Les bons conseils

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Ce corner « Les bons conseils » est animé par la Deutsche Bank

8 bonnes raisons d’investir en Asie

Le 11 juin 2018

L’Asie (hors Japon) en tant que région économique est passée à l’âge adulte et offre des opportunités aux investisseurs. Comment miser sur cette dynamique ?

En résumé:

  • L’Asie (qui s’entend hors Japon dans cet article) affiche une croissance économique solide, une augmentation sensible du pouvoir d’achat et une transition de l’industrie lourde vers l’innovation et la technologie.
  • Elle offre, en tant que région, des opportunités aux investisseurs qui sont disposés à accepter un risque plus élevé.

Investir en Asie: toujours d’actualité?

En 2017, les indices asiatiques des actions (hors Japon) ont bondi de 38% en moyenne. L’Asie a ainsi été la région la plus performante au monde. Mais si l’on observe l’évolution depuis le début de l’année 2008, on constate que la performance du panier des indices d’actions asiatiques (MSCI Asie hors Japon) est toujours en recul de 10% par rapport à l’indice mondial global (MSCI World).

L’Asie est-elle capable de rattraper ce retard?

Huit éléments indiquent cependant que le mouvement de rattrapage se poursuivra. L’Asie pourrait même dépasser l’indice mondial.

  1. La croissance économique est très solide

En 2017, cette croissance a atteint 6,1% pour l’ensemble de la région (hors Japon). L’acteur le plus important, la Chine, a affiché une croissance de 6,9%, tandis que l’Inde et la Corée du Sud progressaient respectivement de 6,8% et 3,1%. Pour l’ensemble de la région (hors Japon), les analystes tablent sur une croissance de 6% en 2018.

  1. Le potentiel est présent

Des pays comme la Chine et l’Inde (en phase de reprise) ne sont pas encore aussi avancés dans le cycle économique que l’Europe (en phase d’expansion) ou les États-Unis (fin de cycle). Le potentiel est donc réel.

  1. Le ratio cours/bénéfices est favorable

Les ratios cours/bénéfices (c/b) des actions asiatiques (c/b MSCI Asie hors Japon = 12,2) sont en moyenne nettement inférieurs à ceux des actions américaines (c/b S&P500 = 17,5) et européennes (c/b Eurostoxx600 = 14,4). Pour rappel, le rapport cours/bénéfice (ou Price Earning Ratio en anglais) est un indicateur financier qui permet d’évaluer si une action est plutôt chère ou plutôt bon marché.

  1. Une croissance probable des bénéfices des entreprises

Les économistes prévoient pour 2018 une progression de 15% des bénéfices des entreprises en Asie (hors Japon), contre 8% pour l’Europe et 12% pour les États-Unis.

  1. Les prévisions bénéficiaires revues à la hausse

En 2017, de nombreux analystes ont revu à la hausse leurs prévisions bénéficiaires pour les entreprises asiatiques. Le passé nous apprend qu’une telle révision à la hausse est souvent un indicateur fiable des performances boursières ultérieures de ces entreprises.

  1. L’Asie surfe sur la croissance mondiale

L’Asie étant fortement orientée vers l’exportation, cette région profite de la croissance économique mondiale et du regain de confiance des consommateurs.

  1. Une économie en transition

Les économies asiatiques sont aussi dans une phase de transition : si les exportations restent dynamiques, la consommation intérieure progresse également. On observe en outre une réorientation sectorielle des matières premières vers la technologie. Alors qu’il y a 10 ans, les entreprises du secteur des matières premières représentaient encore 20% du panier des actions asiatiques (hors Japon), elles ne représentent plus aujourd’hui que la moitié de ce chiffre. Dans le même temps, le poids des technologiques est passé de 17% à 39%.

  1. Pas seulement la Chine

Dans le sillage de la Chine, d’autres pays font preuve d’une belle santé. L’Inde, avec sa population de 1,3 milliard de personnes, abandonne peu à peu son statut d’économie agricole. Citons aussi les pays de l’Asean (Association of Southeast Asian Nations). Il s’agit de l’association de 10 pays d’Asie du Sud-Est dont les 5 plus importants (Indonésie, Thaïlande, Malaisie, Philippines et Singapour) ont affiché l’an dernier une croissance de 5,2%.

De quels risques dois-je tenir compte, en tant qu’investisseur?

  • Les marchés financiers sont sensiblement plus volatils qu’en Europe et aux États-Unis. Le potentiel de hausse peut être plus important, mais aussi le potentiel de baisse.
  • Le protectionnisme grandissant peut être préjudiciable à des économies fortement tournées vers l’exportation, comme la Corée du Sud.
  • La hausse des taux aux États-Unis accroît le risque de voir les investisseurs retirer leurs capitaux d’Asie pour les réinvestir aux États-Unis, selon un scénario déjà observé dans le passé.
  • Soulignons enfin les tensions géopolitiques, toujours présentes dans cette partie du monde.

Comment profiter de ce potentiel de croissance?

En tant qu’investisseur particulier, ce marché n’est pas évident, en raison de son envergure et de sa complexité. Dès lors, un fonds géré activement offre une plus-value aux investisseurs disposés à accepter un certain risque.

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Est-ce le moment de passer aux obligations ?

Par Deutsche Bank Belgium

Le 7 mai 2018

Le changement semble amorcé : partout dans le monde, les taux d’intérêt ont entamé leur remontée, lentement mais sûrement. Quel est l’impact pour les investisseurs ?

En résumé :

  • Malgré la lente remontée des taux d’intérêt, il est encore trop tôt pour ‘switcher’ vers les obligations. Les actions gardent la cote, pour autant qu’elles cadrent avec votre profil d’investisseur.
  • Si vous souhaitez malgré tout investir dans des obligations, optez pour les pays émergents, qui offrent le meilleur rapport rendement/risque.
  1. Les taux d’intérêt remontent. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

C’est plutôt une bonne nouvelle. Les taux d’intérêt augmentent en effet pour une bonne raison : la croissance économique, qui reprend finalement son rythme. Dans les pays émergents comme dans les pays développés, l’économie connaît une croissance plus rapide qu’auparavant.

Outre la croissance économique, l’augmentation progressive des taux d’intérêt est également favorisée par le changement de politique des banques centrales. Ces dernières années, la Federal Reserve (Fed) aux États-Unis et la Banque centrale européenne (BCE) ont soutenu en bloc les cours obligataires, poussant ainsi les rendements vers le bas. La Fed a commencé à relever son taux directeur et elle réduit lentement son bilan en obligations. La BCE amorce, elle aussi, un changement de politique monétaire. Jusqu’à la fin 2017, elle achetait massivement des obligations, pour un montant de 60 milliards d’euros par mois. Aujourd’hui, ce chiffre a été réduit de moitié. Comme les obligations sont moins soutenues par les banques centrales, le cours des valeurs existantes va baisser et les rendements des nouvelles émissions vont augmenter.

  1. Dans ce climat, est-ce une bonne idée d’opter pour les obligations ?

Dans un contexte de forte croissance économique, les actions offrent un meilleur rendement que les obligations. Les actions sont donc à privilégier si elles correspondent à votre profil d’investisseur.

Si vous souhaitez quand même acheter des obligations, les emprunts des pays émergents offrent le meilleur rapport rendement-risque, même si vous devez accepter un risque de change.

3.     Quand faut-il acheter ?

Il est difficile d’indiquer un moment précis. Le taux directeur devrait rester très faible pendant plusieurs années encore. Ainsi, on n’attend une première hausse du taux directeur européen qu’à l’été 2019. Il n’y a donc aucune urgence.

Une augmentation de la prime de risque sur les obligations serait un bon signal d’achat. Il s’agit de la prime que l’émetteur paie en sus du taux pour un emprunt risqué, pour compenser le risque de crédit que l’investisseur prend sur cet émetteur. Aujourd’hui, nous avons atteint un niveau extrêmement bas et le risque de crédit n’est pas suffisamment rémunéré. À terme, la prime de risque se normalisera et d’autres obligations que celles des pays émergents offriront, elles aussi, une compensation correcte pour le risque de crédit.

4.     Dans l’attente du bon moment, quelles sont les alternatives dans le segment des obligations ?

Les obligations à taux variable, dont le coupon augmente à mesure que le taux d’intérêt monte. Mais elles sont très rares. On trouve occasionnellement des produits structurés qui misent sur cette tendance, mais ils ne sont pas légion.
Les fonds qui jouent activement sur la duration. La duration indique la sensibilité d’un instrument financier aux fluctuations des taux d’intérêt. Les obligations ont normalement une duration positive : si le taux augmente, la valeur d’une obligation diminue. Les gestionnaires de fonds professionnels peuvent toutefois jouer sur cette duration via des produits dérivés. Il est même possible d’obtenir une duration négative, et donc de créer de la valeur lorsque les taux d’intérêt augmentent. Vous pouvez donc obtenir malgré tout un rendement positif dans le segment des obligations si les taux repartent à la hausse. Toutefois, si les taux ne venaient pas à poursuivre leur hausse, les pertes sur de tels produits peuvent être substantielles. Il est donc déconseillé d’investir exclusivement dans ce type de fonds.

Conserver en portefeuille un maximum d’obligations à court terme. Le rendement sera faible, mais l’échéance sera plus proche. Si, dans trois ans environ, les taux ont nettement augmenté – c’est le scénario le plus probable – vous pourrez réinvestir avec un meilleur rendement.

5.     Quid des obligations que je possède déjà en portefeuille ?

Mieux vaut vendre sans tarder les obligations dont le rendement résiduel net à l’échéance est négatif. Par ‘rendement négatif’, nous entendons un revenu total à l’échéance, tenant compte de tous les coupons, inférieur au revenu en cas de vente aujourd’hui.

Si le rendement résiduel est positif et que vous êtes satisfait(e) de vos coupons, vous pouvez conserver ces obligations en portefeuille. Attention toutefois aux obligations spéculatives qui, par nature, exigent un suivi attentif du risque de crédit.

