Comment naviguer entre craintes et opportunités ?

Par Deutsche Bank Belgique

@Pexels

La volatilité continue à dominer les marchés financiers. Elle ne doit cependant pas vous dissuader d’investir. Voici une radiographie des marchés.

 

 

En résumé :

  • Les actions sont encore préférées aux obligations.
  • L’aversion des investisseurs pour les pays émergents a rendu la valorisation de leurs actions plus attrayante.
  • Les fonds d’investissement mixtes flexibles traversent une période de turbulences. Ils restent néanmoins l’épine dorsale d’un portefeuille.

Cette année, les marchés d’actions peinent à trouver le chemin de la hausse. Le retour à la volatilité constitue la tendance marquante.

Cette volatilité plus importante est caractéristique d’une phase de fin du cycle économique. De plus, la Fed (la banque centrale américaine) poursuit sa hausse des taux, ce qui mettra fin à une longue période d’argent bon marché. La volatilité offre aussi des opportunités aux investisseurs avertis. Les actions sont toujours préférées aux obligations : les taux d’intérêt restent bas et les bénéfices des entreprises sont bien orientés.

  1. Actions – États-Unis

Les bourses américaines ont toujours le vent en poupe. Cette année encore, elles ont battu de nouveaux records. La croissance économique aux États-Unis est plus élevée que dans d’autres grands pays développés et les résultats des entreprises sont excellents. Les perspectives pour les actions américaines restent positives.
Même si les attentes de bénéfices sont élevées, les entreprises américaines ont prouvé à maintes reprises leur capacité à surprendre positivement. Néanmoins, certaines incertitudes subsistent, comme le conflit commercial latent – qui n’a eu, jusqu’à présent qu’un impact limité sur les bourses américaines – et les prochaines élections de mi-mandat.

2.Actions – zone euro

En zone euro, le conflit commercial et les remous politiques en Italie ont freiné les marchés boursiers, en particulier les actions bancaires, qui ont un poids significatif dans l’indice européen. Les actions du secteur technologique ont fortement progressé, mais pèsent moins dans l’indice.

On s’attend toujours à un revirement de tendance, qui pourrait se matérialiser si le conflit commercial s’atténue quelque peu, ce qui est essentiel pour une économie fortement exportatrice comme la zone euro.

  1. Actions – pays émergents

L’appétit des investisseurs pour les actions des pays émergents s’est considérablement réduit, conséquence de la crise en Turquie et en Argentine. Les pays émergents constituent cependant un groupe très hétérogène et il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Aujourd’hui, de nombreux pays émergents sont en meilleure situation financière que lors de la crise précédente.

L’aversion des investisseurs pour les pays émergents a rendu les valorisations de leurs marchés d’actions beaucoup plus attrayantes.
4. Obligations

Le rendement des obligations d’entreprises de bonne qualité en euro reste négligeable. Vous souhaitez avant tout protéger votre capital? Pourquoi ne pas envisager les produits financiers offrant une protection de capital, mais dont le coupon dépend de l’évolution d’un indice ou de fonds d’investissement sous-jacents ?

Si vous êtes plutôt à la recherche de rendement, votre choix peut se porter sur les obligations des pays émergents. Elles rémunèrent plus correctement le risque plus élevé qui y est lié. Les rendements sont redevenus nettement plus attrayants après les prestations décevantes des derniers mois. Ici aussi, il convient de se montrer sélectif.

5. Fonds mixtes flexibles


Les fonds mixtes flexibles traversent une période de turbulences. Les marchés financiers (actions, obligations) affichent des performances très variables et, même au sein des actions, les écarts entre les différents secteurs et régions sont significatifs. Chaque fonds mixte est flexible à sa manière et les performances peuvent donc varier considérablement à court terme. Néanmoins, ces fonds mixtes flexibles peuvent toujours constituer  le noyau central d’un portefeuille d’investissement équilibré. On veillera toutefois à bien diversifier, de façon à obtenir des stratégies et des styles d’investissement qui se complètent.
En conclusion, vu la volatilité ambiante, il n’est pas simple de programmer correctement les achats et les ventes quand on commence à investir. Surtout si l’on se laisse guider par des arguments émotionnels. Agir sur le coup de l’émotion peut faire subir des pertes.

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