Regards croisés

Dans ce corner, chaque mois, les analystes de DNCA présentent de façon synthétique leurs attentes et leurs appréhensions sur l’économie et les marchés.

 

Regards croisés sur l’économie et les marchés

Par Igor de Maack, gérant et porte parole de la gestion chez DNCA Investments

Le 19 novembre 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • Les incertitudes qui planaient sur les élections américaines de mi-mandat est levée. Le scrutin a abouti à une forme de cohabitation. La Chambre des Représentants à majorité démocrate devrait rééquilibrer le débat politique sur la dérive du déficit public
  • Après un mois d’octobre noir, novembre démarre sous de meilleurs auspices avec, en moyenne, des prévisions de croissance des bénéfices des entreprises globalement maintenues tant aux Etats-Unis qu’en Europe.  
  • Les taux d’intérêt sont toujours à des niveaux bas aux Etats Unis et également en Europe malgré la politique de normalisation de la FED. Ces taux d’intérêt soutiennent la croissance économique.

Les moins

  • Des risques singuliers et bien identifiés subsistent encore en Europe (fonctionnement des budgets dans l’UE avec l’Italie, Brexit…) et limitent le retour des investisseurs sur les marchés.
  • Nous vivons un moment historique singulier avec des gouvernances et des mandatures uniques notamment en Italie, en Allemagne et aux Etats-Unis qui favorisent l’incertitude.
  • L’écart important entre les taux d’intérêt longs américains et européens peut entrainer des corrections de valorisation.

En bref : 

  • Les marchés saluent le résultat des élections américaines de mi-mandat après un mois d’octobre noir.

Malgré l’incertitude politique, le momentum macroéconomique n’est pas si pire 

Texte achevé de rédiger le 12 novembre 2018 par Igor de Maack, Gérant et Porte Parole de la Gestion. 

 

Consultez aussi la vidéo avec la vision d’Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV).

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Regards croisés sur l’économie et les marchés en octobre

Par François Collet, Gérant, chez DNCA Investments

Le 16 octobre 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie. 

Les plus

  • L’économie américaine semble en pleine forme avec un rythme de croissance record (4% attendu en 2018) et des indicateurs positifs grâce notamment au dumping fiscal.
  • Les turbulences sur les marchés actions ont fait rebaisser les taux d’intérêt américains, les investisseurs venant se réfugier sur les US Treasuries.
  • Les marchés européens résistent mieux que les marchés émergents et américains.

Les moins

  • Les craintes resurgissent concernant un durcissement attendu de la politique monétaire de la FED en réponse à une économie américaine jugée en surchauffe et qui pourrait aller au-delà du taux neutre ( de 3%) sur un horizon de 12 mois. 
  • On peut s’attendre à une révision à la baisse des perspectives de la croissance mondiale par le FMI pour 2018, principalement dans les pays émergents qui font face à une hausse du dollar, des taux d’intérêt et du prix des matières premières. 
  • Un signal négatif est envoyé par l’Italie sur le budget et sur son objectif de déficit public. Une dégradation de la note de l’Italie par les agences de notation est attendue. 

En bref : 

  • Un risque de surchauffe de l’économie aux Etats-Unis.
  • Une croissance soutenable et équilibrée en Zone Euro.
  • La réapparition de contraintes externes fragilisent les économies émergentes. 

Consultez aussi la vidéo avec la vision de François Collet sur les marchés (source BFM TV)

 

 

 

 

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Regards croisés sur l’économie et les marchés en septembre

Par François Collet, gérant chez DNCA Investments

Le 11 septembre 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie. 

Les plus

        Les Banques Centrales sont probablement prêtes à tolérer temporairement un niveau d’inflation supérieur aux objectifs et, de ce fait, à rester accommodantes. Les actions et les titres « value » en particulier devraient bénéficier du retour de l’inflation.

        La dynamique de flux de capitaux vers les marchés européens semble redevenir favorable et les indicateurs économiques s’annoncent meilleurs qu’attendus.

        L’Italie change de discours et devrait respecter ses objectifs de déficit public à 2.5%. 

Les moins

        L’inflation accélère un peu partout dans le Monde. Elle est au plus haut depuis quasiment dix ans notamment en France (+2.3%) et ce, principalement sous l’effet de la hausse des prix du pétrole. Les tensions sur le marché du travail aux Etats Unis, en Europe et au Japon et l’instauration de nouvelles barrières douanières vont peser sur les prix et maintenir un risque inflationniste important dans les prochains mois. 

        On assiste à un écart important entre le S&P 500 et l’Eurostoxx 50 qui s’explique, d’une part, par une divergence du « momentum » macroéconomique entre les Etats Unis et la zone Euro, et, d’autre part, par la surpondération des valeurs « value » et des actions bancaires dans l’Eurostoxx. Le rachat d’actions mis en place par les entreprises américaines (800 milliards de dollars depuis le début 2018) explique aussi cet écart entre les deux indices.

En bref : Vers un rattrapage de la Zone Euro ?

