Faut-il avoir peur d’une récession ?

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Quand on évoque le terme de récession ou de ralentissement économique, deux camps s’affrontent au sein des acteurs financiers. D’un côté, il y a les Cassandre qui estiment que la récession est imminente. De l’autre côté, le clan des optimistes envisage plutôt un prolongement du cycle économique pendant encore 12 à 24 mois. « Pour notre part, nous ne pensons pas que la récession soit à nos portes. S’il est vrai que le ralentissement du commerce mondial dû aux tensions commerciales met sous  pression l’industrie mondiale, ce n’est pas l’essentiel de cette économie mondiale qui est impactée », explique Florent Delorme, Macro Strategist chez M&G Investments.

Ne pas oublier les services !

En effet, l’essentiel de l’économie n’est pas composé de l’industrie mais plutôt des services. Lorsqu’on analyse les indicateurs avancés (de type PMI) pour les services, on peut être plutôt rassuré. Pour les prochains mois, ces indicateurs avancés pour les secteurs de services font apparaître des projections de croissance de ces secteurs de l’ordre de 3% aux Etats-Unis et de 1,5% pour l’Europe. « En marge de cette belle dynamique observée dans les secteurs des services, on peut encore noter la confiance des ménages américains combinée à des créations d’emplois qui atteignent de bons niveaux. Il y a donc une convergence d’indicateurs qui tend vers une probabilité faible de récession aux Etats-Unis », note ce stratégiste.

Chine et Europe

« On constate une stabilisation grâce à l’action des pouvoirs publics. La croissance devrait donc se maintenir à 6,2%. On assistera sans doute à un ralentissement du rythme de croissance mais pas à un effondrement », estime Florent Delorme. Quant à l’Europe, elle ne pourra plus compter sur une augmentation des exportations vers la Chine pour supporter sa croissance, comme ce fût le cas il y a quelques années. L’Europe va donc devoir déployer de nouveaux ressorts de croissance. Elle souffre dans le secteur industriel, essentiellement en Allemagne. « Mais on pourrait voir une relance grâce à des politiques monétaires et budgétaires combinées pour supporter cette relance. Des investissements en infrastructures stimuleront certainement la croissance dans la zone euro ».

Et en portefeuille ?

Comment cela se traduit-il en portefeuille ? « Nous sommes neutres à légèrement surpondérés en actions. Nous sommes plutôt portés vers des zones géographiques qui ont souffert du pessimisme ambiant : l’Europe, le Japon ou la Corée du Sud. En obligations, nous privilégions la dette émergente étatique en devises locales », conclut ce stratégiste.

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