Assurances

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Qu’est-ce que IDD, Insurance Distribution Directive ?

Le 3 octobre 2017

La directive européenne sur la distribution d’assurance (DDA ou IDD pour Insurance Distribution Directive), publiée le 2 février 2016 au Journal officiel de l’Union Européenne (directive 2016/97), constitue une nouvelle étape dans l’harmonisation du marché européen de l’assurance. Elle vise à renforcer la protection des consommateurs en se concentrant sur la formation des distributeurs de produits d’assurance et la transparence des informations.

L’IDD s’adresse tout autant aux consommateurs qu’aux professionnels de l’assurance

La directive fixe des règles concernant la conception des produits, les systèmes d’incitations qui pourraient nuire aux intérêts des clients et au service apporté, ainsi que les critères de pertinence des conseils en matière d’investissement. Elle insiste sur les obligations des professionnels de la distribution et sur l’information communiquée au consommateur afin qu’il puisse connaître l’ensemble des données liées à son contrat d’assurance. Cela lui permet de connaître les différentes spécificités du contrat et de pouvoir le comparer sur le marché.

Il s’agit d’un projet ambitieux qui réorganise en profondeur la pratique de la distribution des produits d’assurance dans toute l’Europe. Les Etats membres de l’Union européenne doivent transposer cette directive d’harmonisation minimale dans leur droit national avant le 23 février 2018.

L’IDD remplace donc l’ancienne directive de 2002 (Insurance Mediation Directive) et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre – retardée – de MiFID II (directive 2014/65/EC, non applicable aux assureurs) ainsi que du règlement PRIIPS qui prévoit un document d’informations clés (KID).

Les principaux sujets de l’IDD sont les suivants :

  • l’extension du texte à tous les distributeurs d’assurance ;
  • la formation professionnelle ;
  • la transparence de la rémunération ;
  • les conditions en termes de qualité de service auprès du client ;
  • le devoir de conseil ;
  • la gestion des conflits d’intérêt ;
  • les obligations de surveillance et de gouvernance des produits d’assurance (POG : product oversight and governance Requirements) ;
  • le document d’information précontractuel destiné à informer le client des caractéristiques principales des assurances non-vie (PID : product information document).

La Belgique avait déjà pris les devants en intégrant dans le droit belge les règles de conduite AssurMiFID – plus strictes que celles indiquées dans les directives précédentes. D’autres pays avaient également été plus loin en la matière. Aujourd’hui, tous les acteurs peuvent se réjouir que l’ensemble de l’Union européenne adopte des règles communes similaires en matière de distribution, quel que soit le canal de commercialisation utilisé, pour garantir aux consommateurs un même niveau de protection.

Plusieurs rapports, rédigés par la Commission européenne ainsi que l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, sont prévus jusqu’en 2021 afin d’évaluer et de réexaminer l’efficacité de la directive.

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Comment les produits structurés permettent-ils de diversifier les placements ?

Par AG Insurance,

le 29 août 2017

Vous connaissez déjà peut-être certains produits d’assurance-épargne de la branche 21 et d’assurance placement de la branche 23. Mais qu’en est-il des produits structurés en assurance-vie de la branche 23?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un produit structuré ?
Un produit structuré, émis par une banque ou une compagnie d’assurance, est généralement composé de deux éléments : l’un assurant la protection du capital, l’autre permettant d’optimiser le rendement du produit.

Dans leur grande majorité, les produits structurés vous permettent :
– d’optimiser la combinaison risque/rentabilité de votre portefeuille à court ou à long terme, en misant sur les opportunités des marchés financiers, sans mettre votre investissement en danger ;
– de compter à terme sur la protection (totale ou partielle) du capital net investi et/ou sur un rendement minimum garanti ;
– de bénéficier potentiellement de solutions d’investissement fiscalement avantageuses au terme (en effet, sous certaines conditions, les plus-values générées sont exemptées de précompte mobilier) ;
– de diversifier votre patrimoine sur mesure, en investissant indirectement dans des actions, des obligations ou dans d’autres actifs financiers ;
– de profiter de la gestion quotidienne de spécialistes, par le biais d’une stratégie connue dès le départ et ne nécessitant aucun suivi de votre part ;
– de bénéficier d’une possibilité de diversification ne se limitant pas aux produits libellés en euros car certains produits structurés sont également émis en dollars américains ou, le cas échéant, en d’autres devises. Idéal pour ne pas mettre tous vos œufs dans la même devise, surtout en période économique et politique relativement instable au sein de la zone Euro.

En somme, intégrer des produits structurés dans son portefeuille, c’est dynamiser ses investissements selon ses besoins.

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Avez-vous pensé à l’assurance décès pour protéger vos proches ?

Le 26 juillet 2017

La vie de famille vous amène à réaliser de grands projets : acheter une maison, offrir de belles études à vos enfants, acheter une voiture au plus grand, emmener toute votre tribu en vacances à l’étranger… Mais il peut arriver qu’un accident de la vie mette un terme à ces perspectives d’avenir. Un décès plonge alors ceux qui restent dans le deuil et, souvent, dans un profond désarroi financier.
Imaginez que votre partenaire ou vous-même décédiez soudainement. Votre famille pourrait-elle tenir le coup financièrement ?

Assurer votre voiture ou votre maison vous semble tout naturel. Lorsque vous souscrivez un emprunt hypothécaire, une assurance solde restant dû paraît nécessaire voire obligatoire pour chaque partenaire. Ainsi, vous vous protégez mutuellement quant au remboursement de l’emprunt.
Mais cela ne veut pas dire pour autant que la situation est tenable en cas de décès d’un des piliers de la famille. Qu’en est-il des frais fixes, des dépenses courantes, des obligations financières de la famille (garde d’enfant, location d’un kot, remboursement d’une voiture…) et des imprévus ? Ils sont laissés à votre seule charge ou à celle de votre partenaire.

L’assurance décès est la solution optimale pour protéger votre famille

L’assurance décès garantit le versement d’un capital destiné à couvrir les besoins financiers de la famille si l’un des parents venait à disparaître. Outre le fait d’aider à préserver le niveau de vie de vos proches, l’assurance décès peut contribuer à couvrir le paiement de droits de succession (y compris ceux qui pourraient être dus sur des donations non enregistrées).

Ses avantages :

  • Simple pour garantir une protection optimale de vos proches
  • Abordable (souvent moins coûteuse qu’une assurance omnium pour une nouvelle voiture par exemple)
  • Flexible : vous choisissez vous-même le montant (petit ou grand), la durée et le(s) bénéficiaire(s)

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Pourquoi offrir une assurance-épargne à un enfant ?

Le 26 juin 2017

Il est coutume d’ouvrir un carnet d’épargne à la naissance d’un enfant. Pourtant, l’assurance-épargne offre de nombreux avantages.

Un rendement souvent plus élevé car :

– Le taux appliqué à chaque versement est garanti pendant toute la durée du contrat (alors qu’en cas de baisse du taux sur un carnet d’épargne, tout l’argent qui s’y trouve rapporte subitement moins). Si le taux baisse, cela ne s’applique qu’aux nouveaux versements. Pour les versements antérieurs, l’ancien taux reste d’application.

– Les primes sont investies à long terme.

– Le rendement peut être complété chaque année par une participation bénéficiaire en fonction des résultats de l’assureur et des conditions du marché. 

Plus de contrôle

L’assurance-épargne est au nom du parent dans la plupart des cas, alors qu’un carnet d’épargne est ouvert au nom de l’enfant qui reçoit dans tous les cas l’argent à ses 18 ans. Cela signifie que l’épargne peut se faire en toute discrétion et que l’on peut exercer davantage de contrôle.

Une protection supplémentaire

Il est possible d’offrir un montant supplémentaire à l’enfant dans le cas où le parent décèderait avant la fin du contrat. Ainsi, ce dernier dispose non seulement d’une épargne, mais aussi d’une assurance-décès.

Pas de précompte mobilier après huit ans

Après huit ans, le capital final de l’assurance-épargne ou l’argent retiré est exonéré de précompte mobilier. Aucun précompte mobilier n’est par ailleurs dû en cas de décès.

L’assurance-épargne pour enfant offre de nombreux avantages non négligeables et constitue une alternative intéressante à un livret d’épargne qui ne rapporte plus grand-chose actuellement.

 

 

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L’investissement socialement responsable en assurance aussi !

Le 22 mai 2017

La durabilité est le concept phare de notre époque. De plus en plus de gens optent délibérément pour une alimentation durable ou décident de porter des vêtements durables, nous nous efforçons d’adopter une consommation d’énergie plus durable, des moyens de transports plus durables voient le jour… Mais qu’en est-il de nos investissements ? Sont-ils eux aussi durables ?

Depuis quelques années, la tâche des investisseurs se complique. La crise financière est encore dans tous les esprits et l’aversion au risque reste bien ancrée. De nombreux investisseurs décident par ailleurs d’intégrer un certain niveau de protection dans leurs placements. À plus long terme, un portefeuille bien diversifié peut en effet encore et toujours offrir de beaux résultats. Mais pourquoi ne pas envisager d’y greffer une dimension éthique en optant pour des fonds de placement socialement responsables ? En effet, cette forme d’investissement offre non seulement la perspective d’un rendement potentiellement plus élevé, mais elle contribue également au bien-être de notre planète.

Qu’est-ce que l’ISR ?

Un investissement socialement responsable (souvent abrégé en ISR, ou sa version anglaise SRI pour Socially Responsible Investing) s’efforce de concilier l’expansion économique et son impact sur la société et sur l’environnement. L’investisseur recherche des placements financièrement intéressants qui ont également un impact positif sur le plan de la durabilité, des droits de l’homme, du climat… Il existe deux possibilités. Dans la forme la plus élémentaire, l’investisseur exclut purement et simplement certaines entreprises et organisations dont les pratiques ou les activités sont contraires à l’éthique (approche exclusive). Sont notamment concernées les entreprises qui produisent des armes controversées, les sociétés qui font peu de cas des droits de l’homme ou encore les organisations qui ne respectent pas les normes minimales en matière d’environnement. Mais un fonds peut aussi investir dans les entreprises qui affichent les meilleurs résultats sur le plan de la durabilité (approche ‘best-in-class’). Ces entreprises apportent une contribution positive d’un point de vue social, environnemental et sociétal. Dans cette optique, le fonds applique trois critères non financiers :

  1. Environnemental
    Quelles sont les répercussions de l’activité de l’entreprise sur l’environnement ? Quels efforts fournit-elle pour les limiter ? Seules les entreprises qui font preuve d’une gestion efficace des ressources naturelles, qui réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre ou qui appliquent un système de recyclage performant méritent une sélection.
  2. Social
    Quelle attitude adopte l’entreprise à l’égard des droits de l’homme et du droit du travail ? Les entreprises qui utilisent des enfants comme main-d’œuvre ou qui sont connues pour des faits de corruption sont, quoi qu’il arrive, exclues.
  3. Gouvernance
    Comment l’entreprise est-elle dirigée et contrôlée ? La transparence, l’indépendance du conseil d’administration et le respect des droits des stakeholders sont des critères qui favorisent la sélection.

Un fonds ISR rapporte-t-il quelque chose ?
Une telle approche ne se fait-elle pas au détriment du rendement ? Cette idée répandue est totalement erronée. Ces dernières années, les performances des fonds ISR sont souvent au moins aussi bonnes que celles d’autres placements. Dans bien des cas, elles sont mêmes meilleures. Deux éléments permettent d’expliquer ces bons résultats. Pour commencer, les classes d’actifs risquées telles que les obligations de pays émergents ou les ‘hedge funds’ sont beaucoup moins représentées dans un portefeuille ISR, voire totalement absentes. Ensuite, les entreprises qui mènent une politique durable à long terme sont moins sensibles aux fluctuations économiques. Ce sont pour l’essentiel des fonds d’actions durables axés sur les thématiques de l’eau ou des énergies renouvelables qui affichent d’excellents bilans ces dernières années. De plus, ces thématiques ne cessent de gagner en importance, ce qui peut être positif pour les perspectives d’avenir.

Naturellement, à l’instar de toutes les autres formes d’investissement, les rendements du passé ne constituent en aucun cas une garantie pour l’avenir. Les fonds ISR restent des placements sur les marchés financiers et peuvent à ce titre varier à la hausse comme à la baisse.

Comment faire pour investir dans un fonds ISR ?

Vous pouvez bien entendu investir directement dans un fonds d’investissement bancaire, mais vous pouvez aussi le faire via une assurance financière. Vous pouvez notamment souscrire une assurance de la branche 23, en y intégrant ou non des mécanismes de protection. Mais vous avez aussi la possibilité d’opter pour un fonds ISR via une assurance placement combinée à une protection du capital au terme. Naturellement, le rendement n’est pas garanti et dépend des performances des fonds sous-jacents.

La conclusion est simple : Les investissements socialement responsables ont évolué pour devenir aujourd’hui une solution alternative à part entière aux investissements traditionnels. Ils sont par ailleurs de plus en plus prisés, tant par les particuliers que par les investisseurs institutionnels. L’époque où ce marché n’était qu’une niche réservée à quelques intéressés est définitivement révolue. Quoi de plus normal après tout puisqu’ils rendent service à l’ensemble de la société.

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Les élections présidentielles françaises, où va-t-on? 

Le 11 avril 2017

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a comparé les élections aux Pays-Bas, marquées par une faible percée de l’extrême-droite, à un quart de finale gagné par l’Europe. La demi-finale se jouera en France avec les élections présidentielles qui se tiendront au printemps, tandis que la finale se disputera en automne avec les élections fédérales en Allemagne. Cette comparaison manque toutefois d’à-propos puisque les deux principaux protagonistes des élections allemandes, Angela Merkel et Martin Schulz, sont tous deux pro-européens tandis que le parti anti-européen AfD continue de plafonner à environ 10 % dans les sondages.

Pour l’Europe, le véritable défi passera par les élections présidentielles françaises. La candidate d’extrême droite anti-européenne Marine Le Pen tient actuellement la corde, au coude à coude avec le candidat de centre-gauche Emmanuel Macron. Il semble en effet que ce soient ces deux candidats qui sortiront vainqueurs du 1er tour le 23 avril et s’affronteront lors du second tour le 7 mai.

Le programme de Marine Le Pen suscite la nervosité sur les marchés financiers. Au-delà des positions anti-immigration, son programme s’aligne aussi sur une politique économique ouvertement de gauche et une position farouchement anti-européenne. Sur le plan économique, Marine Le Pen entend ramener l’âge de la pension à 60 ans, maintenir la semaine de travail de 35 heures et annuler les traités commerciaux internationaux. Pour ce qui est de l’Europe, elle souhaite organiser un référendum sur l’adhésion de la France à l’Union et à l’euro (bien que sa tâche s’annonce compliquée étant donné que l’organisation d’un tel référendum nécessite en principe l’accord du Sénat et de la Chambre et qu’il lui sera pratiquement impossible de dégager une majorité favorable à son projet en tout cas au Sénat). Il n’est donc guère étonnant de constater que les bons résultats obtenus par Marine Le Pen dans les sondages rendent les marchés financiers quelque peu nerveux : au cours des 6 derniers mois, la différence de taux entre la France et l’Allemagne est passée d’environ 0,25 % à 0,65 %.

Pourtant, cette nervosité semble légèrement exagérée. Même si la candidate du Front National devrait vraisemblablement franchir le premier tour, il y a peu de chances de la voir s’imposer au second. Dans le duel qui se dessine entre les deux candidats, les sondages donnent environ 60 % de voix favorables à Emmanuel Macron, contre seulement 40 % pour Marine Le Pen. Nous sommes conscients que les sondages d’opinion ont fait fausse route dans le cas du Brexit et du scrutin présidentiel américain, mais les deux camps se partageaient alors environ 50 % des voix et le résultat final était malgré tout conforme à la marge d’erreur. En France, les sondages donnent à Emmanuel Macron une avance relativement constante et confortable, et les prévisions paraissent plus fiables. Selon nous, les chances de voir Marine Le Pen remporter ces élections sont faibles, même si de nombreux Français hésitent encore parmi les différents candidats. Nous estimons la probabilité d’une victoire de Le Pen à 20 %. Si l’avenir nous donne raison, les marchés européens d’actions et d’obligations devraient pousser un soupir de soulagement dès le 8 mai. Et, pour le dire honnêtement, ils ne seront pas les seuls…

 

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Pensez à la protection de votre conjoint !

Le 28 mars 2017 

Avez-vous pensé à la protection de votre conjoint au cas où il vous arriverait malheur ? Il existe différentes solutions qui ont pour objectif de le protéger et le mettre à l’abri au cas où vous devriez malheureusement disparaitre.

Mettre son partenaire financièrement à l’abri

Il existe trois sortes de cohabitation : la cohabitation de fait, la cohabitation légale et le mariage.
Vous êtes cohabitants de fait ? Si l’un des partenaires venait à disparaître, le droit successoral ne s’appliquerait pas. La loi ne prévoit en effet pas ou peu de protection pour le partenaire survivant. C’est pourquoi, il est très important de mettre des choses en place de son vivant afin d’éviter que son partenaire se retrouve sans rien.

Vous êtes mariés ou cohabitants légaux ? Dans votre cas, c’est le droit successoral qui est d’application, mais d’une manière différente. Dans le cadre d’un mariage, lorsque le conjoint décède, le marié survivant bénéficie la plupart du temps de l’usufruit de la totalité des biens (mobiliers et immobiliers). Le cohabitant légal, quant à lui, bénéficie principalement uniquement de l’usufruit de l’habitation familiale. Il est possible de lui donner plus que ce que la loi prévoit. Il faut dans ce cas prendre soi-même des mesures. 

Peu importe votre régime matrimonial, voici quelques principes généraux pour vous aider à trouver une solution :

  1. Le contrat de mariage

Si vous êtes mariés, il vous est possible de passer par un contrat de mariage pour répartir votre patrimoine au décès de l’un des conjoints. C’est ce contrat de mariage qui définira une partie de la succession. Il l’emporte sur le droit successoral.

  1. Le testament

​Le testament vous donne la possibilité de réserver un héritage à votre partenaire cohabitant de fait. Il vous permet, sous certaines conditions, de dépasser les limites de ce que prévoit la loi dans le droit successoral si vous êtes marié ou cohabitant légal. Sachez qu’un testament est un document personnel, il est donc impossible de le rédiger pour les deux conjoints et le contresigner tous les deux. Chacun rédige donc son propre testament (qui peut être inspiré du testament du conjoint pour pouvoir bénéficier des mêmes avantages), sous seing privé, ou alors chez le notaire.

  1. La donation

Vous pouvez également faire un don à votre conjoint/partenaire. Si vous souhaitez faire un don immobilier, vous devez le faire devant un notaire et des droits de donation sont dus.
Si vous souhaitez faire une donation mobilière (de cash ou un (des) objet(s) : voiture, bijou de valeur, etc.), vous êtes libre de l’enregistrer ou non.
Si vous optez pour un enregistrement de votre donation mobilière, des droits de donation seront dus.

Par contre, si vous ne faites pas enregistrer votre donation, il n’y a pas de droits de donation à payer. Toutefois, si vous décédez dans les trois ans qui suivent la donation, ou en l’absence de preuve que la donation a été réalisée après le délai de trois ans, la personne qui a perçu le don devra payer des droits de succession sur le montant que vous lui avez donné.
Les droits de succession seront différents en fonction de votre régime matrimonial.

  1. L’assurance décès

Les assurances décès ont pour objectif de protéger vos proches des conséquences financières de votre décès. Ainsi, votre partenaire (et par là indirectement, vos enfants communs) bénéficie d’une protection supplémentaire. Le capital de l’assurance décès permettrait ainsi à votre conjoint de maintenir son niveau de vie ou de faire face aux frais imprévus liés à votre décès.

Plusieurs Réduire

solutions existent pour protéger votre partenaire. Tout dépend de vos besoins. N’hésitez pas à vous faire conseiller. Après tout, quoi de plus naturel que de vouloir protéger ses proches ?

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Branche 21, Branche 23 : quelles différences et pour quels investisseurs ?

Le 16 février 2017

En début d’année, nous prenons traditionnellement de bonnes résolutions. En avez-vous prises en ce qui concerne votre argent ? Si ce n’est pas le cas, il n’est jamais trop tard.

Et pourquoi ne pas investir dans une assurance-vie ? C’est un excellent choix si vous souhaitez bénéficier d’un rendement potentiellement intéressant en profitant des avantages liés à la structure de l’assurance-vie. Mais quel type d’assurance choisir ? C’est avant tout une affaire de profil d’investisseur :

  • Le profil défensif: il souhaite avant tout la sécurité. De ce fait, son niveau de rendement sera plus faible. Seule une part très limitée de son portefeuille peut être investie dans des solutions plus risquées.
  • Le profil neutre: il cherche un bon équilibre entre rendement et risque. Il est prêt à investir la moitié de son portefeuille dans des placements plus risqués. Il a souvent un horizon de placement plus long car il sait que les investissements à plus long terme offrent un rendement moyen supérieur.
  • Le profil dynamique: il cherche consciemment le rendement et investit principalement dans des placements plus risqués. Il accepte qu’entretemps, la valeur de son portefeuille puisse diminuer en raison d’évolutions négatives sur les marchés financiers.

Quelle solution pour quel profil ?
Si votre profil est plutôt défensif (vous préférez prendre le moins de risques possible), il existe les assurances-épargnes de la branche 21 qui offrent un remboursement du capital au terme et un taux d’intérêt garanti. Celui-ci peut être complété d’éventuelles participations bénéficiaires. Vous bénéficiez ainsi d’un rendement garanti tout en profitant d’une sécurité totale. Le fonds de garantie vous protège jusqu’à 100.000 euros (par preneur d’assurance et par compagnie d’assurances), même en cas de faillite de l’entreprise.

Si vous visez un rendement plus élevé, en conservant toutefois une certaine protection (vous avez alors un profil d’investisseur neutre), vous pouvez vous diriger vers un fonds structuré via les assurances-placements de la branche 23. Celui-ci se caractérise par une période de souscription limitée et un terme fixe. La prime nette est totalement ou partiellement protégée au terme. La plus-value réalisée dépend de la structure et de l’évolution des valeurs sous-jacentes.

Si vous préférez un portefeuille plus dynamique, alors les fonds ouverts de la branche 23 sont faits pour vous. Au sein-même de cette branche d’investissement, vous disposez encore de plusieurs choix. Certaines de ces assurances-placements proposent un certain contrôle via des mécanismes de protection. Ceux-ci visent à mettre à l’abri les bénéfices obtenus ou à limiter les pertes en transférant le capital vers un fonds plus défensif lorsqu’un certain niveau de pertes est enregistré.

Dans tous les cas, les assurances-placements de la branche 23 vous offre le choix parmi une gamme de fonds diversifiée. Vous pouvez alors très bien opter pour un fonds moins exposé en actions et composé de plus d’obligations, si vous le souhaitez.
Il faut toutefois garder à l’esprit que ce type d’assurances comporte davantage de risques car elles sont soumises aux aléas des marchés financiers.
Quels sont les points communs de ces solutions d’investissement ?

  • Aucun précompte mobilier n’est dû sur les assurances de la branche 21, ni sur les assurances de la branche 23 (sauf en cas de rachat dans les 8 premières années du contrat si l’assurance offre une garantie de rendement).
  • La plupart de ces solutions permettent d’effectuer des rachats, totaux ou partiels, ponctuels ou périodiques, moyennant des frais éventuels.
  • L’Etat prélève une taxe de 2 % sur les primes investies dans ce type de solution d’investissement. Malgré cela, les assurances-épargnes et les assurances-placements sont en principe fiscalement plus avantageuses que d’autres produits d’investissement comparables qui sont soumis au précompte mobilier.
  • Grâce à la structure assurance de ce type d’investissement, vous pouvez éventuellement transmettre une somme d’argent à une tierce personne sans devoir recourir au testament (grâce à la clause bénéficiaire de l’assurance-vie). Dans ce cadre-là, l’assurance-vie peut être utilisée comme outil de transmission de patrimoine. Des droits de succession peuvent toutefois être dus sur le montant versé.
  • Les assurances-épargnes et les assurances-placements comportent une couverture décès (soumise à conditions dans certaines assurances de la branche 23).
    En bref, il existe une gamme complète d’assurances-épargnes de la branche 21 et d’assurances-placements de la branche 23 adaptées à tous les profils d’investisseur. N’hésitez pas à en parler avec votre conseiller en assurances qui déterminera avec vous si ces solutions vous conviennent.

 

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Pension et soins de santé : mieux communiquer sur ces avantages extra-légaux

Le 19 janvier 2017

Les avantages extralégaux liés aux assurances tels que l’assurance de groupe ou l’assurance hospitalisation sont désormais monnaie courante sur le marché du travail en Belgique. Cependant, les employeurs estiment qu’il existe encore de nombreuses opportunités pour renforcer la connaissance et la popularité des avantages extralégaux auprès des travailleurs, et ce, en améliorant la communication. Les employeurs souhaitent également apporter davantage de flexibilité au niveau du contenu de ces avantages extralégaux à l’avenir. En comparaison avec leurs collaborateurs, les employeurs ont en revanche tendance à sous-estimer l’importance de la digitalisation de la communication. Voilà quelques-unes des principales conclusions d’une étude menée par la Vlerick Business School et AG Insurance auprès de plus de 100 employeurs belges et plus de 1.200 salariés.

Renforcer le potentiel de l’assurance de groupe et de l’assurance hospitalisation en communiquant davantage et en communiquant mieux.

Jamais les salariés n’avaient encore pu compter sur un éventail d’avantages extralégaux aussi vaste qu’aujourd’hui. Pour autant, les employeurs affirment que leurs collaborateurs n’apprécient pas toujours ces avantages à leur juste valeur, ou ne sont pas en mesure de le faire. Ce constat s’explique notamment par un manque de moyens de communication au sein de l’entreprise et une méconnaissance de la part des travailleurs. Avec une voiture ou un smartphone de fonction, l’avantage est ‘tangible’ et directement perceptible, ce qui est loin d’être le cas pour les assurances hospitalisation ou de groupe. Les travailleurs le confirment : 1 personne sondée sur 4 ne peut affirmer avec certitude si elle possède ou non les 5 avantages complémentaires énumérés. De plus, la moitié des travailleurs sondés ignorent ce que couvre exactement leur assurance hospitalisation.

Pour de nombreux employeurs, la clé consiste donc à communiquer davantage et à mieux communiquer à propos de ces avantages. Près de trois quarts (73 %) des employeurs belges estiment que l’importance stratégique de la pension complémentaire et des soins de santé augmentera encore à l’avenir, notamment pour attirer les talents et les conserver. Près de neuf sondés sur dix (86 %) sont également d’avis que le personnel lui-même accordera davantage d’importance à ces deux avantages extralégaux.

Dans l’ensemble, les employeurs belges estiment qu’il est de leur responsabilité d’aider leurs collaborateurs à comprendre ce que recouvrent les avantages extralégaux, bien que plus de la moitié des sondés (56 %) reconnaissent que cet exercice nécessite des efforts significatifs. Dans cette optique, plus de six entreprises sur dix (63 %) comptent sur leurs propres moyens de communication, le plus souvent via les canaux traditionnels (par e-mail, par téléphone et oralement). Les entreprises ne semblent par ailleurs pas pleinement conscientes de l’importance croissante de la communication digitale : seul un entrepreneur sur deux (46 %) tient à participer activement à cette tendance. Ils sous-estiment donc l’importance de la communication digitale puisque 93 % des travailleurs sont demandeurs d’un lieu centralisé en ligne où ils pourraient consulter leurs avantages complémentaires.

L’étude montre également que les employeurs ne profitent pas assez des moments importants de la vie, comme le mariage, pour sensibiliser le personnel à la valeur des avantages extralégaux. En cas d’augmentation salariale ou de promotion également, seule une minorité d’entre eux (8,7 %) informent leurs employés de l’impact de ce changement sur le plan de pension ou l’assurance hospitalisation, comme la hausse de la cotisation de l’employeur.

Un package flexible

Au-delà de la communication, la flexibilité relative au contenu des solutions de pension complémentaire et de soins de santé offre également des opportunités aux employeurs belges. Les plans dits ‘cafeteria’ seront de plus en plus prisés à l’avenir, comme l’explique Xavier Baeten, professeur à la Vlerick Business School : « Actuellement, à peine deux employeurs sur dix permettent à leurs employés de faire des choix concernant un ou plusieurs avantages du package de pension complémentaire et de soins de santé, tandis que 68 % d’entre eux font part de leur volonté de le faire à l’avenir. Les employeurs souhaitent se profiler comme des ‘caring employers’ et à ce titre davantage impliquer leurs collaborateurs dans le contenu de leur package de rémunération, en leur laissant la possibilité de faire les choix qui répondent au mieux à leurs besoins individuels. »

Ces résultats sont par ailleurs conformes aux attentes des travailleurs : 3 travailleurs sur 4 aimeraient en effet pouvoir choisir eux-mêmes leurs avantages complémentaires.

Les travailleurs se font une idée relativement précise de leur pension légale, mais surestiment leur pension complémentaire

La viabilité financière des pensions est et reste aujourd’hui encore un sujet brûlant. Les auteurs de l’étude se sont donc également penchés sur les attentes des travailleurs concernant leur pension légale et complémentaire. De manière peut-être quelque peu surprenante, le montant que les travailleurs s’attendent à recevoir est relativement proche du montant de la pension légale qu’ils toucheront effectivement, ce qui n’est pas le cas de la pension complémentaire. En effet, les travailleurs surestiment systématiquement l’effort que leur employeur consent chaque année pour constituer le capital de pension complémentaire, ce qui risque donc de susciter des attentes irréalistes en matière de pension complémentaire. L’étude montre qu’il est donc conseillé de communiquer davantage et plus clairement sur cette thématique.

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Les taux sont-ils sortis du creux de la vague ?

Par Wim Vermeir, AG Insurance

Le 14 décembre 2016

Ces dernières semaines, les taux d’intérêt sont remontés partout dans le monde. Initiée en septembre, la tendance haussière s’est accélérée après la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines. Plusieurs paramètres peuvent expliquer cette évolution :

L’inflation

Après avoir atteint un niveau plancher en début d’année (-0,2 % dans la zone euro), l’inflation est depuis repartie à la hausse pour atteindre 0,6 %. On constate qu’elle est en grande partie tributaire de l’évolution des prix du pétrole. La baisse du prix du brut entre mi-2014 et début 2016 a induit une pression fortement négative sur les chiffres de l’inflation. Depuis, les prix du pétrole ont retrouvé des couleurs et l’inflation devrait elle aussi continuer à progresser dans les mois à venir.

Étant donné que le taux d’intérêt nominal est la somme du taux réel et du taux d’inflation, une hausse des chiffres de l’inflation devrait se traduire par une augmentation des taux d’intérêt.

Donald J. Trump

La hausse de taux se fait surtout sentir depuis la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines. Le candidat républicain a promis de mener une politique fiscale expansive : hausse des déficits, endettement pour financer des travaux publics et baisses d’impôts pour les entreprises et les particuliers. Compte tenu de la relative bonne santé actuelle de l’économie américaine et du faible taux de chômage, des mesures de soutien pourraient rapidement faire remonter l’inflation, ce qui devrait à son tour se traduire par une augmentation des taux d’intérêt. L’endettement progresse lui aussi en raison de diverses mesures politiques programmées, ce qui devrait pousser la prime de risque – et donc les taux – à la hausse.

