Qu’est-ce que le green deal européen ?

@Pexels

Le green deal ou pacte vert pour l’Europe a été annoncé fin 2019 par la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

De quoi parle-t-on ?

L’Union européenne a déclaré son ambition de devenir le premier continent neutre d’un point de vue climatique d’ici à 2050. Pour atteindre cet objectif, la Commission a présenté le green deal ou pacte vert pour l’Europe. Ce document peut être consulté ici.

Concrètement, ce plan ce décline en plusieurs mesures reprises dans une feuille de route.

Ces solutions seront soutenues par des investissements dans les technologies vertes et dans les solutions durables. Selon la Commission, ce pacte pourrait constituer un outil de croissance économique. Il sera mis en place en respectant les critères d’équité sociale. Ce green deal est sans doute l’élément de politique énergétique le plus ambitieux que l’on ait connu.

Voici, en vidéo, une explication succincte de ce pacte vert pour l’Europe.

Des questions

La première question qui se pose est de savoir si les mesures proposées seront suffisantes pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. « Par exemple, la Commission vise à réduire les émissions de carbone de 50 à 55 % d’ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Toutefois, les recherches indiquent que, pour atteindre cet objectif et limiter le réchauffement climatique, les émissions de carbone devraient être réduites d’au moins 60 à 65 % d’ici 2030. Par conséquent, le plan actuel pourrait être insuffisant pour atteindre l’objectif de 1,5° C », peut-on lire sur le site de l’association Better Finance

Pour développer ce plan, la Commission aura besoin de moyens. Qui va assurer le financement de ce plan ? La Commission entend lever 3.000 milliards d’euros sur 10 ans. Des fonds publics et des fonds privés seront nécessaires pour atteindre cet objectif. Il faudra sans doute passer par une réforme du cadre fiscal de l’Union européenne. La Commission devra impérativement mettre en place des mesures pour orienter les flux de capitaux vers des investissements « verts ». Ces investissements durables et verts devraient faire l’objet d’un contrôle sévère.  La Commission devrait être mettre en place un label strict de façon à ce que les capitaux soient effectivement orientés vers des investissements favorisant la transition énergétique.

Consultez aussi sur MoneyStore :

Changement climatique, quand les banques centrales s’en mêlent

Faut-il inclure les risques climatiques dans les stress tests des banques ?

Ambitions climatiques : Une baisse des objectifs pour une plus grande crédibilité ?


Pour en savoir plus sur ce sujet et sur le monde financier et économique, abonnez-vous gratuitement à la newsletter hebdomadaire ici
Nous n’avons que des produits de courrier électronique concernant la newsletter, des flashs actu ou l’invitation à des événements que nous organisons. C’est pour recevoir ce type d’informations que les lecteurs s’inscrivent. Nous ne recueillons et ne traitons que vos adresses électroniques. Veuillez noter qu’en vertu de GDPR, vous aurez le droit de nous demander à tout moment de recevoir une copie de vos données personnelles traitées, de demander la suppression de vos données personnelles. Nos newsletters contiennent un lien pour mettre fin à votre abonnement immédiatement ou le modifier.
Ce contenu a été publié dans Actualité, La finance éthique, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *