Qu’est-ce que les luddites ? Ont-ils raison ?

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Par Degroof Petercam

Depuis la première révolution industrielle, la technologie a toujours été une force qui prête à controverse et divise, avec d’un côté ceux qui profitent des avancées technologiques et de l’autre, ceux qui en sont victimes. Au 19ème siècle, l’introduction des machines à tisser est à l’origine de l’apparition des « luddites », ce terme désignant un groupe de tisserands anglais qui, en signe de protestation, s’étaient mis à détruire certaines de ces machines. Ils craignaient que le temps qu’ils avaient consacré à acquérir leurs compétences professionnelles ne soit que peine perdue dès lors qu’ils seraient remplacés par des machines.

Le terme de «luddite» est désormais devenu un terme générique utilisé pour désigner les personnes qui n’aiment pas les nouvelles technologies ou s’y opposent. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une avance technologique comparable qui n’est autre que la robotique. Cela va des chaînes de production automobile, automatisées équipées de bras robotisés et nécessitant peu d’interventions humaines, jusqu’aux robots humanoïdes capables de vous confectionner une pizza dans la pizzeria qui se trouve à deux pas de chez vous.

Dans le même temps, alors qu’au cours des 10 dernières années le nombre de robots industriels a progressé de 72% dans le monde, le nombre d’emplois dans le secteur manufacturier aux États-Unis a reculé de 16 %. Par ailleurs, depuis la fin des années 80, les progrès technologiques ont rarement entraîné une amélioration de la productivité. C’est ce qu’on appelle le paradoxe de Solow. Deux économistes sont également récemment arrivés à la conclusion qu’aux États-Unis, les endroits où les emplois et les salaires reculent sont aussi ceux où l’on a installé davantage de robots.

Alors qui peut donc blâmer les « luddites »? Un autre phénomène qui se développe est celui du nombre croissant de cyberattaques à grande échelle. Il est désormais notoire que si le piratage informatique n’a pas eu un rôle décisif dans l’élection de Donald Trump, il a pour le moins eu un impact sur celle-ci. On ne peut en effet que s’interroger sur ce que Facebook, Google et le gouvernement savent réellement à notre sujet. L’audition publique de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain nous en a donné une illustration.

On pourrait arguer que les avantages de la technologie l’emportent largement sur ses inconvénients. Un certain nombre d’exemples spécifiques montrent comment la technologie contribue à créer un monde plus durable, tant sur le plan environnemental que social. La technologie contribue de nombreuses façons à créer un environnement plus propre. Si certaines sont évidentes, d’autres le sont moins. Par exemple, les semi- conducteurs de puissance convertissent l’énergie qui provient de la batterie et alimentent le moteur. En matière d’efficacité de conduite et d’autonomie, on a tendance à se focaliser sur les batteries, mais à eux seuls, les tous derniers semi-conducteurs de puissance permettront au dernier modèle de Tesla de parcourir des dizaines de kilomètres supplémentaires. Grâce à la technologie, des employés peuvent travailler depuis leur domicile, des enfants hospitalisés peuvent être virtuellement avec leurs camarades de classe via l’enseignement à distance et les personnes âgées peuvent rester plus longtemps chez elles via des systèmes de surveillance à distance des patients.

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