Comment réagir en cas de baisse des marchés ?

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Les marchés boursiers sont loin d’être un long fleuve tranquille. Que faire lorsque ceux-ci connaissent un trou d’air et que la baisse enregistrée en portefeuille est assez conséquente?

Une bonne attitude est de prendre de la distance par rapport à la situation en adoptant une vue globale de son portefeuille. « Il est bon, dans ces moments de turbulence, d’analyser la composition du portefeuille et de voir le bêta des positions. Il est judicieux, en effet, de regarder quels sont les actifs qui sont plus ou moins corrélés aux marchés », conseille Frank Vranken, Stratégiste chez Puilaetco Dewaay Private Bankers.

Pour rappel, le bêta est un coefficient qui permet de calculer la volatilité du prix d’un actif par rapport à son indice de référence. Ce coefficient mesure le niveau de risque d’un fonds ou d’un actif en le comparant au niveau de risque d’un indice boursier ou de titres semblables. Le bêta représente donc la sensibilité du cours par rapport à l’indice boursier. C’est un indicateur de risque. Si le marché baisse et que le bêta est inférieur à 1, l’actif baissera moins que le marché et s’il est supérieur à 1, il baissera plus que le marché. Il convient de regarder les lignes de son portefeuille par régions, par secteurs.

Un deuxième point d’attention est de déterminer le degré de risque et de baisse que l’on est prêt à accepter. « On peut ainsi s’imposer une limite en-dessous de laquelle, en cas de baisse, on désire vendre pour couper sa position », note Frank Vranken. 

Pour les positions qui accusent une perte, il conviendra alors de regarder les fondamentaux des entreprises sous-jacentes. Comment ont-elles réagi face aux entreprises du même secteur ? Quel est leur rendement ? Le dividende risque-t-il d’être coupé ? Quels sont les titres qui risquent de perdre encore davantage ? « Il est opportun aussi d’établir différents scénarios économiques et d’estimer comment les valeurs en portefeuille pourraient réagir dans ces différents cas de figure », ajoute ce stratégiste. Il convient donc de prendre de la hauteur, de revoir de façon objective les positions en portefeuille et d’y jeter un regard critique. C’est alors que l’on pourra sortir ou non de certaines positions.

Il est important d’avoir une vision à long terme dans son portefeuille mais, dans le cas des baisses de marché, il faudra faire le point sur les sommes dont on risque d’avoir besoin à plus court terme : mariage d’un enfant, achat d’une maison ou d’une nouvelle voiture, aménagements,… Il faut toujours garder une poche de cash suffisante en portefeuille pour ne pas devoir vendre des actifs en panique durant ou après une chute des cours de bourse.

Par ailleurs, dans les baisses de marchés, on peut tirer certains enseignements et faire le tri parmi les valeurs. Dans une phase de fin de cycle économique, on peut se positionner dans les valeurs défensives qui résistent mieux en cas de baisse des cours ou dans les Sociétés Immobilières Réglementées (SIR ou REIT) dont la rentabilité et les dividendes sont stables et dépendent des locations. Tous les locataires ne quittent pas les immeubles loués en raison d’une crise boursière ! C’est peut-être l’occasion d’opérer à des arbitrages en portefeuille.

Les crises boursières sont également l’occasion de dénicher des actions sous-valorisées. Le marché ne baisse pas forcément de la même façon dans tous ses segments. « Les sociétés qui opèrent dans des secteurs moins à la mode se retrouvent délaissées par les investisseurs. En découle non seulement un marché à deux vitesses mais aussi des valorisations à double vitesse », note les experts de Mercier Vanderlinden. Dès lors, dans les périodes de baisse, si certaines opportunités se présentent, on peut se risquer à acheter quelques actions bien ciblées.  

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