Les banques centrales

Les banques centrales ont mené une politique monétaire très expansive ces dernières années. Les quatre principales banques centrales ont vu leur bilan total combiné grimper à 14 000 milliards de dollars. De l’argent est en quelque sorte créé. Une grande partie de ces liquidités a gagné le marché obligataire, via les différents programmes de rachats mis en place par les banques. À titre d’exemple, en 2016, la BCE a racheté chaque mois 80 milliards d’euros d’obligations. La demande était extrêmement forte et l’offre est restée relativement stable, ce qui a fait plonger les taux d’intérêt.

Aujourd’hui, on constate toutefois que cette politique monétaire très expansive pourrait toucher à sa fin. En effet, de plus en plus de questions sont soulevées quant à l’efficacité réelle de telles mesures et à leur impact négatif sur le secteur financier. Le secteur bancaire semble plus spécifiquement éprouver des difficultés face aux taux d’intérêt négatifs.

La Banque centrale américaine, la Fed, a déjà mis un terme à son programme de rachats depuis quelque temps et peut procéder en 2017 à une hausse de taux prudente. La Bank of Japan a adopté ces derniers mois différentes mesures visant à potentiellement atténuer son programme de rachats.

L’attitude de la BCE

Pour la zone euro, l’avis du président de la BCE Mario Draghi joue naturellement un rôle essentiel. Le 8 décembre, il a évoqué l’année 2017 à l’occasion de sa conférence de fin d’année. Il a commencé par affirmer que le risque de déflation avait diminué et qu’il était donc logique de réduire progressivement le volume d’obligations que la BCE rachète chaque mois. L’intervention de la BCE se restreint, ce qui réduit la pression baissière sur les taux. D’autre part, Mario Draghi émet malgré tout une réserve : s’il s’avère que le risque de déflation renaît ou si les marchés financiers s’agitent à nouveau, il conserve la possibilité de racheter à nouveau massivement des obligations afin d’apaiser les marchés.

Conclusion

Tous ces éléments combinés donnent à penser que les taux d’intérêt mondiaux ont atteint un niveau plancher et que les taux pourraient progressivement remonter dans les années à venir. Il faut toutefois s’attendre à ce que cette hausse de taux reste limitée à court terme : si les perspectives de croissance et d’inflation se sont améliorées, elles demeurent à un niveau particulièrement bas et l’on s’attend à ce que les banques centrales réduisent leurs interventions sans pour autant les supprimer du jour au lendemain. Malgré tout, la baisse de taux quasi-continue de ces 25 dernières années semble désormais faire partie du passé. Une diversification en faveur de classes d’actifs autres que les obligations apparaît donc comme un choix raisonnable.

 

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Pourquoi opter pour une assurance-placement de la branche 23 ?

Le 8/11/2016

À l’heure actuelle, il ne fait pas bon être épargnant. Les comptes d’épargne ne rapportent pour ainsi dire rien du tout et les bons de caisse et obligations d’État ne rencontrent pas un franc succès de par leur manque d’attrait. Existe-t-il encore des solutions alternatives ?

Bien entendu. Les assurances-placement peuvent être un excellent complément à votre portefeuille. Si votre profil d’investisseur le permet et si vous souhaitez un rendement potentiellement plus élevé, l’assurance-placement de la branche 23 pourrait éventuellement vous convenir. Ce produit ne vous propose certes jamais un rendement garanti, mais le lien avec des fonds d’investissement vous permet d’envisager une plus-value potentielle à plus long terme (horizon de placement de 10 ans ou plus). Vous direz : « pourquoi ne pas opter directement pour un fonds d’investissement, dans ce cas ? ». Voici, en bref, les avantages et les inconvénients de la branche 23.

Tout comme pour les autres assurances-placement, vous devrez payer une taxe unique de 2 % pour votre contrat de la branche 23. Cette taxe ne s’applique pas aux fonds d’investissement. Cependant, depuis janvier 2015, vous devez payer une taxe de sortie de 1,32 % pour les fonds d’investissement bancaires. En d’autres termes, la différence entre ces deux produits est ramenée à 0,68 %. Pour l’assurance de la branche 23, cette taxe est calculée sur le capital de départ : pour les fonds de placement, vous la payez à la vente. Si vous avez opté pour un fonds qui capitalise aussi les intérêts (et ne verse pas de dividende), cette taxe s’appliquera aussi à vos (éventuels) bénéfices. Par ailleurs, ces taxes pourraient encore augmenter à l’avenir. En optant pour une assurance de la branche 23, vous êtes déjà débarrassé de cette taxe. Ces deux produits sont soumis à des frais d’entrée et de gestion, mais ils sont comparables dans la majorité des cas.

Comme son nom l’indique, l’assurance de la branche 23 est une assurance. En d’autres termes, vous devez désigner un bénéficiaire non seulement en cas de vie (vous, la plupart du temps), mais aussi en cas de décès. Il peut s’agir de n’importe qui. Une assurance-placement de la branche 23 vous permet donc de léguer vos économies à un être cher, un proche, voire même une bonne œuvre. Ce n’est pas le cas avec les fonds de placement : vous devez toujours respecter les règles légales en matière de succession.

Les assurances-placement de la branche 23 ne sont pas soumises au précompte mobilier (actuellement 27 %, bientôt 30), contrairement aux fonds bancaires s’ils investissent plus de 25 % en obligations ou en liquidités.

Vous préférez investir par petits versements étalés dans le temps ? Pas de problème : tout comme dans les fonds bancaires, vous pouvez constituer votre portefeuille de placement petit à petit au moyen d’assurances de la branche 23.

Dans le cadre des assurances-placement de la branche 23, vous disposez d’une large gamme de fonds de placement (en fonction de votre profil d’investisseur). Il en existe différents types. Vous pouvez ainsi choisir un placement en branche 23 avec mécanismes de protection intégrés. Votre contrat est alors équipé d’un système de protection des bénéfices déjà constitués et d’un limitateur des pertes qui amortit les éventuels chocs boursiers. Bien entendu, ces mécanismes de protection ont un coût. Vous pouvez donc aussi opter pour une assurance de la branche 23 sans protection si vous visez un rendement potentiel réellement plus élevé. Enfin, il existe une solution intermédiaire, dans le cadre de laquelle votre apport net est garanti jusqu’à l’échéance finale de votre contrat.

Et au niveau des risques ? Comme la majorité des autres formes de placement, la branche 23 comporte des risques. Tout d’abord, il y a un risque de marché. Les valeurs d’unité dépendent de l’évolution des actifs sous-jacents et de la volatilité du marché. Ceci peut faire fluctuer la valeur de votre fonds. Par ailleurs, il existe des risques liés à la gestion des fonds.

Tout compte fait, les assurances-placement de la branche 23 ont certainement leur place dans un portefeuille diversifié.

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Quel impact des élections présidentielles sur les marchés financiers ?

Par Wim Vermeire, AG Insurance

Le 13 octobre 2016

Deux candidats au coude à coude

Le 8 novembre prochain, les citoyens américains choisiront celle ou celui qui endossera la fonction présidentielle pour les quatre années à venir. Si Hillary Clinton semblait en début d’année se diriger vers une victoire aisée, son opposant Donald Trump a mis à profit le deuxième semestre pour combler en grande partie le fossé qui les séparait. Le premier débat télévisé entre les deux candidats n’a pas permis de les départager, bien que les médias aient estimé que c’est Hillary Clinton qui en est sortie gagnante.

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Le programme des deux candidats est particulièrement éloigné. Le seul point sur lequel ils s’accordent concerne les investissements significatifs qu’il faut consentir au niveau des infrastructures vieillissantes. À côté de cela, leurs avis divergent fortement, et Donald Trump défend bien souvent des positions particulièrement tranchées:

  Clinton Trump
Immigration Les immigrants illégaux doivent à terme pouvoir acquérir la nationalité Expulsion des immigrants illégaux. Construction d’un mur à la frontière avec le Mexique
Commerce Respect des accords commerciaux Rejet des accords, hausse du protectionnisme, qui vise essentiellement la Chine
Impôts Relèvement du taux d’imposition pour les plus riches, baisse pour la classe moyenne Nette baisse des taux appliqués aux entreprises et aux plus riches
Secteur bancaire Renforcement de la réglementation Assouplissement de la réglementation
Réserve fédérale Partisane de Janet Yellen et de sa politique de taux actuelle Fortement opposé à Janet Yellen et à la politique de faibles taux d’intérêt
Soins de santé Extension du système Obamacare Abrogation du système Obamacare

Impact économique

Une victoire du clan démocrate n’aura selon toute vraisemblance qu’un impact limité sur les marchés puisque la politique actuelle sera en grande partie maintenue.

À court terme, une victoire de Donald Trump se traduirait certainement par une plus forte volatilité sur les marchés financiers. Si toutes les promesses électorales se concrétisent, l’impact sur l’économie mondiale pourrait être bien plus significatif. Par le passé, les conflits commerciaux et le protectionnisme ont toujours entraîné un ralentissement de la croissance mondiale, avant tout parce que les entreprises ont tendance à réduire fortement leurs budgets d’investissement lorsque les temps sont incertains. La multiplication des droits de douane pourrait pousser l’inflation à la hausse, ce qui aurait à son tour un impact négatif sur la confiance des consommateurs et, partant, sur les ventes au détail.

Toutefois, les choses n’iront vraisemblablement pas jusque-là. La plupart des propositions doivent bien entendu encore être approuvées par le Sénat. Or, si les Républicains y détiennent la majorité et devraient selon les prévisions la conserver, ils sont nombreux à ne pas partager les positions extrêmes de Donald Trump. On peut donc s’attendre à ce que les décisions prises par le président Donald Trump soient plus modérées que les idées avancées par le candidat Donald Trump.

Des différences entre secteurs

On constate toutefois que certains secteurs en profiteraient plus que d’autres. Une victoire de Donald Trump devrait avantager les secteurs suivants :

  • Technologie : le rapatriement des positions de trésorerie à l’étranger devrait profiter au secteur. Actuellement, les entreprises technologiques disposent d’une grande quantité de liquidités à l’étranger, qu’elles pourraient rapatrier aux États-Unis moyennant un taux d’imposition favorable de 10 %.
  • Matières premières : des droits d’importation appliqués aux produits chinois devraient favoriser les acteurs américains. Ce sont essentiellement le secteur de l’acier et celui de la chimie qui devraient tirer profit de prix plus avantageux.
  • Défense : nouvelle hausse des budgets de la défense et renouvellement de l’arsenal nucléaire
  • Filière pharmaceutique : l’abrogation de l’Obamacare permettrait à l’industrie pharmaceutique de regagner un peu de sa puissance, après avoir essuyé de nombreuses critiques ces dernières années pour sa politique de fixation des prix.
  • Secteur bancaire : un assouplissement de la réglementation donnerait un coup de pouce à la rentabilité du secteur.

Inversement, une victoire du clan Clinton aurait des répercussions positives pour les secteurs suivants :

  • Énergie durable : Clinton est clairement favorable à l’octroi de subsides pour l’énergie durable.
  • Services pharmaceutiques : l’Obamacare a favorisé les prestataires de services au détriment des sociétés pharmaceutiques.

Impact sur les marchés financiers

Sur les marchés d’actions, une victoire de Donald Trump pourrait dans un premier temps entraîner une correction compte tenu de l’incertitude qui règne concernant l’impact de ses propositions controversées. Les actions américaines sont actuellement relativement chères et l’incertitude pourrait également se traduire par une prise de bénéfice. Nous sommes toutefois d’avis qu’une telle correction ne serait que temporaire et qu’il sera essentiel de bien choisir les secteurs.

Sous Trump, la crainte d’un ralentissement de la croissance pourrait dans un premier temps aboutir à une baisse des taux d’intérêt. À plus long terme, une pression à la hausse sur les taux serait plus probable sous Trump, qui n’a jamais caché son hostilité à la politique de faibles taux prônée par la Fed et son souhait de voir Janet Yellen quitter la présidence de la Banque centrale américaine. Un regain de l’inflation pourrait également contribuer à la hausse des taux. De plus, le dollar pourrait lui aussi s’apprécier sous la présidence Trump, profitant du rapatriement de liquidités et de la baisse de flexibilité de la Banque centrale.

Nous sommes donc d’avis qu’une éventuelle victoire de Donald Trump aux élections présidentielles n’aurait qu’un impact limité sur la croissance économique et les bénéfices réalisés par les entreprises, et donc sur les ‘moteurs’ fondamentaux de l’évolution des intérêts et des bourses d’actions. D’un autre côté, l’attitude de Donald Trump reste particulièrement imprévisible : il est ce que l’on appelle un « unknown unknown », à savoir un facteur dont le risque est difficile à évaluer. L’élection du candidat républicain devrait dans un premier temps plus que probablement entraîner un regain d’incertitude et de volatilité sur les marchés. De ce fait, l’élection d’Hillary Clinton reste une option plus sûre.

 

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Préparez-vous votre pension ?

Le 28 septembre 2016

Ce n’est plus à démontrer. Il est essentiel de préparer soi-même sa pension. Souvent, la pension légale ne suffira pas à assurer notre train de vie. Actuellement, elle s’élève en moyenne à 1119 euros en Belgique. Une pension complémentaire est un must absolu qu’il vaut mieux commencer à préparer le plus tôt possible.

Plus tôt vous épargnez pour votre pension, plus important sera le montant de votre pension complémentaire. Et grâce à une épargne-pension, vous pouvez profiter d’un effet boule de neige. Saviez-vous qu’en commençant à épargner à l’âge de 25 ans, le capital constitué à 65 ans pourrait être 30 % supérieur à celui d’une personne qui a commencé à épargner à 30 ans ?

Il existe deux manières d’épargner pour sa pension : via un compte d’épargne-pension ou via une assurance épargne-pension. Cette dernière est la plupart du temps souscrite en branche 21 avec un rendement garanti mais certaines assurances épargne-pension vous proposent d’investir également (une partie) en branche 23, c’est-à-dire qu’elle est liée aux résultats de la bourse. Celle-ci offre potentiellement plus de rendement mais il existe alors un risque plus important.

Cet article portera uniquement sur l’assurance épargne-pension investie en branche 21 qui vous offre donc un rendement garanti, contrairement à la partie en branche 23. Ce rendement garanti peut être complété d’éventuelles participations bénéficiaires. Le taux d’intérêt appliqué à chaque versement net (hors taxe et frais d’entrée) est garanti pendant toute la durée du contrat. Vous pouvez donc être rassurés, il s’agit d’un placement sécurisé* … pour lequel vous bénéficiez en outre d’un avantage fiscal ! Vous épargnez pour votre pension et vous récupérez 30 % du montant versé dans vos impôts. En 2016, vous pouvez verser jusqu’à 940 euros. Si vous versez le montant maximum cette année, vous bénéficierez alors d’une réduction d’impôts de 282 euros.

En échange de cet avantage fiscal, à votre 60e anniversaire (ou au 10e anniversaire du contrat s’il a été souscrit après 55 ans), une taxe anticipative de 8 % est prélevée sur le capital-pension constitué. Grâce à cette taxe anticipative, vous ne payez plus d’impôts sur les versements que vous effectuez après 60 ans (ou le 10e anniversaire du contrat) jusqu’à l’année durant laquelle vous avez 64 ans.

Vous pensez peut-être qu’il est maintenant trop tard dans l’année pour commencer une épargne-pension et bénéficier d’un avantage fiscal pour l’année 2016 ? Détrompez-vous ! Il vous est tout à fait possible de souscrire maintenant et de verser le montant maximum déductible fiscalement, soit en une fois, soit en plusieurs fois. L’important est d’effectuer votre(vos) versement(s) pour qu’il(s) soi(en)t réceptionné(s) avant le 31 décembre.

De même si vous possédez déjà une épargne-pension et que vous n’avez pas encore versé le montant maximum déductible cette année. Il n’est pas trop tard. Il vous reste plus de trois mois pour compléter vos versements et profiter ainsi de l’avantage fiscal maximum.

La flexibilité est en effet une autre caractéristique de l’épargne-pension. Vous choisissez vous-même le montant que vous épargnez. Vous pouvez verser le montant maximum déductible mais vous pouvez aussi décider de verser des sommes moins importantes. Vous choisissez quand vous épargnez : mensuellement, trimestriellement, semestriellement ou annuellement. Vous pouvez également effectuer des versements complémentaires ou à l’inverse, suspendre les versements en cas de besoin. Et tous les choix que vous faites au moment de la souscription peuvent être modifiés par la suite car personne ne sait de quoi demain sera fait. Et c’est d’ailleurs bien pour cela qu’un complément à la pension légale est loin d’être superflu …

  • Ce placement est protégé par le Fonds de garantie. Celui intervient si la compagnie d’assurances est restée en défaut et s’élève actuellement à maximum 100.000 euros par preneur d’assurance et par compagnie d’assurances. Pour les montants supérieurs, seuls les premiers 100.000 euros sont garantis. L’épargnant supporte donc le risque de perdre le montant restant totalement ou partiellement.

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Les études, un coût non négligeable

Le 18 août 2016

Les chiffres ne mentent pas : les études d’un enfant coûtent cher à ses parents.
Et lorsqu’il se lance dans des études supérieures, ce coût peut très lourdement peser sur le budget familial.
Heureusement, il existe différentes formules intelligentes qui permettent aux jeunes parents d’épargner afin d’anticiper correctement ces futures dépenses. Mais pendant les études également, les parents peuvent veiller à disposer d’une marge financière suffisante pour y faire face.

Pour les parents d’élèves, septembre est un mois délicat sur le plan financier.
Nouveau cartable, nouveaux vêtements, livres scolaires, cahiers, couvre-livres, fardes, matériel scolaire, tablette ou nouveau smartphone, avances à payer pour les sorties scolaires… la facture finale peut s’avérer particulièrement lourde. Selon le Gezinsbond1, le pendant néerlandophone de la Ligue des Familles, le coût moyen d’un élève en première année primaire est de 409,65 euros par an. En sixième primaire, cette moyenne passe déjà à 507,38 euros.
Pour le premier degré de l’enseignement secondaire, les frais de scolarité s’élèvent en moyenne à 1.049,24 euros, un chiffre qui passe à 1.317,66 euros par an au troisième degré de l’enseignement secondaire général. Et si l’enfant choisit de suivre la filière secondaire artistique, les parents doivent prévoir un budget annuel de 1.629,94 euros en moyenne.

Mais c’est à l’entame des études universitaires ou supérieures que les coûts s’envolent : frais d’inscription, livres, syllabus, photocopies, frais de déplacement ou location d’un kot, matériel didactique, ordinateur portable et connexion internet, voyages d’études ou stages à l’étranger, activités sportives et culturelles, loisirs… ce ne sont pas les frais qui manquent.
Le coût exact des études supérieures dépend de nombreux facteurs. L’enfant habite-t-il encore avec ses parents ou vit-il en kot ? Suit-il des études supérieures ou universitaires ? Pour quel diplôme : bachelor ou master ? A-t-il droit à une bourse ?
Tous ces éléments sont des facteurs déterminants pour le montant global de la facture.
Le Gezinsbond évalue les frais des étudiants non boursiers comme suit :

Étudiants vivant chez leurs parents École supérieure (bachelor)

École supérieure (master)

Université

2.725,51

3.291,08

2.376,45

Étudiants vivant en kot École supérieure (bachelor)

École supérieure (master)

Université

6.828,99

7.394,56

6.479,90

Qu’en est-il des étudiants boursiers ? Si le coût moyen est quelque peu inférieur pour ces étudiants, il n’en pèse pas moins fortement sur le budget familial.

Une solution pour les parents prévoyants

Heureusement, de nombreuses possibilités s’offrent aux jeunes parents qui souhaitent bien se préparer pour faire face à ces dépenses considérables et de la sorte garantir les futures études de leurs enfants. Parmi ces solutions, la plus évidente consiste à souscrire une assurance-épargne au profit de l’enfant concerné. Cette formule permet aux parents, grands-parents, parrain et marraine, etc., de l’enfant de lui constituer progressivement un capital. Le tout à leur propre rythme. Le capital ainsi épargné est libéré au moment où l’enfant entame ses études supérieures. Le preneur de cette assurance-épargne peut bien entendu désigner l’enfant comme bénéficiaire, mais il peut aussi choisir une autre personne de confiance, voire lui-même. La personne qui épargne en faveur de l’enfant a alors la certitude que le capital sera en de bonnes mains et utilisé à bon escient.

Couvrir les frais d’études face à des circonstances imprévues

Le décès d’un des parents – et donc la perte de revenus liée – pendant les études supérieures des enfants peut avoir de graves répercussions sur le plan financier, voire mettre en péril la poursuite de ces études. Mais une période d’incapacité de travail peut elle aussi avoir un impact non négligeable sur le budget familial, avec toutes les conséquences que cela implique. Il n’est donc pas inutile de bien s’assurer contre le décès et les répercussions financières d’une incapacité de travail durant cette période, qui dure en moyenne cinq ans par enfant.
Quel montant faut-il assurer contre un décès ?
Si un enfant souhaite faire cinq ans d’études en habitant dans un kot, le principal revenu du ménage a tout intérêt à s’assurer pour un montant équivalant à cinq fois le coût moyen d’une année d’études (5 x 6.479,90 euros, arrondis à 32.500 euros). Naturellement, les deux parents peuvent se couvrir et souscrire chacun un contrat. Le montant assuré peut demeurer inchangé pendant toute cette période (assurance avec un capital décès fixe) ou progressivement baisser (assurance avec un capital décès décroissant). Dans le premier cas, un montant fixe est versé si l’assuré vient à décéder. Dans le second, il dépend du moment du décès : le montant est plus important au début des études et diminue au fil des ans.
Le montant assuré est versé à l’enfant bénéficiaire après le décès de l’assuré. L’enfant disposera donc d’une marge financière suffisante pour terminer les études qu’il a entamées.
En règle générale, le parent assuré a également la possibilité de souscrire une assurance qui couvre l’incapacité de travail. Ce type de contrat prévoit le versement d’une rente si les revenus du preneur d’assurance devaient fortement diminuer à la suite d’une incapacité de travail.

Conclusion :
Les études et le diplôme obtenu constituent un passeport important pour réussir dans la vie. Quoi de plus naturel donc pour les parents que de tout mettre en œuvre pour permettre à leurs enfants de faire des études ? Mais ces études sont tout sauf gratuites. Une bonne préparation et une protection optimale durant ces études sont donc essentielles. Songez-y avant qu’il ne soit trop tard !

1 chiffres du service d’étude du Gezinsbond (01-07-2016)

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L’épargne-pension : via une assurance ou via un fonds bancaire ?

Le 14 juillet 2016

L’épargne-pension permet de constituer un capital de pension complémentaire de manière fiscalement avantageuse. En 2016, vous pouvez de la sorte cotiser un maximum de 940 euros pour préparer votre pension. Via votre déclaration d’impôts, vous bénéficiez d’un avantage fiscal à hauteur de 30 % du montant versé.
Mais quelle est la solution la plus adaptée à votre situation ? Une assurance ou un fonds bancaire ?

Quelle que soit la formule privilégiée, vous bénéficiez d’un avantage fiscal : les deux formules vous donnent droit à un avantage fiscal de 30 %.
Vous avez par ailleurs la possibilité de combiner les deux formules, à condition de ne pas cotiser à la fois dans une assurance épargne-pension et un fonds d’épargne-pension au cours de la même année.

La principale différence entre les deux produits porte sur la sécurité.
Une assurance épargne-pension vous offre un rendement garanti. Pour chaque versement que vous effectuez, vous savez précisément quel capital minimal vous obtiendrez en fin de parcours. Ce capital final peut encore être complété par des participations bénéficiaires annuelles, en fonction des résultats engrangés par l’assureur.
Si vous optez pour un fonds, vous ne bénéficiez d’aucune garantie concernant votre capital : le rendement dépend uniquement de l’évolution des marchés financiers. De bonnes années marquées par des rendements intéressants peuvent être annihilées par les mauvais résultats d’autres années. En revanche, un fonds vous offre la possibilité à long terme de bénéficier d’un rendement potentiellement plus élevé.

Votre choix repose donc en premier lieu sur votre profil d’investisseur. Si la sécurité prime sur le reste, l’assurance épargne-pension reste le meilleur choix. Si vous visez un rendement potentiellement supérieur et que vous êtes disposé à prendre certains risques dans cette optique, mieux vaut privilégier un fonds.

Votre âge peut également jouer un rôle important : plus vous êtes jeune, plus long sera votre horizon de placement et plus grande sera la possibilité de bénéficier d’un rendement intéressant via un fonds. Inversement, une personne qui approche l’âge de la retraite aura tout intérêt à se tourner vers une assurance. Elle évitera de la sorte de voir une partie de son capital de pension éventuellement partir en fumée à cause des marchés financiers, et ce, juste avant de prendre sa pension.

Mais ces deux formules d’épargne-pension présentent encore d’autres différences :

  • Au moment de votre 60e anniversaire (ou au 10e anniversaire du contrat si vous avez commencé votre épargne-pension après votre 55e anniversaire), vous devez payer une taxe de 8 % sur le capital épargné. Pour une assurance épargne-pension, ces 8 % sont calculés sur le capital garanti et non sur les participations bénéficiaires. Si vous avez opté pour un fonds de pension, vous devez vous acquitter d’une taxe de 8 % sur le montant capitalisé à un rendement fictif de 4,75 %, et ce, même si votre rendement réel est inférieur à 4,75 %.
  • Une assurance épargne-pension vous permet d’y greffer différentes garanties complémentaires, comme une assurance-décès ou une protection en cas d’invalidité. Il n’est en revanche pas possible d’ajouter des garanties complémentaires de ce type dans le cadre d’un fonds.
  • Lorsque vous souscrivez une assurance épargne-pension, vous désignez un bénéficiaire en cas de décès. La personne désignée recevra le capital constitué si vous deviez décéder avant l’échéance du contrat. Vous avez la possibilité de désigner votre époux/épouse, votre partenaire cohabitant légal ou un membre de la famille jusqu’au deuxième degré. En tenant compte de ces limitations, vous pouvez également modifier quand bon vous semble le bénéficiaire désigné.
    À l’inverse, un fonds de pension revient, en cas de décès, aux héritiers et est divisé selon les règles de succession en vigueur, à l’instar du reste de votre patrimoine.

Synthèse :
Votre choix dépend en principe de votre disposition à prendre un risque, de votre âge et de l’importance que vous attachez à d’éventuelles garanties complémentaires ou à l’application d’un règlement pour le capital épargné si vous venez à décéder.

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Partez en vacances en toute sérénité !

20 juin 2016

Vous cherchez un placement intéressant, ayant un potentiel de rendement attrayant ? Vous savez toutefois qu’un placement à rendement potentiellement plus élevé comporte un certain niveau de risque et qu’il demande donc un suivi régulier. Qu’en est-il pendant vos vacances alors ? Vous pensez peut-être n’avoir aucun répit. Détrompez-vous ! Une assurance-placement de la branche 23 avec mécanismes de protection vous offre une tranquillité d’esprit.

Grâce à elle, vous pouvez profiter de vos vacances en toute quiétude. Elle est gérée par des experts et peut comporter par exemple deux mécanismes de protection qui s’enclenchent automatiquement en cas de fluctuations des marchés financiers, selon des paramètres définis au préalable.

Quels sont les avantages de ce type d’assurances-placements ?

Outre les avantages procurés par certains mécanismes de protection intégrés qui seront détaillés plus bas, ces assurances-placements de la branche 23 sont flexibles :

  • Vous pouvez investir en prime unique ou épargner progressivement et ce, à partir d’un montant relativement faible (2500 euros en prime unique ou à partir de 360 euros par an).
  • Vous pouvez choisir le fonds dans lequel vous souhaitez investir parmi une large gamme de fonds, gérés par des experts soigneusement sélectionnés. Tous les profils d’investisseur s’y retrouvent.
  • Vous pouvez bénéficier le cas échéant d’une couverture décès élargie.
  • En l’absence de garantie en ce qui concerne la durée et le montant ou le rendement, vous ne payez aucun précompte mobilier, ni lors d’éventuels rachats, ni en cas de versement du capital décès.

Exemple sur le fonctionnement de deux mécanismes de protection 

  • La Sécurisation des bénéfices

A partir d’un niveau déterminé (10 %, 20 % ou 30 % selon l’assurance-placement choisie), les plus-values constituées sont transférées vers un fonds plus défensif. De cette manière, les plus-values acquises sont protégées.

  • La Limitation des pertes

En cas de baisse à un niveau donné (- 5 %, – 10 %, – 20 % ou – 30 % selon l’assurance-placement choisie), la totalité de votre placement est transférée vers un fonds plus défensif.

Vous choisissez également ce qu’il advient de la réserve transférée lorsque le mécanisme est entré en action. Selon l’assurance-placement choisie, vous pouvez choisir de réinvestir à votre rythme, en d’autres termes, lorsque vous le décidez ou vous pouvez opter pour un réinvestissement automatique. Dans ce dernier cas, les unités qui ont été transférées sont automatiquement et mensuellement réinvesties dans le fonds de base choisi.

Un ajustement dynamique de la limitation des pertes vous est également proposé. Il vise à adapter le mécanisme de protection à l’évolution positive du placement, dès que le capital investi augmente d’un certain pourcentage, prévu préalablement dans le contrat.

Si vous n’optez pas pour cet ajustement dynamique, le mécanisme de limitation des pertes n’entre en action que lorsque le niveau de départ prévu dans le contrat est atteint, même si la valeur d’unité a entretemps augmenté. Vous pouvez décider vous-même quand vous souhaitez mettre en place un niveau de protection plus élevé.

Selon l’assurance-placement choisie, ces mécanismes de protection sont automatiques ou optionnels.
A long terme, ils peuvent améliorer le rendement de votre investissement. De quoi dormir tranquillement sur vos deux oreilles toute l’année mais aussi et surtout, pendant vos vacances, dont vous pouvez profiter pleinement sans vous soucier du suivi de votre placement.

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Prêts pour une déclaration d’impôt optimale ?

Par AG Insurance

Le 25 mai 2016

Impossible d’y échapper : dans les semaines à venir, tous les contribuables belges seront amenés à compléter leur déclaration d’impôt. Une tâche annuelle rébarbative qui ne s’est pas simplifiée ces dernières années.
Si vous optez pour la déclaration papier, vous avez jusqu’au 30 juin pour remplir votre devoir. Les contribuables qui privilégient la voie électronique via Tax-on-web bénéficient d’un délai supplémentaire de deux semaines, jusqu’au 13 juillet.
Tax-on-web offre encore bien d’autres avantages. Le site vous guide par exemple dans le calcul du montant que vous devez déclarer pour votre emprunt hypothécaire, de l’indemnité que vous recevez pour vos frais de déplacement jusqu’à votre lieu de travail, des dépenses que vous avez faites pour la garde de vos enfants, des investissements consentis pour faire des économies d’énergie… Et pour terminer, le programme effectue une simulation de l’avertissement-extrait de rôle que vous devriez recevoir. Vous connaissez donc immédiatement le montant que vous allez devoir verser ou qui vous sera remboursé. Pour autant que l’administration fiscale accepte la déclaration telle que vous l’avez soumise, cela va de soi.

De plus en plus de contribuables reçoivent par courrier une déclaration pré-remplie par l’administration fiscale. Ils peuvent donc faire ce que l’on appelle une déclaration simplifiée. Toutes les informations dont dispose le SPF Finances sont déjà incorporées à la déclaration. Si le contribuable n’est pas d’accord avec la proposition, il doit le signaler, par écrit ou via Tax-on-web.

La déclaration d’impôt annuelle est l’occasion idéale de vérifier si tous les postes déductibles sont exploités de manière optimale. De nombreuses assurances-vie donnent en effet droit à un avantage fiscal. Et il serait dommage de ne pas en profiter.
Si vous avez versé un certain montant dans votre assurance épargne-pension au cours de l’année 2015, vous constaterez que cet élément est déjà complété dans votre déclaration électronique. Le montant maximal que vous pouviez verser en 2015 était de 940 euros. Si les conditions légales sont remplies, vous recevez une attestation fiscale indiquant le montant que vous avez versé en 2015. En fonction de votre situation personnelle, l’épargne-pension vous donne droit à une réduction d’impôt de 30 % (plus les taxes communales). Vous n’avez pas encore d’épargne-pension ? Vous pouvez en souscrire une jusqu’à l’année de vos 64 ans. Une taxe anticipative de 8 % est prélevée au moment de votre 60e anniversaire (ou au dixième anniversaire de votre contrat si vous avez commencé à épargner après 55 ans). Les versements effectués après le prélèvement de la taxe anticipative sont entièrement exemptés d’impôt tout en continuant à bénéficier de la réduction d’impôt.

En 2015, le montant maximal que vous pouviez déduire fiscalement dans le cadre d’une épargne à long terme fédérale était de 2.260 euros, ce qui donne là encore un avantage fiscal de 30 % (plus les taxes communales). Pour l’épargne à long terme, la taxe anticipative appliquée lors de votre 60e anniversaire (ou du dixième anniversaire de votre contrat si vous avez souscrit votre contrat après 55 ans) est fixée à 10 %.
Le montant maximal que vous pouvez verser dans votre épargne à long terme dépend de votre situation personnelle et de vos revenus. Vous trouverez sur le site d’AG Insurance un outil pratique pour vous aider à calculer le montant maximal qui s’applique dans votre cas de figure.
L’épargne à long terme s’adresse essentiellement aux clients qui n’ont pas encore d’emprunt hypothécaire ou qui l’ont déjà intégralement remboursé. Les amortissements de capital et les intérêts d’un emprunt immobilier ainsi que la prime que vous payez pour l’assurance solde restant dû sont en effet déduits dans le même panier fiscal. Dans la pratique, vous n’avez pratiquement pas de marge sur le plan fiscal pour cotiser dans une épargne à long terme tant que votre emprunt hypothécaire est en cours.

Actuellement, de nombreuses assurances solde restant dû sont souscrites hors fiscalité. Dans la plupart des cas, les amortissements de capital et les intérêts d’un emprunt hypothécaire utilisent tout le panier fiscal, et il est donc inutile de vouloir également déduire les primes d’assurances solde restant dû.
Si vous optez malgré tout pour une assurance solde restant dû fiscalement déductible et que vous avez souscrit ce contrat en 2015, vous avez récemment reçu une attestation de base. Dans ce document, la compagnie d’assurances atteste que toutes les conditions légales sont réunies. Joignez cette attestation à votre déclaration papier ou scannez-la et ajoutez-la en pièce jointe à votre déclaration électronique.
Chaque année où vous versez une prime, vous recevez également une attestation de paiement. Ce document mentionne le montant que vous pouvez indiquer dans votre déclaration d’impôt et qui peut vous donner droit à un avantage fiscal.

Soumettre une déclaration exacte et optimale n’est pas une sinécure. Si vous avez des questions concernant votre déclaration d’impôt et vos assurances, votre conseiller d’agence ou votre courtier se fera un plaisir d’y répondre.L’administration fiscale peut vous venir en aide, via les canaux suivants :

  • dans les bureaux du SPF Finances (jusqu’au 30 juin de 9 à 12 heures, et durant le mois de juin jusqu’à 15 heures)
    • via les permanences communales
    • le samedi, dans différents centres commerciaux
    • par téléphone (contact center : 02 572 57 57)
    • sur le site internet du SPF Finances 

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L’assurance-vie individuelle au profit d’un enfant

Le 13 avril 2016

Certaines assurances-épargne avec rendement garanti peuvent être souscrites par les parents, grands-parents etc. au profit d’un enfant, petit-enfant afin de lui constituer un capital de départ qui l’aidera lorsqu’il démarrera sa vie d’adulte.

De quoi s’agit-il ?

L’assurance-épargne avec rendement garanti pour enfants est une assurance-vie individuelle de la branche 21, elle allie sécurité et rendement garanti. Outre la garantie de capital, un taux d’intérêt est appliqué sur chaque prime nette investie et reste garanti pendant toute la durée du contrat. Pour chaque versement, vous êtes certain de recevoir le taux d’intérêt en vigueur à ce moment-là. Ce rendement peut encore être amélioré grâce aux éventuelles participations bénéficiaires annuelles. Elles dépendent de la conjoncture économique et des résultats financiers de la compagnie d’assurances.

L’assurance-épargne de la branche 21 est très flexible. Vous décidez quand et combien vous épargnez. Vous pouvez très bien épargner un montant fixe tous les mois ou verser un plus gros montant la première fois et effectuer des versements ponctuels par la suite, en fonction de vos possibilités financières.
Vous pouvez même souvent opter pour une couverture décès supplémentaire, afin que votre enfant ou petit-enfant reçoive un montant supplémentaire, en plus de l’épargne, si vous veniez à décéder avant la fin du contrat.

Enfin, vous gardez le contrôle de cette épargne. Vous pouvez choisir que le capital au terme soit versé directement à l’enfant, en l’indiquant comme bénéficiaire de l’assurance. Mais vous pouvez également choisir de vous mentionner vous-même en tant que bénéficiaire afin d’offrir personnellement le capital à votre enfant ou petit-enfant au moment que vous jugerez opportun, plus tard après l’échéance du contrat. Après tout, peut-être que l’enfant mettra un peu plus de temps pour s’assagir et faire bon usage de l’argent épargné.
D’ailleurs, à la souscription, bien souvent, c’est vous qui choisissez la durée du contrat. Par exemple, il peut prendre fin aux 18 ans de l’enfant, à ses 21 ans ou à ses 24 ans.

En outre, en tant que preneur d’assurance, vous pouvez modifier vos choix à tout moment pendant la durée de vie du contrat, car on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Peut-être vous verrez-vous un jour contraint de demander un rachat, total ou partiel ? Avec l’assurance-épargne de la branche 21, c’est possible. Notez toutefois que des frais de rachat ainsi qu’une éventuelle correction financière pourraient alors être appliqués. En outre, en cas de rachat pendant les huit premières années, un précompte mobilier est dû. Ce qui n’est pas le cas à l’échéance du contrat, puisque les assurances de la branche 21 ont une durée minimale de 8 ans. A noter aussi que les versements sont actuellement soumis à une taxe sur les assurances de 2 %.

Pour les clients qui souhaitent prendre un peu plus de risques, il existe également des produits d’assurance-vie pour enfants combinant la branche 21 et la branche 23. Vous choisissez alors vous-même la part que vous investissez en branche 21, pour la sécurité, et celle que vous investissez en branche 23, dans des fonds d’investissement, certes plus risqués mais qui offrent en contrepartie une possibilité de rendement plus élevé.

Pour aider la prunelle de ses yeux à prendre un bon départ dans la vie, il existe donc différentes alternatives. A chacun sa solution d’épargne …

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Qu’adviendrait-il de votre famille ou de votre entreprise si vous disparaissiez soudainement ?

Le 22 mars 2016

Personne n’aime penser à la fin de sa vie. Pourtant, tôt ou tard, vous ne serez plus là. Et cette certitude est un élément important dans chaque décision que vous prenez sur le plan financier. Vous avez donc tout intérêt à en tenir compte.
Votre voiture et votre habitation sont bien assurées. Cela va de soi. Mais qu’en est-il des personnes de votre entourage direct ? Sont-elles aussi bien protégées ? Vos proches arriveront-ils toujours à joindre les deux bouts si vos revenus disparaissent soudainement ? Quel serait l’impact de votre décès sur le budget familial ? Restera-t-il suffisamment de ressources pour payer les études des enfants ? Pour effectuer les travaux de rénovation prévus ? En bref : la solidité financière du ménage ne sera-t-elle pas mise à mal si le partenaire survivant doit se débrouiller avec un seul salaire ? Ce sont des questions importantes que l’on esquive bien trop souvent… jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
Une assurance décès sur mesure fait partie des solutions permettant de combler le protection gap – la différence entre les besoins financiers et les revenus disponibles après un décès – auquel sont confrontées de nombreuses familles.

Les chefs d’entreprise ne font pas exception à la règle. Eux aussi ont souvent une famille et des enfants. Cependant, ils doivent non seulement se soucier de l’avenir financier de leur partenaire et de leur progéniture, mais aussi de celui de leur entreprise. En effet, ils ont souvent redoublé d’efforts, jour après jour, pour en arriver là. C’est justement pour cette raison qu’ils méritent une protection optimale.
Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de protection gap qui peuvent menacer la pérennité de l’entreprise.
Le décès de la personne-clé d’une entreprise peut avoir des conséquences néfastes pour son avenir. Pire encore : dans certains cas, le décès peut mettre à mal la survie de l’entreprise. En cas de décès, c’est tout un savoir-faire qui disparaît de l’entreprise, et cela a des répercussions sur son fonctionnement. Certes, on peut faire appel temporairement à un consultant externe (onéreux) pour faire face à cette situation… mais l’entreprise dispose-t-elle des moyens financiers nécessaires pour s’offrir ces services ?
Et qu’advient-il de la structure de l’actionnariat de l’entreprise si le chef d’entreprise vient à décéder ? En principe, ses parts reviennent à sa succession, avec le risque que ses héritiers – qui ne disposent pas des capacités opérationnelles nécessaires pour diriger une entreprise – se retrouvent aussi aux commandes. Et cela peut avoir un impact négatif sur la bonne gestion de l’entreprise.
L’entrepreneuriat nécessite de nombreux investissements. Souvent, ils sont financés au moyen de crédits d’investissements auprès d’un organisme financier. Il est évident que l’entreprise doit les rembourser, même en cas d’absence de longue durée ou de décès de son dirigeant.

Dans tous ces exemples, une bonne couverture décès s’avère très utile : elle verse un capital qui peut être utilisé pour faire appel à un consultant, pour racheter les parts de l’associé défunt ou pour rembourser les crédits d’investissement.

Conclusion : que vous soyez un particulier ou un chef d’entreprise, pensez-y avant qu’il soit trop tard. Une protection financière optimale de vos proches ou de votre entreprise est un véritable must. N’esquivez pas cette discussion.

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Un projet immobilier en vue ?

Le 25 février 2016

La fin du mois de février est traditionnellement marquée par l’ouverture du salon annuel de la construction, de la rénovation et de l’intérieur. Peut-être faites-vous partie de ces personnes qui iront y faire un tour car vous avez un projet immobilier en tête ?

L’achat d’un bien immobilier s’accompagne le plus souvent de la souscription d’une assurance solde restant dû. Celle-ci n’est pas « un mal nécessaire » dont on parle une fois lors de la conclusion du crédit hypothécaire. Son rôle premier est en effet de protéger vos proches des conséquences financières d’un décès inopiné. Avec l’assurance solde restant dû, le solde du crédit contracté est couvert en cas de décès. Vos proches n’auront pas à le rembourser et pourront ainsi maintenir leur niveau de vie.
Généralement, vous pouvez choisir vous-même le pourcentage de couverture de votre assurance solde restant dû. En optant pour une couverture à 100 %, vous êtes certain qu’en cas de décès, l’emprunt sera totalement remboursé. Si vous optez plutôt pour une couverture à 50 %, alors votre conjoint(e) continuera à assumer 50 % du montant du crédit hypothécaire.
Vous pouvez également définir votre type de paiement (prime unique ou prime étalée dans le temps, etc.). En outre, les primes de l’assurance solde restant dû peuvent être fiscalement déduites sous certaines conditions.

L’assurance solde restant dû peut parfois aussi vous protéger contre le risque d’invalidité grâce à une garantie optionnelle. Car il n’y a en effet pas que le décès qui peut avoir de lourdes conséquences financières pour vos proches. Une incapacité de travail pour cause d’invalidité peut aussi menacer la stabilité financière de la famille. En cas d’invalidité, vous recevez alors une rente qui soulagera le porte-monnaie du ménage.

De plus, pour ceux et celles qui n’auraient pas encore de projet immobilier concret, il est possible de préfinancer l’assurance solde restant dû via une assurance épargne. Vous pouvez bénéficier d’un avantage fiscal immédiat sur les primes versées dans le cadre de l’épargne à long terme (avantage fiscal de 30 % + taxe communale). Une imposition finale avantageuse est prélevée*. Vous bénéficiez en plus d’un rendement garanti qui vous permet d’épargner en toute tranquillité. Naturellement, plus tôt vous commencez à épargner, plus important sera le capital constitué pour votre éventuel projet immobilier. Et le jour où vous décidez d’acheter un appartement ou une maison, vous pouvez utiliser, en totalité ou en partie, votre assurance épargne afin de couvrir le prêt hypothécaire en cas de décès. En d’autres termes, vous pouvez convertir votre assurance épargne en assurance solde restant dû. Cela s’avère très avantageux étant donné que vous aurez déjà déduit les primes dans le cadre de l’épargne à long terme.

Et que se passe-t-il si vous n’utilisez jamais cette assurance épargne pour concrétiser un achat immobilier ou si vous n’utilisez qu’une partie de votre assurance épargne pour financer l’assurance décès lié à votre crédit ? Le contrat se poursuit normalement jusqu’à l’échéance (le plus souvent jusqu’à votre 65e anniversaire) et vous disposerez alors d’un capital-pension non négligeable.

A votre 60e anniversaire ou lors du 10e anniversaire de votre contrat qui aurait été souscrit après vos 55 ans, une taxe anticipative de 10 % (imposition unique) est prélevée sur le capital de pension constitué (en tenant compte des autres obligations légales). Grâce à cette taxe anticipative unique, vous ne payez plus d’impôts sur les versements que vous effectuez après vos 60 ans (le 10e anniversaire). En cas de rachat anticipé de votre contrat, le capital sera imposé à 33 % (majoré de la taxe communale) au lieu du tarif avantageux de 10 %.

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Épargne-pension : plutôt en janvier qu’en décembre ?

Le 28 janvier 2016

Actuellement, près de 3 millions de personnes possèdent une épargne-pension, une méthode fiscalement avantageuse pour constituer un capital de pension complémentaire devenu indispensable. Près de la moitié de ces épargnants ont opté pour une assurance, tandis que l’autre moitié a privilégié un fonds de placement.
Jusqu’en 2018 inclus, le montant maximal qui peut être mis en épargne chaque année s’élève à 940 euros. Sur cette somme, l’épargnant en récupère 30 % via les impôts. Le versement du montant maximal offre donc un avantage fiscal non négligeable de 282 euros (+ taxes communales).

En contrepartie de cet avantage fiscal, un impôt final de 8 % est appliqué et prélevé au 60e anniversaire de l’épargnant (ou après une période de 10 ans pour les contrats souscrits à partir de 55 ans).

De nombreux épargnants ont choisi d’effectuer des versements mensuels. Environ un cinquième des personnes qui ont une épargne-pension préfèrent verser l’intégralité du montant en décembre, bien souvent même dans les derniers jours de l’année.

Mais quel est le meilleur moment de l’année pour faire un versement en épargne-pension ?

D’un point de vue fiscal, cela ne fait aucune différence. L’important est de verser la somme que vous désirez épargner avant le 31 décembre de l’année en cours pour pouvoir bénéficier de l’avantage fiscal pour cette année de revenus. L’échéance du 31 décembre est irrévocable. En soi, cet argument devrait suffire pour ne pas attendre les tout derniers instants de l’année. On ne sait jamais ce qui peut arriver.

Pour votre rendement, vous avez en revanche tout intérêt à ne pas attendre la fin de l’année. Au contraire même : un versement en début d’année est plus profitable, surtout si vous avez opté pour une assurance épargne-pension. En privilégiant l’assurance, vous avez en effet la certitude de bénéficier d’un taux d’intérêt garanti. Sans compter que d’éventuelles participations bénéficiaires annuelles peuvent encore doper votre rendement garanti par la suite.
Plus vous épargnez tôt, plus importants seront les intérêts générés par le montant versé.
Ne sous-estimez pas cet effet ‘boule de neige’ des intérêts. En versant systématiquement votre épargne en début d’année, vous engrangerez après dix, vingt, trente voire quarante ans un montant significativement plus élevé. Les intérêts sur les intérêts vous offrent en effet un véritable effet de levier.

Vous disposez déjà du montant intégral de votre épargne en début d’année ? Dans ce cas, pourquoi attendre le mois de décembre ? Si vous n’êtes pas en mesure de le verser d’une traite en janvier, mieux vaut opter pour des versements mensuels, trimestriels ou semestriels. En tout état de cause, attendre la dernière semaine de l’année pour faire le versement est assurément le choix le moins judicieux.

Il existe cependant une exception à cette règle générale. Au cours de l’année de vos 60 ans, il est préférable de verser le montant de l’épargne après la date de votre anniversaire. La taxe de 8 % s’applique en effet le jour de vos 60 ans. Les versements effectués après cette date restent fiscalement déductibles mais ne seront plus jamais imposés. Cette année-là, mieux vaut donc attendre que la taxe de 8 % ait été prélevée.

P.S : si vous cotisez pour votre épargne-pension via un fonds de placement, ce conseil doit nécessairement être tempéré. Il est en effet impossible de prédire l’évolution future des marchés financiers au cours de l’année. Dans ce cas, la meilleure solution consiste probablement à répartir les versements sur l’ensemble de l’année, sur une base mensuelle par exemple.

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Comment investir en toute sécurité sur des marchés instables ?

Le 10 décembre 2015

Les marchés actuels sont instables et relativement volatils. Comment investir encore en toute sécurité ?

Les assurances-placements représenteront une bonne solution si vous recherchez une certaine protection de votre capital dans ces circonstances. Voici quelques exemples de solutions de placement adaptées à vos souhaits.

Quelle solution vous convient le mieux ?

Branche 21

Si vous ne voulez prendre aucun risque, il existe les assurances-placements de branche 21, avec protection du capital et taux d’intérêt garanti. Le taux garanti peut être complété par une éventuelle participation bénéficiaire. De quoi vous permettre de bénéficier d’un rendement attractif et d’une sécurité totale.

Fonds structurés de branche 23

Vous cherchez un rendement plus élevé, mais avec une certaine protection ? Un fonds structuré de branche 23 est alors la solution qu’il vous faut. Un fonds structuré de branche 23 se caractérise par une période de souscription limitée et une durée fixe. La prime nette est partiellement ou totalement couverte à l’échéance. De nouveaux fonds sont lancés régulièrement et votre prime nette peut être protégée totalement ou partiellement selon les émissions. La plus-value payée à l’échéance dépend de la structure et de l’évolution des valeurs sous-jacentes.

Fonds ouverts de branche 23

Si vous souhaitez un portefeuille plus dynamique, il existe alors les assurances-placements de branche 23, avec possibilité d’investir dans des fonds ouverts.

Cette branche offre plusieurs choix :

Soit vous associez un certain potentiel de rendement avec une certaine maîtrise du risque grâce à deux mécanismes de protection : sécurisation des bénéfices et limitation des pertes.

Vous choisissez vous-même un fonds de base. Le mécanisme de sécurisation des bénéfices « protège » les bénéfices réalisés à chaque augmentation de 10 % ou plus en les transférant dans un fonds plus défensif. Le mécanisme de limitation des pertes déplace lui automatiquement la réserve vers un fonds plus défensif en cas de perte de 5 % ou plus. Par la suite, la réserve est progressivement réinvestie dans le fonds de base choisi.

Couverture décès, cession de patrimoine et exonération du précompte mobilier

Exonération du précompte mobilier

Les assurances de branche 21 ne sont soumises à un précompte mobilier que si vous rachetez l’assurance dans les 8 premières années du contrat. Les assurances de branche 23 ne sont pas soumises à un précompte mobilier, excepté si l’assurance offre un rendement garanti (le précompte n’est alors plus d’application après 8 ans). Il n’y a donc pas de précompte si l’assurance de branche 23 n’offre pas de garantie de rendement.

Possibilité de rachat

La plupart des solutions offrent la possibilité de procéder à un rachat partiel ou total, à certains moments ou de manière périodique. Comme vous ne devez pas payer de précompte mobilier pour les assurances de branche 23, vous pouvez en retirer régulièrement des revenus de manière avantageuse.

Taxe d’assurance

L’État prélève une taxe de 2 % sur les primes versées dans ces solutions de placement. Cette taxe a été instaurée en 2006 pour rétablir l’équilibre fiscal entre assurances-placements et fonds bancaires. Après une décision du gouvernement Di Rupo, cette taxe est passée de 1,1 à 2 %. Malgré cette taxe, les assurances-placements restent fiscalement avantageuses.

Frais

Certains organismes appliquent des frais d’entrée uniques, à la souscription. Vous n’avez donc jamais de mauvaise surprise. D’autres appliquent des frais de gestion annuels qui, compte tenu de la durée du contrat, peuvent être relativement élevés. En branches 21 et 23, en fonction du type d’assurance choisi, il peut également y avoir des indemnités de rachat.

Structure d’assurance

Une autre caractéristique commune des solutions de placement proposées est la structure d’assurance, avec un preneur d’assurance, un assuré et un bénéficiaire. Cette structure est flexible car vous pouvez effectuer des versements supplémentaires et procéder éventuellement à un rachat. La structure d’assurance vous offre également la possibilité, à travers la clause bénéficiaire, de céder une certaine somme d’argent à une tierce personne sans devoir rédiger de testament.

Dans cette optique, l’assurance-vie peut être utilisée comme un moyen de cession de patrimoine.

Couverture décès

Les produits de branche 21 intègrent automatiquement une couverture décès. Le bénéficiaire reçoit alors les versements nets capitalisés, complétés par les éventuelles participations bénéficiaires.

Dans la branche 23, la couverture décès est gratuite, mais soumise à quelques conditions : les rachats périodiques du contrat ne sont pas possibles et l’assuré ne peut pas avoir plus de 68 ans à la souscription du contrat.

Le bénéficiaire en cas de décès reçoit toujours au moins la valeur nette investie, même si la valeur d’inventaire au décès est inférieure à la valeur de départ. Cette couverture décès gratuite prend fin à 70 ans.

Si l’assuré ne bénéficie pas de cette couverture décès gratuite, le bénéficiaire en cas de décès récupérera naturellement la valeur de la réserve du contrat si l’assuré décède.

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Période de turbulences

Par Wim Vermeir, AG Insurance

Le 19 octobre 2015

Ces deux derniers mois, les marchés d’actions ont traversé une période mouvementée. Deux éléments expliquent la plongée des cours : la décision de la Fed de ne pas revoir à la hausse le taux d’intérêt aux États-Unis et le scandale du diesel chez Volkswagen.

La Fed maintient le statu quo

Après plusieurs mois de spéculations, la Fed a surpris plus d’un analyste en s’abstenant de revoir à la hausse son taux de référence. Depuis le printemps, les marchés avaient acquis la quasi-certitude qu’une hausse de taux interviendrait en septembre, étant donné la reprise déjà significative de l’économie américaine et la baisse du taux de chômage à 5,1 %, ce qui a toujours déclenché une hausse de taux d’intérêt par le passé. Mais cette fois, la Fed a fait exception à la règle. Sa présidente Janet Yellen a motivé cette décision en invoquant la position forte du dollar et les complications que cela entraîne pour la compétitivité des entreprises américaines. Si l’on compare avec les principaux partenaires commerciaux des États-Unis, le billet vert s’est déjà apprécié de 8 %, une tendance qui pourrait se prolonger lorsque le taux repartira à la hausse aux États-Unis.

par défaut 2015-10-12 à 08.58.39Un autre élément avancé porte sur les caractéristiques intrinsèques fortes du marché du travail. Bien que le taux de chômage soit particulièrement bas, on constate qu’un grand nombre de personnes travaillent uniquement à temps partiel et aimeraient décrocher un emploi à temps plein. Cette réalité démontre que le marché n’est intrinsèquement pas aussi solide qu’on pourrait l’imaginer à première vue et que les éventuelles augmentations salariales ne seraient que très modestes. Ce qui est donc un point négatif pour la consommation.

Enfin, Janet Yellen a également évoqué le ralentissement de la croissance mondiale, et plus particulièrement de la Chine et d’autres marchés de croissance. La libéralisation progressive de l’économie chinoise va de paire avec la volatilité qui s’impose, ce qui entraine un regain de nervosité tant dans le camp des investisseurs que des banques centrales.

Les marchés d’actions ont réagi de manière clairement négative à cette décision : la motivation invoquée fait craindre que la reprise économique soit en réalité plus fragile qu’attendue. La Fed avait espéré rassurer les investisseurs en imposant un statu quo, mais elle s’est manifestement trompée. Sa présidente a rapidement réagi en précisant que la plupart des membres de la Réserve fédérale souhaitaient procéder à une hausse de taux cette année encore, en octobre ou en décembre. Les marchés ont donc à nouveau pu spéculer sur le moment où cette hausse interviendra concrètement…

Pour ajouter à la nervosité déjà palpable, Volkswagen a annoncé avoir triché avec la réglementation sur les moteurs diesel depuis plusieurs années. Tout le monde sait depuis longtemps que la consommation de carburant et les émissions de CO2 telles qu’affichées dans un environnement de laboratoire sont sous-estimées, mais Volkswagen a largement dépassé les limites de la fraude d’entreprise en plaçant délibérément des logiciels qui manipulent les résultats des tests. Le ‘dieselgate’ a conduit à une correction significative du secteur de l’automobile.

Une évaluation intéressante

par défaut 2015-10-12 à 08.58.29Après la correction intervenue sur les marchés d’actions, l’évaluation des actions européennes retrouve de son intérêt. L’évaluation est repassée sous la moyenne à long terme. Une évaluation relativement peu élevée associée à des bénéfices d’exploitation intéressants – les profits ont augmenté de 15 % lors du dernier trimestre – nous donne une vision positive des actions à moyen terme. Nous considérons donc la correction actuelle comme une opportunité d’achat.

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Combinaison donation mobilière et assurance–vie : un duo gagnant

Le 24 septembre 2015

Depuis quelques années et l’apparition d’une fiscalité plus favorable, la technique de la « donation mobilière » est devenue l’une des plus courantes et populaires auprès de personnes, pensionnées ou non, désireuses de transmettre dès maintenant une partie de leur patrimoine et d’anticiper au maximum les droits de succession parfois très élevés à payer au moment du décès.

Fréquemment, si elles sont prêtes à donner une partie de leur patrimoine, ces mêmes personnes sont également soucieuses de maintenir leur niveau de vie et d’avoir la certitude de disposer d’un revenu en cas de besoin. Bien souvent, elles souhaitent également récupérer le montant donné en cas de prédécès imprévu du proche avantagé. Ces conditions spécifiques peuvent être prévues au moment où l’on fait la donation.

C’est dans un tel cadre que la combinaison «  donation mobilière » et « assurance-vie » offre de sérieux atouts via le lien qui peut être créé entre ces deux opérations.

Les avantages classiques de toute donation mobilière …

Une donation mobilière de son vivant présente plusieurs avantages :

Tout d’abord, elle est destinée à la personne de notre choix, et pas uniquement aux héritiers légaux. Elle permet d’avantager un être cher en le désignant comme bénéficiaire de la donation. Il ne faut toutefois pas oublier de tenir compte du respect des parts auxquelles ont droit certains héritiers protégés dits « réservataires ».

On peut donner ce qu’on veut (dans les limites de la part disponible de la succession bien entendu) et quand on veut (il ne faut pas nécessairement attendre l’âge de la pension).

En principe, les donations mobilières doivent se réaliser devant notaire, avec enregistrement de la donation et droits de donation à payer. Dans un tel cas, vu les droits de donation payés, plus aucun droit de succession ne sera ultérieurement dû en lien avec le bien donné.

Cependant, certaines formes de donation, notamment les dons manuels et les donations par virement bancaire, peuvent s’effectuer sans intervention notariale et donc sans paiement automatique des droits de donation.

Du fait de l’absence d‘enregistrement du don auprès de l’administration, une telle donation mobilière ne permettra d’éviter les droits de succession qu’à condition que le donateur ne décède pas dans les trois ans qui suivent la donation. Dans ce cas, les droits de succession sont dus. On peut toutefois toujours choisir de faire enregistrer la donation afin que des droits de succession ne soient plus dus lors du décès du donateur (mais dans ce cas, des droits de donation doivent être payés).

Les droits de donation sont différents en fonction des régions :

 

  Région
wallonne
Région bruxelloise Région
flamande
Ligne directe, époux, cohabitants légaux 3,3 % 3 % 3 %
Frères et sœurs, oncles et tantes, neveux et nièces 5,5 % 7 % 7 %
Autres 7,7 % 7 % 7 %

Chiffres arrêtés au mois d’août 2015

Une donation mobilière permet donc d’aider un proche dans la réalisation de ses projets futurs tout en contournant les droits de succession, à condition que le donateur ne décède pas dans lestrois ans.

L’assurance décès pour couvrir les droits de succession …

Il existe encore une autre manière de se préserver des droits de succession si l’on décide de faire une donation mobilière : prendre une assurance temporaire décès sur 3 ans, couvrant le montant des droits de succession dans le cas où le décès du donateur surviendrait pendant cette période.
La plus-value du contrat d’assurance-vie …

Comme nous l’avons brièvement mentionné ci-dessus, les parties à la donation peuvent prévoir certaines conditions spécifiques telles qu’une « charge financière » et/ou un « retour conventionnel ».
Dans le cas de la « charge financière », le donateur donne une partie de son patrimoine au donataire à condition de pouvoir recevoir un revenu déterminé en cas de besoin et ce, tant qu’il est en vie. La charge financière, dont le montant et la périodicité sont fixés au moment du don, peut être soit automatique, soit facultative (« à la demande »).

Dans le cas du « retour conventionnel », le donateur donne une partie de son patrimoine au donataire mais prévoit la faculté de récupérer ce patrimoine dans le cas où le donataire viendrait à décéder avant lui.

Et l’assurance-vie dans tout cela ?

L’assurance-vie permet de traduire ces clauses de façon flexible et pratique tout en pouvant garantir au donateur leur bonne exécution. Illustrons cela par deux exemples concrets :
Exemple 1 :

Olivier décide de donner 100.000 euros par virement bancaire à sa fille Alicia. Cependant, il pense également à son avenir et aimerait s’assurer un revenu régulier pour son futur en cas de besoin. Le cas échéant, il souhaite avoir un complément à sa pension pour le paiement d’une maison de repos ou encore pour d’éventuels frais médicaux. Il veut donc faire une donation à sa fille tout en continuant à percevoir une somme périodique si besoin. Ensemble, ils décident de combiner une donation et la conclusion d’une assurance-vie entière dont Alicia est preneur et bénéficiaire en cas de décès et dont Olivier est l’assuré.

Cette structure prévoit aussi ce qu’on appelle une cession de droit au rachat à concurrence de la charge financière au donateur. Grâce à celle-ci, Olivier peut bénéficier de paiements périodiques. Cette clause doit être prévue à la conclusion du contrat. Cependant, Olivier n’est pas obligé de l’exercer dès la conclusion du contrat. Il peut réclamer la charge quand il le souhaite vu qu’il disposera du droit pour le faire. Ceci constitue une sorte de précaution, une garantie pour pouvoir réclamer une charge en cas de besoin.

En cas de décès d’Olivier, le patrimoine revient bien à sa fille Alicia. Il n’y a pas de paiement de droits de succession dans le cadre de la liquidation du contrat (car il s’agit d’une stipulation pour soi-même et Alicia est toujours en vie). Cependant, à défaut d’enregistrement de la donation, des droits de succession peuvent être dus au niveau de la donation et ce, en cas de décès d’Olivier durant les trois ans qui suivent la donation.

Notez également que si Alicia a besoin de l’argent avant le décès d’Olivier, il lui est possible de le récupérer, partiellement ou totalement, à tout moment avec l’accord d’Olivier.
Exemple 2 :

Victor décide de faire une donation de 100.000 euros par virement bancaire à sa fille Pauline. Cependant, Victor aimerait récupérer la somme donnée au cas où, malheureusement, sa fille viendrait à décéder avant lui. Il ajoute donc une clause de retour conventionnel dans la donation mobilière. Suite à la donation, Victor et Pauline décident ensemble de conclure une assurance-vie entière pour traduire de façon flexible les besoins stipulés dans la donation. Pauline en est le preneur et l’assuré et Victor, le bénéficiaire en cas de décès.

Grâce à la clause de retour conventionnel prévue dans la donation et traduite dans le contrat d’assurance-vie au niveau de la clause bénéficiaire, Victor est certain de récupérer ses 100.000 euros si Pauline décède avant lui.

La somme d’argent a bien été donnée à Pauline (elle est preneur du contrat, c’est son patrimoine). Mais en cas de décès prématuré de Pauline, l’argent revient à Victor via l’assurance-vie. Le capital reçu correspondant au retour conventionnel prévu au moment de la donation, Victor ne devra donc pas payer de droits de succession en cas de prédécès de Pauline.

Notez qu’il est possible de combiner ces deux clauses au sein d’une même donation et que ces clauses peuvent toutes deux être traduites au sein d’un même contrat d’assurance-vie.

La combinaison d’une donation et d’une assurance-vie est un des nombreux mécanismes qui permettent de transmettre une partie de son patrimoine de façon flexible et avantageuse.

L’assurance-vie est un outil utile dans les techniques d’optimisation de transmission de patrimoine et des droits de succession en Belgique. En outre, l’argent de la donation investi dans l’assurance-vie offrira un rendement attrayant au donataire. Les assureurs offrent une formule complète de produits de placement via les assurances-vie, ce qui leur permet de répondre aux besoins de l’ensemble de leurs clients. De plus, il existe une série de constructions impliquant les assurances-vie permettant d’optimiser les droits de succession en fonction de la situation propre à chacun et de la personne qu’on souhaite avantager. Ces solutions sont des outils mis à disposition. Il est important d’effectuer une analyse auprès de votre conseiller juridique afin de voir s’il est opportun de les mettre en place.

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La volatilité, un atout

Par Wim Vermeir, AG Insurance

Le 27/8/2015

  1. Forte correction des marchés d’actions

Les deux dernières semaines ont une fois encore démontré que les marchés d’actions peuvent se montrer très volatils. En seulement sept jours de cotation, les marchés d’actions chinois ont dégringolé de 25 % et leur notation est désormais de 40 % inférieure au sommet enregistré en juin. Le récent krach a entraîné un regain de nervosité aux quatre coins de la planète et les marchés d’actions européens n’ont pas échappé à la règle, subissant leur pire journée depuis plus de quatre ans. La forte chute des marchés chinois a, en fin de compte, touché les marchés d’actions globaux : l’indice Eurostoxx a déjà perdu 12 % ce mois-ci, tout comme le Dow Jones. Que se passe-t-il ?

  1. Ralentissement de l’économie chinoise

Avant tout, il faut constater un très net ralentissement de l’économie chinoise. L’an dernier, le pays avait encore enregistré une croissance économique de 7 %, une performance qui sera difficile à égaler cette année. Tous les indicateurs économiques vont dans le sens d’un ralentissement significatif. Si les chiffres officiels prédisent un ralentissement limité, d’autres indicateurs plus fiables comme les importations
(-8 % en glissement annuel), le transport de marchandises par voie ferrée (-10 %) et la consommation électrique (-1%) reflètent en revanche une très nette correction. La Banque de Chine commence elle aussi à se préoccuper de la situation, comme le prouve son intervention pour interrompre la hausse du Yuan et son choix, pour la première fois dans son histoire, de dévaluer la monnaie.

  1. La Bourse chinoise, une bulle ?

par défaut 2015-08-27 à 16.54.54Au cours de l’année écoulée, l’évaluation des actions chinoises a fortement augmenté en raison de l’afflux massif des investisseurs privés sur le marché. Ces derniers mois, pas moins de 4,5 millions de nouveaux comptes titres ont été ouverts chaque semaine. Dans ce cadre, il convient de noter que c’est surtout l’indice Shenzen (entreprises à fort potentiel de croissance, sorte de Nasdaq chinois) qui a atteint des niveaux extrêmes, tandis que l’indice Shanghai (entreprises plus matures, plus comparable avec le Dow Jones) est resté à un niveau d’évaluation relativement correct. Après la récente baisse, on ne peut certainement plus affirmer que l’ensemble de la Bourse chinoise est surévaluée.

  1. Une réaction exagérée des marchés européens ?

par défaut 2015-08-27 à 16.53.56La forte correction subie par le marché européen nous paraît toutefois exagérée : l’économie européenne connaît une croissance lente mais réelle, les bénéfices d’entreprises progressent (de pas moins de 15 % au 2e trimestre) et la cotation des Bourses européennes est attrayante.

En outre, nous sommes d’avis que le ralentissement de l’économie chinoise n’a qu’un impact limité sur la zone Euro : les exportations vers la Chine ne représentent que 6 % des exportations totales. Et une croissance des exportations vers d’autres pays, bénéficiant du faible niveau de l’euro, devrait permettre de compenser la contraction de la demande chinoise.

Par ailleurs, divers indicateurs techniques montrent que la baisse observée était trop importante ; Morgan Stanley a notamment déclaré que leur modèle a signalé une opportunité d’achat.

La situation sur les marchés financiers devrait retrouver sa stabilité dans les semaines à venir. En abaissant son taux, la Banque de Chine a déjà montré qu’elle ne comptait pas laisser aller les choses. D’autres mesures devraient vraisemblablement être mises en œuvre si la correction venait à jouer les prolongations. À mesure que la situation se stabilisera, nous nous attendons à ce que les investisseurs européens se recentrent sur l’amélioration des bénéfices des entreprises européennes. Dans cet environnement de taux faibles, un rendement de dividende de 3,4 % devrait largement contribuer à convaincre les investisseurs.

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Le plan de sauvetage de la Grèce démontre la nécessité d’un renforcement de la zone Euro.

18/8/2015

Wim Vermeir – Chief Investment Officer d’AG Insurance

Dans notre blogpost précédent, nous évoquions déjà la Grèce et avions expliqué qu’un Grexit, une sortie de ce pays de la zone Euro, ne serait pas une bonne solution pour la péninsule hellénique, et encore moins pour l’Europe. Aujourd’hui, après plus d’un mois de négociations, un accord a été trouvé sur un troisième plan de sauvetage pour la Grèce. Ce plan prévoit un financement supplémentaire de 85 milliards d’euros pour le pays en échange d’un nouveau package d’économies, d’impôts et de réformes. Peut-on enfin parler de sauvetage définitif ?

Nous ne le pensons pas. Après ce plan de financement, la dette grecque s’élèvera à plus de 200 % du produit intérieur brut : un niveau intenable qui entraînera irrémédiablement l’économie hellène dans un cercle vicieux. Les économies et autres efforts nécessaires pour réduire le passif pèseront en effet encore longtemps sur la croissance économique, réduisant encore les possibilités de rembourser les emprunts à l’avenir. Pour en arriver à un niveau d’endettement durable, un effacement d’une partie de la dette grecque est nécessaire, en échange de majorations d’impôts, d’économies et de réformes effectivement appliquées. Toutefois, la population allemande refuse tout effacement de la dette. La population grecque, quant à elle, en a assez de devoir se serrer la ceinture.

Tout ceci démontre l’erreur fondamentale de construction dans la zone Euro. Dans une union monétaire, il devrait y avoir un accord sur la politique économique à mener. Cependant, la zone Euro est constituée de 19 gouvernements, attachés à leur indépendance et qui doivent remporter des élections. La politique économique optimale au sein de la zone Euro n’est pas forcément soutenue par une majorité démocratique dans chaque État-membre qui la compose. Une étude académique démontre que les unions monétaires peuvent fonctionner avec des États indépendants (le principe de « souveraineté ») ou avec la démocratie, mais pas avec les deux. Étant donné que l’objectif est bien de sauver l’union monétaire sans évidemment abolir la démocratie, plusieurs traités ont été signés ces dernières années pour limiter la souveraineté des États-membres au profit de l’Europe. Prenons comme exemple l’union bancaire (où l’Europe contrôle à la place de chaque État) ou le sixpack (qui permet à l’Europe de se prononcer sur les budgets des Etats-membres).

L’introduction de toutes ces mesures a rendu la politique économique plus cohérente au sein de l’Europe et réduit les risques pour la zone Euro. C’est une des raisons pour lesquelles les taux que les pays comme l’Irlande, l’Espagne et l’Italie doivent payer se sont à nouveaux normalisés.

D’autre part, le transfert de pouvoir des États-membres individuels vers le niveau européen n’a pas entraîné un renforcement de l’assise démocratique de la zone Euro. Ainsi, le mandat de l’Eurogroupe – le rassemblement des ministres des finances qui dirige la zone Euro – n’est pas clair, et son processus décisionnel n’est pas non plus un modèle de transparence. En outre, le pouvoir du Parlement européen reste relativement limité. Le risque que les États-membres, qui expriment chacun l’opinion de leur propre population, aient des visions opposées quant à la politique à suivre, reste donc bien présent dans la zone Euro.

Le renforcement de la zone Euro a débouché, à court terme, sur une plus grande stabilité sur les marchés financiers, mais les changements ne sont toutefois pas encore assez fondamentaux pour résoudre définitivement les conflits existants entre une politique cohérente, la souveraineté et la démocratie. À l’avenir, nous pouvons donc nous attendre à de nouvelles crises et à de longues réunions nocturnes à Bruxelles…

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Haute tension grecque

Wim Vermeir – Chief Investment Officer d’AG Insurance

Un seul sujet continue d’animer l’actualité et les marchés financiers : la problématique grecque
finira-t-elle par accoucher d’une solution ? La saga grecque s’éternise et la moindre communication, qu’elle soit positive ou négative, suscite la nervosité des marchés.

Une solution devra pourtant être trouvée à court terme : chaque jour, les épargnants grecs retirent plus d’un milliard d’euros des banques, renforçant un peu plus encore la pression financière exercée sur les épaules des établissements bancaires. Jusqu’ici, la Banque centrale européenne a déjà été contrainte d’autoriser pour 86 milliards d’euros de crédits d’urgence pour permettre au secteur bancaire de disposer de suffisamment de moyens afin de faire face à l’exode des capitaux.

Que faut-il faire maintenant ? Un accord semble plus éloigné que jamais puisque le gouvernement grec a encore compliqué la situation en instaurant un référendum mal formulé. Néanmoins, nous continuons à penser qu’un accord pourra être dégagé. Les intérêts (et les pertes potentielles) sont en effet trop importants pour les deux parties. En cas de Grexit (sortie de la Grèce de la zone euro), la population grecque serait le plus durement touchée. Le secteur bancaire du pays, qui survit aujourd’hui par la grâce de la BCE, ferait faillite. Des contrôles des capitaux devront (devraient ?) être mis en place afin d’éviter que l’argent ne quitte le pays. Un retour à la drachme se traduirait par une dévaluation considérable de la devise, ce qui provoquerait un effondrement partiel du patrimoine privé. De plus, Athènes ne profiterait que modérément d’une dévaluation monétaire et du regain de compétitivité qui en résulterait puisque les produits d’exportation ne sont pas légion dans le pays. À court terme, une reprise économique basée sur les exportations n’est donc pas réaliste.

Mais pour les bailleurs de fonds également, un Grexit aurait de douloureuses répercussions. Outre l’argent nécessaire pour épauler le secteur bancaire, une grande partie de la dette publique (320 milliards d’euros) se trouve entre les mains de la BCE, et donc de l’ensemble des États membres de la zone euro. En cas de Grexit, ce montant devra en grande partie être amorti. De plus, le risque de voir d’autres mouvements nationalistes gagner de l’importance dans d’autres États membres – Podemos est actuellement le premier parti dans les sondages d’opinion en Espagne – est réel et pourrait mettre à mal la poursuite du projet européen. Une telle incertitude risque de pousser à la hausse les taux d’intérêt que certains pays doivent payer, ce qui pourrait alors gonfler la dette publique. L’incertitude croissante et la possibilité de rétracter son adhésion à l’euro pourraient effrayer les investisseurs étrangers, ce qui n’est bien entendu pas bon signe pour la croissance économique à plus long terme. Enfin, il ne faut pas non plus négliger certaines considérations d’ordre géopolitique : la présence d’un ‘état failli’ à la lisière de la zone euro constituerait une porte d’accès idéale pour les extrémistes et les combattants syriens. La Russie et la Chine auraient également la possibilité de renforcer leur influence dans le sud de l’Europe.

D’un point de vue objectif, un accord devrait donc pouvoir être trouvé. Pourtant, la frustration qui règne dans les deux camps est telle qu’il se pourrait que des décisions soient adoptées sur une base émotionnelle. Syriza a fait à ses électeurs des promesses inconsidérées, auxquelles le parti ne peut ou ne veut pas contre toute raison renoncer. De son côté, l’Europe ne peut accorder trop de concessions : une telle attitude serait injuste pour des pays qui ont travaillé d’arrache-pied pour faire des économies et des réformes, à l’image de l’Irlande et du Portugal. Si la dette grecque peut être annulée, d’autres pays lui emboîteront le pas avec la même demande. Tout ceci explique pourquoi les négociations se trouvent aujourd’hui dans l’impasse. Dans le meilleur des cas, nous pouvons espérer voir surgir un compromis par lequel aucun des deux camps ne perdrait trop la face. Dans le pire des cas, les deux parties ne trouvent pas d’accord et en sortent perdantes : l’Union européenne, qui subirait un grave revers politique et, surtout, la population grecque, qui sombrerait un peu plus encore dans la pauvreté.

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Du taux sans risque au risque sans taux

Wim Vermeir – Chief Investment Officer d’AG Insurance

Le rachat d’obligations souveraines par la BCE (le fameux ‘quantitative easing’ ou assouplissement quantitatif) a eu l’effet escompté. Ces derniers mois, les taux d’intérêt ont chuté pour atteindre des niveaux historiquement bas. Il y a un an encore, personne n’aurait osé prédire que le taux belge à 5 ans serait négatif et que même l’Allemagne emprunterait à un taux négatif à 7 ans. L’Irlande, l’un des pays qui menaçait de sombrer dans les problèmes au plus fort de la crise, a vu son taux à 10 ans baisser de 14 % en 2011 à 0,70 % aujourd’hui. Mario Draghi est donc bel et bien parvenu à évacuer le stress sur les marchés financiers. Le tableau ci-dessous montre qu’au fil des ans et des échéances, la couleur rouge s’estompe et les taux redeviennent positifs.

par défaut 2015-05-04 à 08.01.47

Ces taux exceptionnellement bas sont une aubaine pour ceux qui ont investi depuis un certain temps dans des obligations – ils pressentent en effet une plus-value appréciable – mais ils constituent aussi un risque pour les investisseurs qui optent aujourd’hui pour des obligations d’État. Entre-temps, une perte de capital n’est pas impensable si le taux devait progressivement remonter dans les années à venir.

Ce scénario n’a rien d’utopique : l’économie se remet petit à petit et l’inflation semble être au plus bas. De plus, si l’inflation et la croissance repartent à la hausse, le quantitave easing prendra fin en septembre 2016. Une fois cette demande artificielle supprimée, la voie sera ouverte aux hausses de taux. Historiquement parlant, il existe par ailleurs un lien entre croissance économique nominale et niveaux des taux à long terme : lorsque l’économie croît de 1 % et que l’inflation gagne 1 %, un taux d’intérêt à long terme de 2 % est justifié. Actuellement, nous sommes très clairement en dessous de ce niveau.

