Qu’est-ce que l’open banking ?

@pexels

La nouvelle directive PSD2 entrée en vigueur en janvier 2018 offre la possibilité aux clients des banques (particuliers et entreprises) d’autoriser une partie tierce qui n’est pas la banque à gérer leurs finances ou à avoir accès à leurs données financières. Et ce n’est pas anodin, car cette directive couplée au développement des API (Application programming interface), va permettre à des acteurs non bancaires de payer des factures et d’effectuer des transferts d’argent. C’est ce qu’on appelle l’open banking. L’open banking se base donc sur l’ouverture et le partage des données vers des acteurs financiers ou autres.

Vous pourrez désormais autoriser Google, Facebook, Amazon ou Alibaba, par exemple, à prélever directement le montant de vos achats sur votre compte bancaire. Les banques seront obligées de fournir les informations requises via ce que l’on appelle une API si vous avez autorisé une personne tierce à y avoir accès. Ces acteurs non-financiers vont entrer dans la sphère des paiements autrefois chasse gardée des banques. Ils développeront leurs propres applications de paiement en se connectant directement aux comptes bancaires via les API.

Dans le futur, on parlera alors de places de marchés sur lesquelles les clients auront une interface bancaire qui leur donnera accès à tous les produits proposés par d’autres acteurs: commerces en ligne, FinTechs, néo-banques,…

L’open banking constitue un grand défi pour les banques qui devront décider comment elles se positionneront dans ce nouvel environnement ouvert. Selon la firme Deloitte, les banques auront le choix entre quatre stratégies :

  • « Full-service provider » : fournir leur propre gamme de produits et de services, sans passer par des partenariats avec des entreprises tierces et donc sans API.
  • « Utility » : renoncer à la propriété des produits et de leur distribution. Les banques mettent à disposition leur infrastructure et leurs services aux autres acteurs de l’écosystème, sans avoir de contact direct avec le client.  
  • « Supplier » : offrir leurs propres produits mais renoncer à leur distribution auprès des interfaces tierces.
  • « Interface » : se concentrer sur la distribution des produits en créant une interface prenant la forme d’une place de marché à laquelle des entreprises tierces peuvent venir ajouter leurs produits et leurs services. 

Source : Deloitte 

Pour en savoir plus, consultez aussi :

Qu’est-ce que PSD2 ? 

Qu’est-ce qu’une API ?

Qu’est-ce qu’une néo-banque ? Le cas de N26 

 


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