Quelle évolution digitale pour l’assurance ?

@Pexels

Par AG Insurance

À l’image de ce qui se passe dans de nombreux secteurs d’activités, la digitalisation révolutionne le monde de l’assurance. Pour les entreprises, il est vital de s’adapter aux évolutions technologiques et sociétales. Comme le soulignait Charles Darwin : « Les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ». Aujourd’hui, la digitalisation est au cœur de la stratégie des assureurs pour répondre aux besoins de leurs clients et concurrencer efficacement leurs homologues.

Deux grandes tendances du secteur des assurances

  • Les assurances connectées 

Alors que l’offre de produits était auparavant traditionnellement axée sur des produits classiques, on voit apparaitre depuis ces dernières années une accélération du développement de projets et de nouveaux produits d’assurance liés aux objets connectés. Les compagnies investissent dans les technologies de l’Internet des Objets (Internet of Things) et ont pour objectif d’améliorer leur capacité à gérer et analyser la masse de données récoltées.
Ces données proviennent des contrats souscrits mais sont complétées également des sites web visités, du comportement sur les réseaux sociaux, des objets connectés, etc. Pour les compagnies d’assurance, la récolte et le traitement de ces données sont au cœur des enjeux commerciaux et marketing actuels, tant pour attirer et fidéliser les clients que pour évaluer les risques et personnaliser leurs offres.
Elles développent par exemple des partenariats avec d’autres entreprises spécialisées dans la réalisation d’applications e-santé ou de montres « connectées ». Une fois ces objets adoptés par les clients, les données récoltées portent sur les exercices physiques journaliers et le nombre de pas parcourus au quotidien. À terme, un nouveau modèle de tarification peut voir le jour, adapté au style de vie de chacun. Le secteur des assurances-vie de protection pourrait également être touché par ces nouvelles pratiques de tarification lorsque le risque de décès influence le coût de l’assurance.
Parallèlement au secteur de la santé, on a vu fleurir sur le marché les contrats d’assurance « pay how you drive » qui, grâce à un boitier disposé dans la voiture, permettent de mesurer et de récompenser la conduite responsable d’un client en diminuant sa prime d’assurance. Mais alors que l’on parle de futures voitures autonomes sur nos routes, qu’en sera-t-il des contrats d’assurances auto tels que nous les connaissons aujourd’hui ?
Enfin, de nombreux assureurs récompensent les clients qui ont installé un système de télésurveillance, des alarmes connectées à piloter à distance via une application mobile, ou encore des systèmes de gestion de l’énergie. Alors que ces pratiques sont monnaie courante aux États-Unis, la question de la fiabilité et de la gestion des données personnelles freinent son développement sur notre continent.

  • Les nouveaux entrants

L’« ubérisation » ou la désintermédiation des assurances constitue un risque majeur pour les assureurs traditionnels. Très présentes aux États-Unis, les InsurTechs (équivalents des FinTechs dans le monde bancaire) sont des start-ups qui ont pour vocation d’utiliser les technologies pour améliorer ou simplifier l’offre de produits en proposant un prix plus concurrentiel que les acteurs classiques. Ces entreprises proposent des solutions totalement ou partiellement dématérialisées, une gestion des sinistres en ligne, une souscription rapide en ligne grâce à la signature électronique, etc. Elles utilisent l’analyse des données, l’automatisation et l’intelligence artificielle afin de proposer une expérience pratique, personnalisée et innovante aux clients qui souhaitent gérer leurs contrats d’assurance depuis leur smartphone par exemple. Ces jeunes entreprises offrent des contrats sur mesures et proposent des produits d’assurance en court-circuitant le réseau classique de l’agence, l’agent et le courtier.

Le défi des assureurs

Renforcer la relation client devient le grand défi des compagnies d’assurance au cœur de la transformation digitale. Aujourd’hui, les assureurs ne peuvent plus se contenter d’attendre une demande de souscription ou la déclaration d’un sinistre de la part de leurs clients pour entrer en contact avec eux. Les compagnies d’assurance doivent prendre l’initiative :
– en permettant à leurs clients de gérer eux-mêmes leurs assurances
– en créant des interactions via différents appareils (PC, smartphone, tablette) et différents canaux (site web de la compagnie, blog, FAQ, applications mobiles, etc.) notamment en se mettant à l’écoute des clients et de leurs attentes ;
– en étant présents sur les réseaux sociaux ;
– en proposant des offres personnalisées et de nouveaux services.

Quelques initiatives sur le marché belge

Les grands acteurs de l’assurance sur le marché belge sont entrés de plain-pied dans l’e-volution :
– Le 22 novembre 2017, pour sa nouvelle plateforme d’épargne pour enfants, AG Insurance recevait un Trends Digital Pioneers Award qui récompense les entreprises qui ont réalisé une transformation digitale importante ou développé un projet digital ambitieux et novateur dans ce domaine.
– D’ici 2021, ING envisage d’investir 800 millions d’euros dans le cadre de sa transformation digitale. – Chaque année, AXA réunit ses développeurs lors d’un Software Summit.
Autant d’exemples qui démontrent que l’avenir digital des assureurs belges a de belles perspectives.

Lire aussi le corner assurances

Qu’est-ce que les Insurtechs ?

 

 

Ce contenu a été publié dans Assurances, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *