La Belgique : Coup de cœur des Brexiters !

Il y a des événements qui paraissent à priori comme des bouleversements et qui, finalement, peuvent se transformer en opportunités. Ce fût le cas du Brexit qui a été un des cygnes noirs les plus marquants de l’année 2016. Suite à cette annonce, de nombreuses sociétés britanniques œuvrant à l’international, dont bon nombre de FinTechs, se sont mises en quête d’une implantation sur le continent. Des avocats britanniques, de passage à Bruxelles lors du Summit de FinTech Belgium en décembre dernier, nous racontent cette folle aventure.

« Le lendemain du referendum, je me réveille et ma femme m’annonce la nouvelle : le Brexit a été voté ! En ouvrant ma boîte mail, je constate qu’elle déborde de messages de clients qui demandent quelles sont les formalités à entamer pour installer une deuxième implantation sur le continent. Nous avons alors établi une comparaison entre 10 pays en Europe et nous avons fourni cette liste à de nombreux clients dont des FinTechs », explique Ben Regnard-Weinrabe, Avocat chez Paul Hastings à Londres.

Il s’agissait de faire un état des lieux de plusieurs pays en couvrant différents aspects : légaux, régulatoires, droit du travail, taxes, emploi des langues, facilité de transports… Certaines compagnies ont opté pour une implantation aux Pays-Bas ou en Irlande car elles disposaient déjà de bureaux ou d’un siège d’exploitation dans ces pays. « Mais certaines d’entre elles ont opté pour la Belgique. Un des facteurs qui a plaidé en faveur de la Belgique a été le côté régulatoire. En effet, la Banque Nationale de Belgique s’est montrée très ouverte et surtout très flexible pour accueillir les FinTechs sur le territoire belge », reconnaît Ben Regnard-Weinrabe. En effet, la BNB demande aux nouveaux arrivants qui veulent s’implanter en Belgique de lui montrer tous les documents qu’ils ont déjà dû remplir en Grande-Bretagne pour obtenir leur agréation Outre-Manche. Sur cette base, elle mentionne les documents qui manquent pour être agréé dans notre pays.

La Belgique dispose aussi d’autres atouts. L’Eurostar permet une liaison facile et rapide avec la City. La présence d’une communauté internationale et surtout l’implantation des autorités européennes dans notre capitale ont été des avantages non négligeables qui ont pesé dans la balance. La Belgique est aussi une terre de talents très souvent polyglottes.

Si les atouts de notre pays sont nombreux, il ne faut cependant pas négliger la compétition qui sévit sur le continent. « La concurrence est féroce, chaque pays voulant attirer les entreprises britanniques sur son territoire. Nous avons déjà deux clients qui ont opté pour la Belgique et d’autres acteurs du secteur sont en train d’explorer la piste belge. Au départ, cela nous a étonné mais, aujourd’hui, il faut bien constater que la Belgique a acquis une popularité certaine », remarque Ben Regnard-Weinrabe. L’obtention d’une licence par la BNB revêt aussi toute son importance. « De nombreuses FinTechs (mais pas nécessairement toutes) souhaitent obtenir une licence parce qu’elle peut renforcer leur crédibilité dans leurs relations avec les contreparties et les clients. Si la Banque Nationale de Belgique est attrayante en tant que régulateur, c’est parce qu’elle est un régulateur de bonne réputation qui se présente comme ayant une approche proportionnée de la régulation des FinTechs, c’est-à-dire qu’elle n’adoptera pas une approche excessivement stricte », confirme cet avocat. La Belgique, petit marché régulé ouvert sur le monde peut donc faire valoir de nombreux atouts pour attirer les FinTechs britanniques et être une terre d’accueil pour les migrants du Brexit. A nous de les mettre en avant et de les exploiter !

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