Regards croisés

Dans ce corner, chaque mois, les analystes de DNCA présentent de façon synthétique leurs attentes et leurs appréhensions sur l’économie et les marchés.

Regards croisés sur l’économie et les marchés. Juillet 2019

Par Igor de Maack, gérant porte-parole de la Gestion chez DNCA Investments

Le 10 juillet 2019

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • Le G20 marque une trêve dans la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine.
  • Les investisseurs anticipent une baisse des taux d’intérêt de la Réserve Fédérale américaine de 25 points de base fin juillet.
  • Les taux bas attisent l’appétit des prédateurs et soutiennent les opérations de fusions-acquisitions. 

Les moins

  • La croissance américaine reste fragile et de nombreux désaccords persistent entre la Chine et les Etats–Unis.
  • La BCE est sous pression et pourrait emboiter le pas à la Fed et baisser ses taux.

 

En bref. Chercher l’erreur…

 

Les politiques monétaires rendent complexe voire impossible la lecture du cycle économique actuel. Alors que la croissance mondiale frôle le niveau des 3%, elles ne cessent de vanter la baisse des taux directeurs pour maintenir la croissance et stimuler l’inflation.

Ces taux d’intérêt bas ne semblent réellement remplir aucun des deux objectifs. Ce n’est certainement pas le cas en Europe. Sans hausse salariale marquée et sauf tension sur le prix du pétrole, l’inflation demeure faible et rend inopérantes les politiques monétaires. Sur les marchés financiers, on retrouve des thèses contradictoires qui s’affrontent.

Les investisseurs obligataires, par nature plus prudents, parient sur un ralentissement de la croissance globale et font baisser toujours plus vite les taux longs. De l’autre côté du spectre, les investisseurs proches de la micro-économie, continuent d’acheter des actions d’entreprises créatrices de valeur.

Petit signe d’espoir, les actions européennes retrouvent un peu la faveur des investisseurs puisque c’est enfin une semaine de collecte (100 M$), la première sur les vingt dernières semaines.

Texte achevé de rédiger le 4 juillet 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Consultez aussi la vidéo avec la vision de Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV).

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Regards croisés sur l’économie et les marchés. Juin 2019

Par Igor de Maack, gérant porte-parole de la Gestion chez DNCA Investments

Le 14 juin 2019

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • La Réserve Fédérale américaine ouvre la voie vers une possible baisse de ses taux directeurs en septembre prochain.
  • Les FANGMAN (Facebook, Apple, Netflix, Google, Microsoft, Amazon, Nvidia), sont sur-représentées dans les indices boursiers (3.000 milliards de dollars de capitalisation boursière). Or, elles sont sous pression à la suite de possibles enquêtes anti-trust américaines. C’est donc une opportunité pour que cette bulle se dégonfle un peu et profite ainsi à d’autres secteurs. 

Les moins

  • Après la Chine, le Mexique se voit reprocher sa politique de contrôle de ses frontières. Ce pays demeure sous le coup d’une hausse de tarifs douaniers américains.
  • La situation inédite des taux d’intérêt prend à revers les investisseurs. Elle inquiète car elle signale une nouvelle fois l’anticipation d’une récession ou tout au moins un ralentissement de la croissance mondiale. 

En bref. Keep America Great and Europe Small

A force d’endosser le rôle de douanier en chef (« Tariff Man »), Donald Trump risque de créer des turbulences sur l’économie mondiale qui n’en a pas vraiment besoin puisqu’elle oscille toujours autour du rythme de 3%. L’Europe, elle, rétrécit à vue d’œil. Les marchés actions européens enchaînent ainsi une 63ème semaine de décollecte sur les 65 dernières.

Texte achevé de rédiger le 11 juin 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Consultez aussi la vidéo avec la vision de Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV). 

