Comment faire le point avec son banquier privé ? Les bonnes questions à poser

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Lorsqu’on est en gestion discrétionnaire, un entretien annuel avec son gestionnaire s’impose. C’est l’occasion de faire le point sur les différents aspects du portefeuille et de la gestion. Un ensemble de critères peuvent alors être passés au crible. Afin de ne rien oublier, voici une liste des principaux points et questions à aborder de façon à obtenir une information claire et transparente sur la qualité de la gestion.

  1. Performances

Le premier point qui peut être abordé est relatif aux performances du portefeuille et de chaque classe d’actifs qui le compose. On peut ainsi interroger son banquier ou gestionnaire sur différents types de performances :

  • Mensuelles
  • Cumulées sur l’année
  • L’historique depuis la création du portefeuille
  • Les performances des postes du portefeuille par rapport à leur benchmark. A ce propos, il est utile de s’interroger sur la pertinence de ce benchmark.
  1. Transactions

Il sera aussi intéressant de demander à son gestionnaire quelles ont été les principales transactions qui ont été effectuées dans le portefeuille et la raison de ces mouvements. Il s’agit ici aussi de demander quelle est la rotation du portfeuille. En effet, un portefeuille qui « tourne » beaucoup engendre plus de frais.

  1. Composition du portefeuille et du benchmark

Il convient ensuite de prendre le temps de bien analyser et comprendre les différents postes qui composent le portefeuille.

  • Par classes d’actifs
  • Par devises
  • Par secteurs
  • Par zones géographiques
  • Quote-part ISR/ESG
  1. Partie actions

Dans l’analyse des postes, on se penchera sur chaque catégorie d’actifs en demandant des renseignements sur sa composition. Pour le poste actions, s’il s’agit de fonds, on en demandera la composition par segments.

  • Composition géographique (par zones mais aussi par pays et ce , aussi jusque dans les fonds mis en portefeuille)
  • Composition sectorielle ( à la fois de façon globale mais aussi à l’intérieur des fonds mis en portefeuille)
  • Quelles sont les dix principales positions de chaque fonds ?
  • On demandera aussi, si nécessaire, une explication synthétique de l’intitulé des fonds (maison et de tiers). En effet, l’intitulé des fonds est souvent complexe et ne reflète pas toujours leur composition exacte.
  1. Partie obligations

S’il s’agit d’obligations, on s’inquiétera des éléments suivants :

  • la ventilation des obligations entre émetteurs souverains (états) et corporate (entreprises) pour le total des obligations et pour chaque région.
  • la ventilation des obligations souveraines par pays (et éventuellement détails sur les supra-nationaux)
  • la ventilation des obligations selon leur rating. Cette ventilation permettra de voir le risque pris dans ce poste.
  • la duration totale et par sous-classes d’obligations
  • le poids des obligations indexées sur l’inflation, et leur répartition géographique
  • l’exposition au taux de change (la dette des émergents est-elle en devises locales ou en « hard currencies » ?)
  • le détail des 10 principales positions en dettes souveraines et en corporate
  • Explication synthétique de l’intitulé des fonds (maison et de tiers). En effet, dans la classe obligataire certains types d’obligations avec des risques importants peuvent être intégrés dans ce poste.
  • Des informations sur le caractère socialement responsable des choix d’investisssment peuvent aussi être demandées.
  • Toutes ces informations seront demandées pour chaque fonds mis en portefeuille. Les surprises dans la classe obligataire peuvent en effet être nombreuses.
  1. Autres actifs  : détails sur les placements alternatifs, matières premières, liquidités
  2. Frais

Un poste important à ne pas négliger est celui des frais : l’investisseur devrait demander des informations sur les frais de gestion, les frais de transactions et les autres frais. Avec les nouvelles règles MiFIDII, ce poste devrait, en principe, être plus clair.

  1. Objectifs et composition du portefeuille

Il est aussi nécessaire de voir avec son banquier si, au fil du temps, des événements familiaux (divorce, veuvage, mariage des enfants, remariage,…), professionnels (perte d’emploi, changements de statuts, création ou vente d’entreprise,…) ou patrimoniaux (donation, héritage,…), il n’est pas nécessaire de revoir la construction du portefeuille. Une bonne adéquation entre la situation de vie et du patrimoine est en effet indispensable.

Et enfin : si, lors de cet entretien avec son banquier, des éléments paraissent peu compréhensibles, il ne faut surtout pas hésiter à poser des questions !

Pour aller plus loin, consultez aussi :

A quoi faut-il être attentif dans son portefeuille titres ?

Attention, pourquoi une obligation n’est pas l’autre !

Comment transférer son portefeuille en gestion ?

Qu’est-ce que l’allocation tactique et l’allocation stratégique ?

 

 


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