Trois risques potentiels pour les bourses dans les prochains mois

Par Deutsche Bank Belgique

Après des mois de hausses consécutives, qui ont vu les bourses atteindre en janvier 2018 de nouveaux sommets historiques, la volatilité s’est rappelée au bon souvenir des investisseurs.

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En résumé

    • Les premiers droits de douane promis par Washington sont entrés en vigueur.
    • La croissance mondiale garde le cap, tirée par les Etats-Unis et la Chine.
    • Les élections de mi-mandat seront cruciales pour Donald Trump.

Naviguant entre tensions politiques et guerre commerciale, les marchés d’actions ont jusqu’à présent trouvé du soutien dans les fondamentaux économiques. Certains risques restent cependant bien présents, et pourraient faire tanguer les marchés dans les prochains mois. En voici trois.

1. Guerre commerciale

Il ne se passe pas un jour sur la planète boursière sans que Donald Trump ne soit cité, et associé au terme « protectionnisme ». A ce propos, le 6 juillet dernier, les premiers droits de douane promis par Washington sont entrés en vigueur, à l’encontre de 34 milliards de dollars US de biens chinois importés. Ces derniers ont immédiatement répliqué en taxant l’équivalent de leur côté. Les bourses ont peu réagi car ces annonces étaient déjà reflétées dans les cours.

En revanche, les menaces du président américain de vouloir taxer les voitures européennes et d’augmenter sa cible taxable de biens importés chinois à 500 milliards de dollars US (soit pratiquement tous les biens en provenance de Chine), a rendu les investisseurs plus nerveux. S’il est certain que Pékin ne se laissera pas intimider, ces tensions ne devraient pas déboucher sur une « guerre commerciale » de grande ampleur. Néanmoins, des rebondissements, menaces, compromis, contre-menaces, ne sont pas à exclure et pourraient provoquer des remous au niveau des bourses.

  1. Ralentissement économique mondial

La croissance mondiale est toujours bien orientée et devrait atteindre 3,9% cette année, tirée par ses deux grandes locomotives que sont les Etats-Unis et la Chine.

Cependant, après près de 10 ans d’expansion, l’économie américaine arrive tout doucement en fin de cycle. La réforme fiscale de Donald Trump a donné un coup de boost aux sociétés américaines, mais ce dernier devrait tôt ou tard s’estomper. Cependant il ne devrait pas y avoir de récession aux Etats-Unis dans les deux prochaines années.

En Chine, l’économie continue son atterrissage en douceur, les dernières statistiques pour le 2ème trimestre montrant un léger ralentissement de la production industrielle et de la croissance (à 6,7%).

Du côté de la zone euro, les prévisions de croissance ont récemment été abaissées (à 2,1% pour 2018), la Commission européenne craignant les tensions politiques sur le Vieux continent et les velléités protectionnistes des Etats-Unis.

L’un dans l’autre, la croissance mondiale évolue toujours dans un environnement favorable, propice pour les marchés d’actions. Cependant, les investisseurs guetteront de plus en plus des signes de ralentissement économique, qui pourrait arriver plus vite que prévu si les tensions commerciales gagnaient en intensité.

  1. Risques (géo) politiques

La politique migratoire en Europe tourne au casse-tête. En attendant de trouver une solution commune, les tons se durcissent, les frontières se ferment et l’extrême droite gagne du terrain. Le premier grand dirigeant à avoir vacillé est Angela Merkel. Pressée par son allié au gouvernement (l’Union chrétienne-sociale, CSU), la chancelière n’a eu d’autres choix que de plier, et d’accepter un renforcement de sa politique migratoire. A terme, outre l’aspect humain, cette crise pourrait avoir des répercussions néfastes sur l’économie du Vieux continent.

Les élections de mi-mandat (novembre 2018) aux Etats-Unis seront cruciales pour Donald Trump. Le résultat de ces dernières devrait, ou non, confirmer la mainmise des républicains au Congrès. Un changement de majorité pourrait signifier un coup d’arrêt dans les réformes voulues par l’homme fort de Washington, et potentiellement avoir un impact négatif pour les bourses américaines.

Enfin, la Commission européenne a mis en garde l’Italie contre tout dérapage budgétaire, alors que le pays a l’endettement public le plus élevé en Europe, après celui de la Grèce. Elle voit également d’un mauvais œil l’intention de la nouvelle coalition italienne de reporter des réformes importantes. Des tensions sur la dette italienne et peut-être sur l’euro pourraient être à prévoir dans les prochains mois.

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