D’autres avancent une explication différente.

C’est la chasse au rendement des investisseurs qui dicte l’évolution des marchés. Dans ce cas de figure, le risque serait de voir les banques centrales se retirer des marchés. Si elles ne le font pas, la quête de rendement se poursuivra et les alternatives aux obligations — c.-à-d. les actions à faible volatilité ou à haut dividende — continueront de surperformer.

En réalité, les deux analyses sont justes, mais diffèrent par leur timing. La théorie cyclique a prévalu depuis le creux de février et après la correction des marchés qui a suivi la victoire du Brexit au référendum britannique. Cependant, la quête de revenu a prédominé depuis le début de l’année et devrait se poursuivre, du moins jusqu’au prochain choc de marché.

Si l’on compare les rendements depuis le 11 février 2016 et depuis le début de l’année par zone géographique, secteur, style d’investissement, taille et facteur, on observe peu d’écarts de performance entre les deux périodes par région, volume ou style d’investissement. À l’exception du creux de février et de la période post-Brexit, les secteurs cycliques ont surperformé les valeurs défensives, et les facteurs taille réduite et valeur ont devancé le rendement du dividende, la qualité et la faible volatilité. L’inverse est vrai depuis le début de l’année.

La surperformance des valeurs cycliques a diminué au cours de la troisième semaine du mois d’août et on pourrait s’attendre à ce que les actions défensives/à faible volatilité prennent le dessus dorénavant.

Naturellement, le premier acteur de marché reste les banques centrales. Les banques centrales ne détiennent « que » 30 % du marché des obligations d’État (États-Unis, Royaume-Uni, Japon et zone euro). Étant donné que l’assouplissement quantitatif n’est pas prêt de se terminer prochainement, la chasse au rendement continue.

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