8 bonnes raisons d’investir en Asie

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Par Deutsche Bank Belgium

L’Asie (hors Japon) en tant que région économique est passée à l’âge adulte et offre des opportunités aux investisseurs. Comment miser sur cette dynamique ?

En résumé:

  • L’Asie (qui s’entend hors Japon dans cet article) affiche une croissance économique solide, une augmentation sensible du pouvoir d’achat et une transition de l’industrie lourde vers l’innovation et la technologie.
  • Elle offre, en tant que région, des opportunités aux investisseurs qui sont disposés à accepter un risque plus élevé.

Investir en Asie: toujours d’actualité?

En 2017, les indices asiatiques des actions (hors Japon) ont bondi de 38% en moyenne. L’Asie a ainsi été la région la plus performante au monde. Mais si l’on observe l’évolution depuis le début de l’année 2008, on constate que la performance du panier des indices d’actions asiatiques (MSCI Asie hors Japon) est toujours en recul de 10% par rapport à l’indice mondial global (MSCI World).

L’Asie est-elle capable de rattraper ce retard?

Huit éléments indiquent cependant que le mouvement de rattrapage se poursuivra. L’Asie pourrait même dépasser l’indice mondial.

  1. La croissance économique est très solide

En 2017, cette croissance a atteint 6,1% pour l’ensemble de la région (hors Japon). L’acteur le plus important, la Chine, a affiché une croissance de 6,9%, tandis que l’Inde et la Corée du Sud progressaient respectivement de 6,8% et 3,1%. Pour l’ensemble de la région (hors Japon), les analystes tablent sur une croissance de 6% en 2018.

  1. Le potentiel est présent

Des pays comme la Chine et l’Inde (en phase de reprise) ne sont pas encore aussi avancés dans le cycle économique que l’Europe (en phase d’expansion) ou les États-Unis (fin de cycle). Le potentiel est donc réel.

  1. Le ratio cours/bénéfices est favorable

Les ratios cours/bénéfices (c/b) des actions asiatiques (c/b MSCI Asie hors Japon = 12,2) sont en moyenne nettement inférieurs à ceux des actions américaines (c/b S&P500 = 17,5) et européennes (c/b Eurostoxx600 = 14,4). Pour rappel, le rapport cours/bénéfice (ou Price Earning Ratioen anglais) est un indicateur financier qui permet d’évaluer si une action est plutôt chère ou plutôt bon marché.

  1. Une croissance probable des bénéfices des entreprises

Les économistes prévoient pour 2018 une progression de 15% des bénéfices des entreprises en Asie (hors Japon), contre 8% pour l’Europe et 12% pour les États-Unis.

  1. Les prévisions bénéficiaires revues à la hausse

En 2017, de nombreux analystes ont revu à la hausse leurs prévisions bénéficiaires pour les entreprises asiatiques. Le passé nous apprend qu’une telle révision à la hausse est souvent un indicateur fiable des performances boursières ultérieures de ces entreprises.

  1. L’Asie surfe sur la croissance mondiale

L’Asie étant fortement orientée vers l’exportation, cette région profite de la croissance économique mondiale et du regain de confiance des consommateurs.

  1. Une économie en transition

Les économies asiatiques sont aussi dans une phase de transition : si les exportations restent dynamiques, la consommation intérieure progresse également. On observe en outre une réorientation sectorielle des matières premières vers la technologie. Alors qu’il y a 10 ans, les entreprises du secteur des matières premières représentaient encore 20% du panier des actions asiatiques (hors Japon), elles ne représentent plus aujourd’hui que la moitié de ce chiffre. Dans le même temps, le poids des technologiques est passé de 17% à 39%.

  1. Pas seulement la Chine

Dans le sillage de la Chine, d’autres pays font preuve d’une belle santé. L’Inde, avec sa population de 1,3 milliard de personnes, abandonne peu à peu son statut d’économie agricole. Citons aussi les pays de l’Asean (Association of Southeast Asian Nations). Il s’agit de l’association de 10 pays d’Asie du Sud-Est dont les 5 plus importants (Indonésie, Thaïlande, Malaisie, Philippines et Singapour) ont affiché l’an dernier une croissance de 5,2%.

De quels risques dois-je tenir compte, en tant qu’investisseur?

  • Les marchés financiers sont sensiblement plus volatils qu’en Europe et aux États-Unis. Le potentiel de hausse peut être plus important, mais aussi le potentiel de baisse.
  • Le protectionnisme grandissant peut être préjudiciable à des économies fortement tournées vers l’exportation, comme la Corée du Sud.
  • La hausse des taux aux États-Unis accroît le risque de voir les investisseurs retirer leurs capitaux d’Asie pour les réinvestir aux États-Unis, selon un scénario déjà observé dans le passé.
  • Soulignons enfin les tensions géopolitiques, toujours présentes dans cette partie du monde.

Comment profiter de ce potentiel de croissance?

En tant qu’investisseur particulier, ce marché n’est pas évident, en raison de son envergure et de sa complexité. Dès lors, un fonds géré activement offre une plus-value aux investisseurs disposés à accepter un certain risque.

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