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Regards croisés sur l’économie et les marchés. Mai 2019

Par Igor de Maack, gérant porte-parole de la Gestion chez DNCA Investments

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • Les publications des résultats montrent, globalement des deux côtés de l’Atlantique, un nombre assez élevé de bonnes surprises.
  • Après la hausse à deux chiffres enregistrée sur les marchés depuis de le début d’année, la correction de la semaine dernière offre de nouveaux points d’entrée aux investisseurs audacieux qui croient encore courageusement à l’Europe.

Les moins

  • Les désaccords entre les Etats-Unis et la Chine sur les discussions douanières et l’ultimatum du 10 mai ont effrayé les marchés.
  • Les marchés européens continuent de souffrir du désintérêt des investisseurs. Les actions européennes enchaînent leur 59ème semaine de sortie de flux.

En bref. Le doigt de Dieu

Après la hausse à deux chiffres enregistrée sur les places financières depuis de le début d’année, Donald Trump n’en finit pas de faire trembler les marchés. Nul autre Président n’avait auparavant autant « assouvi » les marchés financiers par sa stratégie de reconquête des échanges commerciaux mondiaux et sa volonté ferme de captation des flux de capitaux internationaux. Les investisseurs s’en remettent au « doigt de Donald » qu’on pourrait qualifier de « doigt de Dieu » si l’on se réfère aux performances quasi célestes ou divines de la bourse et de l’économie américaines qui ont, toutes les deux, atteint un pic historique. Il est probable que, avec des faibles volumes (le mois de mai est un mois à faible volume en général) et avant les élections européennes, peu d’investisseurs prendront le risque d’investir dans des actifs risqués sauf accord définitif sur la guerre commerciale.

 

Texte achevé de rédiger le 13 mai 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

 

Consultez aussi la vidéo avec la vision de Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV) 

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Regards croisés sur l’économie et les marchés. Avril 2019

Par Igor de Maack, gérant porte-parole de la Gestion chez DNCA Investments

Le 15 avril 2019

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • Les marchés ont touché leur plus haut niveau annuel et ont ainsi corrigé leurs excès de 2018.
  • La récession n’est pas pour demain et les Banques Centrales restent accommodantes.
  • L’épilogue du Brexit pèse sur les marchés européens et sur la confiance des investisseurs. 

Les moins

  • Les marchés européens sont sous-valorisés et souffrent du désintérêt des investisseurs. Les actions européennes enchaînent leur 54ème semaine de sorties de flux.
  • L’inversion de la courbe des taux indique un ralentissement économique d’ici à deux ans.  

En bref : Harmonie et Paix

Les marchés ont touché leur plus haut niveau annuel et ont ainsi effacé les pertes de l’année dernière. Les investisseurs continuent de voir dans la sous-valorisation des marchés d’actions européens des opportunités d’investissement. L’Europe souffre d’une sous-valorisation et d’un désintérêt manifeste et les actions européennes enchaînent leur 54ème semaine de sortie de flux sur les 56 dernières semaines. L’épilogue du Brexit pourrait ramener une certaine dynamique sur les flux domestiques. Les marchés de taux, après avoir anticipé une récession, se réalignent sur un scénario de potentielle fin de cycle d’ici deux ans.

Texte achevé de rédiger le 9 avril 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Consultez aussi la vidéo avec la vision de Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV)

 

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Regards croisés sur l’économie et les marchés. Mars 2019

Par Igor de Maack, gérant porte-parole de la Gestion chez DNCA Investments

Le 18 mars 2019

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • En ce début d’année, les marchés ont rebondi et ont corrigé une partie des excès à la baisse de l’année dernière. 
  • La Banque Centrale Européenne (BCE) prend acte du ralentissement et soutient massivement l’économie avec la mise en place d’un troisième TLTRO.

Les moins

  • La croissance européenne ralentit plus que prévu (1,1% vs 1,7%) et les craintes de « japonisation » de l’économie pèsent sur les marchés.
  • En absence de catalyseurs et après deux mois de hausse, les marchés marquent une pause.