Le risque inflationniste va perdurer dans les prochains mois alimenté par les tensions sur le marché du travail et la mise en place des barrières douanières. Les Banques Centrales devraient néanmoins rester conciliantes et maintenir une politique monétaire accommodante.  Les marchés de la zone euro, qui accusent aujourd’hui un retard important, devraient bénéficier d’indicateurs économiques meilleurs qu’attendus et de la normalisation de la politique budgétaire italienne.

Consultez aussi la vidéo avec la vision de François Collet sur les marchés (source BFM TV)

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Regards croisés sur l’économie et les marchés en juillet

Par François Collet, gérant obligataire chez DNCA Investments

Le 12 juillet 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie. 

Les plus :

  • Les mesures protectionnistes ont été assez contenues pour l’instant. Elles n’auront pas d’impact sur les résultats des entreprises au second trimestre même si certaines sociétés pourraient revoir leurs perspectives d’activité.
  • Depuis un peu plus d’un mois, le dollar s’apprécie davantage que le yuan ne se déprécie. Personne n’a intérêt à une dépréciation rapide du yuan. La légère dépréciation de la devise chinoise depuis le début de l’année est d’ailleurs plutôt dictée par les fondamentaux de l’économie chinoise. 
  • Sur le moyen terme, ce sont les fondamentaux qui vont dicter les marchés. Les données macroéconomiques qui vont être publiées peuvent rassurer les marchés après le léger trou d’air que la zone euro a connu en début d’année. On s’attend à des publications plutôt bonnes avec des effets de change qui vont maintenant jouer positivement. 

Les moins :

  • L’année avait très bien commencé, avec une croissance globale synchronisée. Mais, finalement, les États-Unis accélèrent et l’Europe a plutôt tendance à ralentir. Le différentiel de momentum économique se traduit par une appréciation du dollar, par une remontée des taux d’intérêt américains plus importante que celle des taux européens et par une légère surperformance des actions américaines. 
  • Ce que les marchés craignent, c’est le risque d’escalade de la guerre commerciale. Donald Trump a déjà évoqué qu’il pourrait remonter ses barrières douanières jusqu’à 200 milliards de dollars. Mais, aujourd’hui,  l’impact est encore limité.

En bref : 

Notre scénario est celui d’une guerre commerciale qui restera raisonnée. Personne n’a intérêt à un dérapage. Les mesures que Donald Trump annoncera (probablement par tweets) dans le courant de l’été ne seront d’ailleurs pas mises en place avant mi-mandat. Les Italiens n’ont pas intérêt, non plus, à un dérapage trop important de leur déficit budgétaire.

La croissance reste largement au-dessus du potentiel en zone euro. Il y a des risques, des nuages à l’horizon, mais le ciel est toujours bleu. 

Consultez aussi la vidéo avec la vision de François Collet sur les marchés (source BFM TV)  ici

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Regards croisés sur l’économie et les marchés en juin

Par Igor de Maack, gérant et porte parole de la gestion chez DNCA Investments

Le 12 juin 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus :

  • Après de nombreuses péripéties, l’Italie a finalement un nouveau gouvernement. Cette annonce est de nature à rassurer les marchés à court terme même si le risque de nouvelles élections va perdurer. Mais la situation économique de ce pays est meilleure que dans les années 2011-2013 avec un taux de croissance du PIB de 1,5 %. Par ailleurs, le bilan des banques italiennes est en partie nettoyé.
  • L’Europe s’adaptera à la guerre commerciale avec les Etats-Unis. Le cours du dollar et le renchérissement du prix du baril de pétrole ont aujourd’hui plus d’impact sur les marchés que les mesures protectionnistes décidées par Donald Trump. Les effets induits par la robustesse du dollar aboutissent à une faiblesse de l’euro qui est très favorable aux exportations européennes.
  • Les marchés réagissent à la dynamique favorable de l’économie américaine et à la suprématie du dollar. Tant qu’il n’y a pas de ralentissement de l’économie américaine – le point de démarrage de toutes les récessions mondiales – les marchés resteront à peu près sereins.

Les moins :

  • Le risque d’une nouvelle crise souveraine et financière en Europe perdure. Outre la gestion du Brexit, une nouvelle page s’ouvre en Espagne et le déficit public et de la balance courante en France créent des déséquilibres.
  • Le mandat de Trump à la présidence des Etats-Unis va continuer à déstabiliser le monde. Chaque mesure protectionniste vient grignoter un peu de croissance mondiale.
  • Les investisseurs se réfugient dans les zones de sécurité, c’est-à-dire les États-Unis, le Bund (obligation souveraine allemande) et les actions solides (style croissance).

 

En bref : Vers un ralentissement généralisé de la croissance mondiale ?

Si l’on additionne les difficultés chroniques de certains pays émergents (Argentine, Turquie et Brésil), les menaces protectionnistes de l’administration Trump, la suprématie du dollar et le coût global de la facture pétrolière pour l’économie mondiale, il est légitime de se poser la question d’un possible ralentissement généralisé de la croissance mondiale.

L’Europe, potentiellement engluée dans une nouvelle crise souveraine et financière (venant d’Italie voire d’Espagne), en serait une nouvelle fois la grande perdante. Les décideurs politiques sont désormais prévenus des risques potentiels.

Texte achevé de rédiger le 1er juin 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Consultez aussi la vidéo avec la vision d’Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV)