En 2020, les actions restent le catalyseur du rendement

Par Deutsche Bank Belgique

Après une excellente année financière, voici venu le temps de la prospective : à quoi peuvent s’attendre les investisseurs en 2020 ? Une certitude : les taux d’intérêt resteront bas et il faudra prendre davantage de risques pour obtenir du rendement.

En résumé :

    • Il peut être utile de rééquilibrer votre portefeuille au profit des actions ‘de valeur’.
    • Les investisseurs en obligations poursuivent généralement un double objectif : protéger leur capital et générer un revenu via les coupons. Pour obtenir un rendement digne de ce nom, les investisseurs qui optent pour les obligations en euros devront renoncer à un de ces deux objectifs.

  1. 2019, un bon millésime ?

2019 a été une excellente année pour les investisseurs. Les grands indices boursiers, comme le S&P 500 et l’Euro Stoxx 50, ont enregistré des gains de l’ordre de 20%. Les obligations ont gagné de 5 à 10%, malgré les taux d’intérêt déjà très faibles. Le dollar américain s’est également renforcé.

Les plus fortes variations sur les marchés d’actions ont été enregistrées au cours du 1er trimestre 2019, suite à quoi il était recommandé de réexaminer les risques au sein des portefeuilles et, au besoin, de les ajuster. Toutefois, il convenait de ne pas se retirer complètement des marchés, car ne pas être investi peut engendrer un coût d’opportunité.

  1. Que peut-on attendre de 2020 ?

Pour 2020, la marche à suivre ne change pas fondamentalement. La croissance économique dans les pays développés continuera à ralentir, mais une récession n’est pas à l’ordre du jour. Il est clair que les taux d’intérêt resteront très bas durant une période beaucoup plus longue que prévu. Dans ces conditions, l’obtention de rendement va inévitablement de pair avec une prise de risques. En 2020, l’orientation que prendront les marchés financiers dépendra notamment de l’évolution du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Les actions présentent néanmoins encore une marge de progression et les dividendes octroyés par les entreprises conservent également tout leur intérêt.

  1. Actions : des hausses restent possibles

En 2019, les cours des actions, mais surtout leurs valorisations (rapports cours-bénéfices), ont enregistré de solides hausses. Des gains de cours supplémentaires sont possibles, à la condition que la croissance des bénéfices des entreprises soit au rendez-vous. Ceux-ci devraient continuer leur progression en 2020, tant aux États-Unis qu’en Europe.

En tant qu’investisseur, il convient non seulement de prendre en compte le gain sur le cours, mais aussi le rendement total d’un placement en actions, en ce compris les dividendes. Dans les pays développés, et pour une même entreprise, le rendement de dividende est souvent supérieur au rendement des obligations. Ce phénomène compense le risque plus élevé des actions. Il est cependant important que l’entreprise qui paie les dividendes le fasse en puisant dans ses bénéfices, afin de ne pas mettre en danger sa santé financière.

La politique actuelle des banques centrales a pour effet de maintenir les taux d’intérêt à un niveau très bas. Ces taux renforcent l’attrait des actions par rapport aux titres à revenu fixe, comme les obligations. Les actions sont donc potentiellement la clé pour qu’un portefeuille d’investissements génère un rendement positif.

  1. La ‘valeur’ remplace la croissance

Ces dernières années, les bourses ont majoritairement été stimulées par les actions ‘de croissance’, à savoir des actions de sociétés qui enregistrent une croissance plus rapide que la moyenne du marché. Le ralentissement de la croissance économique doit cependant inciter à plus de prudence. Il est conseillé de rééquilibrer son portefeuille en augmentant la pondération des actions ‘de valeur’. Il s’agit d’actions d’entreprises sous-évaluées, par exemple des actions dont le rapport cours-bénéfices est inférieur à la moyenne ou qui se traitent sous leur valeur comptable.

Dans ce domaine, il n’y a pas de préférence marquée du point de vue géographique. Il est conseillé de répartir le portefeuille d’actions sur trois régions : les États-Unis, l’Europe et les pays émergents. Les actions américaines conservent leur intérêt. Malgré le conflit commercial avec la Chine, une récession aux États-Unis n’est pas prévue. Grâce à sa robustesse, la bourse américaine (l’indice S&P 500 par exemple) est en outre plus résistante à la volatilité.

Les taux d’intérêt bas et la faiblesse de l’euro jouent en faveur des actions européennes. Les valorisations ne sont pas non plus excessives et les actions européennes proposent un rendement de dividende attractif. Il est évident que le conflit commercial restera, à court terme, une menace pour les marchés d’actions des pays émergents. Néanmoins, leurs valorisations – comparativement à la moyenne mondiale – en font un investissement intéressant à moyen et long terme.

  1. Quid des obligations ?

Les investisseurs obligataires poursuivent habituellement deux objectifs : protéger leur capital et obtenir un revenu attrayant et régulier grâce aux coupons de ces obligations. Atteindre simultanément ces deux objectifs n’est aujourd’hui plus possible. Les obligations qui présentent le risque le plus faible – par exemple les obligations d’État allemandes –coûtent même de l’argent à leurs détenteurs, à cause de leur rendement négatif.

Les investisseurs en obligations en euros devront renoncer à l’un de ces deux objectifs s’ils tiennent malgré tout à obtenir un rendement attrayant. Par exemple en optant pour 90% de protection du capital au lieu de 100%. Ce niveau de protection plus faible permet de bénéficier d’un rendement potentiel plus élevé d’un investissement à taux fixe.

Par ailleurs, une autre option consiste à élargir le spectre du risque lié à l’émetteur de l’obligation, par exemple en investissant dans les ratings les plus élevés du segment des obligations « high yield » (émetteurs ayant une notation de crédit BB). La prudence est cependant de mise dans ce cas, surtout face au ralentissement attendu de la croissance économique.

Enfin, il est envisageable d’obtenir plus de rendement grâce aux obligations émises en devises étrangères, notamment en dollar américain. La préférence va aux obligations d’entreprises américaines de qualité (“investment grade”) et aux obligations émergentes en dollars.

  1. Générer des revenus

La quête de rendement préoccupe aujourd’hui de nombreux investisseurs. Attendre une hausse des taux d’intérêt n’est pas réaliste : la Banque centrale européenne (BCE) a repris son programme d’achats d’obligations et n’a même pas fixé de date de fin à ce programme. Les taux d’intérêt resteront très bas pendant une période encore beaucoup plus longue qu’anticipé précédemment.

Pour obtenir des revenus, il faut forcément se tourner vers des actifs comportant plus de risques. Songeons aux dividendes d’actions ou aux coupons d’obligations avec un niveau de risque plus élevé (en raison soit d’une notation de crédit plus basse, soit d’un risque de change). Il pourrait être opportun d’opter pour une solution d’investissement globale, comme les fonds d’investissement mixtes flexibles générateurs de revenus. Ces fonds peuvent investir tant en actions qu’en obligations, ce qui leur permet de sélectionner les meilleures opportunités au sein de ces deux classes d’actifs. Les gestionnaires professionnels de ces fonds sont également capables d’estimer le rendement attendu de chaque investissement et donc le risque qui y est lié. De plus, ces fonds permettent de réaliser, en une fois, une large répartition entre classes d’actifs, devises et émetteurs.

  1. Investir dans un thème

Une autre manière de mieux diversifier la partie actions au sein d’un portefeuille est de miser sur les mégatendances présentes dans notre société. Ces tendances dépassent les cycles économiques traditionnels, transforment notre économie et notre société de manière structurelle et ont inévitablement un impact sur les portefeuilles d’investissements.

Au cours de 2019, l’attention a été placée sur les grandes tendances en matière de santé, de sécurité et de durabilité. Pour 2020, ajoutons-y le développement des réseaux de téléphonie mobile 5G et la gestion optimale des ressources disponibles. Ce dernier domaine englobe la gestion, l’utilisation et la conservation efficaces des ressources, avec un accent particulier sur la gestion des déchets et leur réutilisation (recyclage).

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