En bref : Ralentissement et attentisme 

Après un début d’année haussier, les marchés européens manquent de carburant macro-économique et marquent le pas. Le ralentissement de la croissance acté par la Banque Centrale Européenne et la mise en place d’un troisième TLTRO inquiète plus que ne rassure. En l’absence de catalyseurs macroéconomiques solides, l’actualité, faite de tensions commerciales, du Brexit, et d’élections européennes à venir, devrait rythmer les prochaines semaines.

Texte achevé de rédiger le 11 mars 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Consultez aussi la vidéo avec la vision de Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV)

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Regards croisés sur l’économie et les marchés

le 8 février 2019

Par Igor de Maack, gérant porte-parole de la Gestion chez DNCA Investments

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • La Réserve Fédérale américaine (FED) rassure les marchés et infléchit sa politique de hausse des taux d’intérêt et de réduction de la taille de son bilan. Son objectif est de protéger la croissance et éviter une récession.  
  • Les révisions à la baisse des bénéfices des entreprises semblent déjà bien intégrées par les investisseurs.
  • Le S&P500 vient de boucler son meilleur mois depuis 2015 et son meilleur mois de janvier depuis 1987. 

Les moins

  • Les publications des résultats des entreprises témoignent du ralentissement de l’activité amorcé au cours du deuxième semestre 2018.
  • L’économie chinoise ralentit vers un rythme de croissance entre 6 et 6,5% mais piloté par les autorités.
  • La guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis vont continuer à peser sur la tendance des marchés financiers.

En bref. Patience, Persévérance et Pénitence 

Patience, voici le mot employé par la Réserve Fédérale américaine qui a récemment enchanté les marchés. Jérôme Powell,Président du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédéralea aussi un peu capitulé devant Donald Trump mais surtout beaucoup devant les marchés financiers. Le brouillard économique caractérisant l’économie américaine s’est épaissi en raison du manque de statistiques fédérales lié au shutdown. Les publications des résultats des entreprises témoignent bien du ralentissement global mais sans affolement non plus. Même si la Chine ralentit vers un rythme de croissance piloté autour de 6-6,5%, des entreprises exposées au consommateur chinois comme LVMH ont publié des chiffres excellents. Il faut donc être mesuré sur les prévisions catastrophistes de récession américaine, chinoise ou mondiale pour 2019-2020. Les relations commerciales sino-américaines constitueront cependant le prochain métronome des marchés financiers.

Texte achevé de rédiger le 5 février 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Consultez aussi la vidéo avec la vision de Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV)

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Regards croisés sur l’économie et les marchés. Janvier 2019

Par Igor de Maack, gérant porte parole de la Gestion chez DNCA Investments

Le 17 janvier 2019

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • Pas de risque de récession aux Etats-Unis. Après le pic de croissance atteint en 2018 grâce à l’impact positif des réformes fiscales, l’économie américaine devrait rester vigoureuse en 2019.
  • Les Banques Centrales, préoccupées par le décrochage des marchés, veulent éviter une erreur de politique monétaire et suspendent leur politique de normalisation.
  • Les relations Chine-Etats-Unis semblent se détendre et laissent entrevoir un espoir d’accord dans la guerre économique qui les oppose.

Les moins

  • Les risques identifiés en 2018 sont toujours présents en 2019 : guerres commerciale Etats-Unis-Chine, Brexit, protectionnisme,…  
  • Les investisseurs continuent de douter du cycle économique.

En bref : Pause et correction des excès

Le début d’année ressemble à s’y méprendre à une correction des excès du dernier trimestre. 2018 s’était terminée sur fond de pessimisme généralisé et d’angoisse de récession. Mais Donald Trump et ses tweets encourageants sur les négociations commerciales avec les Chinois ont redonné de l’espoir concernant le plus grand risque pour l’année 2019. Parallèlement, la Fed a balisé le chemin pour 2019 en annonçant une pause dans sa hausse des taux d’intérêt et a ainsi rassuré les investisseurs. La BCE, aussi, s’est mise au diapason des demandes des Etats en maintenant des taux très bas.