Aujourd’hui, la principale incertitude concerne la Grèce : une sortie de la zone euro pourrait provoquer une onde de choc sur les taux. Dans les semaines à venir, les échéances vont se succéder à un rythme soutenu. Nous restons persuadés qu’une solution sera malgré tout trouvée en dernière minute et que la Grèce continuera de faire partie de la zone euro, mais la probabilité d’une sortie a incontestablement gagné du terrain. La sortie de la Grèce pourrait avoir d’importantes répercussions sur le marché obligataire. Si un tel scénario devait se concrétiser, nous nous attendons à ce que le taux allemand reste extrêmement bas – plus bas encore qu’il ne l’est aujourd’hui – en raison d’une importante fuite vers des solutions de qualité et de l’intervention continue de la BCE, mais aussi à ce que les spreads des pays de la périphérie enregistrent une nette augmentation. Actuellement, on ne peut plus parler de certitudes, et certains spéculeront donc nécessairement sur la sortie d’autres pays. Par conséquent, l’option la plus indiquée semble la recherche d’une solution à la problématique de la dette grecque.

Pour les assureurs, l’impact d’une sortie grecque serait relativement limité. La plupart des institutions ont en effet fortement réduit leur exposition périphérique ces dernières années pour se tourner davantage vers leurs pays d’origine. Une sortie grecque et des hausses de spread n’auraient donc pas de conséquences trop graves. Le taux actuellement bas des obligations souveraines des pays du centre peut encore être compensé via des alternatives telles que les obligations d’entreprise, qui peuvent encore offrir des spreads raisonnables. À plus long terme toutefois, des taux d’intérêt plus élevés sont une nécessité absolue.

 

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The only way is up?

Par Wim Vermeir – Chief Investment Officer d’AG Insurance

Le 2/4/2015

Ces derniers jours, les marchés des actions ne cessent de tutoyer les sommets. L’ambiance est même euphorique en Europe : depuis la fin 2014, l’indice Bel20 s’est apprécié de 15 %. Le Dax allemand, quant à lui, a progressé de 24 % sur la même période. Au niveau des petites actions, les hausses de 30, voire 40 % ne sont pas rares. Pour une fois, les investisseurs américains sont plus modérés : l’indice Dow Jones est ainsi au même niveau que fin 2014.

Cette tendance à la hausse sur les marchés boursiers européens se justifie par plusieurs facteurs. Tout d’abord, ils sont restés pendant plusieurs années à la traîne contrairement aux marchés américains. Les investisseurs estiment que c’est le bon moment pour investir en actions européennes. L’économie européenne reprend quelques couleurs et plusieurs signaux montrent qu’une relance est proche. L’assouplissement quantitatif de la Banque Centrale Européenne a également joué un rôle important sur le marché des actions. Notons que les entreprises européennes enregistrent cette année de très belles performances et des beaux bénéfices, pour cette année, on estime une croissance de 13 %.

C’est la première fois depuis plusieurs années déjà que les entreprises européennes vont connaître une progression plus importante que leurs concurrentes américaines.

Enfin, la valorisation n’est pas exagérée : nous sommes encore loin des derniers niveaux d’avertissement.

Bien entendu, il convient tout de même de rester prudents : les actions restent la classe d’actifs la plus volatile et leurs cours sont principalement guidés par les sentiments. Une baisse de 10 %, voire plus importante, reste toujours possible. L’optimisme actuel peut vite s’atténuer : il suffit de penser aux déboires de la Grèce ou à d’autres troubles politiques, voire même à une augmentation plus rapide que prévue des taux américains. Les investisseurs défensifs comme les assureurs craignent ces moments.

Pour l’heure, les actions américaines nous séduisent moins. Leur valorisation a fortement progressé et l’évolution des bénéfices d’entreprises sera moins positive qu’en Europe. D’autre part, la Fed (Federal Reserve, la banque centrale des États-Unis d’Amérique) va vraisemblablement relever les taux d’ici la fin de l’année, ce qui pourrait avoir un impact sur le sentiment vis-à-vis des actions.

Graphique : valorisation des marchés des actions – Rapport cours-bénéfice

par défaut 2015-03-26 à 17.18.45Nous portons également un intérêt pour les marchés émergents. Au cours des deux dernières années, ces marchés d’actions sont clairement restés en retrait par rapport aux marchés européens et américains. Le ralentissement de la croissance, qui a frappé beaucoup de ces économies émergentes, a créé un doute sur le sentiment des investisseurs. Nous constatons de surcroît que les résultats d’entreprises progressent moins que prévu, notamment en raison de l’impact négatif de l’augmentation des salaires. Enfin, la hausse sensible du dollar US a également un impact négatif puisqu’elle implique une réduction des flux d’argent vers ces pays. Nous faisons preuve d’un optimisme prudent : la valorisation actuelle tient largement compte de tous ces éléments négatifs qui ne surprennent plus personne. Les premiers signes de stabilisation donneront lieu à un beau rendement sur les actions. Dès lors, ces actifs peuvent, dans une proportion limitée en raison de leur volatilité élevée, constituer une solution alternative sensée.

Que font les compagnies d’assurance ?

Malgré le potentiel à long terme des marchés des actions, leur poids reste très limité chez la plupart des assureurs : souvent de 2 à 5 % du portefeuille d’investissements total. On est donc loin de la situation d’il y a une dizaine d’années, quand les actions étaient bien plus représentées dans ces portefeuilles et dépassaient parfois la barre des 20 %. Ce revirement est principalement dû aux exigences très strictes en matière de capital pour les investissements en actions. Pour chaque tranche de 100 euros investie en actions par un assureur, ce dernier est soumis à une exigence de capital de 45 euros. Étant donné le coût assez élevé du capital, les actions sont donc souvent relativement moins attrayantes que des obligations à rendement élevé. Au vu de la réglementation actuelle, un retour à des allocations importantes en actions, comme c’était le cas par le passé, nous semble irréaliste.

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2015 : Les banques centrales dominent (à nouveau) les marchés

Le 11 mars 2015

La BCE opte pour l’all-in

Après quelques mois de spéculations incessantes, la Banque Centrale Européenne a finalement lancé, le 22 janvier, sa campagne de rachat d’obligations : le « quantitative easing ». L’objectif de cette démarche, dans le cadre de laquelle la BCE rachètera 60 milliards d’euros en obligations chaque mois pendant les 18 mois à venir, est d’inonder le marché de liquidités, en espérant qu’une partie de ces liquidités revienne dans l’économie réelle et stimule encore la reprise économique.

Au cours des derniers mois, la BCE avait été de plus en plus incitée à prendre des mesures exceptionnelles – comme un taux de dépôt négatif –, étant donné que l’inflation de la plupart des pays de la zone Euro était presque nulle. En Belgique, elle était même passée à -0,65 %. Le principal coupable : la faiblesse des prix du brut, qui ont perdu près de 60 % depuis la mi-2014. Certes, un pétrole bon marché a un effet positif pour les consommateurs et la croissance économique, mais son impact sur l’inflation est catastrophique.

par défaut 2015-03-07 à 09.06.28

Un rétablissement rapide du prix du pétrole semble peu probable à court terme. En effet, l’OPEP, et plus particulièrement l’Arabie Saoudite, a tout intérêt à ce que les prix restent aux alentours des 50 USD. Au cours des dernières années, la production de pétrole des États-Unis a sensiblement augmenté : grâce à de nouvelles technologies, il est désormais possible de produire du pétrole de schiste pour un coût de production moyen de 70 USD. Afin de contrer cette relance époustouflante de la production américaine, l’Arabie Saoudite essaie de maintenir les prix à un niveau plus bas afin que des investissements supplémentaires aux USA ne soient plus rentables et, dès lors, que les pays de l’OPEP puissent à nouveau reconquérir des parts de marché.

Conséquence des mesures de la BCE : dans les 12 à 24 mois à venir, les chances d’une hausse durable des taux d’intérêts sont devenues très minces, et ce malgré une légère amélioration de l’environnement économique. Acheter 60 milliards d’euros en obligations par mois, c’est plus facile à dire qu’à faire ! Si l’on regarde les besoins de financement de plusieurs pays de la zone Euro, on constate que la Banque Centrale devra acheter environ 60 % des obligations d’État émises en 2015. En d’autres termes, la quantité de tels titres disponibles pour les investisseurs privés, comme les fonds de pension et les assureurs, sera plutôt limitée, et la demande excédera l’offre.

par défaut 2015-03-07 à 09.06.37Dans un tel scénario, les taux d’intérêt peuvent difficilement repartir à la hausse. Une autre conséquence de l’intervention de la BCE est un affaiblissement de l’euro vis-à-vis du dollar US. Cette tendance sera favorable à notre économie, étant donné que nos entreprises pourront plus facilement vendre leurs produits à l’étranger. Les premiers signaux sont positifs : au cours du trimestre écoulé, l’exportation de la zone Euro vers le reste du monde a progressé de 4,2 %.

Baisse des returns pour les investisseurs

Pour les investisseurs, cela signifie que les placements relativement sûrs n’offriront qu’un rendement limité. Le taux d’intérêt belge à 10 ans a sensiblement reculé ces dernières années et ne s’élève plus qu’à 0,6 %. Les durées plus courtes proposent même un rendement négatif (-0,05 % sur 3 ans). Les personnes qui investissent aujourd’hui doivent comprendre que le résultat final sera faible.

par défaut 2015-03-07 à 09.06.48Pour plus de rendement, il faudra donc se tourner vers des actifs plus risqués, comme les obligations d’entreprises et les actions. Les perspectives sont fondamentalement positives pour ces actifs. Le spread sur le rendement supplémentaire proposé par une obligation d’entreprise vis-à-vis d’une obligation souveraine n’est pas exagérément faible. Par ailleurs, les entreprises présentent une structure de bilan saine. Dès lors, le nombre de « defaults » (défauts de paiement) a atteint un niveau historiquement bas. Les actions, et plus particulièrement les actions européennes, sont attrayantes. La valorisation est relativement avantageuse et les entreprises devraient profiter de la reprise de l’économie et de la relance des exportations. Nous partons dès lors du principe que les bénéfices d’entreprises augmenteront d’au moins 10 % cette année. Enfin, ces investissements plus risqués profiteront pleinement des injections de liquidités de la Banque Centrale.

Quelles sont les implications pour les assureurs ?

Dans un premier temps, les taux faibles ont un impact limité sur les assureurs, étant donné que l’on peut parler d’une gestion ALM (asset&liability matching) stricte. En d’autres termes, les obligations (à long terme) des assureurs sont « matchées » par des investissements à long terme. En règle générale, les obligations qui font partie du portefeuille d’investissement sont conservées jusqu’à l’échéance et continuent à payer des coupons historiquement élevés pendant toute cette période. Seuls les nouveaux investissements seront effectués aux taux actuellement faibles. Toutefois, la majeure partie du bilan d’une compagnie d’assurance est composée de positions historiques.

Nous pouvons cependant affirmer que les taux d’intérêt garantis, qui ont déjà été réduits plusieurs fois, resteront faibles dans les mois à venir. Au final, quelqu’un doit bien payer la note.

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Assurance-vie : comment est protégé votre argent ?

Le 26 février 2015

Tout sur les garanties et la protection

Une assurance-vie est un placement intéressant. Mais comment est protégé votre investissement? Et de quelles garanties bénéficiez-vous ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il convient d’abord d’opérer une distinction importante entre les différents types d’assurances-vie :

  • Branche 21 ou assurance-épargne : vous bénéficiez d’une garantie de capital et peut-être aussi d’un rendement minimum garanti, avec éventuellement une participation bénéficiaire en plus.
  • Branche 23 : votre rendement est lié aux résultats d’un ou plusieurs fonds sous-jacents.

Il va de soi que la branche 21 comporte relativement peu de risques, alors que la branche 23 est plus risquée. Dans le cas d’un produit de la branche 23, c’est vous, le preneur d’assurance, qui assumez totalement et à tout moment le risque financier.

Législation

En tant que client, vous avez droit à des informations claires sur vos assurances-vie. Ces produits doivent en outre correspondre à vos attentes, à vos besoins, à votre profil d’investisseur, … Tout cela est fixé dans la législation nationale et européenne.

Qualité des produits

Chaque assureur a sa propre offre de produits. Vous avez tout intérêt à comparer ces produits en vous faisant éventuellement aider par un intermédiaire.

La sécurité de la branche 21

  1. Couverture à 100 % des obligations

Les assureurs doivent être en bonne santé financière pour pouvoir vous offrir la prestation à laquelle vous avez droit au moment convenu.

  1. Capital-tampon ou solvabilité

Les assureurs sont tenus par la loi de constituer un capital-tampon (ou marge de solvabilité). Mécanismes de contrôle divers

La Banque nationale de Belgique et la FSMA effectuent régulièrement des contrôles sur les assureurs.

  1. Fonds spécial de protection

Si un assureur fait malgré tout faillite, vous bénéficiez alors de la protection du Fonds spécial de protection des dépôts et des assurances-vie. Celui-ci offre jusqu’à 100.000 euros de protection supplémentaire par preneur d’assurance et par compagnie d’assurance. Attention, cette protection ne vaut que pour les assurances-vie de la branche 21 (à l’exclusion du second pilier), et pas pour la branche 23.

 

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Quelle différence entre branche 23 et fonds de placement d’une banque?

Le 26 janvier 2015

Fiscalité et cession de patrimoine

Les assurances de la branche 23 et les fonds bancaires présentent de nombreuses similitudes. Ils sont ainsi plus risqués qu’une assurance de la branche 21, un carnet d’épargne ou un compte à long terme, mais leur rendement est potentiellement plus élevé. Ils présentent toutefois aussi quelques différences.

Les principales différences résident dans la fiscalité et les possibilités de cession de patrimoine à la génération suivante

Fiscalité.

Une formule de la branche 23 :

  • est exonérée de précompte mobilier sur la plus-value à l’échéance ou en cas de sortie anticipée (avant 8 ans et 1 mois). Attention : vous devrez bel et bien payer un précompte mobilier de 25 % en cas de rachat anticipé si votre assurance de branche 23 offre un rendement garanti.
  • n’applique pas de taxe sur les opérations de Bourse,

mais uniquement une taxe sur la prime de 2 % à l’entrée.

Un fonds bancaire :

  • n’applique pas de taxe sur les primes,
  • suppose un précompte mobilier de 25 % sur la plus-value du fonds (à partir du moment où le fonds abrite 25 % d’obligations et au prorata de la quantité d’obligations dans le fonds). Tant à l’échéance qu’en cas de sortie anticipée.
  • applique un précompte mobilier de 25 % sur les éventuels coupons annuels,
  • réclame une taxe pouvant aller jusqu’à 1,35 % sur les opérations de Bourse (achat ou vente) sur le marché secondaire (jusqu’à 1.500 euros).

Cession de patrimoine

Une assurance de branche 23 représente une excellente formule pour bien planifier, comme vous le voulez, la cession de votre patrimoine à la génération suivante.
Vous pouvez en effet :

  • choisir vous-même les personnes qui recevront le capital en désignant un ou plusieurs bénéficiaires,
  • modifier ce(s) bénéficiaire(s) en cours de contrat.

Si vous décédez en cours de contrat, la réserve de votre assurance de branche 23 ira aussi à la personne de votre choix, à savoir le bénéficiaire.

Vous maîtriserez nettement moins ce qui se passera après votre décès avec un fonds bancaire. À votre décès, un fonds bancaire ne cessera pas d’exister et ne sera pas remboursé comme une assurance-vie. Les parts du fonds reviendront à la succession et vos héritiers devront éventuellement payer des droits de succession sur la valeur du fonds à la date de votre décès. Si le fonds a perdu de sa valeur au moment du paiement de la succession, cela sera désavantageux pour les héritiers puisqu’ils auront payé des droits de succession sur un montant plus élevé. Mais bien sûr, l’inverse sera également possible.

Plus d’info?

Consultez les liens suivants

– Épargne et Placements

A titre d’information voici les coordonnées de l’Ombudsman des Assurances :
Square de Meeûs 35
1000 Bruxelles
Tel. +32 (0)2 547 58 71
E-mail: info@ombudsman.as
Website: www.ombudsman.as

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