Une augmentation de la volatilité des actions est probable

par défaut 2014-09-24 à 18.21.04Par Guy Wagner, chief investment officer de la Banque de Luxembourg

L’économie mondiale continue à bénéficier de la faiblesse des prix pétroliers pour maintenir un rythme de croissance relativement stable. Au niveau géographique, les statistiques conjoncturelles européennes ont surpris agréablement au cours des dernières semaines, aidées par le recul de la monnaie commune.

Aux Etats-Unis par contre, les conditions météorologiques difficiles au cours des mois d’hiver ainsi que la force du dollar ont pesé sur l’activité. Sur l’ensemble du premier trimestre, les marchés boursiers ont été très rémunérateurs pour un investisseur dont la devise de référence est la monnaie européenne puisque l’indice MSCI World a progressé de 15 % en euro. Compte tenu de l’environnement de taux zéro, les investisseurs continuent à considérer les actions comme le placement par défaut malgré la durée déjà étendue du cycle haussier des marchés. Le rapprochement de la période de mai à octobre, qui historiquement fut nettement moins favorable pour les actions que la période de novembre à avril, plaide toutefois pour une augmentation de la volatilité des actions dans les mois à venir.

Aux Etats-Unis, les analystes tablent sur un premier resserrement monétaire en septembre.

En mars, la présidente de la Réserve fédérale américaine Janet Yellen a laissé tomber le terme ‘patiente’ lors de la description de son attitude à l’égard d’un éventuel resserrement monétaire futur, ce qui laisse ouvertes les portes à une possible hausse des taux directeurs lors de la réunion du mois de juin. Comme elle a toutefois précisé qu’elle ne se sentait pas non plus impatiente de commencer le processus d’augmentation des taux, les analystes tablent dorénavant sur un premier resserrement monétaire au mois de septembre.

En Europe, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a exclu de terminer le programme d’achat de titres de créances de 60 milliards d’euros par mois avant septembre 2016 même si l’inflation remontait au-dessus de 0 % dans les prochains mois.

L’assouplissement quantitatif de la BCE : détente supplémentaire des rendements obligataires

En raison du programme d’assouplissement monétaire quantitatif de la BCE, les rendements des obligations d’Etat de la zone euro continuent à se détendre. Au mois de mars, les rendements des emprunts d’Etat ont encore baissé en Allemagne, en Italie et en Espagne. Les interventions massives des autorités monétaires européennes ne plaident pas pour un changement de tendance dans la zone euro malgré le niveau dérisoire des rendements offerts. Aux Etats-Unis, les taux obligataires se sont également détendus. Parmi les pays développés, les obligations d’Etat américaines demeurent l’alternative la plus attrayante étant donné qu’une convergence des taux américains vers les niveaux européens ne peut pas être exclue si l’économie américaine continuait à décevoir.

L’euro continue sa baisse

En mars, l’euro a poursuivi sur sa tendance baissière entamée en mai 2014. Depuis lors, la monnaie commune a perdu 22,5 % par rapport au dollar américain. A court terme, le report probable d’une première hausse des taux de juin à septembre devrait ralentir quelque peu le rythme d’appréciation du dollar. Néanmoins la tendance haussière du dollar devrait rester en place tant que le scénario d’une remontée des taux d’intérêt aux Etats-Unis ne sera pas définitivement écarté.

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