Texte achevé de rédiger le 14 janvier 2019 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Consultez aussi la vidéo avec la vision de Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV)

 

 

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Regards croisés sur l’économie et les marchés

Par Igor de Maack, gérant et porte parole de la gestion chez DNCA Investments

Le 19 décembre 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie. 

Les plus

  • Les  actions des gilets jaunes n’ont pas d’impact réel sur les marchés. Les mouvements des marchés sont essentiellement dus à d’autres facteurs plus internationaux et géopolitiques. L’écart de rendement (le « spread») entre le taux à 10 ans allemand et le taux à 10 ans français reste stable.
  • Nous n’observons aucun signal de récession et la baisse des prix du pétrole devrait redonner du pouvoir d’achat aux ménages.

Les moins

  • Les opérations des gilets jaunes vont peser sur la croissance française du quatrième trimestre. Certains secteurs comme l’hôtellerie, les transports ou encore la distribution seront plus durement impactés sur leurs chiffres d’affaires et donc sur leurs cours de bourse.
  • La croissance économique mondiale reste à un niveau élevé mais elle ralentit.
  • La guerre sino-américaine concernant les échanges commerciaux et le leadership mondiale pèse durablement sur les marchés.  

En bref : 

  • Malgré une croissance mondiale qui reste soutenue, les risques géopolitiques liés à la guerre commerciale sino-américaine, le Brexit et l’Italie  pèsent sur les marchés et hypothèquent un rallye boursier de fin d’année. 

Consultez aussi la vidéo avec la vision d’Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV).
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Regards croisés sur l’économie et les marchés

Par Igor de Maack, gérant et porte parole de la gestion chez DNCA Investments

Le 19 novembre 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus

  • Les incertitudes qui planaient sur les élections américaines de mi-mandat est levée. Le scrutin a abouti à une forme de cohabitation. La Chambre des Représentants à majorité démocrate devrait rééquilibrer le débat politique sur la dérive du déficit public
  • Après un mois d’octobre noir, novembre démarre sous de meilleurs auspices avec, en moyenne, des prévisions de croissance des bénéfices des entreprises globalement maintenues tant aux Etats-Unis qu’en Europe.  
  • Les taux d’intérêt sont toujours à des niveaux bas aux Etats Unis et également en Europe malgré la politique de normalisation de la FED. Ces taux d’intérêt soutiennent la croissance économique.

Les moins

  • Des risques singuliers et bien identifiés subsistent encore en Europe (fonctionnement des budgets dans l’UE avec l’Italie, Brexit…) et limitent le retour des investisseurs sur les marchés.
  • Nous vivons un moment historique singulier avec des gouvernances et des mandatures uniques notamment en Italie, en Allemagne et aux Etats-Unis qui favorisent l’incertitude.
  • L’écart important entre les taux d’intérêt longs américains et européens peut entrainer des corrections de valorisation.

En bref : 

  • Les marchés saluent le résultat des élections américaines de mi-mandat après un mois d’octobre noir.

Malgré l’incertitude politique, le momentum macroéconomique n’est pas si pire 

Texte achevé de rédiger le 12 novembre 2018 par Igor de Maack, Gérant et Porte Parole de la Gestion. 

 

Consultez aussi la vidéo avec la vision d’Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV).

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Regards croisés sur l’économie et les marchés en octobre

Par François Collet, Gérant, chez DNCA Investments

Le 16 octobre 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie. 

Les plus

  • L’économie américaine semble en pleine forme avec un rythme de croissance record (4% attendu en 2018) et des indicateurs positifs grâce notamment au dumping fiscal.
  • Les turbulences sur les marchés actions ont fait rebaisser les taux d’intérêt américains, les investisseurs venant se réfugier sur les US Treasuries.
  • Les marchés européens résistent mieux que les marchés émergents et américains.

