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Schroders

Quel est le rôle des critères ESG dans les placements en obligations d’État? 

Par Jessica Ground, Schroders

Le 31 juillet 2017

Comment l’intégration des critères ESG peut-elle générer des rendements supérieurs à la moyenne pour les investisseurs en obligations d’État? Dans un rapport détaillé, Jessica Ground, Global Head of Stewardship chez Schroders, s’intéresse au rôle des critères ESG pour les investisseurs en obligations d’État.

Les marchés des actions et des obligations des entreprises tiennent déjà largement compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Les entreprises doivent justifier leur politique au regard des facteurs ESG. Mais on ne parle guère à ce stade de la mesure dans laquelle les critères ESG peuvent être intégrés dans le marché des obligations d’État, alors que ces valeurs à revenu fixe constituent pourtant dans bien des cas une partie essentielle du portefeuille. Or, les critères ESG vont gagner en importance pour les autorités publiques, en partie parce que les défis sociaux et environnementaux prennent de l’ampleur.

L’analyse ESG surtout pour les risques à (moyen et) long terme

L’analyse ESG s’utilise souvent comme un instrument de maîtrise des risques. La relation entre les risques ESG et les prestations des obligations d’État n’est pas linéaire. Des risques ESG plus élevés peuvent même conduire à une surperformance des obligations d’État. Cela joue notamment pour les risques extrêmes à court terme, comme une cyberattaque ou un ouragan, lorsque les investisseurs trouvent refuge dans la sécurité des obligations d’État.

Les investisseurs qui veulent générer un rendement supérieur à la moyenne grâce aux critères ESG doivent dès lors se focaliser davantage sur les risques extrêmes à moyen et à long terme. Il s’agit des changements qui s’accumulent au fil du temps, qui ont un impact sur la croissance du PIB et qui touchent en définitive à la durabilité de la dette. En ce qui concerne les risques extrêmes à long terme, l’analyse cible les aspects sociaux et liés à la gouvernance.

 

Les critères ESG dans un cadre plus large

Le Japon est une bonne étude de cas pour l’évaluation des risques extrêmes à long terme à la lumière des critères ESG. Comme le pays est confronté au vieillissement de sa population, à la déflation et à une croissance chroniquement faible, la dette a atteint un niveau record par rapport au PIB. Pourtant, les obligations d’État japonaises continuent à afficher de bonnes performances et sont même considérées comme une valeur refuge. Cette bonne santé est due à la puissance des autorités publiques, à des institutions nationales fortes comme la Banque du Japon, à la politique monétaire et à la cohésion sociale. L’effet cumulé de ces facteurs a permis au pays de conserver sa qualité de crédit élevée en dépit des problèmes précités. 

Le défi pour les investisseurs consiste donc à ne pas se contenter d’examiner les effets que les tendances environnementales ou sociales ont sur l’économie, mais à analyser ces données à la lumière du cadre de gouvernance nationale afin d’évaluer les risques au plus juste. 

Les pays émergents sont plus vulnérables 

L’impact des facteurs ESG qui jouent à long terme varie d’un pays à l’autre. Les marchés émergents sont plus vulnérables à cause de leur cadre institutionnel plus faible. La plupart des études sur le lien entre les critères ESG et les obligations d’État portent sur les marchés développés. Grâce aux instruments dont ils disposent et à l’infrastructure institutionnelle, ces derniers sont plus ou moins insensibles aux risques extrêmes à long terme. En ce qui concerne les marchés émergents, il importe de voir dans quelle direction ils évoluent. Pour dresser l’inventaire des risques, il faut tenir compte aussi d’éléments tels que le développement de l’enseignement, l’évolution démographique et les mesures prises à l’échelle nationale. 

Identification des tendances

Il s’agit donc d’identifier les tendances dans les risques, plutôt que de définir un point de basculement. Les améliorations sont aussi importantes que les détériorations lorsque l’on génère l’alpha

L’implication entre les détenteurs d’obligations d’État et les émetteurs est moindre que celle entre les détenteurs d’obligations des entreprises et les émetteurs, mais elle existe. Elle s’exprime à un stade plus précoce sur les marchés émergents parce que l’impact est plus important.  Pour vraiment réaliser des changements ESG, il faut que les préoccupations des actionnaires soient relayées non seulement auprès des agences nationales chargées d’émettre les obligations d’État, mais aussi directement auprès des gestionnaires des autorités publiques.

Implication sur le plan géopolitique

L’implication peut prendre un caractère géopolitique. La Chine est par exemple le principal détenteur d’obligations d’État américaines. Est-ce à dire que les autorités d’un pays pourraient à l’avenir contrôler celles d’un autre pays et leur demander de rendre des comptes sur leur comportement au regard des critères ESG?

Le climat de croissance économique est porteur de défis de plus en plus nombreux, ce qui rend d’autant plus important de jauger la solidité des fondations sur lesquelles les pays sont construits. L’application de l’analyse ESG dans le processus fondamental d’investissement est un incontournable pour les investisseurs qui veulent identifier les changements structurels et en profiter.

Le rapport détaillé intitulé « Sustainability and sovereign fixed income” , de Jessica Ground, est téléchargeable ici.

 

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Comment savoir si les marchés des actions sont chers ou pas chers? Cinq baromètres

Le 13 juin 2017

Quel est le meilleur baromètre pour trouver des marchés où les actions sont peu chères? La valorisation est la clé de toute décision d’investissement. La valorisation n’est pas un bon indicateur pour prédire les fluctuations des marchés des actions à court terme, car ces derniers sont dominés par la peur, l’âpreté au gain et d’autres facteurs biaisants. 

  1. Ratio cours-bénéfices prévisionnel  

Le ratio cours-bénéfices prévisionnel, aussi connu sous le nom de PER prévisionnel, est un baromètre général. La valeur boursière totale est divisée par le bénéfice attendu par action de toutes les entreprises cotées en bourse au cours des 12 prochains mois. Plus ce ratio est faible, meilleure est la valorisation. L’inconvénient est que nul ne connaît l’avenir et  que personne ne sait à combien se chiffreront les bénéfices des entreprises. Les analystes essaient de faire des estimations, mais ils sont souvent à côté de la plaque. Ils surestiment les bénéfices des entreprises et le prix des actions semble alors inférieur à leur prix réel.

  1. Ratio cours-bénéfices glissant

C’est pour cette raison que l’on a plus souvent recours au ratio cours-bénéfices glissant ou PER glissant, qui consiste à diviser la valeur en bourse par le bénéfice réalisé au cours des 12 mois écoulés par l’ensemble des entreprises cotées en bourse. Mais ce baromètre peut, lui aussi, donner une image biaisée, notamment si les bénéfices affichent un tassement et qu’ils repartent à la hausse conformément aux prévisions. 

  1. Ratio cours-bénéfices corrigé des variations cycliques (CAPE)

Le CAPE ou PER de Shiller  est un ratio cours-bénéfice corrigé des variations cycliques. Ce ratio compare la valeur boursière au bénéfice moyen des dix dernières années en corrigeant les bénéfices pour tenir compte de l’inflation. Cela permet de filtrer les fluctuations dans les bénéfices à court terme. Si ce ratio est élevé, les rendements à court terme sont faibles. Mais c’est un mauvais indicateur pour prédire les points de basculement sur les marchés. D’après cet indicateur, les marchés américains des actions sont très chers depuis des années, mais cela ne les empêche pas de devenir encore plus chers.

  1. Ratio cours-valeur comptable

Ce baromètre compare la valeur de marché des marchés des actions à sa valeur comptable, soit ce qu’il reste pour les actionnaires une fois que l’entreprise s’est acquittée de toutes ses obligations. Un ratio cours-valeur comptable élevé est synonyme d’un marché cher. Par exemple parce que l’on prévoit une forte croissance dans le futur. Son lien avec la valeur intrinsèque de l’entreprise rend le ratio cours-valeur comptable populaire auprès des investisseurs, notamment les investisseurs axés sur la valeur. Mais ce ratio joue un rôle moins important dans les entreprises technologiques et les entreprises du secteur tertiaire qui n’ont que peu d’actifs physiques. Des différences dans les méthodes comptables à travers le monde peuvent aussi être une cause d’écarts.

  1. Rendement du dividende

Le rendement du dividende est un facteur très fréquemment utilisé pour calculer un rendement futur. Un rendement du dividende faible est considéré comme un signe de faible rendement futur. Mais ce baromètre est en perte de vitesse. Une des raisons de cet insuccès est le rachat massif d’actions par les entreprises pour donner des liquidités à leurs actionnaires au lieu de verser un dividende (et ces rachats d’actions font grimper les cours des actions). Cet indicateur ne fonctionne pas non plus pour une série de grandes entreprises de croissance, qui ne versent aucun dividende ou seulement un dividende modeste, mais qui investissent leurs revenus dans leur croissance future.

Comparer les régions

Les investisseurs ne doivent pas se contenter de comparer les régions sur la base d’un indicateur de valorisation. Il faut aussi tenir compte des différences au niveau des règles comptables ou dans la composition des marchés des actions. Les actions technologiques sont par exemple plus chères que celles des autres secteurs en raison de leurs perspectives de croissance élevée. Un marché où les actions de ce type sont relativement nombreuses affichera une valorisation plus élevée. Pour comparer les marchés, Schroders évalue chaque marché à l’aune de sa propre moyenne historique et fait la comparaison sur cette base. 

Les USA trop chers, l’Europe de plus en plus chère et le Japon attractif

Si l’on se base sur les valorisations, on ne peut que conclure que les marchés américains des actions vont au-devant de moments difficiles. Mais en même temps, c’est le marché qui affiche la croissance la plus forte et il y a sans doute encore des perspectives de croissance si Trump parvient à mettre en œuvre son plan de réforme fiscale. Il faut un certain courage aux investisseurs pour tourner le dos aux États-Unis.

L’Europe commence à coûter cher, tandis qu’au Japon, les valorisations semblent plus favorables; le ratio cours-valeur comptable de 1,3 semble attractif de prime abord. Le revers de la médaille est que les entreprises japonaises sont d’une inefficacité notoire. Les marchés émergents rattrapent une partie de leur retard, mais offrent encore toujours des valorisations relativement attractives.

Retrouvez le texte intégral de cette analyse dans l’article How cheap are world stockmarkets? Five key tests, de Duncan Lamont, responsable de la recherche et de l’analyse chez Schroders.

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Trump va-t-il voir son souhait se réaliser: une baisse du dollar?

Par Keith Wade, économiste en chef chez Schroders

Le 11 mai 2017

Donald Trump semble rompre avec la tradition qui veut que le président soit partisan d’un dollar fort. Selon lui, un dollar trop fort constitue une menace pour la compétitivité des entreprises américaines. Les possibilités dont dispose le président pour influer sur le cours de sa monnaie sont limitées. Le cours du dollar est déterminé par toute une série de facteurs. Certains arguments plaident néanmoins en faveur d’une baisse du dollar. L’intervention de Donald Trump arrive peut-être à point nommé. 

Un dollar fort pèse sur l’activité

Il ne fait aucun doute que nous sommes en présence d’un dollar fort. Les entreprises américaines actives à l’échelon international en subissent les désagréments. Quand on examine le déficit du compte courant des États-Unis, on ne remarque rien d’anormal. Le déficit s’élève à 1,5% du PIB et il est stable depuis 2014. Mais quand on examine la quote-part des échanges commerciaux dans la croissance réelle de l’économie américaine, on constate que les exportations nettes sont stables jusqu’en 2014; elles reculent ensuite et pèsent sur la croissance de l’économie.

Le dollar paie-t-il le prix de son envol rapide?

Le dollar s’est apprécié à la suite du resserrement de la politique monétaire de la Fed, alors qu’au même moment dans le monde, d’autres banques centrales menaient une politique monétaire accommodante. Les taux d’intérêt relatifs sont un déterminant important des cours sur les marchés des changes. Cela voudrait dire que les hausses d’intérêt de la Fed soutiennent le dollar tant que les autres banques centrales restent dans l’expectative. La relation entre le taux d’intérêt et le taux de change n’est pas aussi évidente. La valeur d’une monnaie a tendance à anticiper les variations des taux d’intérêt, parce que les investisseurs adaptent leur rendement attendu. Lorsque les taux d’intérêt diminuent, le cours de la monnaie baisse jusqu’au point où il y a un potentiel d’appréciation suffisant pour rétablir l’équilibre. C’est la base de ce qu’il est convenu d’appeler le surajustement (overshooting) du taux de change. La monnaie anticipe alors trop la variation du taux d’intérêt, mais elle se stabilise ou s’apprécie ensuite lorsque la variation du taux d’intérêt se produit réellement.  

L’analyse de huit cycles de taux montre que le cours du dollar a tendance à se tasser ou à stagner juste après que la Fed a procédé à une modification de son taux d’intérêt. On observe aujourd’hui un phénomène similaire. Le dollar a fortement grimpé avant que la Fed n’entame son cycle de resserrement, mais il se tasse aujourd’hui après avoir dépassé sa valeur à long terme. Sans doute Donald Trump va-t-il voir son souhait se réaliser et le dollar va-t-il s’affaiblir au lieu de se renforcer en cas de surajustement.

Un dollar faible est intéressant pour les marchés émergents, mais pas pour l’Europe et le Japon

Si le cours du dollar fléchit, cela fera disparaître un facteur déflationniste pour l’économie américaine. Plus coûteux, les biens importés alimentent l’inflation. Dans la perspective de la Fed, cela implique un élargissement des conditions monétaires dont elle devra tenir compte pour élaborer sa politique monétaire. D’un autre côté, le resserrement des conditions monétaires risque de s’avérer problématique pour la BCE et la Banque du Japon. Les soucis déflationnistes sont toujours présents en Europe et au Japon. Les investisseurs doivent donc tenir compte des réactions négatives de l’euro et du yen. 

Une baisse du dollar apporterait en revanche un ballon d’oxygène aux marchés émergents. Le dollar fort a coïncidé avec une période de performances maussades des actions des marchés émergents par rapport au reste du monde. Ce sentiment pourrait changer en cas de baisse du dollar.

Retrouvez le texte intégral de cette analyse dans  l’article Has the dollar turned?, de Keith Wade, économiste en chef chez Schroders.

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Les marchés financiers ont-ils quelque-chose à gagner d’une victoire électorale des populistes?

Le 21 avril 2017

Après un repli momentané – provoqué par les résultats du référendum au Royaume-Uni et des élections présidentielles américaines – les marchés financiers sont repartis à la hausse. Les victoires électorales des populistes sont-elles bonnes pour les marchés financiers.

 Il n’est pas simple d’analyser les causes sous-jacentes du récent rallye sur les marchés financiers. Keith Wade relève que les conditions d’un rallye étaient déjà présentes avant les événements politiques de 2016. En effet, la Fed avait relevé son taux d’intérêt d’une manière moins agressive que prévue et adopté un ton modéré. Elle a ainsi soutenu l’espoir que les marchés soient suffisamment liquides. Par ailleurs, les marchés se sont stabilisés grâce à l’ouverture de la Chine concernant la politique de taux de change. On a également assisté, à la fin de l’été 2016, à une reprise synchrone de l’économie mondiale. 

Lorsque les marchés ont appris avec surprise le résultat du référendum Britannique sur la sortie de l’UE et des élections présidentielles américaines, les analystes ont craint un dérapage de la reprise économique et des marchés. Mais le dérapage craint ne s’est finalement pas produit. Comment expliquer la réaction des marchés et la poursuite de la reprise économique? Faut-il s’attendre à d’autres bonnes surprises?

Le résultat du référendum sur le Brexit n’a pas (encore) mis le Royaume-Uni en difficulté

Le fort repli des dépenses des ménages britanniques que l’on avait craint après le référendum ne s’est pas produit. Mais l’incertitude croissante avant et après le référendum peut effectivement avoir un impact sur l’économie. Si l’effet de cette incertitude a été trop faible pour avoir un réel impact, c’est notamment grâce à la politique monétaire accommodante menée par la Banque d’Angleterre au lendemain du référendum et grâce à la chute de la livre britannique.

 S’agissant des prévisions relatives à l’économie britannique, beaucoup de choses vont dépendre du résultat des négociations sur le Brexit. Le Royaume-Uni risque de pâtir de l’incertitude concernant les futures relations commerciales avec l’UE et les pays tiers. Les dépenses en capital, qui ont accusé une baisse au second semestre de 2016, risquent de s’en trouver encore davantage affectées. Le choix du Brexit érode les investissements des entreprises et influence négativement les prestations économiques. Combinée à la baisse de l’immigration, cette situation affecte le potentiel de production du Royaume-Uni.

Les marchés ont une foi énorme en Trump

Aux États-Unis, la situation est moins ambiguë. Le moral des consommateurs et des entreprises a été regonflé à bloc par l’élection de Donald Trump. Les investissements en capital semblent précisément repartir à la hausse. Les marchés des actions ont grimpé en prévision d’une croissance économique plus élevée. Mais comme le cycle de l’économie américaine est déjà fort avancé, une hausse de la demande entraînera fatalement une hausse des salaires et de l’inflation, ce qui n’est pas bon pour la croissance économique. Les investisseurs doivent donc tenir compte d’une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt. Une période de stagflation, caractérisée par une hausse de l’inflation et un ralentissement de la croissance, est généralement annonciatrice d’une période difficile pour les investisseurs. Le tableau s’obscurcit encore lorsque Keith Wade prend en compte les valorisations sur les marchés américains des actions.

Les partis populistes ont comme dénominateur commun l’antimondialisation.

Le populisme au Royaume-Uni est différent de celui que l’on connaît aux États-Unis parce que les circonstances ne sont pas les mêmes. Les populistes ont en commun des thèmes récurrents comme la souveraineté, les barrières commerciales et la limitation de l’immigration, ce qui explique la montée du populisme à l’échelle mondiale. On peut les regrouper sous la bannière ’antimondialisation’. 

Le populisme peut être considéré comme un retour en arrière par rapport à la mondialisation. Une économie mondiale dirigée par des populistes se caractérisera par plus de restrictions aux échanges commerciaux et à la mobilité de la main-d’œuvre. Dans une telle configuration, le commerce mondial se tasse et la croissance économique est plus faible. La mondialisation a contribué à un allongement des cycles. Vu sous cet angle, un contexte mondial majoritairement opposé à la mondialisation signifie un raccourcissement des cycles, une hausse de l’inflation et l’obligation pour les banques centrales de jouer un rôle plus actif, sans parler de la volatilité des taux d’intérêt. Les entreprises seront confrontées à des défis plus importants et la croissance salariale sera plus marquée, ce qui aura pour effet de mettre les marges sous pression, à moins que la productivité ne soit améliorée. 

Keith Wade voit plusieurs tendances de ce type se dessiner aux États-Unis et au Royaume-Uni. La politique de Trump est plutôt annonciatrice d’une stagflation. Au Royaume-Uni, l’inflation risque d’être plus élevée à cause de la faiblesse de la livre sterling face aux droits d’importation plus élevés auxquels le pays sera confronté dans quelques années.

Focus sur les élections en Europe

Tous les regards se tournent actuellement vers l’Europe où des partis populistes participent aux prochaines élections en France, en Allemagne et en Italie. Si la France ou l’Italie décident de quitter l’Union européenne, cette sortie provoquera un chaos énorme parce qu’elle implique aussi le démantèlement de la zone euro. Les marchés ne réagiraient pas positivement à un tel scénario. 

Pour l’instant, l’Asie reste relativement préservée des tendances populistes. Le Japon poursuit ses efforts en vue d’arriver à une économie ouverte, tandis que la Chine tente de mettre sur pied un partenariat économique régional entre 16 pays de cette partie du monde. Pendant que l’Occident cède aux sirènes du protectionnisme, l’Orient, avec à sa tête la Chine communiste, a les coudées franches pour devenir le champion du libre échange.

Retrouvez le texte intégral de cette analyse dans l’article Global strategy: Is populism good for markets?, qui est un chapitre du rapport Global Markets Perspective – Q2 2017 de Keith Wade, économiste en chef chez Schroders.

 

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Dans quel sens l’inflation va-t-elle évoluer?

Par Ben Arnold, Investment Writer chez Schroders

Le 13 mars 2017

La plupart des banques centrales et des investisseurs tablent sur une inflation plus élevée en 2017. Analyse de la situation à l’échelle mondiale.

Pourquoi l’inflation est-elle si importante pour les investisseurs?

L’inflation érode la valeur de l’épargne à mesure que le temps passe. Plus l’inflation est élevée, plus l’épargne perd de son pouvoir d’achat. Voilà pourquoi les investisseurs investissent dans des placements en titres dans l’espoir d’obtenir un rendement supérieur à l’inflation. C’est ce «rendement réel» qui est la véritable source de croissance du portefeuille d’investissement. Lorsque l’inflation augmente, les investisseurs ont plutôt tendance à investir leurs capitaux en dépôt pour essayer d’obtenir un rendement supérieur à l’inflation. 

Où en est l’inflation à l’heure actuelle?

Depuis la crise financière de 2008-09, l’inflation est exceptionnellement basse dans les pays développés. Certains pays ont même connu une déflation. Ces derniers mois, l’inflation générale des pays du G7 est repartie à la hausse. L’inflation sous-jacente, dans laquelle ne sont pas compris les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, évolue d’une manière plus stable. 

La hausse des taux américains

Prévisions d’inflation de Schroders: 2,6% en 2017 et 2,3% en 2018

Depuis l’été, l’inflation a redémarré aux États-Unis et elle dépasse actuellement l’objectif de 2% que s’était fixé la banque centrale américaine, la Fed. La hausse des prix énergétiques alimente l’inflation, alors qu’en revanche, les prix des denrées alimentaires diminuent. La Fed a déjà relevé son taux d’intérêt à deux reprises. Si Donald Trump parvient à mettre à exécution les projets qu’il a annoncés durant sa campagne électorale, cela va encore doper l’inflation. Un conflit entre le gouvernement et la Fed est à prévoir. Avec Donald Trump à la barre, il y a de quoi se faire beaucoup de soucis concernant l’évolution de l’inflation aux États-Unis.

L’inflation dans la zone euro 

Prévisions d’inflation de Schroders: 1,6% en 2017 et 0,9% en 2018

L’inflation en Europe est passée de 0,2% en août 2016 à 1,8% en janvier de cette année, notamment à cause de la hausse des prix de l’énergie. En Europe, 2017 est une année d’élections aux Pays-Bas, en Allemagne, en France et en Italie et les résultats de ces scrutins pourraient avoir des conséquences sur la croissance économique et, de là, sur l’inflation. La hausse de l’inflation érodera sans doute le pouvoir d’achat des ménages. Bien que les risques politiques de 2016 n’aient eu qu’un faible impact économique, la situation en Europe est plus fragile et les risques politiques de 2017 pourraient bel et bien avoir des conséquences sur l’économie européenne.On observe un redressement des fondamentaux en Europe et l’apparition d’un climat propice sur le marché du travail. L’emploi se développe et les salaires ne suivent pas encore, mais ils pourraient entamer une manœuvre de rattrapage. Malgré l’inquiétude politique, l’optimisme prévaut chez les investisseurs en ce qui concerne l’Europe.

L’inflation en Chine

Prévisions d’inflation de Schroders: 2,5% en 2017 et 2,3% en 2018

L’inflation en Chine est passée à 2,5% en janvier. La Chine pourrait devenir une force déflatoire dans l’économie mondiale. La relation avec l’Occident est gravement perturbée, Donald Trump accusant la Chine de dévaluer sa monnaie afin de miner la compétitivité internationale des États-Unis. Or, c’est précisément l’inverse qui est en train de se passer. En réduisant ses réserves étrangères, la Chine soutient justement sa monnaie. Si la Chine cesse de soutenir le renminbi, ce dernier risque de chuter de 10% à 20%, entraînant ainsi une forte baisse du coût des exportations chinoises. Ce scénario pourrait avoir un effet déflationniste prononcé sur l’économie mondiale.

Et après?

Une inflation en hausse aux États-Unis pourrait inciter la Fed à relever son taux d’intérêt pour tenter de réduire la surchauffe de l’économie. Fin 2018, le taux d’intérêt pourrait s’élever à 2%. Les marchés réagissent à la hausse de l’inflation. Les prix des obligations baissent parce que, quand l’inflation augmente, les rendements obligataires deviennent moins attrayants, ce qui fait baisser les cours. Les investisseurs en actions espèrent précisément que l’inflation en hausse entraînera une amélioration des bénéfices des entreprises.

Retrouvez le texte intégral de cette analyse dans l’articleWhat next for inflation?, de Ben Arnold, Investment writer chez Schroders, avec des contributions de Keith Wade et Johanna Kyrklund.

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Une meilleure approche du client pour récupérer la confiance perdue 

Le 9 février 2017

La confiance du consommateur dans les prestataires de services financiers a été mise à rude épreuve ces dernières années. Dans les principales économies, le centre de gravité s’est déplacé de la facilitation du marché vers une protection accrue du consommateur. Le secteur financier parviendra-t-il ainsi à regagner la confiance du consommateur?

Perception du risque par les investisseurs

Cette attention accrue pour la régulation est un facteur que les investisseurs ne peuvent pas ignorer. Bien qu’il ne soit pas possible de prédire les faux pas que nous réserve l’avenir, il est important de bien évaluer les risques de chaque investissement. Cette évaluation consiste à identifier les entreprises qui vont subir les pressions les plus fortes des organes de contrôle ainsi que les démarches de certaines entreprises individuelles pour gérer l’exposition à la réglementation renforcée dans le domaine de la protection du consommateur. 

Le client doit revenir au centre des préoccupations des banques et institutions de crédit 

Une analyse de Schroders montre que les banques et les institutions de crédit sont particulièrement exposées au risque d’être confrontées à une réglementation renforcée dans le domaine de la protection du consommateur. Les organes de contrôle leur imposent des exigences de plus en plus strictes. Il est donc grand-temps que les banques et les institutions de crédit axent à nouveau leur stratégie sur le client en plaçant les intérêts et la protection de celui-ci au centre de leurs priorités.

Différences géographiques: Les Britanniques en tête

Les marchés développés n’en sont pas tous au même stade d’évolution en termes de protection du consommateur. Au Royaume-Uni, la pression exercée par les autorités sur les banques a amené ces dernières à atteindre un niveau inégalé de protection du consommateur. Aux États-Unis, la situation est inégale. Seulement certaines institutions de crédit ont entamé des démarches pour replacer le client au centre de leurs préoccupations, sans parler d’une véritable amélioration de la protection du client. En Europe aussi, les banques font preuve d’une certaine lenteur à appliquer la nouvelle réglementation de protection du consommateur. 

Un modèle a ainsi été développé qui permet de mesurer l’exposition des institutions financières à la protection accrue du consommateur. Ce modèle mesure plus précisément l’exposition d’une institution aux produits de crédit à haut risque social (comme les produits financiers complexes controversés à fort effet de levier) et la manière dont elle gère la protection du consommateur. Pour l’évaluation de ce dernier point, un dialogue avec des prestataires de services financiers a été instauré. Ce dialogue se focalise sur:  

  • une redéfinition de la culture de marketing et de vente qui passe par la suppression des objectifs de vente  imposés aux employés en contact avec les clients.
  • une plus grande transparence des produits grâce à un marketing plus clair et plus transparent.
  • une simplification des portefeuilles de produits et de services.
  • une plus grande implication du client et la communication du taux de satisfaction des clients.
  • une réduction du nombre de plaintes des clients et une amélioration du règlement du contentieux. 

Cet article fait partie du  Responsible Investment Report Q4 2016 de Schroders 

 

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Quelles perspectives le métal jaune offre-t-il aux investisseurs pour 2017?

Par David Brett, investment writer chez Schroders,

Le 18 janvier 2017

En ce qui concerne l’or, trois facteurs incitent à acheter et quatre à vendre. Le prix de l’or a été passablement volatile en 2016. L’or est prisé des investisseurs en raison de sa rareté. L’offre d’or étant limitée, le métal jaune est considéré comme une réserve de valeur. Mais ce qui rend surtout l’or si précieux, ce sont ses multiples utilisations et l’attrait qu’il exerce. Facilement transformable, l’or est un conducteur électrique largement utilisé dans un grand nombre d’applications industrielles. Mais le métal jaune doit aussi et surtout son succès à l’attrait visuel qu’il exerce; l’or s’utilise d’ailleurs pour la confection de bijoux depuis la nuit des temps.

Trois raisons d’investir dans l’or

  • La rareté. L’or est rare, durable et de valeur constante. Il est considéré comme un placement refuge.
  • Protection du pouvoir d’achat mondial. En période d’inflation ou de déflation, l’or est considéré comme un facteur de valeur stable. Sa valeur est mondialement reconnue au point que l’on peut le considérer comme une espèce de devise mondiale.
  • Diversification de portefeuille. Le cours de l’or évolue souvent en sens opposé par rapport à celui des actions et des obligations.

Quatre raisons de vendre son or 

  • La hausse des taux d’intérêts. La hausse des taux d’intérêts affecte la demande d’or. Le métal précieux est considéré comme une protection contre l’inflation. Quand les banquiers parviennent à juguler l’inflation, cela déprime le cours de l’or.
  • Un dollar américain fort. Le cours de l’or étant calculé en dollars américains, lorsque le dollar est fort, cela rend l’or plus cher pour les investisseurs internationaux.
  • La production d’or. Une offre surabondante peut avoir une incidence négative sur le cours de l’or; le métal jaune est en cela soumis au même mécanisme que les autres matières premières.
  • Besoin de revenu. L’or n’offre aucun revenu et tombe parfois en disgrâce auprès des investisseurs en quête de rendement en période de taux d’intérêt peu élevés. Ce facteur pourrait d’ailleurs avoir contribué à l’érosion du cours de l’or ces dernières années.

Difficile à évaluer

L’or est difficile à évaluer. Il n’offre aucun rendement ni coupon ni distribution de dividendes. Il est difficile à comparer aux actions ou obligations. C’est pourquoi on utilise souvent d’autres méthodes d’évaluation comme le ratio or-argent. Comme pour d’autres types d’actifs, il est recommandé de veiller à maintenir une exposition équilibrée au sein du portefeuille. Pour le Conseil mondial de l’or, l’exposition idéale se situe entre 2% et 10% en vue de protéger le portefeuille et d’améliorer ses résultats.

Prévisions pour l’or en 2017

Le prix de l’or a plafonné durant la période du passage au nouveau millénaire et il a même atteint son niveau record juste après la crise financière. Depuis lors, son cours a baissé. Le cours de l’or a tendance à reprendre des couleurs en cas de pic d’inflation ou de déflation ou en cas de choc sur les marchés. Des scénarios moins dramatiques auront un effet moins positif sur le métal précieux. En définitive, le prix de l’or dépend principalement du moral des investisseurs. Plusieurs raisons sont de nature à inciter les investisseurs à acheter de l’or: l’incertitude, une inflation potentiellement élevée ou une faiblesse de la monnaie.

Il règne actuellement un climat haussier mondial autour de l’or. Compte tenu de la hausse des prix énergétiques, du marché du travail plus tendu aux États-Unis et de l’attente d’une politique commerciale américaine plus agressive, les prévisions d’inflation risquent d’augmenter rapidement, ce qui aura pour effet de soutenir le cours de l’or. 

Si les marchés ont certes intégré les effets positifs de l’élection de Trump, ils ont jusqu’ici ignoré les effets négatifs potentiels, qui sont une inflation plus élevée, un accroissement des risques géopolitiques et un protectionnisme croissant. L’or est une protection en période de perte de crédibilité des banques et de sous-estimation des risques. Les prévisions d’inflation, d’évolution des cours des devises et de résultats des marchés financiers sont les plus extrêmes depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Retrouvez le texte intégral de cette analyse dans l’article A short history of investing in gold – and what to expect for 2017, de  David Brett, investment writer chez Schroders.

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Comment un taux d’intérêt bas influence les cotations et les rendements

Par Duncan Lamont, Schroders

Le 21 décembre 2016

Voilà environ huit ans que l’économie mondiale connaît des taux d’intérêt extrêmement faibles. Pourtant, le phénomène n’a rien d’unique. Tant les États-Unis que le Royaume-Uni ont connu vers la période de la Seconde Guerre mondiale deux décennies durant lesquelles le taux d’intérêt est resté en dessous de la barrière de 1%. Quant au Japon, cela fait depuis 1995 qu’il connaît un taux d’intérêt inférieur à 1%.  Les réactions des marchés des actions ont été très variables en fonction du cas. En Amérique, les marchés des actions affichaient d’excellents résultats, alors que ceux du Royaume-Uni n’enregistraient qu’un résultat modéré et qu’au Japon, le rendement peinait à rester positif. Duncan Lamont estime pourtant que les enseignements du passé présentent des similitudes étonnantes.