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Quelles sont les 10 bonnes questions à poser à son banquier ?

Le 10 avril 2018

  1. Qui est-il/elle ?

La personne qui se tient devant vous va connaître des tas de choses vous concernant en plus de gérer vos finances. Il est normal que vous en sachiez un peu plus, vous aussi. Quelle est son expérience, quelles sont ses spécialités, reçoit-il/elle régulièrement des formations ? Si l’on a vraiment envie de lui demander s’il/elle est marié (e) ou si il/elle va nous filer l’adresse de son coach sportif, on peut… Mais après. 

  1. Pourquoi je choisirais sa banque en particulier ?

Si vous êtes déjà cliente, il est bon de se le faire rappeler de temps en temps. Et si vous pensez le devenir, c’est essentiel. Quelle est la plus-value de cette banque en particulier ? Qu’a-t-elle de différent à proposer ?

3.Comment voit-il/elle notre collaboration ?

Est-ce que vous pouvez joindre votre conseiller quand vous voulez ? Par téléphone, par e-mail, via les réseaux sociaux ? La disponibilité est aussi un critère à tester. Il est important de pouvoir fixer des rendez-vous réguliers, quelques fois par an, selon vos besoins, pour vous rassurer quant à des questions spécifiques, mais aussi pour anticiper certains changements dans le cours de votre vie. Avant de prendre une grande décision, vous consultez vos proches, vos confidentes, vos amis. Et un coup de fil ne suffit pas. Rien ne vaut un face à face en vrai, même avec votre banquier ! 

4.Est-ce que mon « portefeuille bancaire » actuel est en ligne avec mes objectifs ?

Déjà, les objectifs, on les définit : quel est mon horizon de placements, quels sont les risques, quels sont mes projets ? On ne va pas se comporter, financièrement parlant, de la même manière si l’on veut acheter un bien, si l’on veut prévoir un beau voyage ou si l’on a envie d’investir de l’argent pour obtenir un bon rendement. C’est une question très large, mais c’est vraiment la première chose qu’il faut aborder. Un bon bilan de la situation actuelle et des projets à venir, en somme. 

  1. Est-ce que les produits bancaires auxquels j’ai déjà souscrit sont de bonne qualité ?

Si l’on n’a jamais investi, c’est l’occasion de se pencher, ensemble, sur les meilleurs produits du moment. Sur ceux qui offrent de bons rendements. Il faut oser demander si les produits bancaires « maison », proposés par les banques traditionnelles, sont suffisants. Est-ce que ma banque actuelle peut aussi me proposer les meilleures solutions du marché ? Est-ce que je vais obtenir un conseil très large, y compris sur des produits qui sont émis par d’autres institutions financières ? En clair, si mon/ma conseiller/ère ne peut me parler que de ce qu’il/elle a sous la main en termes d’offres, sans avoir une vision globale et des points de comparaison par rapport à ce qui se fait ailleurs, sans impartialité, il est peut-être temps de le/la secouer (gentiment, on s’entend !). 

  1. À combien s’élèvent les frais ?

Les frais de gestion de mon portefeuille sont élevés ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi aussi ? Est-ce qu’il y a des frais d’entrée pour investir dans des solutions de placements ?. Ça n’a l’air de rien, comme ça. Mais au bout de l’année, dans certains cas et certaines banques, les frais de gestion et autres frais d’entrée peuvent vraiment s’avérer importants. Il est important de s’y intéresser pour éviter les mauvaises surprises. 

  1. Est-ce que je vais bénéficier d’un suivi actif de mon portefeuille ?

Quand il y a une modification d’un de mes produits, si quelque chose n’est plus tout à fait en ligne avec mes objectifs, est-ce que la banque va me contacter ? Parce qu’en effet, avec tout ce qu’on a à gérer, au quotidien, on risque de zapper une info, de laisser dormir nos placements. C’est là que le/la conseiller/ère doit se montrer proactif/ive, pour aller en permanence dans le sens de nos intérêts. 

  1. Est-ce qu’il/elle gère aussi le suivi des produits qui viennent d’une autre banque ?

Si vous transférez votre portefeuille d’une banque à une autre, il ne faudrait pas que vos nouveaux conseillers négligent certains produits. On doit pouvoir obtenir un conseil sur un large éventail de produits.

  1. Si des événements se présentent dans ma vie privée, est-ce que je peux compter sur ses bons conseils ?

La banque n’est pas un cabinet de consultation psy. Mais quand on divorce, quand on se sépare, quand on fait face à la disparition d’un proche, à un changement de carrière, on doit pouvoir compter sur quelqu’un qui nous soutiendra d’un point de vue conseils financiers. On doit pouvoir obtenir un rendez-vous rapide et se décharger des questions pratiques lorsqu’on a des gros stress ou émotions à gérer. 

  1. Et si je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas le temps ?

Il est alors d’autant plus important de s’assurer que cette banque propose des solutions pour nous décharger d’un maximum de choses. On doit pouvoir déléguer la gestion de nos avoirs à des spécialistes qui s’occupent alors de notre portefeuille et nous envoient des reportings réguliers.