Les moins

  • Les craintes resurgissent concernant un durcissement attendu de la politique monétaire de la FED en réponse à une économie américaine jugée en surchauffe et qui pourrait aller au-delà du taux neutre ( de 3%) sur un horizon de 12 mois. 
  • On peut s’attendre à une révision à la baisse des perspectives de la croissance mondiale par le FMI pour 2018, principalement dans les pays émergents qui font face à une hausse du dollar, des taux d’intérêt et du prix des matières premières. 
  • Un signal négatif est envoyé par l’Italie sur le budget et sur son objectif de déficit public. Une dégradation de la note de l’Italie par les agences de notation est attendue. 

En bref : 

  • Un risque de surchauffe de l’économie aux Etats-Unis.
  • Une croissance soutenable et équilibrée en Zone Euro.
  • La réapparition de contraintes externes fragilisent les économies émergentes. 

Consultez aussi la vidéo avec la vision de François Collet sur les marchés (source BFM TV)

 

 

 

 

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Regards croisés sur l’économie et les marchés en septembre

Par François Collet, gérant chez DNCA Investments

Le 11 septembre 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie. 

Les plus

        Les Banques Centrales sont probablement prêtes à tolérer temporairement un niveau d’inflation supérieur aux objectifs et, de ce fait, à rester accommodantes. Les actions et les titres « value » en particulier devraient bénéficier du retour de l’inflation.

        La dynamique de flux de capitaux vers les marchés européens semble redevenir favorable et les indicateurs économiques s’annoncent meilleurs qu’attendus.

        L’Italie change de discours et devrait respecter ses objectifs de déficit public à 2.5%. 

Les moins

        L’inflation accélère un peu partout dans le Monde. Elle est au plus haut depuis quasiment dix ans notamment en France (+2.3%) et ce, principalement sous l’effet de la hausse des prix du pétrole. Les tensions sur le marché du travail aux Etats Unis, en Europe et au Japon et l’instauration de nouvelles barrières douanières vont peser sur les prix et maintenir un risque inflationniste important dans les prochains mois. 

        On assiste à un écart important entre le S&P 500 et l’Eurostoxx 50 qui s’explique, d’une part, par une divergence du « momentum » macroéconomique entre les Etats Unis et la zone Euro, et, d’autre part, par la surpondération des valeurs « value » et des actions bancaires dans l’Eurostoxx. Le rachat d’actions mis en place par les entreprises américaines (800 milliards de dollars depuis le début 2018) explique aussi cet écart entre les deux indices.

En bref : Vers un rattrapage de la Zone Euro ?

Le risque inflationniste va perdurer dans les prochains mois alimenté par les tensions sur le marché du travail et la mise en place des barrières douanières. Les Banques Centrales devraient néanmoins rester conciliantes et maintenir une politique monétaire accommodante.  Les marchés de la zone euro, qui accusent aujourd’hui un retard important, devraient bénéficier d’indicateurs économiques meilleurs qu’attendus et de la normalisation de la politique budgétaire italienne.

Consultez aussi la vidéo avec la vision de François Collet sur les marchés (source BFM TV)

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Regards croisés sur l’économie et les marchés en juillet

Par François Collet, gérant obligataire chez DNCA Investments

Le 12 juillet 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie. 

Les plus :

  • Les mesures protectionnistes ont été assez contenues pour l’instant. Elles n’auront pas d’impact sur les résultats des entreprises au second trimestre même si certaines sociétés pourraient revoir leurs perspectives d’activité.
  • Depuis un peu plus d’un mois, le dollar s’apprécie davantage que le yuan ne se déprécie. Personne n’a intérêt à une dépréciation rapide du yuan. La légère dépréciation de la devise chinoise depuis le début de l’année est d’ailleurs plutôt dictée par les fondamentaux de l’économie chinoise. 
  • Sur le moyen terme, ce sont les fondamentaux qui vont dicter les marchés. Les données macroéconomiques qui vont être publiées peuvent rassurer les marchés après le léger trou d’air que la zone euro a connu en début d’année. On s’attend à des publications plutôt bonnes avec des effets de change qui vont maintenant jouer positivement. 

