Comment investir de façon éthique ? De l’investissement socialement responsable à l’impact investing

pexels-photo-12733-mediumLe 10 octobre dernier, le Cercle Femmes & Finance recevait Xavier Declève, Représentant de Phi Trust en Belgique pour une présentation sur l’impact investing. Lorsqu’on veut donner du sens à son argent, il y a plusieurs façons d’agir. La philanthropie permet de faire des dons sans retour attendu au niveau financier. Avec l’investissement socialement responsable, les investisseurs peuvent placer leur épargne dans des entreprises ou des Etats, qui au-delà des critères traditionnels, respectent des valeurs sociales, environnementales et de gouvernance précises. Le choix de ces valeurs dans les fonds impliquent une sélection stricte qui inclut à la fois des critères d’exclusion et ESG (Environnement, social et gouvernance) et des critères financiers classiques.

Avec l’impact investing, la démarche va un pas plus loin. « Alors que dans les placements ISR la priorité reste axée sur le rendement financier, dans l’impact investing, l’objectif de performance est double. On recherche à la fois une performance sociétale (impact) et une performance financière caractérisée par une pérennité et une indépendance financière du projet », explique Xavier Declève. L’impact investing consiste donc à investir en donnant un impact sociétal à son épargne en voulant résoudre des problèmes de société cruciaux, non plus en tablant sur des subsides, mais grâce à une dynamique d’entreprise. Dans ce cadre, il faut être cependant attentif aux instruments qui sont utilisés pour mesurer cet impact social.

Les fonds spécialisés en impact investing, comme PhiTrust par exemple, s’orientent vers le financement de projets d’insertion sociale, le logement social, des projets environnementaux ou technologiques avec un impact sur la société. Dans l’impact investing, il y a trois parties prenantes : l’entrepreneur social, les investisseurs et la société qui fait le lien entre les deux et qui regarde la qualité des projets. Notre orateur nous décrit alors trois projets plus spécifiques : la Varappe, Ecodair et Tagattitude .

Cette approche rencontre davantage de succès dans le monde anglo-saxon où l’attitude face à l’argent est moins « rigide » et moins « culpabilisante » que dans la sphère catholique. « Pour faire avancer l’impact investing, il y a donc une nécessaire remise en cause des schémas de pensée traditionnels », estime Xavier Declève. Le développement de l’impact investing est récent mais les choses avancent : des chaires s’ouvrent dans les universités sur ce sujet, des partenariats publics-privés voient le jour, des projets-pilotes sont initiés dans les grands entreprises et l’Europe met aussi en place des initiatives à travers le business act, par exemple.

Et pour l’avenir ? « Il faudra donner les moyens de se développer à des « business models » qui ont fait leurs preuves en termes d’impact et qui peuvent être répliqués tout en développant des mesures d’impact et en évitant que chacun développe son petit projet dans son coin », reconnaît Xavier Declève. A noter enfin que ces fonds spécialisés en impact investing ne sont pas destinés à toutes les bourses. Nous sommes dans un environnement de très petites entreprises avec un risque assez élevé. Ces fonds sont accessibles en principe à partir de montants de 100 à 250.000 euros surtout dans le cadre de la gestion privée.

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