Marchés financiers : Soyons optimistes !

Quelles leçons pouvons-nous tirer des six premiers mois de l’année 2017 et à quoi peut-on s’attendre ? « La première leçon c’est que les incertitudes politiques ont été levées. Ces éléments ont été pénalisants pour les marchés européens alors que les fondamentaux économiques sont bons », souligne Bernard Keppenne, chief economist chez CBC Banque. Un certain apaisement semble donc planer sur les marchés financiers.

Mais à quoi peut-on s’attendre pour les mois à venir ? Il ne fait plus de doute qu’avec l’élection d’Emmanuel Macron en France et l’attitude ferme et décidée d’Angela Merkel, une nouvelle dynamique s’est mise en place en Europe. « Je le répète une fois de plus, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis est une véritable opportunité pour l’Europe. Nous avons ici l’occasion de nous repositionner et la volonté allemande est bien présente. Nous pouvons avancer comme une Europe plus unie dans un contexte économique qui est plus favorable. C’est une aubaine », estime cet économiste. Du côté américain en revanche, les déceptions seront sans doute au rendez-vous. Les mesures annoncées par le nouveau président seront difficiles à mettre en œuvre et le sentiment de déconvenue risque de perdurer encore en cette deuxième moitié de 2017.

Un autre élément positif pour l’Europe est le maintien du prix du baril de pétrole à des niveaux bas. L’OPEP a perdu une grande part de son pouvoir de négociation et le prix du baril ne devrait pas dépasser les 50 dollars. Pour le vieux continent, c’est une bonne nouvelle. Par ailleurs, on ne devrait pas connaître de grosses surprises du côté des banques centrales. En effet, une hausse des taux de la FED est déjà prévue et anticipée. « Du côté de la Banque Centrale européenne, l’amélioration du contexte économique devrait conduire au retour d’une politique monétaire neutre. Mais si l’économie a connu un raffermissement, l’absence d’inflation perdure toujours et devrait conforter la poursuite de la politique accommodante encore en 2018 », note Bernard Keppenne.

Et au niveau des placements, quel enseignement peut-on tirer ? « Compte tenu de la situation des taux d’intérêt qui resteront faibles et nonobstant les valorisations qui sont élevées, les actions restent encore aujourd’hui le meilleur placement. En raison du contexte économique, les valeurs européennes sont à privilégier », conseille Bernard Keppenne. Il est vrai qu’aujourd’hui, les valorisations sont plus élevées aux Etats-Unis. Il faut s’attendre aussi à des déceptions au pays de l’Oncle Sam alors que les entreprises européennes pourront tirer parti de la dynamique de l’économie, d’une bonne ouverture sur le monde et de bons fondamentaux à la fois macroéconomiques et des entreprises. L’optimisme est donc au rendez-vous !

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