Pourquoi la hausse des salaires reste-t-elle aussi faible ?

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Par Mauro Fiorini, Rédacteur

Près de 10 ans après l’éclatement de la crise financière, le salaire nominal dans la plupart des économies des pays industrialisés reste inférieur à son niveau d’avant la crise.

Ce phénomène subsiste dans les pays industrialisés où le taux de chômage est égal voir même inférieur à celui d’avant la crise.

Comment expliquer ce phénomène ?

Plusieurs réponses peuvent être apportées :

  1. Il est possible que la hausse des salaires d’avant crise devait être corrigée car elle n’était pas soutenable.
  2. Les chiffres du chômage cachent deux réalités, la première étant l’augmentation sensible des contrats à temps partiel souvent non souhaités qui pèse sur le salaire nominal et la seconde liée à la première, la sous-utilisation des capacités de production de cette main d’œuvre.
  3. Une baisse de la productivité alors que la tendance à une diminution des heures prestées s’est renforcée. (1% de hausse se traduit par 0,7 % d’augmentation du salaire nominal)
  4. Une baisse généralisée des capacités de production
  5. Une inflation peu élevée sans anticipation de hausse dans l’avenir ce qui explique la faible progression des salaires nominaux. (1% de hausse se traduit par 0,2% d’augmentation des salaires nominaux)
  6. Dans les économies fortement tournées vers le commerce extérieur, la pression exercée sur la nécessité de rester compétitifs a eu un effet à la baisse sur l’évolution des salaires nominaux. Cela est surtout valable pour les économies de la zone Euro.
  7. La diminution de la force de négociation des syndicats au moment des négociations salariales
  8. Dans les pays où la main d’œuvre est vieillissante, le recours au robots permet de compenser les tensions présentes sur le marché de l’emploi (Japon, E-U)
  9. En 2016, l’Allemagne et le Japon ont connu une augmentation salariale supérieure à son niveau d’avant la crise mais ces augmentations furent essentiellement destinées à la main d’œuvre la moins bien payée.

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