Gestion active ou passive ? Le meilleur choix est une combinaison des deux

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Par Lyxor Asset Management

En complément de l’allocation d’actifs, la combinaison entre gestion active et passive est essentielle pour générer de la performance sur le long terme. Telle est la conclusion d’une récente étude réalisée par Lyxor Asset Management.

Lyxor Asset Management (« Lyxor ») a publié les conclusions de sa cinquième étude annuelle[1] comparant la performance des fonds actifs domiciliés en Europe à celle de leurs indices de référence. L’analyse de la recherche ETF de Lyxor, s’est considérablement étoffée par rapport aux études précédentes. Elle couvre désormais près de 6.000 fonds actifs domiciliés en Europe et les compare à leurs indices de référence dans 23 univers différents représentant un montant total de 1.400 milliards d’euros d’actifs sous gestion.

Les recherches académiques concluent depuis le début des années 90 que l’allocation d’actifs constitue le principal moteur de performance d’un portefeuille sur le long terme. La recherche de Lyxor va plus loin en démontrant que, outre l’allocation d’actifs, une combinaison adéquate entre gestion active et passive est un élément clé permettant aux investisseurs d’améliorer la performance de leurs portefeuilles.

L’étude révèle que 44% des fonds actifs en Europe ont surperformé leurs indices de référence en 2017, soit une hausse de 16% par rapport à l’année précédente.

Les gérants actions ont enregistré les meilleurs résultats : 47% d’entre eux surperforment les indices de référence, contre 26% en 2017. Les fonds actions actifs qui ont surperformé sont ceux qui ont surpondéré les facteurs de qualité et/ou de croissance, au détriment du facteur value qui a soutenu la performance en 2016, ce qui reflète une plus grande visibilité et une meilleure liquidité sur les marchés. Malgré une meilleure performance en 2017, seuls 39% des gérants obligataires actifs ont surperformé leurs indices de référence, contre 32% l’année précédente.

Bien qu’un nombre plus important de fonds actifs aient surperformé leurs indices de référence, bénéficiant notamment d’une baisse de la volatilité et du repli des corrélations en 2017, la dispersion des résultats est finalement faible. La génération d’alpha s’est limitée à quelques univers, soulignant l’importance de la sélection de fonds pour identifier les bons gérants actifs.

Dans l’univers actions, les meilleurs résultats ont été obtenus au sein des marchés moins efficients ou plus spécifiques comme l’Italie et l’Allemagne, ainsi que par les petites capitalisations européennes. Les plus mauvais résultats portent sur les grandes capitalisations aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Chine. Pour les obligations, les gérants actifs privilégiant les marchés liquides et diversifiés comme les obligations mondiales, les obligations américaines de qualité investment grade et les obligations d’entreprises à haut rendement, ont généré les meilleures performances. Les plus mauvaises performances proviennent des segments plus étroits du marché obligataire comme le haut rendement en euros et les titres indexés sur l’inflation en euros.

L’année 2018 s’annonce toutefois plus difficile pour les gérants actifs, en raison des incertitudes géopolitiques, de l’abandon graduel des politiques d’assouplissement quantitatif et de la hausse de la volatilité. Dans ce contexte, il est plus important que jamais de prendre les bonnes décisions d’allocation d’actifs et de faire les bons choix entre véhicules de gestion active et passive.

L’enjeu pour les investisseurs consiste à identifier les avantages spécifiques à chaque outil d’investissement pour trouver le bon équilibre entre gestion active et passive au sein de leurs portefeuilles. D’après cette étude, 34% (sur une moyenne annelle) des fonds actifs ont surperformé au sein des univers retenus au cours des dix dernières années. Ce résultat suggère qu’au sein d’un portefeuille mondial, la valeur ajoutée de la gestion active peut être obtenue en grande partie en allouant 30% à 40% à des fonds actifs et en investissant les 60% à 70% restants dans des fonds passifs ou smart beta. 

Le suivi de la dispersion de la performance des gérants actifs par rapport aux indices de référence en 2017 a été introduit dans cette étude. La faible dispersion observée cette année souligne combien il est difficile de sélectionner les gérants permettant de surperformer leur indice de référence et rappelle le rôle essentiel d’une sélection de fonds de qualité pour atteindre les objectifs de rendement à long terme. 

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[1] Étude Lyxor: « Analysing active & passive fund performance: What 2017 results tell us about portfolio construction », avril 2018

 

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