Les moins :

  • L’année avait très bien commencé, avec une croissance globale synchronisée. Mais, finalement, les États-Unis accélèrent et l’Europe a plutôt tendance à ralentir. Le différentiel de momentum économique se traduit par une appréciation du dollar, par une remontée des taux d’intérêt américains plus importante que celle des taux européens et par une légère surperformance des actions américaines. 
  • Ce que les marchés craignent, c’est le risque d’escalade de la guerre commerciale. Donald Trump a déjà évoqué qu’il pourrait remonter ses barrières douanières jusqu’à 200 milliards de dollars. Mais, aujourd’hui,  l’impact est encore limité.

En bref : 

Notre scénario est celui d’une guerre commerciale qui restera raisonnée. Personne n’a intérêt à un dérapage. Les mesures que Donald Trump annoncera (probablement par tweets) dans le courant de l’été ne seront d’ailleurs pas mises en place avant mi-mandat. Les Italiens n’ont pas intérêt, non plus, à un dérapage trop important de leur déficit budgétaire.

La croissance reste largement au-dessus du potentiel en zone euro. Il y a des risques, des nuages à l’horizon, mais le ciel est toujours bleu. 

Consultez aussi la vidéo avec la vision de François Collet sur les marchés (source BFM TV)  ici

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Regards croisés sur l’économie et les marchés en juin

Par Igor de Maack, gérant et porte parole de la gestion chez DNCA Investments

Le 12 juin 2018

Comme chaque mois, nous vous présentons en un coup d’œil les risques et opportunités sur les marchés et dans l’économie.

Les plus :

  • Après de nombreuses péripéties, l’Italie a finalement un nouveau gouvernement. Cette annonce est de nature à rassurer les marchés à court terme même si le risque de nouvelles élections va perdurer. Mais la situation économique de ce pays est meilleure que dans les années 2011-2013 avec un taux de croissance du PIB de 1,5 %. Par ailleurs, le bilan des banques italiennes est en partie nettoyé.
  • L’Europe s’adaptera à la guerre commerciale avec les Etats-Unis. Le cours du dollar et le renchérissement du prix du baril de pétrole ont aujourd’hui plus d’impact sur les marchés que les mesures protectionnistes décidées par Donald Trump. Les effets induits par la robustesse du dollar aboutissent à une faiblesse de l’euro qui est très favorable aux exportations européennes.
  • Les marchés réagissent à la dynamique favorable de l’économie américaine et à la suprématie du dollar. Tant qu’il n’y a pas de ralentissement de l’économie américaine – le point de démarrage de toutes les récessions mondiales – les marchés resteront à peu près sereins.

Les moins :

  • Le risque d’une nouvelle crise souveraine et financière en Europe perdure. Outre la gestion du Brexit, une nouvelle page s’ouvre en Espagne et le déficit public et de la balance courante en France créent des déséquilibres.
  • Le mandat de Trump à la présidence des Etats-Unis va continuer à déstabiliser le monde. Chaque mesure protectionniste vient grignoter un peu de croissance mondiale.
  • Les investisseurs se réfugient dans les zones de sécurité, c’est-à-dire les États-Unis, le Bund (obligation souveraine allemande) et les actions solides (style croissance).

 

En bref : Vers un ralentissement généralisé de la croissance mondiale ?

Si l’on additionne les difficultés chroniques de certains pays émergents (Argentine, Turquie et Brésil), les menaces protectionnistes de l’administration Trump, la suprématie du dollar et le coût global de la facture pétrolière pour l’économie mondiale, il est légitime de se poser la question d’un possible ralentissement généralisé de la croissance mondiale.

L’Europe, potentiellement engluée dans une nouvelle crise souveraine et financière (venant d’Italie voire d’Espagne), en serait une nouvelle fois la grande perdante. Les décideurs politiques sont désormais prévenus des risques potentiels.

Texte achevé de rédiger le 1er juin 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Consultez aussi la vidéo avec la vision d’Igor de Maack sur les marchés (source BFM TV)