Les résultats sont fonction des cotations et des bénéfices des entreprises

Les résultats des marchés des obligations dépendent en grande partie des cotations, mais aussi de la marge de croissance des bénéfices des entreprises. 

  • Taux bas aux États-Unis de 1933 à 1950. Durant cette période, les bourses américaines ont eu un rendement annuel de 11,6%. Au début, les cours des actions se situaient à un niveau assez bas; la croissance économique a ensuite été stimulée par les dépenses publiques et par le fait que comme les bénéfices des entreprises étaient modestes, ils avaient donc une marge de croissance importante. Les cours actuels correspondent cependant à un marché cher et les marges bénéficiaires atteignent un niveau élevé, avec peu de potentiel haussier. Ces éléments semblent annoncer des temps difficiles pour l’avenir.
  • Taux bas au Royaume-Uni de 1933 à 1950. Durant cette période, le rendement annuel n’a atteint que 5,6% au Royaume-Uni. Les marchés américains des actions avaient plongé bien plus bas que ceux de Londres, ce qui rendait leurs cours plus attrayants. De plus, l’économie britannique a dû se contenter de résultats plus mitigés pendant et après la guerre. Le pays traînait le boulet d’une dette publique colossale après deux guerres mondiales.
  • Taux bas au Japon de 1995 à 2016. La période de taux d’intérêt bas au Japon est radicalement différente de celle qu’ont connue les États-Unis et le Royaume-Uni. Depuis 1995, le rendement des actions japonaises n’a atteint que 1,2% par an. La source du problème au Japon, ce sont les bulles économiques des années ‘80 et de la fin de la décennie. À ce moment-là, la Banque du Japon a rapidement rehaussé ses taux, redoutant une surchauffe de l’économie. Mais elle a ensuite fait machine arrière en diminuant rapidement ses taux. Les cours se sont effondrés, tout en restant à un niveau élevé. La combinaison d’un taux d’intérêt bas et d’une absence de volonté a eu pour effet que les « mauvais » emprunts n’ont pas été identifiés et que les banques n’ont pas été suffisamment recapitalisées. Il en a résulté une mauvaise allocation des capitaux, les entreprises saines étant privées de financement. Cette situation a aussi contribué à la baisse relative de la productivité japonaise. En 2016, le PIB japonais dépasse à peine son niveau de 1995 et le phénomène est encore renforcé par le vieillissement de la population. Les problèmes économiques sont aggravés par la déflation persistante. En outre, les entreprises japonaises étaient particulièrement inefficaces, mais on distingue des signes d’amélioration à cet égard.

Taux bas actuels

Les cours sont un facteur important. Duncan Lamont applique diverses méthodes de calcul et toutes indiquent que les marchés américains sont actuellement chers. CAPE, K/W et K/B se situent toutes au-dessus de leur moyenne historique, mais l’économie se porte par ailleurs mieux que dans d’autres parties du monde développé. La croissance en Europe est faible, l’évolution démographique se détériore rapidement et le secteur financier est affaibli. Les cotations japonaises semblent raisonnables en fonction de leur passé, mais pas par rapport au reste du monde. Cette situation est plutôt une conséquence des problèmes structurels propres au Japon. Les actions des marchés émergents paraissent moins chères et l’évolution démographique y est plus favorable, tandis que les finances publiques s’y portent mieux. Mais la croissance se tasse et la dette chinoise est préoccupante. Les bulles de crédit finissent rarement bien et tout cela n’augure rien de bon pour les marchés émergents et les marchés développés.

Conclusion: les jeux sont ouverts

Les rendements à long terme sont faibles lorsque les cours sont élevés, sauf si l’on enregistre une nette amélioration des bénéfices des entreprises. Les finances publiques, la politique fiscale, l’évolution démographique, le secteur bancaire et l’inflation réclament notre attention. Et sur cette base, aucun marché ne peut être vraiment qualifié d’attrayant. Si la croissance de l’économie mondiale se stabilise ou s’améliore, les marchés émergents et le Japon seront en bonne position, tandis que le marché américain, plus cher, sera mis en difficulté. Mais en cas de détérioration de la croissance, ce sont les marchés émergents, le Japon et l’Europe qui  risquent d’être mis sous pression et ce sont alors les États-Unis qui semblent posséder la meilleure capacité de résistance.

Retrouvez le texte intégral de cette analyse dans l’article How low rates affect stockmarket returns, de Duncan Lamont, chercheur spécialisé chez Schroders.

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